Code du travail

Version consolidée au 19 janvier 2005 (version 9056e51)

> Partie législative ancienne

>> Livre Ier : Conventions relatives au travail

>>> Titre Ier : Contrat d’apprentissage - Dispositions applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 1972

>>>> Chapitre V : Généralités.

>>>> Chapitre VI : Des centres de formation d’apprentis

>>>> Chapitre VII : Du contrat d’apprentissage

>>>>> Section 1 : Définition et régime juridique.

>>>>> Section 2 : Conditions du contrat.

>>>>> Section 3 : Formation et résolution du contrat

>>>> Chapitre VII bis : Du statut de l’apprenti.

>>>> Chapitre VIII : Dispositions financières.

>>>> Chapitre IX : Dispositions diverses.

>>> Titre II : Contrat de travail

>>>> Chapitre préliminaire.

>>>> Chapitre Ier : Dispositions générales.

>>>> Chapitre II : REGLES PROPRES AU CONTRAT DE TRAVAIL

>>>>> SECTION 1 : CONTRAT A DUREE DETERMINEE.

>>>>>> Sous-section 1 : Règles générales

>>>>>> Sous-section 2 : Le contrat vendanges

>>>>> Section 2 : Résiliation du contrat de travail à durée indéterminée

>>>>>> Sous-section 1 : Résiliation du contrat

>>>>>> Sous-section 2 : Conseiller du salarié

>>>>> Section 3 : Conséquences de la rupture du contrat.

>>>>> Section 4 : Règles particulières aux personnes intéressées par le service national, aux jeunes gens astreints aux obligations imposées par le service préparatoire et aux hommes rappelés au service national.

>>>>> Section 4-1 : Règles particulières aux salariés candidats ou élus à un mandat parlementaire ou local

>>>>> Section 4-2 : Règles particulières aux salariés devenus physiquement inaptes à leur emploi

>>>>> Section 4-3 : Dispositions particulières aux personnes exerçant une activité dans la réserve opérationnelle

>>>>> Section 4-4 : Règles particulières aux personnes ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve opérationnelle

>>>>> Section 4-5 : Règles particulières aux salariés ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve de sécurité civile

>>>>> Section 4-6 : Règles particulières applicables aux salariés participant à des opérations de secours

>>>>> Section 5 : Protection de la maternité et éducation des enfants.

>>>>> Section 5-1 : Règles particulières aux salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

>>>>> Section 5-2 : Congé et période de travail à temps partiel pour la création ou la reprise d’entreprise et congé sabbatique

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions relatives au congé et à la période de travail à temps partiel pour la création ou la reprise d’entreprise.

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions spécifiques au congé sabbatique.

>>>>>> Sous-section 3 : Dispositions communes au congé pour la création d’entreprise et au congé sabbatique.

>>>>> Section 6 : Règlement intérieur, protection des salariés et droit disciplinaire

>>>>>> Sous-section 1 : Règlement intérieur

>>>>>> Sous-section 2 : Protection des salariés et droit disciplinaire.

>>>>> Section 7 : Discriminations

>>>>> Section 8 : Harcèlement

>>>> Chapitre III : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

>>>> Chapitre IV : Travail temporaire

>>>>> Section 1 : Règles générales.

>>>>> Section 2 : Règles spéciales en matière de relations de travail.

>>>>> Section 3 : Règles de contrôle.

>>>>> Section 4 : Dispositions diverses.

>>>> Chapitre V : Marchandage.

>>>> Chapitre VI : Cautionnements.

>>>> Chapitre VII : GROUPEMENTS D’EMPLOYEURS.

>>>> Chapitre VIII : Associations à but non lucratif

>>>> Chapitre IX : Services aux personnes (en vigueur jusqu’au 1er janvier 2007 au plus tard).

>>>> Chapitre X : Dispositions diverses relatives au développement social urbain

>>> Titre III : Conventions et accords collectifs de travail

>>>> Chapitre Ier : Champ d’application.

>>>> Chapitre II : Nature et validité des conventions et accords collectifs de travail

>>>>> Section 1 : Dispositions communes.

>>>>> Section 2 : Conventions collectives de branches et accords professionnels et interprofessionnels.

>>>>> Section 3 : Conventions et accords collectifs d’entreprise.

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Sous-section 2 : Négociation obligatoire.

>>>>> Section 4 : Commissions paritaires

>>>> Chapitre III : Conventions et accords susceptibles d’être étendus et procédures d’extension et d’élargissement

>>>>> Section 1 : Conventions et accords susceptibles d’être étendus.

>>>>> Section 2 : Procédures d’extension et d’élargissement.

>>>> Chapitre IV : CONVENTIONS ET ACCORDS COLLECTIFS DE TRAVAIL DANS LES ENTREPRISES PUBLIQUES ET ETABLISSEMENTS PUBLICS A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL.

>>>> Chapitre V : Application des conventions et accords collectifs de travail.

>>>> Chapitre VI : Commission nationale de la négociation collective.

>>>> Chapitre VII : Dispositions finales.

>>> Titre IV : Salaire.

>>>> Chapitre préliminaire : Egalité de rémunération entre les hommes et les femmes.

>>>> Chapitre Ier : Salaire minimum de croissance

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Rémunération mensuelle minimale.

>>>> Chapitre II : Heures supplémentaires - Prime de transport - Conversion de certains avantages en nature.

>>>> Chapitre III : PAIEMENT DU SALAIRE

>>>>> SECTION 1 : MODE DE PAIEMENT DU SALAIRE .

>>>>> Section 2 : Privilèges et garanties de la créance de salaire.

>>>>> Section 3 : Prescription de l’action en paiement du salaire.

>>>> Chapitre IV : Retenues sur le salaire.

>>>> Chapitre V : Saisie et cession de rémunérations dues par un employeur.

>>>> Chapitre VI : Salaire de la femme mariée.

>>>> Chapitre VII : Règles particulières au contrôle et à la répartition des pourboires.

>>>> Chapitre VIII : Economats.

>>> Titre V : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Apprentissage.

>>>> Chapitre II : Contrat de travail

>>>>> Section 1 : Contrat de travail - Règlement intérieur

>>>>>> Sous-section 1 : Contrat de travail.

>>>>>> Sous-section 2 : Règlement intérieur.

>>>>> Section 2 : Travail temporaire.

>>>>> Section 3 : Marchandage

>>>>> Section 4 : Cautionnement.

>>>>> Section 5 : Groupements d’employeurs.

>>>>> Section 6 : Corruption

>>>>> Section 7 : Violation des secrets de fabrique

>>>> Chapitre III : Conventions et accords collectifs de travail.

>>>> Chapitre IV : SALAIRE

>>>>> Section 1 : Salaire.

>>>>> Section 3 : Economat.

>> Livre II : Réglementation du travail

>>> Chapitre préliminaire

>>>> Section 1 : Généralités.

>>>> Section 2 : Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

>>> Titre Ier : Conditions du travail

>>>> Chapitre Ier : Age d’admission

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Emploi des enfants dans les spectacles et les professions ambulantes - Emploi des enfants comme mannequins dans la publicité et la mode.

>>>> Chapitre II : Durée du travail

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Travail à temps choisi

>>>>>> Paragraphe 1 : Horaires individualisés.

>>>>>> Paragraphe 2 : Travail à temps partiel.

>>>>>> Paragraphe 3 : Travail intermittent.

>>>>>> Paragraphe 4 : Encouragement à la pratique du sport.

>>>>> SECTION 3 : HEURES SUPPLEMENTAIRES.

>>>>> Section 4 : Dispositions relatives aux jeunes travailleurs.

>>>>> Section 5 : Dispositions particulières relatives aux cadres

>>>>> Section 6 : Journée de solidarité

>>>>> Section 7 : Dispositions particulières relatives à certains salariés du secteur des transports

>>>> Chapitre III : TRAVAIL DE NUIT

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> SECTION 2 : DISPOSITIONS RELATIVES AUX JEUNES TRAVAILLEURS .

>>>>> Section 3 : Dispositions particulières relatives à certains salariés du secteur des transports

>>> Titre II : Repos et congés

>>>> Chapitre préliminaire : Repos quotidien

>>>> Chapitre Ier : Repos hebdomadaire.

>>>> Chapitre II : JOURS FERIES

>>>>> SECTION 1 : DISPOSITIONS GENERALES.

>>>>> Section 2 : Dispositions particulières à la journée du 1er mai.

>>>> Chapitre III : Congés annuels

>>>>> Section 1 : Droit au congé.

>>>>> Section 2 : Durée du congé.

>>>>> Section 3 : Indemnités de congé.

>>>>> Section 4 : Caisse de congés payés.

>>>> Chapitre IV : Repos des femmes en couches et des femmes allaitant leurs enfants.

>>>> Chapitre V : Congés non rémunérés

>>>>> Section 1 : Congés de formation de cadres et d’animateurs pour la jeunesse.

>>>>> Section 2 : Congés d’éducation ouvrière.

>>>>> Section 3 : Congé mutualiste.

>>>>> Section 4 : Congé de représentation

>>>>> Section 5 : Congé de solidarité internationale

>>>>> Section 6 : Congé de solidarité familiale

>>>> Chapitre VI : Congés pour événements familiaux.

>>>> Chapitre VII : Compte épargne-temps

>>> Titre III : Hygiène, sécurité et conditions de travail

>>>> Chapitre préliminaire : Principes généraux de prévention

>>>> Chapitre Ier : Dispositions générales.

>>>> Chapitre II : Hygiène.

>>>> Chapitre III : Sécurité.

>>>> Chapitre IV : Dispositions particulières aux femmes et aux jeunes travailleurs.

>>>> Chapitre V : Dispositions particulières applicables aux opérations de bâtiment et de génie civil

>>>>> Section 1 : Principes généraux de prévention

>>>>> Section 2 : Prévention et coordination lors des opérations de bâtiment ou de génie civil

>>>>> Section 3 : Intégration de la sécurité dans les ouvrages

>>>>> Section 4 : Travailleurs indépendants

>>>>> Section 5 : Construction et aménagement des ouvrages

>>>> Chapitre VI : COMITES D’HYGIENE, DE SECURITE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

>>> Titre IV : Services de santé au travail.

>>> Titre V : Service social du travail.

>>> Titre VI : Pénalités.

>>>> Chapitre Ier : Conditions du travail - Emploi des enfants dans les spectacles et professions ambulantes - Emploi des enfants comme mannequins dans la publicité et la mode

>>>> Chapitre III : Hygiène et sécurité.

>>>> Chapitre IV : Médecine du travail.

>> Livre III : Placement et emploi

>>> Titre Ier : Placement

>>>> Chapitre préliminaire.

>>>> Chapitre Ier : Service public de l’emploi

>>>>> Section 1 : Organismes concourant au service public de l’emploi.

>>>>> Section 2 : Diffusion et publicité des offres et demandes d’emploi

>>>>> Section 3 : Inscription sur la liste des demandeurs d’emploi

>>>>> Section 4 : Agence nationale pour l’emploi.

>>>>> Section 5 : Rôle des collectivités territoriales, de leurs groupements et des maisons de l’emploi.

>>>>> Section 6 : Dispositions diverses.

>>>> Chapitre II : Placement privé

>>> Titre II : Emploi

>>>> Chapitre préliminaire : Gestion de l’emploi et des compétences - Prévention des conséquences des mutations économiques.

>>>> Chapitre Ier : Licenciement pour motif économique.

>>>> Chapitre II : Fonds national de l’emploi

>>>>> Section 1 : Fonds national de l’emploi.

>>>>> Section 2 : Aides à l’adaptation des salariés aux évolutions de l’emploi, dans le cadre des accords sur l’emploi.

>>>>> Section 2 bis : Soutien à la création ou à la reprise, par contrat d’appui, d’une activité économique.

>>>>> Section 2 ter : Aides de l’Etat au développement de l’emploi et des compétences

>>>>> Section 3 : Chômage partiel et temps réduit indemnisé de longue durée

>>>> Chapitre II bis : Dispositions relatives au travail à temps partiel

>>>> Chapitre II ter : Dispositions relatives aux embauches dans les zones de redynamisation urbaine et dans les zones de revitalisation rurale

>>>> Chapitre III : Dispositions régissant l’emploi de certaines catégories de travailleurs

>>>>> Section 1 : Obligation d’emploi des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés.

>>>>> Section 2 : Dispositions propres aux travailleurs handicapés

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales

>>>>>> Sous-section 2 : Réadaptation - Rééducation - Formation professionnelle et réentraînement au travail.

>>>>>> Sous-section 3 : Dispositions applicables aux travailleurs handicapés employés en milieu ordinaire de travail.

>>>>>> Sous-section 4 : Travail protégé

>>>>>> Sous-section 5 : Dispositions d’exécution.

>>>>> Section 3 : Commission départementale des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés.

>>>> Chapitre IV : Cumuls d’emplois - Travail dissimulé

>>>>> Section 1 : Cumuls d’emplois.

>>>>> Section 2 : Travail dissimulé.

>>> Titre III : Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

>>>> Chapitre II : Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

>>> Titre IV : Main-d’oeuvre étrangère et protection de la main-d’oeuvre nationale

>>>> Chapitre Ier : Dispositions spéciales à la main-d’oeuvre étrangère

>>>>> Section 1 : Travailleurs étrangers

>>>>>> (en vigueur jusqu’au 1er janvier 2007 au plus tard)

>>>>> Section 2 : Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations

>>>>>> (en vigueur jusqu’au 1er janvier 2007 au plus tard)

>>> Titre V : TRAVAILLEURS PRIVES D’EMPLOI

>>>> Chapitre Ier : GARANTIES DE RESSOURCES DES TRAVAILLEURS PRIVES D’EMPLOI

>>>>> Section 1 : Régime d’assurance

>>>>> Section 2 : Régime de solidarité.

>>>>> Section 3 : Régimes particuliers.

>>>>> Section 4 : Maintien des droits au revenu de remplacement

>>>>> Section 5 : Institutions gestionnaires.

>>>>> Section 6 : Dispositions diverses.

>>>> Chapitre II : Régime des accords conclus entre employeurs et travailleurs et relatifs aux allocations d’assurance des travailleurs privés d’emploi.

>>>> Chapitre III : Dispositions particulières.

>>>> Chapitre IV : Aide au retour à l’emploi des travailleurs privés d’emploi

>>> Titre VI : PENALITES

>>>> Chapitre Ier : PLACEMENT

>>>> Chapitre II : Emploi

>>>>> Section 1 : Dispositions régissant l’emploi de certaines catégories de travailleurs - Travailleurs handicapés.

>>>>> Section 2 : Travail dissimulé

>>>> Chapitre IV : Main-d’oeuvre étrangère

>>>>> (en vigueur jusqu’au 1er janvier 2007 au plus tard)

>>>> Chapitre V : Travailleurs privés d’emploi.

>> Livre IV : Les groupements professionnels, la représentation des salariés, l’intéressement, la participation et les plans d’épargne salariale

>>> Titre Ier : Les syndicats professionnels

>>>> Chapitre préliminaire.

>>>> Chapitre Ier : Statut juridique des syndicats

>>>>> Section 1 : Objet et constitution.

>>>>> Section 2 : Capacité civile.

>>>>> Section 3 : Unions de syndicats.

>>>> Chapitre II : Exercice du droit syndical dans les entreprises

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Sections syndicales.

>>>>> Section 3 : Délégués syndicaux

>>>>> Section 4 : Dispositions complémentaires relatives à l’exercice du droit syndical dans les entreprises du secteur public.

>>>> Chapitre III : Marques syndicales.

>>> Titre II : Les délégués du personnel

>>>> Chapitre Ier : Champ d’application.

>>>> Chapitre II : Attributions et pouvoirs.

>>>> Chapitre III : Composition et élections.

>>>> Chapitre IV : Fonctionnement.

>>>> Chapitre V : Licenciement des délégués du personnel.

>>>> Chapitre VI : Dispositions générales.

>>> Titre III : Les comités d’entreprise

>>>> Chapitre Ier : Champ d’application.

>>>> Chapitre II : Attributions et pouvoirs

>>>> Chapitre III : Composition et élections.

>>>> Chapitre IV : Fonctionnement.

>>>> Chapitre V : Comités d’établissements et comité central d’entreprise.

>>>> Chapitre VI : Conditions de licenciement des représentants du personnel

>>>> Chapitre VIII : Bilan social.

>>>> Chapitre IX : Comité de groupe.

>>>> Chapitre X : Comité d’entreprise européen ou procédure d’information et de consultation dans les entreprises de dimension communautaire

>>>>> Section 1 : Champ d’application.

>>>>> Section 2 : Groupe spécial de négociation.

>>>>> Section 3 : Comité d’entreprise européen mis en place en l’absence d’accord.

>>>>> Section 4 : Répartition des sièges au groupe spécial de négociation et au comité d’entreprise européen mis en place en l’absence d’accord.

>>>>> Section 5 : Dispositions communes

>>> Titre IV : Intéressement, participation et plans d’épargne salariale

>>>> Chapitre Ier : Intéressement des salariés à l’entreprise.

>>>> Chapitre II : Participation des salariés aux résultats de l’entreprise

>>>>> Section 1 : Régime obligatoire dans les entreprises de cinquante salariés et plus

>>>>> Section 2 : Régime facultatif dans les entreprises de moins de cinquante salariés

>>>>> Section 3 : Dispositions diverses

>>>> Chapitre III : Plans d’épargne d’entreprise.

>>>> Chapitre IV : Dispositions communes

>>> Titre V : Formation économique, sociale et syndicale

>>>> Chapitre Ier : Congé de formation économique, sociale et syndicale.

>>>> Chapitre II : Modalités de la formation économique, sociale et syndicale des salariés appelés à exercer des fonctions syndicales.

>>> Titre VI : Droit d’expression des salariés

>>>> Chapitre Ier : Dispositions communes relatives au droit d’expression des salariés.

>>>> Chapitre II : Dispositions complémentaires relatives au droit d’expression des salariés dans les entreprises et établissements du secteur public.

>>> Titre VII : Fonds salariaux.

>>> Titre VIII : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Les syndicats professionnels

>>>>> Section 1 : Statut juridique des syndicats.

>>>>> Section 2 : Exercice du droit syndical dans les entreprises et marques syndicales

>>>> Chapitre II : Les délégués du personnel.

>>>> Chapitre III : Les comités d’entreprise.

>>>> Chapitre VI : Droit d’expression des salariés.

>> Livre V : Conflits du travail

>>> Titre Ier : Conflits individuels - Conseils de prud’hommes

>>>> Chapitre Ier : Attributions et institution des conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre II : Organisation et fonctionnement des conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre III : Election des conseillers prud’hommes

>>>>> Section 1 : Electorat, éligibilité et établissement des listes électorales et des listes de candidatures

>>>>>> Paragraphe 1 : Electorat.

>>>>>> Paragraphe 2 : Eligibilité.

>>>>>> Paragraphe 3 : Etablissement des listes électorales.

>>>>>> Paragraphe 4 : Etablissement des listes de candidatures

>>>>> Section 2 : Scrutin, installation des conseillers prud’hommes, élections complémentaires.

>>>> Chapitre IV : Statut des conseillers prud’hommes.

>>>> Chapitre V : Bureau de conciliation - Bureau de jugement - Formation de référé.

>>>> Chapitre VI : Procédure devant les conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre VIII : Récusation.

>>>> Chapitre X : Dépenses des conseils de prud’hommes.

>>> Titre II : Conflits collectifs

>>>> Chapitre Ier : La grève

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Grève dans les services publics.

>>>> Chapitre II : Dispositions générales concernant les procédures de règlement des conflits collectifs du travail.

>>>> Chapitre III : Conciliation

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Conciliation dans certains établissements publics et dans les entreprises publiques à statut.

>>>> Chapitre IV : Médiation.

>>>> Chapitre V : Arbitrage

>>>>> Section 1 : L’arbitre.

>>>>> Section 2 : La Cour supérieure d’arbitrage.

>>>> Chapitre VI : Dispositions finales.

>>> TITRE III : PENALITES

>>>> CHAPITRE Ier : CONFLITS INDIVIDUELS - CONSEILS DE PRUD’HOMMES

>>>> Chapitre II : Conflits collectifs

>> Livre VI : Contrôle de l’application de la législation et de la réglementation du travail

>>> Titre Ier : Services de contrôle

>>>> Chapitre Ier : Inspection du travail.

>>>> Chapitre II : Inspection médicale du travail.

>>> Titre II : Obligations des employeurs.

>>> Titre III : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Services de contrôle.

>> Livre VII : Dispositions particulières à certaines professions

>>> Titre Ier : Energie - Industries extractives

>>>> Chapitre Ier : Mines et carrières

>>>>> Section 1 : Conditions de travail.

>>>>> Section 2 : Hygiène et sécurité - Services médicaux.

>>>> Chapitre II : Délégués mineurs

>>>>> Section 1

>>>>>> Paragraphe 1 : Fonctions des délégués mineurs du fond.

>>>>>> Paragraphe 2 : Circonscriptions.

>>>>>> Paragraphe 3 : Elections

>>>>>> Paragraphe 4 : Dispositions spéciales.

>>>>> Section 2 : Délégués permanents de la surface.

>>>>> Section 3 : Dispositions communes.

>>>> Chapitre III : Industries électriques et gazières

>>> Titre II : Industries de transformation

>>>> Chapitre Ier : Travailleurs à domicile

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 3 : Salaires.

>>>>> Section 4 : Règlement des litiges.

>>>>> Section 5 : Dispositions spéciales à l’agriculture.

>>>>> Section 6 : Hygiène et sécurité.

>>> Titre III : Bâtiments et travaux publics

>>>> Chapitre Ier : Indemnisation des travailleurs du bâtiment et des travaux publics privés d’emploi par suite d’intempéries.

>>> Titre IV : Transports et télécommunications

>>>> Chapitre II : Marins.

>>>> Chapitre III : Personnel des entreprises de manutention des ports.

>>> Titre V : Voyageurs, représentants et placiers.

>>> Titre VI : Journalistes, artistes, mannequins

>>>> Chapitre Ier : Journalistes professionnels

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Résiliation du contrat.

>>>>> Section 3 : Rémunération et congés.

>>>>> Section 4 : Carte d’identité professionnelle.

>>>> Chapitre II : Artistes, auteurs, compositeurs, gens de lettres

>>>>> Section 2 : Artistes de spectacles : contrat, rémunération, placement

>>>>>> Paragraphe 1 : Contrat.

>>>>>> Paragraphe 2 : Rémunération.

>>>>>> Paragraphe 3 : Placement.

>>>> Chapitre III : Mannequins.

>>> Titre VII : Concierges et employés d’immeubles à usage d’habitation, employés de maison, assistantes maternelles

>>>> Chapitre Ier : Concierges et employés d’immeubles à usage d’habitation.

>>>> Chapitre II : Employés de maison.

>>>> Chapitre III : Assistantes maternelles

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Dispositions spéciales aux personnes employées par des particuliers.

>>>>> Section 3 : Dispositions spéciales aux personnes employées par des personnes morales de droit privé.

>>>> Chapitre IV : Educateurs et aides familiaux

>>> Titre VIII : Dispositions relatives à certaines catégories de travailleurs et d’entreprises

>>>> Chapitre Ier : Catégories particulières de travailleurs.

>>>> Chapitre II : Gérants non-salariés des succursales de maisons d’alimentation de détail.

>>>> Chapitre III : Situation des personnes bénéficiaires du contrat d’appui au projet d’entreprise pour la création ou la reprise d’une activité économique

>>>> Chapitre IV : Dispositions relatives au conjoint salarié du chef d’entreprise.

>>>> Chapitre V : Sportifs professionnels

>>> Titre IX : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Energie, industries extractives

>>>>> Section 1 : Mines et carrières.

>>>>> Section 2 : Délégués mineurs.

>>>> Chapitre III : Bâtiment et travaux publics.

>>>> Chapitre VI : Journalistes, artistes, mannequins

>>>>> Section 1 : Journalistes professionnels.

>>>>> Section 2 : Artistes, auteurs, compositeurs, gens de lettres, artistes du spectacle.

>>>>> Section 3 : Mannequins.

>> Livre VIII : Dispositions spéciales aux départements d’outre-mer

>>> Titre préliminaire.

>>> Titre Ier : Conventions relatives au travail

>>>> Chapitre Ier : Contrat d’apprentissage.

>>>> Chapitre II : Contrat de travail

>>>> Chapitre III : Conventions collectives

>>>> Chapitre IV : Salaires

>>>>> Section 1 : Salaire minimum de croissance.

>>> Titre II : Réglementation du travail

>>>> Chapitre IV : Médecine du travail

>>> Titre III : Placement et emploi

>>>> Chapitre préliminaire : Placement.

>>>> Chapitre Ier : Dispositions spéciales à la main-d’oeuvre étrangère.

>>>> Chapitre II : Emploi

>>>>> Section 1 : Rémunération mensuelle minimale

>>>>> Section 2 : Contrats d’accès à l’emploi

>>>>> Section 3 : Travail dissimulé.

>>>>> Section 4 : Fonds pour l’emploi dans les départements d’outre-mer et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon

>>>>> Section 5 : Aide à la création d’entreprise

>>>>> Section 6 : Aide à la création d’emploi

>>>>> Section 7 : Aide à la réinsertion professionnelle

>>>>> Section 8 : Dispositions régissant l’emploi de certaines catégories de travailleurs

>>>> Chapitre III : Garantie de ressources des travailleurs privés d’emploi.

>>> Titre V : Conflits du travail

>>>> Chapitre II : Conflits collectifs

>>> Titre VIII : Pénalités

>>>> Chapitre II : Réglementation du travail.

>>>> Chapitre III : Dispositions spéciales à la main-d’oeuvre étrangère

>> Livre IX : De la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente.

>>> (en vigueur jusqu’à la date de publication du décret d’application prévu au 4e alinéa de l’art. L910-1)

>>>> Titre Ier : Des institutions de la formation professionnelle.

>>>> Titre V : De la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue

>>>>> Chapitre III : De la participation des travailleurs indépendants, des membres des professions libérales et des professions non-salariées

>> Livre IX : De la formation professionnelle continue dans le cadre de la formation professionnelle tout au long de la vie.

>>> Titre Ier : Des institutions de la formation professionnelle

>>> Titre II : Des conventions et des contrats de formation professionnelle

>>>> Chapitre Ier : Des conventions de formation professionnelle.

>>>> Chapitre II : Des contrats de formation professionnelle.

>>> Titre III : Des droits individuels et des droits collectifs des salariés en matière de formation

>>>> Chapitre Ier : De la promotion individuelle et du congé de formation

>>>>> Section 1 : Congé de formation : dispositions communes

>>>>> Section 2 : Congé de formation : dispositions particulières aux personnes qui ont été titulaires de contrats à durée déterminée.

>>>>> Section 3 : Congé de bilan de compétences

>>>>> Section 4 : Autres congés

>>>> Chapitre II : Du plan de formation de l’entreprise

>>>> Chapitre III : Du droit individuel à la formation

>>>> Chapitre IV : Des droits collectifs des salariés.

>>>> Chapitre V : De la validation des acquis de l’expérience

>>> Titre IV : De la contribution de l’Etat et des régions

>>>> Chapitre Ier : De l’aide de l’Etat aux actions de formation professionnelle

>>>> Chapitre III : De la contribution des régions.

>>> Titre V : De la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue

>>>> Chapitre Ier : De la participation des employeurs occupant au minimum dix salariés

>>>> Chapitre II : De la participation des employeurs occupant moins de dix salariés

>>>> Chapitre III : De la participation des travailleurs indépendants, des membres des professions libérales et des professions non-salariées

>>>> Chapitre IV : De la contribution des employeurs occupant des salariés intermittents du spectacle

>>> Titre VI : Des aides financières accordées aux stagiaires de formation professionnelle et de leur protection sociale

>>>> Chapitre Ier : Des aides financières accordées aux stagiaires de formation professionnelle.

>>>> Chapitre II : De la protection sociale des stagiaires de la formation professionnelle.

>>> Titre VII : Dispositions relatives aux agents de l’Etat et aux agents des collectivités locales.

>>> Titre VIII : Des contrats et des périodes de professionnalisation

>>>> Chapitre Ier : Contrats de professionnalisation

>>>> Chapitre II : Périodes de professionnalisation

>>>> Chapitre III : Dispositions financières

>>> Titre IX : Contrôle de la formation professionnelle continue - Dispositions diverses - Dispositions pénales

>>>> Chapitre Ier : Du contrôle de la formation professionnelle continue

>>>> Chapitre II : Dispositions diverses.

>>>> Chapitre III : Dispositions pénales.

> Partie réglementaire ancienne - Décrets en Conseil d’Etat

>> Livre Ier : Conventions relatives au travail

>>> Titre Ier : Contrat d’apprentissage - Dispositions applicables aux contrats conclus avant le 1er juillet 1972

>>>> Chapitre Ier : Etablissement du contrat.

>>>> Chapitre II : Devoirs des maîtres et des apprentis.

>>>> Chapitre III : Compétence.

>>> Titre Ier : CONTRAT D’APPRENTISSAGE

>>>> Dispositions applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 1972

>>> Titre Ier : Contrat d’apprentissage - Dispositions applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 1972

>>>> Chapitre V : Généralités

>>>> Chapitre VI : Des centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage

>>>>> Section 1 : Des conventions portant création de centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Paragraphe 2 : De l’organisation des centres et des sections d’apprentissage.

>>>>>> Paragraphe 3 : Du fonctionnement pédagogique des centres et des sections d’apprentissage.

>>>>>> Paragraphe 4 : De l’organisation financière des centres et des sections d’apprentissage

>>>>> Section 2 : De la conclusion et du renouvellement des conventions.

>>>>> Section 3 : Des conventions-cadres de coopération

>>>>> Section 4 : Du personnel des centres de formation d’apprentis

>>>>> Section 4 bis : Du personnel des sections d’apprentissage

>>>>> Section 5 : Du contrôle des centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage.

>>>> Chapitre VII : Du contrat d’apprentissage

>>>>> Paragraphe 1 : De la déclaration de l’employeur relative à l’organisation de l’apprentissage

>>>>> Paragraphe 2 : De la durée de l’apprentissage.

>>>>> Paragraphe 3 : Avis d’orientation - Certificat médical.

>>>>> Paragraphe 4 : Du contenu des contrats d’apprentissage.

>>>>> Paragraphe 5 : De l’enregistrement du contrat d’apprentissage.

>>>>> Paragraphe 6 : Cas de l’apprenti employé par un ascendant.

>>>>> Paragraphe 7 : Constatation de l’aptitude de l’apprenti.

>>>>> Paragraphe 8 : Du titre de maître d’apprentissage confirmé

>>>> Chapitre VII bis : Du statut de l’apprenti.

>>>> Chapitre VIII : Des attributions des chambres de commerce et d’industrie, des chambres de métiers et de l’artisanat et des chambres d’agriculture en matière d’apprentissage

>>>> Chapitre IX : Dispositions diverses

>>>>> A - Dispositions financières.

>>>>> C - Mesures particulières aux départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.

>>>>> D - Inspection de l’apprentissage

>>>>>> Dispositions générales.

>>>>>> Dispositions particulières aux départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.

>>>>> E - Aménagements au bénéfice des personnes handicapées des dispositions relatives à l’apprentissage.

>>> Titre II : Contrat de travail

>>>> Chapitre II : Contrat de travail

>>>>> Section 1 : Contrat à durée déterminée

>>>>> Section 2 : Résiliation du contrat de travail à durée indéterminée

>>>>> Section 3 : Service national.

>>>>> Section 4 : Protection de la maternité et éducation des enfants.

>>>>> Section 5 : Règlement intérieur, protection des salariés et droit disciplinaire

>>>>>> Sous-section 1 : Règlement intérieur.

>>>>>> Sous-section 2 : Protection des salariés et droit disciplinaire.

>>>> Chapitre III : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

>>>> Chapitre IV : Travail temporaire

>>>>> Section 1 : Déclarations et justifications à fournir à l’autorité administrative.

>>>>> Section 2 : Informations à fournir en application de l’article L. 124-11

>>>>> Section 3 : Dispositions spéciales à certaines entreprises de travail temporaire et dispositions transitoires.

>>>>> Section 4 : Règles applicables à la garantie financière exigée des entreprises de travail temporaire et à la substitution de l’utilisateur à l’entreprise de travail temporaire en cas de défaillance de celle-ci

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Paragraphe 2 : Dispositions particulières aux différents modes de garantie.

>>>>>> Paragraphe 3 : Mise en oeuvre de la garantie.

>>>>>> Paragraphe 4 : Substitution de l’utilisateur à l’entrepreneur de travail temporaire en cas de défaillance de celui-ci.

>>>>>> Paragraphe 5 : Cessation de la garantie.

>>>>> Section 5 : Dispositions diverses

>>>> Chapitre V : Marchandage.

>>>> Chapitre VI : Cautionnements.

>>>> Chapitre VII : Groupements d’employeurs.

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Dispositions particulières aux groupements d’employeurs ayant pour objet principal de mettre des remplaçants à la disposition des exploitants agricoles et des chefs d’entreprise effectuant des travaux forestiers

>>>> Chapitre VIII : Associations à but non lucratif

>>>> Chapitre IX : Services aux personnes

>>> Titre III : Conventions collectives de travail

>>>> Chapitre II : Nature et validité de la convention.

>>>> Chapitre III : Extension des conventions collectives

>>>>> Section 1 : Conventions et accords susceptibles d’être étendus

>>>>> Section 2 : Procédures d’extension et d’élargissement.

>>>> Chapitre V : Exécution de la convention.

>>>> Chapitre VI : Commission nationale de la négociation collective

>>>>> Section 1 : Composition de la commission nationale de la négociation collective.

>>>>> Section 2 : Composition de la sous-commission des conventions et accords et de la sous-commission des salaires.

>>> Titre IV : Salaire

>>>> Chapitre préliminaire : Egalité de rémunération entre les hommes et les femmes.

>>>> Chapitre Ier : Salaire minimum de croissance - Rémunération mensuelle minimale

>>>>> Section 1 : Salaire minimum de croissance.

>>>>> Section 2 : Rémunération mensuelle minimale

>>>>>> Dispositions générales

>>>>>>> Paragraphe 1 : Allocation complémentaire versée au salarié.

>>>>>>> Paragraphe 2 : Remboursement par l’Etat.

>>>>>> Dispositions particulières à certaines catégories.

>>>> Chapitre III : Paiement du salaire

>>>>> Section 1 : Mode de paiement du salaire.

>>>> Chapitre V : La saisie et la cession des rémunérations dues par un employeur

>>>>> Section 1 : Dispositions communes

>>>>> Section 2 : La saisie des rémunérations

>>>>>> Sous-section 1 : La conciliation

>>>>>> Sous-section 2 : Les opérations de saisie

>>>>>> Sous-section 3 : Les effets de la saisie

>>>>>> Sous-section 4 : La pluralité de saisies

>>>>>> Sous-section 5 : La répartition

>>>>>> Sous-section 6 : Les incidents

>>>>> Section 3 : La cession des rémunérations

>>>> Chapitre VII : Règles particulières au contrôle et à la répartition des pourboires.

>>> Titre V : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Contrat d’apprentissage et statut de l’apprenti.

>>>> Chapitre II : Contrat de travail

>>>>> Section 1 : Louage de services

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Paragraphe 2 : Règles particulières aux personnes intéressées par le service national, aux jeunes gens astreints aux obligations imposées par le service préparatoire et aux hommes rappelés au service national.

>>>>>> Paragraphe 3 : Règles particulières à la protection de la maternité et à l’éducation des enfants

>>>>>> Paragraphe 4 : Règlement intérieur

>>>>> Section 2 : Travail temporaire.

>>>>> Section 3 : Marchandage.

>>>>> Section 4 : Cautionnement.

>>>>> Section 5 : Groupements d’employeurs

>>>> Chapitre III : CONVENTIONS COLLECTIVES

>>>> Chapitre IV : Salaires

>>>>> Section préliminaire : Egalité de rémunération entre les hommes et les femmes

>>>>> Section 1 : Salaire minimum de croissance et rémunération mensuelle minimale garantie

>>>>> Section 3 : Paiement du salaire

>>>>> Section 4 : Retenues sur le salaire

>> Livre II : Réglementation du travail

>>> Chapitre préliminaire

>>>> Section 2 : Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

>>> Titre Ier : Conditions du travail

>>>> Chapitre Ier : Age d’admission.

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Emploi des enfants dans les spectacles et les professions ambulantes - Emploi des enfants comme mannequins et dans la publicité et la mode.

>>>> Chapitre II : Durée du travail

>>>>> Section 1 : Travail à temps partiel.

>>>>> Section 2 : Heures supplémentaires

>>>>>> A - Dispositions concernant les dérogations exceptionnelles à la durée du travail.

>>>>>>> Paragraphe 1 : Dérogations à la durée maximale hebdomadaire moyenne.

>>>>>>> Paragraphe 2 : Dérogations à la durée maximale hebdomadaire absolue

>>>>>> B - Dispositions concernant la procédure d’autorisation des heures supplémentaires.

>>>>>> C - Dispositions communes.

>>>>> Section 3 : Travail par équipes successives selon un cycle continu.

>>>>> Section 4 : Dispositions relatives aux femmes.

>>>> Chapitre III : Travail de nuit.

>>>>> Section 1 : Définition du travailleur de nuit

>>>>> Section 2 : Dispositions concernant les dérogations à la durée maximale quotidienne du travail de nuit

>>>>> Section 3 : Dispositions concernant l’affectation de travailleurs à des postes de nuit

>>>>> Section 4 : Surveillance médicale des travailleurs de nuit

>>> Titre II : Repos et congés

>>>> Chapitre Ier : Repos hebdomadaire

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Equipes de suppléances - Organisation du travail de façon continue pour raisons économiques

>>>>> Section 3 : Régime particulier du personnel des entreprises de navigation intérieure.

>>>> Chapitre II : Jours fériés.

>>>> Chapitre III : Congés annuels.

>>>> Chapitre IV : Repos des femmes en couches et des femmes allaitant leurs enfants

>>>>> Section 1 : Périodes de repos.

>>>>> Section 2 : Local où l’enfant est simplement allaité.

>>>>> Section 3 : Chambres d’allaitement.

>>>> Chapitre V : Congés non rémunérés

>>>>> Section 1 : Congé de formation de cadres et d’animateurs pour la jeunesse.

>>>>> Section 3 : Congé mutualiste.

>>>>> Section 4 : Congé de représentation

>>> Titre III : Hygiène et sécurité

>>>> Chapitre préliminaire : Principes de prévention

>>>> Chapitre Ier : Dispositions générales

>>>>> Section 2 : Pouvoirs de l’inspection du travail

>>>>>> Sous-section 1 : Mesures prises pour soustraire un salarié à une situation de danger grave et imminent sur un chantier du bâtiment et des travaux publics

>>>>>> Sous-section 2 : Mises en demeure.

>>>>> SECTION 3 : ORGANES CONSULTATIFS CENTRAUX

>>>>>> SOUS-SECTION 1 : CONSEIL SUPERIEUR DE LA PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS.

>>>>>> Sous-section 2 : Commission nationale d’hygiène et de sécurité du travail en agriculture.

>>>>> Section 4 : Formation à la sécurité.

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Sous-section 2 : De la formation à la sécurité de certaines catégories de salariés.

>>>>>> Sous-section 3 : Des actions particulières de formation à la sécurité.

>>>>>> Sous-section 4 : De l’organisation et du contrôle.

>>>>> Section 5 : Prévention du risque chimique

>>>>>> Sous-section 1 : Principes de classement des substances et des préparations dangereuses

>>>>>> Sous-section 2 : Déclaration des substances et préparations.

>>>>>> Sous-section 3 : Information sur les risques présentés par les produits chimiques

>>>>>> Sous-section 4 : Règles générales de prévention du risque chimique

>>>>>> Sous-section 5 : Contrôles du risque chimique sur les lieux de travail

>>>>>> Sous-section 6 : Règles particulières de prévention à prendre contre les risques d’exposition aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction

>>>>>> Sous-section 7 : Dispositions d’urgence

>>>>>> Sous-section 8 : Dispositions spécifiques à certains agents chimiques dangereux

>>>>>> Sous-section 9 : Mesures d’application.

>>>>> Section 6 : Prévention du risque biologique

>>>>>> Sous-section 1 : Définitions

>>>>>> Sous-section 2 : Règles générales d’évaluation et de prévention du risque biologique

>>>>>> Sous-section 3 : Formation et information

>>>>>> Sous-section 4 : Dispositions particulières à certaines activités

>>>>>> Sous-section 5 : Surveillance médicale spéciale

>>>>> Section 7 : Manutention des charges

>>>>> Section 8 : Prévention du risque d’exposition aux rayonnements ionisants

>>>>>> Sous-section 1 : Champ d’application et principes de radioprotection

>>>>>> Sous-section 2 : Règles techniques d’aménagement des locaux de travail

>>>>>> Sous-section 3 : Règles applicables aux travailleurs exposés aux rayonnements ionisants

>>>>>> Sous-section 4 : Mesures de surveillance médicale des travailleurs exposés

>>>>>> Sous-section 5 : Règles concernant des situations anormales de travail

>>>>>> Sous-section 6 : Organisation fonctionnelle de la radioprotection

>>>>>> Sous-section 7 : Règles applicables dans des cas d’exposition professionnelles liées à la radioactivité naturelle

>>>> Chapitre II : Hygiène - Aménagement des lieux de travail - Prévention des incendies et des explosions

>>>>> Section 1 : Aménagement et hygiène des lieux de travail

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales relatives à l’aménagement des lieux de travail

>>>>>> Sous-section 2 : Installations sanitaires

>>>>>> Sous-section 3 : Postes de distribution de boissons

>>>>>> Sous-section 4 : Confort du poste de travail - sièges

>>>>> Section 2 : Ambiances des lieux de travail

>>>>>> Sous-section 1 : Aération, assainissement

>>>>>> Sous-section 2 : Ambiance thermique

>>>>>> Sous-section 3 : Eclairage.

>>>>>> Sous-section 4 : Prévention des risques dus au bruit

>>>>>> Sous-section 5 : Ambiances particulières

>>>>> Section 3 : Restauration - hébergement

>>>>>> Sous-section 1 : Repas

>>>>>> Sous-section 2 : Hébergement

>>>>> Section 4 : Prévention des incendies et des explosions - Evacuation

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales

>>>>>> Sous-section 2 : Dégagements

>>>>>> Sous-section 3 : Chauffage des locaux

>>>>>> Sous-section 4 : Emploi des matières inflammables

>>>>>> Sous-section 5 : Moyens de prévention et de lutte contre l’incendie

>>>>>> Sous-section 6 : Prévention des explosions

>>>>> Section 5 : Mesures d’application

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions particulières aux établissements agricoles

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions générales

>>>> Chapitre III : Sécurité

>>>>> Section 1 : Règles générales d’utilisation des équipements de travail et moyens de protection, y compris les équipements de protection individuelle

>>>>> Section 2 : Mesures d’organisation et conditions de mise en oeuvre des équipements de travail

>>>>>> Sous-section 1 : Mesures générales

>>>>>> Sous-section 2 : Mesures particulières applicables à l’utilisation de certains équipements de travail ou à certaines situations de travail

>>>>>> Sous-section 3 : Mesures complémentaires applicables pour l’utilisation des équipements de travail servant au levage de charges

>>>>>> Sous-section 4 : Mesures complémentaires applicables à l’utilisation des équipements de travail mobiles

>>>>>> Sous-section 5 : Autorisation de conduite pour l’utilisation de certains équipements de travail mobiles et des équipements de travail servant au levage

>>>>>> Sous-section 6 : Mesures complémentaires relatives à l’exécution de travaux temporaires en hauteur et aux équipements de travail mis à disposition et utilisés à cette fin

>>>>> Section 3 : Prescriptions techniques applicables pour l’utilisation des équipements de travail

>>>>> Section 4 : Mesures d’organisation et conditions d’utilisation des équipements de protection individuelle

>>>>> Section 5 : Dispositions diverses et mesures d’application

>>>>> Section 6 : Procédures de certification de conformité

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales

>>>>>> Sous-section 2 : Organismes habilités

>>>>>> Sous-section 3 : Procédures de certification applicables aux équipements de travail et moyens de protection neufs ou considérés comme neufs, mentionnés au premier alinéa de l’article R. 233-49

>>>>>>> L’autocertification CE

>>>>>>> L’examen CE de type

>>>>>> Sous-section 4 : Procédure simplifiée de certification applicable aux machines et aux composants de sécurité neufs ou considérés comme neufs visés à l’article R. 233-57

>>>>>> Sous-section 5 : Procédures complémentaires de certification applicables à certains équipements de protection individuelle neufs ou considérés comme neufs visés à l’article R. 233-83-3

>>>>>>> Le système de garantie de qualité CE

>>>>>>> Le système d’assurance qualité CE de la production avec surveillance.

>>>>>> Sous-section 6 : Formalités obligatoires préalables à la mise sur le marché des équipements de travail et moyens de protection neufs ou considérés comme neufs

>>>>>> Sous-section 7 : Procédure de certification applicable aux équipements de travail et moyens de protection d’occasion mentionnés à la section VII

>>>>>> Sous-section 8 : Procédure de sauvegarde

>>>>>> Sous-section 9 : Mesures de contrôle

>>>>>> Sous-section 10 : Organismes agréés prévus par les articles L. 233-5-2 et R. 233-80

>>>>> Section 7 : Equipements de travail et moyens de protection soumis aux obligations de sécurité définies au I de l’article L. 233-5

>>>>>> Sous-section 1 : Equipements de travail

>>>>>> Sous-section 2 : Composants de sécurité

>>>>> Section 8 : Règles techniques de conception et de construction et procédures de certification de conformité applicables aux équipements de travail visés aux 1°, 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83 et aux composants de sécurité visés à l’article R. 233-83-2 faisant l’objet d’une des opérations mentionnées au II de l’article L. 233-5

>>>>>> Sous-section 1 : Règles techniques applicables aux équipements de travail visés aux 1°, 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83 et aux composants de sécurité visés à l’article R. 233-83-2, neufs ou considérés comme neufs

>>>>>> Sous-section 2 : Procédures de certification de conformité applicables aux différentes machines neuves ou considérées comme neuves

>>>>>> Sous-section 3 : Procédure de certification de conformité applicable aux accessoires de levage et aux composants d’accessoires de levage neufs ou considérés comme neufs

>>>>>> Sous-section 4 : Procédure de certification de conformité applicable aux composants de sécurité neufs ou considérés comme neufs

>>>>>> Sous-section 5 : Procédure de certification applicable et règles techniques de conception et de construction applicables aux équipements de travail d’occasion visés aux 1°, 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83 et aux composants de sécurité d’occasion visés à l’article R. 233-83-2

>>>>>> Sous-section 6 : Maintien en état de conformité

>>>>> Section 9 : Règles techniques de conception et de construction applicables à certains types ou catégories de matériels

>>>>>> Sous-section 1 : Cabines de projection par pulvérisation, cabines et enceintes de séchage de peintures liquides, de vernis, de poudres ou de fibres sèches et cabines mixtes

>>>>> Section 10 : Règles techniques de conception et de fabrication et procédures de certification de conformité applicables aux équipements de protection individuelle

>>>>>> Sous-section 1 : Règles techniques applicables aux équipements de protection individuelle neufs ou considérés comme neufs

>>>>>> Sous-section 2 : Procédures de certification de conformité auxquelles sont soumis les équipements de protection individuelle neufs ou considérés comme neufs

>>>>>> Sous-section 3 : Règles techniques de conception et de fabrication et procédure de certification de conformité applicables aux équipements de protection individuelle d’occasion

>>>>>> Sous-section 4 : Maintien en état de conformité

>>>> Chapitre IV : Dispositions particulières aux femmes et aux jeunes travailleurs.

>>>>> Section 1 : Hygiène.

>>>>> Section 2 : Limitation des charges.

>>>>> Section 3 : Travaux interdits aux femmes.

>>>>> Section 4 : Travaux interdits aux jeunes travailleurs.

>>>> Chapitre V : Dispositions applicables aux opérations de construction dans l’intérêt de l’hygiène et de la sécurité du travail

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Règles d’hygiène

>>>>>> Sous-section 1 : Eclairage.

>>>>>> Sous-section 2 : Aération, assainissement.

>>>>>> Sous-section 3 : Température des locaux.

>>>>>> Sous-section 4 : Insonorisation.

>>>>>> Sous-section 5 : Installations sanitaires - Restauration.

>>>>> Section 3 : Règles de sécurité

>>>>> Section 4 : Prévention des incendies et des explosions - Evacuation

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales

>>>>>> Sous-section 2 : Dégagements

>>>>>> Sous-section 3 : Désenfumage

>>>>>> Sous-section 4 : Chauffage des locaux

>>>>>> Sous-section 5 : Locaux où sont entreposées ou manipulées des matières inflammables

>>>>>> Sous-section 6 : Bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol

>>>>>> Sous-section 7 : Moyens de prévention et de lutte contre l’incendie

>>>>>> Sous-section 8 : Prévention des explosions

>>>>>> Sous-section 9 : Mesures d’application

>>>>> Section 5 : Dossier de maintenance des lieux de travail

>>>> Chapitre VI : Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail

>>>>> Section 1 : Composition et fonctionnement.

>>>>> Section 2 : Formation des représentants du personnel aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions communes à tous les établissements

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions particulières aux établissements de moins de 300 salariés

>>>>> Section 3 : Dispositions particulières applicables aux établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.

>>>>> Section 4 : Agrément des experts auxquels le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail peut faire appel

>>>> Chapitre VII : Prescriptions particulières d’hygiène et de sécurité applicables aux travaux effectués dans un établissement par une entreprise extérieure

>>>>> Section 1 : Dispositions générales

>>>>> Section 2 : Mesures de prévention préalables à l’exécution d’une opération

>>>>> Section 3 : Mesures de prévention pendant l’exécution des opérations

>>>>>> Sous-section 1 : Sécurité des salariés

>>>>>> Sous-section 2 : Locaux et installations à l’usage des salariés des entreprises extérieures

>>>>>> Sous-section 3 : Surveillance médicale des salariés

>>>>> Section 4 : Rôle des institutions représentatives du personnel

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions communes

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions particulières concernant le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l’entreprise utilisatrice

>>>>>> Sous-section 3 : Dispositions particulières concernant le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l’entreprise extérieure

>>>> Chapitre VIII : Dispositions particulières relatives à la coordination pour certaines opérations de bâtiment ou de génie civil

>>>>> Section 1 : Déclaration préalable

>>>>> Section 2 : Le coordonnateur en matière de sécurité et de protection de la santé

>>>>>> Sous-section 1 : Attribution de la mission de coordination

>>>>>> Sous-section 2 : Exercice de la fonction de coordonnateur

>>>>>> Sous-section 3 : Critères de compétence du coordonnateur

>>>>>> Sous-section 4 : Formation des coordonnateurs

>>>>> Section 3 : La mission de coordination

>>>>> Section 4 : Plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions applicables aux opérations de 1re et de 2e catégories.

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions particulières applicables à certaines opérations de 3e catégorie

>>>>> Section 5 : Plan particulier de sécurité et de protection de la santé

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions applicables aux opérations de 1re et de 2e catégories.

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions particulières applicables à certaines opérations de 3e catégorie

>>>>> Section 6 : Dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage

>>>>> Section 7 : Voies et réseaux divers

>>>>> Section 8 : Collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail

>>> Titre IV : Médecine du travail

>>>> Chapitre Ier : Dispositions de droit commun.

>>>>> Section 1 : Des services de santé au travail d’entreprise ou d’établissement et des services de santé au travail communs aux entreprises constituant une unité économique et sociale

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Sous-section 2 : Services de santé au travail interétablissements d’entreprise.

>>>>>> Sous-section 3 : Services de santé au travail communs aux entreprises constituant une unité économique et sociale.

>>>>>> Sous-section 4 : Agrément et contrôle des services de santé au travail.

>>>>> Section 2 : Des services médicaux du travail interentreprises.

>>>>>> Sous-section 1 : Organisation et fonctionnement.

>>>>>> Sous-section 2 : Approbation des décisions fixant la compétence géographique ou professionnelle et agrément des secteurs médicaux - Contrôle.

>>>>> Section 2 : Des services de santé au travail interentreprises

>>>>>> Sous-section 1 : Organisation et fonctionnement.

>>>>> Section 3 : Dispositions diverses.

>>>>> Section 4 : Des personnels des services médicaux du travail.

>>>>>> Sous-section 1 : Des médecins du travail.

>>>>>> Sous-section 2 : Des internes en médecine du travail

>>>>>> Sous-section 3 : Des infirmiers, infirmières et secrétaires médicaux.

>>>>>> Sous-section 4 : Des secouristes.

>>>>> Section 4 : Des personnels des services de santé au travail

>>>>>> Sous-section 1 : Des médecins du travail.

>>>>> Section 5 : Des missions des services médicaux du travail.

>>>>>> Sous-section 1 : Action sur le milieu du travail.

>>>>>> Sous-section 2 : Examens médicaux.

>>>>>> Sous-section 3 : Documents médicaux.

>>>>>> Sous-section 4 : Recherches, études, enquêtes.

>>>> Chapitre II : Dispositions applicables aux établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière

>>>>> Section 1 : Organisation et fonctionnement du service de médecine du travail.

>>>>> Section 2 : Missions du médecin du travail

>>>>>> Sous-section 1 : Action sur le milieu de travail.

>>>>>> Sous-section 2 : Examens médicaux.

>>>>>> Sous-section 3 : Documents médicaux.

>>>>> Section 3 : Dispositions transitoires.

>>>> Chapitre III : Dispositions particulières à la médecine du travail des salariés liés par un contrat de travail temporaire

>>>>> Section 1 : Agrément et fonctionnement des services médicaux du travail

>>>>> Section 2 : Des personnels des services médicaux du travail chargés des salariés liés par un contrat de travail temporaire

>>>>> Section 3 : Action sur le milieu de travail et examens médicaux

>>>>> Section 4 : Dispositions diverses

>>> Titre V : Service social du travail.

>>> Titre VI : Pénalités

>>>> Chapitre préliminaire.

>>>> Chapitre Ier : Conditions du travail

>>>>> Section 1 : Age d’admission

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales

>>>>> Section 2 : Durée du travail

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales

>>>>>> Paragraphe 2 : Travail à temps partiel et travail intermittent

>>>>>> Paragraphe 3 : Heures supplémentaires.

>>>>>> Paragraphe 4 : Dispositions relatives aux femmes et aux jeunes travailleurs

>>>>>> Paragraphe 5 : Dispositions relatives aux cadres

>>>>> Section 3 : Travail de nuit.

>>>> Chapitre II : Repos et congés

>>>>> Section préliminaire : Repos quotidien

>>>>> Section 1 : Repos hebdomadaire.

>>>>> Section 2 : Jours fériés

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Paragraphe 2 : Dispositions particulières à la journée du 1er mai.

>>>>> Section 3 : Congés annuels.

>>>>> Section 4 : Repos des femmes en couches.

>>>>> Section 5 : Congés non rémunérés.

>>>> Chapitre III : Hygiène et sécurité

>>>> Chapitre IV : Médecine du travail

>>>> Chapitre V : Service social du travail

>> Livre III : Placement et emploi

>>> Titre Ier : Placement

>>>> Chapitre Ier : Service public du placement

>>>>> Section 1 : Organismes qui concourent au service public du placement.

>>>>> Section 2 : Notification par les employeurs des places vacantes.

>>>>> Section 3 : Inscription et radiation de la liste des demandeurs d’emploi.

>>>>> Section 4 : Agence nationale pour l’emploi.

>>>>> Section 5 : Collectivités territoriales.

>>>>> Section 6 : Dispositions diverses.

>>>> Chapitre II : Placement privé

>>>>> Section 2 : Placement payant.

>>> Titre II : Emploi

>>>> Chapitre préliminaire : Déclaration de mouvements de main-d’oeuvre.

>>>>> Section 1 : Déclaration préalable à l’embauche

>>>>> Section 2 : Relevé mensuel des contrats de travail

>>>> Chapitre Ier : Licenciement pour motif économique.

>>>> Chapitre II : Fonds national de l’emploi.

>>>>> Section 1 : Conventions de coopération

>>>>>> A - Conventions de formation et conventions d’aide à la mobilité.

>>>>>> B - Conventions d’allocation temporaire dégressive, conventions d’allocations spéciales et conventions d’aide au passage à temps partiel

>>>>>> C : Consultation.

>>>>> Section 2 : Aides à l’adaptation des salariés aux évolutions de l’emploi, dans le cadre des accords sur l’emploi

>>>>> Section 2 ter : Aides de l’Etat au développement de l’emploi et des compétences.

>>>>> Section 3 : Dispositions générales.

>>>>> Section 4 : Insertion des bénéficiaires du revenu minimum d’activité.

>>>> Chapitre III : Dispositions régissant l’emploi de certaines catégories de travailleurs

>>>>> Section 1 : Obligation d’emploi des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés

>>>>>> Sous-section 1 : Exonération partielle de l’obligation d’emploi.

>>>>>> Sous-section 2 : Procédure d’agrément des accords de branche, d’entreprise ou d’établissement.

>>>>>> Sous-section 3 : Modalités du contrôle de la répartition et de l’utilisation des contributions versées au fonds de développement pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.

>>>>>> Sous-section 4 : Déclaration annuelle.

>>>>> Section 2 : Travailleurs handicapés

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Sous-section 2 : Préorientation des travailleurs handicapés.

>>>>>> Sous-section 3 : Equipes de préparation et de suite du reclassement.

>>>>>> Sous-section 4 : Education, rééducation professionnelle et réentraînement au travail.

>>>>>> Sous-section 5 : Agrément et contrôle des centres de préorientation et des centres d’éducation ou de rééducation professionnelle.

>>>>>> Sous-section 6 : Travail protégé

>>>>>>> Paragraphe 1 : Emplois à mi-temps et emplois légers.

>>>>>>> Paragraphe 2 : Etablissements spécialisés.

>>>>>>> Paragraphe 4 : Subvention d’installation.

>>>>>> Sous-section 7 : Commission départementale des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés.

>>>>>> Sous-section 8 : Dispositions d’exécution.

>>>>>> Sous-section 9 : Dispositions applicables aux administrations et entreprises prévues à l’article L. 323-12 (4°)

>>>>>>> Paragraphe 1 : Accession aux emplois réservés.

>>>>>>> Paragraphe 2 : Accession aux emplois publics par concours.

>>>>>>> Paragraphe 3 : Dispositions diverses.

>>>>>> Sous-section 10 : Application des dispositions du dernier alinéa de l’article L. 323-9 et de l’article 29 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975.

>>>> Chapitre IV : Cumuls d’emploi et travail dissimulé

>>>>> Section 2 : Travail dissimulé.

>>> Titre III : Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

>>>> Chapitre II : Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

>>> Titre IV : Main d’oeuvre étrangère et protection de la main-d’oeuvre nationale

>>>> Chapitre Ier : Dispositions spéciales à la main d’oeuvre étrangère

>>>>> Section 1 : Travailleurs étrangers.

>>>>> Section 2 : Office des migrations internationales

>>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Paragraphe 2 : Administration et direction.

>>>>>> Paragraphe 3 : Attributions du conseil d’administration et du directeur.

>>>>>> Paragraphe 4 : Services administratifs.

>>>>>> Paragraphe 5 : Dispositions financières et comptables.

>>>> Chapitre II : Protection de la main-d’oeuvre nationale.

>>> Titre V : Travailleurs privés d’emploi

>>>> Chapitre Ier : Garanties de ressources des travailleurs privés d’emploi

>>>>> Section 1 : Privation totale d’emploi

>>>>>> Sous-section 1 : Régime d’assurance.

>>>>>> Sous-section 2 : Régime de solidarité.

>>>>>> Sous-section 3 : Régimes particuliers.

>>>>>> Sous-section 4 : Conditions d’ouverture, de renouvellement et de maintien des droits au revenu de remplacement.

>>>>>> Sous-section 5 : Aide à la création d’entreprise

>>>>> Section 2 : Privation partielle d’emploi.

>>> Titre VI : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Placement

>>>>> Section 1 : Service public du placement.

>>>>> Section 2 : Placement privé

>>>> Chapitre II : Emploi

>>>>> Section 1 : Déclaration des mouvements de main-d’oeuvre et licenciements pour motif économique.

>>>>> Section 2 : Dispositions régissant l’emploi de certaines catégories de travailleurs : travailleurs handicapés

>>>>> Section 3 : Cumuls d’emploi et travail clandestin.

>>>> Chapitre IV : Main-d’oeuvre étrangère et protection de la main-d’oeuvre nationale

>>>>> Paragraphe 1 : Dispositions spéciales à la main-d’oeuvre étrangère

>>>>> Paragraphe 2 : Protection de la main-d’oeuvre nationale

>>>> Chapitre V : Travailleurs privés d’emploi.

>> Livre IV : Les groupements professionnels, la représentation, la participation et l’intéressement des salariés

>>> Titre Ier : Les syndicats professionnels

>>>> Chapitre Ier : Statut juridique des syndicats.

>>>> Chapitre II : Exercice du droit syndical dans les entreprises

>>>>> Section 3 : Délégués syndicaux.

>>> Titre II : Les délégués du personnel

>>>> Chapitre Ier : Champ d’application.

>>>> Chapitre II : Attributions et pouvoirs.

>>>> Chapitre III : Composition et élections.

>>>> Chapitre V : Licenciement des délégués du personnel.

>>> Titre III : Les comités d’entreprise

>>>> Chapitre II : Attributions et pouvoirs

>>>>> Section 1 : Personnalité civile.

>>>>> Section 2 : Institutions sociales d’entreprises.

>>>>> Section 3 : Gestion des activités sociales et culturelles.

>>>>> Section 4 : Comités interentreprises.

>>>>> Section 5 : Financement des activités sociales et culturelles.

>>>>> Section 6 : Attributions économiques.

>>>>> Section 7 : Rapport annuel d’information du comité d’entreprise dans les entreprises de moins de trois cents salariés

>>>>> Section 8 : Médiateur

>>>>> Section 9 : Prérogatives du comité d’entreprise dans les assemblées générales d’actionnaires

>>>> Chapitre III : Composition et élections.

>>>> Chapitre IV : Fonctionnement.

>>>> Chapitre V : Comités d’établissement et comité central d’entreprise.

>>>> Chapitre VI : Licenciement des représentants du personnel, des représentants syndicaux et des salariés assimilés.

>>>> Chapitre VIII : Bilan social.

>>>> Chapitre IX : Comité de groupe.

>>> Titre IV : Intéressement, participation et plans d’épargne

>>>> Chapitre Ier : Intéressement des salariés à l’entreprise

>>>> Chapitre II : Participation des salariés aux résultats de l’entreprise

>>>>> Section 1 : Régime obligatoire dans les entreprises de cinquante salariés et plus

>>>>>> Paragraphe 1 : Entreprises tenues de constituer une réserve spéciale de participation

>>>>>> Paragraphe 2 : Calcul de la réserve spéciale

>>>>>> Paragraphe 3 : Répartition de la réserve spéciale

>>>>>> Paragraphe 4 : Gestion de la réserve spéciale de participation

>>>>> Section 2 : Information des salariés

>>>>> Section 3 : Dispositions diverses

>>>>> Section 4 : Dispositions particulières aux sociétés coopératives ouvrières de production

>>>> Chapitre III : Plans d’épargne salariale

>>>> Chapitre IV : Dispositions communes

>>>>> Section 1 : Dispositions générales

>>>>> Section 2 : Conseil supérieur de la participation

>>> Titre V : Education ouvrière et formation syndicale

>>>> Chapitre Ier : Congés d’éducation ouvrière.

>>> Titre VI : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Les syndicats professionnels.

>>>> Chapitre V : Education ouvrière et formation syndicale.

>>> Titre VII : Fonds salariaux.

>> Livre V : Conflits du travail

>>> Titre Ier : Conflits individuels - Conseils de prud’hommes

>>>> Chapitre Ier : Attributions et institution des conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre II : Organisation et fonctionnement des conseils de prud’hommes

>>>>> Section 1 : Organisation et fonctionnement de la juridiction.

>>>>> Section 2 : Organisation et fonctionnement du secrétariat-greffe.

>>>> Chapitre III : Election des prud’hommes

>>>>> Section 1 : Electorat, éligibilité et établissement des listes électorales

>>>>>> Paragraphe 1 : Electorat.

>>>>>> Paragraphe 3 : Etablissement des listes électorales.

>>>>> Section 2 : Opérations électorales, installation des conseillers prud’hommes, élections complémentaires

>>>>>> Sous-section 1 : Scrutin

>>>>>>> Paragraphe 1 : Déclarations de candidature.

>>>>>>> Paragraphe 2 : Opérations préparatoires au scrutin

>>>>>>> Paragraphe 3 : Propagande.

>>>>>>> Paragraphe 4 : Vote

>>>>>>>> I - Opérations de vote.

>>>>>>>> II - Vote par correspondance.

>>>>>>>> III - Dépouillement des votes.

>>>>>>> Paragraphe 5 : Contentieux.

>>>>>> Sous-section 2 : Installation des conseillers prud’hommes.

>>>>>> Sous-section 3 : Elections complémentaires.

>>>> Chapitre IV : Statut des conseillers prud’hommes.

>>>> Chapitre V : Bureau de conciliation - Bureau de jugement - Formation de référé.

>>>> Chapitre VI : Procédure devant les conseils de prud’hommes.

>>>>> Section 1 : Recevabilité des demandes.

>>>>> Section 2 : Assistance et représentation des parties.

>>>>> Section 3 : Saisine du conseil des prud’hommes.

>>>>> Section 4 : Le bureau de conciliation.

>>>>> Section 5 : Le conseiller rapporteur.

>>>>> Section 6 : Le jugement.

>>>>> Section 7 : Le référé prud’homal.

>>>>> Section 8 : L’exécution des jugements.

>>>>> Section 9 : Dispositions générales et diverses.

>>>>> Section 10 : Dispositions particulières relatives aux litiges en matière de licenciements pour motif économique.

>>>> Chapitre VII : Compétence des conseils de prud’hommes et voies de recours contre leurs décisions

>>>>> Section 1 : Compétence.

>>>>> Section 2 : Ouverture des voies de recours.

>>>>> Section 3 : L’opposition.

>>>>> Section 4 : L’appel.

>>>> Chapitre VIII : Récusations.

>>>> Chapitre IX : Emoluments, indemnités et droits alloués aux huissiers et témoins

>>>>> Section 1 : Huissiers de justice.

>>>>> Section 2 : Témoins.

>>> Titre II : Conflits collectifs

>>>> Chapitre III : Conciliation

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Compétence et siège des commissions de conciliation.

>>>>> Section 3 : Composition des commissions de conciliation

>>>>> Section 4 : Fonctionnement des commissions de conciliation.

>>>>> Section 5 : Commissions de conciliation dans les professions agricoles.

>>>> Chapitre IV : Médiation

>>>>> Section 1 : Procédure de médiation.

>>>>> Section 2 : Etablissement des listes de médiateurs.

>>>>> Section 3 : Procédure de médiation dans les professions agricoles.

>>>> Chapitre V : Arbitrage

>>>>> Section 1 : L’arbitre.

>>>>> Section 2 : La Cour supérieure d’arbitrage

>>>>>> Sous-section 1 : Organisation de la Cour supérieure d’arbitrage.

>>>>>> Sous-section 2 : Introduction, instruction et jugement des recours.

>>> Titre III : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Conflits individuels - Conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre II : Conflits collectifs

>>>>> Section 1 : Conciliation

>>>>> Section 2 : Exécution des sentences arbitrales et des accords intervenus au cours de procédures de conciliation ou de médiation.

>> Livre VI : Contrôle de l’application de la législation et de la réglementation du travail

>>> Titre Ier : Services de contrôle

>>>> Chapitre Ier : Inspection du travail.

>>> Titre II : Obligations des employeurs.

>>> Titre III : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Services de contrôle

>>>> Chapitre II : OBLIGATIONS DES EMPLOYEURS

>> Livre VII : Dispositions particulières à certaines professions

>>> Titre Ier : Energie - Industries extractives

>>>> Chapitre Ier : Mines et carrières

>>>>> Section 1 : Conditions de travail.

>>>>> Section 2 : Hygiène et sécurité

>>>>>> Paragraphe 1 : Application des articles L. 231-8 et L. 231-9.

>>>>>> Paragraphe 2 : Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

>>>> Chapitre II : Délégués mineurs

>>>>> Section 1 : Délégués mineurs du fond

>>>>>> Paragraphe 1 : Fonctions des délégués mineurs.

>>>>>> Paragraphe 2 : Circonscriptions.

>>>>>> Paragraphe 3 : Elections.

>>>>>> Paragraphe 4 : Dispositions spéciales.

>>>>> Section 2 : Délégués mineurs de la surface

>>>>>> Paragraphe 1 : Fonctions des délégués mineurs de la surface.

>>>>>> Paragraphe 2 : Circonscriptions.

>>>>>> Paragraphe 3 : Elections.

>>>>>> Paragraphe 4 : Dispositions spéciales.

>>>>> Section 3 : Dispositions communes aux délégués mineurs du fond et aux délégués de la surface

>>>>>> Paragraphe 1 : Généralités.

>>>>>> Paragraphe 2 : Application de l’alinéa final de l’article L. 712-13.

>>>> Chapitre III : Industries électriques et gazières

>>>>> Section 1 : Extension des accords professionnels

>>>>> Section 2 : Commission supérieure nationale du personnel des industries électriques et gazières

>>>>> Section 3 : Mesures nécessaires à l’application du statut national du personnel

>>> Titre II : Industries de transformation et d’élaboration

>>>> Chapitre Ier : Travailleurs à domicile

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Contrat de travail.

>>>>> Section 3 : Salaires.

>>>>> Section 4 : Règlement des litiges.

>>>>> Section 5 : Dispositions spéciales à l’agriculture.

>>>>> Section 6 : Hygiène et sécurité.

>>>> Chapitre II : Moyens de constater les conventions relatives aux salaires en matière de tissage, de bobinage, de coupe du velours de coton, de teinture, de blanchiment et apprêts des étoffes

>>>>> Section 1 : Tissage et bobinage.

>>>>> Section 2 : Coupe du velours de coton, teinture, blanchiment et apprêts des étoffes

>>> Titre III : Bâtiment et travaux publics

>>>> Chapitre Ier : Indemnisation des travailleurs du bâtiment et des travaux publics privés d’emploi par suite d’intempéries.

>>> Titre IV : Transports et télécommunications.

>>>> Chapitre II : Marins.

>>>>> Section 1 : Conventions relatives au travail.

>>>>>> Paragraphe 1 : Conventions et accords collectifs de travail.

>>>>> Section 2 : Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail des entreprises d’armement maritime

>>>>>> Sous-section 1 : Entreprises occupant au moins cinquante salariés.

>>>>>> Sous-section 2 : Entreprises occupant moins de cinquante salariés.

>>>>>> Sous-section 3 : Dispositions diverses.

>>>>> Section 4 : Règlements des conflits collectifs du travail

>>>>>> Paragraphe 1 : Conciliation.

>>>>>> Paragraphe 2 : Médiation.

>>>>>> Paragraphe 3 : Arbitrage.

>>>>> Section 5 : Contrôle.

>>>>> Section 6 : Aide publique aux marins privés d’emploi.

>>>>> Section 7 : Contrôle de l’embauche des marins

>>>> Chapitre III : Personnels des entreprises de manutention des ports

>>>>> Section 2 : Participation des salariés des entreprises de manutention des ports maritimes aux fruits de l’expansion.

>>>>> Section 3 : Amélioration des conditions de travail

>>>>>> Paragraphe 1 : Commission paritaire spéciale.

>>> Titre V : Voyageurs, représentants et placiers du commerce et de l’industrie.

>>> Titre VI : Journalistes, artistes, mannequins

>>>> Chapitre Ier : Journalistes professionnels

>>>>> Section 2 : Résiliation de contrat.

>>>>> Section 3 : Rémunération et congés.

>>>>> Section 4 : Carte d’identité professionnelle

>>>>>> Paragraphe 1 : Carte d’identité de journaliste professionnel.

>>>>>> Paragraphe 2 : Carte d’identité de journaliste professionnel honoraire

>>>> Chapitre II : Artistes, auteurs, compositeurs, gens de lettres

>>>>> Section 2 : Artistes du spectacle

>>>>>> Paragraphe 3 : Placement.

>>>> Chapitre III : Mannequins

>>>>> Section 1 : Règles applicables au contrat de travail liant le mannequin à l’agence et au contrat de mise à disposition conclu entre l’agence de mannequins et l’utilisateur

>>>>> Section 2 : Règles applicables à la garantie financière exigée des agences de mannequins et à la substitution de l’utilisateur à l’agence de mannequins en cas de défaillance de celle-ci

>>>>>> Sous-section 1 : Garantie financière exigée des agences de mannequins

>>>>>> Sous-section 2 : Substitution de l’utilisateur à l’agence de mannequins en cas de défaillance de celle-ci

>>>>> Section 3 : Règles applicables à la licence d’agence de mannequins

>>> Titre VII : Concierges et employés d’immeubles à usage d’habitation, employés de maison

>>>> Chapitre Ier : Congés annuels.

>>>> Chapitre II : Litiges nés du contrat de travail.

>>>> Chapitre III : Surveillance médicale

>>>>> Section 1 : Organisation de la surveillance médicale.

>>>>> Section 2 : Examens médicaux.

>>> Titre IX : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Energie, industries extractives

>>>>> Section 1 : Mines et carrières.

>>>>> Section 2 : Délégués mineurs.

>>>> Chapitre II : Industries de transformation

>>>>> Section 1 : Travailleurs à domicile

>>>>> Section 2 : Moyens de constater les conventions relatives aux salaires en matière de tissage, bobinage, de coupe de velours, de coton, de teinture, blanchiment et apprêts des étoffes

>>>> Chapitre III : Bâtiment et travaux publics.

>>>> Chapitre V : Voyageurs, représentants et placiers.

>>>> Chapitre VI : Journalistes, artistes, mannequins

>>>>> Section 1 : Journalistes professionnels.

>>>>> Section 2 : Artistes, auteurs, compositeurs, gens de lettres.

>>>> Chapitre VII : Concierges et employés d’immeubles à usage d’habitation, employés de maison.

>>>> Chapitre VIII : Dispositions relatives à certaines catégories de travailleurs et d’entreprises (Halles de Paris)

>> Livre VIII : Dispositions spéciales aux départements d’outre-mer

>>> Titre Ier : Conventions relatives au travail

>>>> Chapitre Ier : Parrainage

>>>> Chapitre II : Titre de travail simplifié

>>>> Chapitre IV : Salaires

>>>>> Section 2 : Rémunération mensuelle minimale

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales

>>>>>>> Paragraphe 1 : Allocation complémentaire versée au salarié

>>>>>>> Paragraphe 2 : Remboursement par l’Etat

>>>>>> Sous-section 2 : Dispositions particulières à certaines catégories de travailleurs

>>> Titre II : Réglementation du travail

>>>> Chapitre II : Médecine du travail.

>>>>> Section 1 : Des services médicaux du travail d’entreprise ou d’établissement

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Sous-section 2 : Services médicaux du travail interétablissements d’entreprise.

>>>>>> Sous-section 3 : Déclarations de création - Agrément des services médicaux - Contrôle.

>>>>> Section 2 : Des services médicaux du travail interentreprises

>>>>>> Sous-section 1 : Organisation et fonctionnement.

>>>>>> Sous-section 2 : Approbation des décisions fixant la compétence géographique ou professionnelle et agrément des secteurs médicaux - Contrôle.

>>>>> Section 3 : Dispositions diverses.

>>>>> Section 4 : Des personnels des services médicaux du travail

>>>>>> Sous-section 1 : Des médecins du travail

>>>>>> Sous-section 2 : Des infirmiers, infirmières et secrétaires médicaux.

>>>>>> Sous-section 3 : Des secouristes

>>>>> Section 5 : Des missions des services médicaux du travail

>>>>>> Sous-section 1 : Action sur le milieu du travail.

>>>>>> Sous-section 2 : Examens médicaux.

>>>>>> Sous-section 3 : Documents médicaux.

>>> Titre III : Placement et emploi

>>>> Chapitre préliminaire : Dispositions particulières à la main-d’oeuvre étrangère à Saint-Pierre-et-Miquelon

>>>> Chapitre Ier : Dispositions relatives aux contrats d’accès à l’emploi

>>>> Chapitre Ier bis : Dispositions relatives à l’aide à un projet initiative-jeune dans les départements d’outre-mer et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon

>>>> Chapitre Ier ter : Aide à la création d’emplois

>>>> Chapitre Ier quater : Dispositions relatives à l’aide à la réinsertion professionnelle dans les départements d’outre-mer et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon

>>>> Chapitre II : Travail clandestin.

>>>> Chapitre III : Garantie de ressources des travailleurs sans emploi.

>>>> Chapitre IV : Agence nationale pour l’emploi.

>>>> Chapitre V : Fonds pour l’emploi dans les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Mayotte

>>>>> Section 1 : Ressources et dépenses

>>>>> Section 2 : Composition du comité directeur

>>>>> Section 3 : Attributions du comité directeur

>>>>> Section 4 : Organisation et fonctionnement du comité directeur

>>> Titre V : Conflits du travail

>>>> Chapitre Ier : Conflits individuels - Conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre II : Règlement des conflits collectifs

>>> Titre VIII : Pénalités

>>>> Chapitre Ier : Conventions relatives au travail

>>>> Chapitre II : Réglementation du travail

>>>> Chapitre III : Placement et emploi

>> Livre IX : De la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente

>>> Titre préliminaire

>>> Titre Ier : Coordination de la politique de formation professionnelle et de promotion sociale.

>>> Titre II : Des conventions et des contrats de formation professionnelle

>>>> Chapitre Ier : Déclaration préalable et bilan pédagogique et financier.

>>>> Chapitre II : Règlement intérieur des organismes de formation applicable aux stagiaires

>>>>> Section 1 : Elaboration du règlement intérieur

>>>>> Section 2 : Règlement intérieur et droit disciplinaire

>>>>> Section 3 : Règlement intérieur et représentation des stagiaires

>>>> Chapitre III : Obligations comptables des dispensateurs de formation de droit privé

>>> Titre III : Des droits individuels et des droits collectifs des salariés en matière de formation

>>>> Chapitre Ier : De la promotion individuelle et du congé de formation

>>>>> Section 1 : Dispositions communes.

>>>>> Section 2 : Dispositions spéciales au congé de l’article L. 931-29

>>>>> Section 3 : Dispositions spéciales aux priorités prévues au troisième alinéa de l’article L. 931-8-2

>>>>> Section 4 : Dispositions spéciales aux priorités prévues au 3e alinéa de l’article L. 931-17

>>>>> Section 5 : Dispositions spéciales relatives au congé de bilan de compétences

>>>>> Section 6 : Dispositions spéciales relatives au congé pour validation des acquis de l’expérience

>>> Titre IV.

>>>> Chapitre Ier : Dispositions relatives aux titulaires d’un livret d’épargne institué par l’article 80 de la loi n° 76-1232 du 29 décembre 1976

>>>> Chapitre II : Aide de l’Etat au remplacement de certains salariés en formation

>>> Titre V : De la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue

>>>> Section 1 : Champ d’application de la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue.

>>>> Section 2 : Dépenses consacrées par les employeurs au développement de la formation professionnelle continue

>>>>> Paragraphe 1 : Actions de formation

>>>>> Paragraphe 2 : Bilans de compétences

>>>>> Paragraphe 3 : Validation des acquis de l’expérience.

>>>>> Paragraphe 4 : Dispositions diverses

>>>> Section 3 : Consultation du comité d’entreprise.

>>>> Section 4 : Déclaration relative à la participation au développement de la formation professionnelle continue des employeurs occupant au minimum dix salariés

>>>> Section 5 : Déclaration relative à la participation au développement de la formation professionnelle continue des employeurs occupant moins de dix salariés

>>>> Section 6 : Des engagements de développement de la formation.

>>>> Section 7 : Des conditions de fonctionnement des organismes collecteurs de la contribution des employeurs occupant moins de dix salariés au titre du quatrième alinéa de l’article L. 952-1

>>>> Section 8 : De la participation des travailleurs indépendants, des membres des professions libérales et des professions non salariées au développement de la formation professionnelle continue

>>>> Section 9 : De la participation des chefs d’exploitation ou d’entreprises agricoles au développement de la formation professionnelle continue

>>>> Section 10 : De la participation des travailleurs indépendants, des chefs d’entreprise de la pêche maritime et des chefs d’entreprise des cultures marines autres que ceux relevant de la section IX au développement de la formation professionnelle continue

>>> Titre VI : Des aides financières accordées aux stagiaires de formation professionnelle et de leur protection sociale

>>>> Chapitre Ier : Des aides financières accordées aux stagiaires de formation professionnelle

>>>>> Section 1 : Stages ouvrant droit à rémunération.

>>>>> Section 2 : Modalités de calcul et de versement des rémunérations

>>>>>> Paragraphe 1 : Rémunérations versées aux stagiaires.

>>>>>> Paragraphe 2 : Application des dispositions de l’article L. 961-4.

>>>>>> Paragraphe 3 : Dispositions communes.

>>>> Chapitre II : De la protection sociale des stagiaires de la formation professionnelle.

>>>> Chapitre III : Remboursement des frais de transport exposés par les stagiaires et dispositions diverses

>>>>> A - Remboursement des frais de transport.

>>>>> B - Dispositions diverses.

>>>> Chapitre IV : Organismes collecteurs des fonds de la formation professionnelle continue

>>>>> Paragraphe 1 : Agrément des organismes collecteurs paritaires

>>>>> Paragraphe 2 : Dispositions communes aux organismes collecteurs paritaires agréés

>>>>> Paragraphe 3 : Dispositions relatives aux fonds d’assurance formation

>>>>> Paragraphe 4 : Dispositions relatives aux organismes paritaires agréés au titre des contrats ou des périodes de professionnalisation et du droit individuel à la formation

>>>>> Paragraphe 5 : Dispositions relatives aux organismes collecteurs paritaires agréés au titre du congé individuel de formation

>>>>> Paragraphe 6 : Dispositions relatives au fonds national prévu à l’article L. 961-13

>>> Titre VII : Modalités d’application des articles L. 970-1, L. 970-2, L. 970-3

>>>> Section 1 : Modalités d’application des dispositions de l’article L. 970-1.

>>>> Section 2 : Modalités d’application des dispositions de l’article L. 970-2.

>>>>> Sous-section 1 : Actions de formation organisées à l’initiative de l’administration en vue de la formation professionnelle continue des fonctionnaires.

>>>>> Sous-section 2 : Cycles de formation, stages ou autres actions offerts ou agréés par l’administration en vue de la préparation aux concours administratifs.

>>>>> Sous-section 3 : Actions de formation choisies par les fonctionnaires en vue de leur formation personnelle.

>>>> Section 3 : Modalités d’application de l’article L. 970-3.

>>>>> Sous-section 1 : Actions de formation organisées à l’initiative de l’administration.

>>>>> Sous-section 2 : Participation des agents non titulaires aux cycles ou stages offerts ou agréés par l’administration en vue de la préparation aux concours administratifs et aux examens professionnels.

>>>>> Sous-section 3 : Actions choisies par les agents non titulaires en vue de leur formation personnelle.

>>>>> Sous-section 4 : Participation des agents ayant quitté l’administration à des stages de formation professionnelle continue.

>>> Titre VIII : Des contrats et des périodes de professionnalisation

>>>> Chapitre Ier : Contrats de professionnalisation

>>> Titre IX : Dispositions relatives au contrôle de la formation professionnelle continue et dispositions particulières aux départements d’outre-mer

>>>> Chapitre Ier : Du contrôle de la formation professionnelle continue

>>>> Chapitre II : Dispositions particulières aux départements d’outre-mer

>>>>> Section 1 : Application des dispositions des articles L. 930-1 à L. 930-2 et L. 950-1 à L. 950-10.

>>>>> Section 2 : Remboursement des frais de transport exposés par les stagiaires.

> Partie réglementaire ancienne - Décrets simples

>> Livre Ier : Conventions relatives au travail

>>> Titre Ier : Contrats d’apprentissage - Dispositions applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 1972

>>>> Chapitre VIII : Indemnité compensatrice forfaitaire versée aux employeurs d’apprentis

>>> Titre Ier : Contrats d’apprentissage

>>>> Dispositions applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 1972

>>>>> Chapitre VII : Salaire de l’apprenti.

>>> Titre II : CONTRAT DE TRAVAIL

>>>> Chapitre II : REGLES PROPRES AU CONTRAT DE TRAVAIL

>>>>> Section 1 : CONTRAT DE TRAVAIL A DUREE DETERMINEE.

>>>>> Section 2 : Résiliation du contrat de travail à durée indéterminée.

>>>>> Section 5 : Protection de la maternité et éducation des enfants

>>>> Chapitre III : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes

>>>> Chapitre IV : Travail temporaire.

>>>> Chapitre IX : Services aux personnes

>>>>> Section 1 : Chèque-service

>>>>> Section 2 : Conditions d’agrément des associations et des entreprises de services aux personnes

>>> Titre IV : Salaire

>>>> Chapitre Ier : Salaire minimum de croissance - Rémunération mensuelle minimale

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Dispositions spéciales à certains salariés dont la rémunération est, de manière habituelle, constituée pour partie par la fourniture de la nourriture ou du logement.

>>>>> Section 3 : Dispositions spéciales aux salariés agricoles.

>>>> Chapitre II : Rémunération des heures supplémentaires - Primes de transport - Conversion de certains avantages en nature.

>>>> Chapitre III : PAIEMENT DU SALAIRE

>>>>> SECTION 2 : PRIVILEGES ET GARANTIES DE LA CREANCE DE SALAIRE .

>> Livre II : Réglementation du travail

>>> Titre Ier : Conditions du travail

>>>> Chapitre Ier : Age d’admission.

>>>> Chapitre II : DUREE DU TRAVAIL

>>>>> SECTION 1 : RECUPERATION DES HEURES PERDUES.

>>>>> SECTION 2 : TRAVAIL A TEMPS CHOISI.

>>>>> Section 3 : Repos compensateur en matière d’heures supplémentaires de travail.

>>>>> Section 4 : Durée quotidienne du travail.

>>>>> Section 5 : Contrôle de la durée du travail

>>>>> Section 6 : Contingent d’heures supplémentaires

>>> Titre II : Repos et congés

>>>> Chapitre préliminaire : Repos quotidien

>>>> Chapitre III : Congés annuels.

>>>> Chapitre V : Congés non rémunérés

>>> Titre III : Hygiène et sécurité

>>>> Chapitre III : Sécurité.

>> Livre III : Placement et emploi

>>> Titre Ier : Placement

>>>> Chapitre Ier : Service public du placement.

>>> Titre II : Emploi

>>>> Chapitre Ier : Contrôle de l’emploi.

>>>> Chapitre II : Fonds national de l’emploi.

>>>>> Section 2 : Insertion des jeunes dans la vie sociale.

>>>>> Section 3 : Chômage partiel et temps réduit indemnisé de longue durée

>>>>> Section 4 : Insertion des bénéficiaires du revenu minimum d’activité.

>>>> Chapitre III : Dispositions régissant l’emploi de certaines catégories de travailleurs

>>>>> Section 1 : Obligation d’emploi des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés

>>>>>> Sous-section 1 : Entreprises qui se créent ou qui franchissent le seuil d’assujettissement à l’obligation d’emploi.

>>>>>> Sous-section 2 : Modalités de décompte des catégories de bénéficiaires.

>>>>>> Sous-section 3 : Salariés occupant des emplois qui relèvent des catégories d’emplois exigeant des conditions d’aptitude particulières, non décomptés dans l’effectif des salariés visé au premier alinéa de l’article L. 323-1.

>>>>> Section 2 : Travailleurs handicapés

>>>>>> Sous-section 1 : Dispositions générales.

>>>>>> Sous-section 2 : Réadaptation, rééducation, formation professionnelle et réentraînement au travail.

>>>>>> Sous-section 3 : Priorité d’emploi et de placement des travailleurs handicapés.

>>>>>> Sous-section 4 : Travail protégé.

>>>>> Section 3 : Emploi obligatoire des pères de famille.

>>>> Chapitre IV : Cumuls d’emplois et travail clandestin.

>>> Titre III : Agence nationale pour l’emploi.

>>> Titre IV : Main-d’oeuvre étrangère et protection de la main-d’oeuvre nationale

>>>> Chapitre Ier : Dispositions spéciales à la main-d’oeuvre étrangère

>>>>> Section 1 : Travailleurs étrangers.

>>>> Chapitre II : Protection de la main-d’oeuvre nationale.

>>> Titre V : Travailleurs privés d’emploi

>>>> Chapitre Ier : Garanties de ressources des travailleurs privés d’emploi

>>>>> Section 1 : Privation totale d’emploi.

>>>>> Section 2 : PRIVATION PARTIELLE D’EMPLOI.

>>>> Chapitre II : Régime des accords conclus entre employeurs et travailleurs et relatifs aux allocations d’assurance à des travailleurs privés d’emploi.

>> Livre IV : Les groupements professionnels, la représentation, la participation et l’intéressement des salariés

>>> Titre Ier : Les syndicats professionnels

>>>> Chapitre II : Exercice du droit syndical dans les entreprises.

>>> Titre III : Les comités d’entreprise

>>>> Chapitre II : Attributions et pouvoirs

>>>> Chapitre V : Comité d’établissement et comité central d’entreprise.

>>>> Chapitre VII : Amélioration des conditions de travail.

>>>> Chapitre IX : Comité de groupe.

>>> Titre IV : Intéressement et participation

>>>> Chapitre II : Participation des salariés aux fruits de l’expansion des entreprises.

>> Livre V : Conflits du travail

>>> Titre Ier : Conflits individuels - Conseils de prud’hommes

>>>> Chapitre IV : Statut des conseillers prud’hommes.

>>>> Chapitre VII : Compétence des conseils de prud’hommes.

>>>> Chapitre X : Dépenses des conseils de prud’hommes.

>>> Titre II : Conflits collectifs

>>>> Chapitre IV : Médiation.

>> Livre VI : Contrôle de l’application de la législation et de la réglementation du travail

>>> Titre Ier : Services de contrôle

>>>> Chapitre Ier : Inspection du travail.

>>>> Chapitre II : Inspection médicale du travail.

>>> Titre II : Obligations des employeurs.

>> Livre VII : Dispositions particulières à certaines professions

>>> Titre Ier : Energie - Industries extractives

>>>> Chapitre Ier : Mines et carrières

>>>>> Section 2 : Hygiène et sécurité - Services médicaux.

>>>>>> Paragraphe 1 : Organisation générale.

>>>>>> Paragraphe 2 : Obligations des médecins du travail.

>>>>>> Paragraphe 3 : Personnel - Locaux et matériels.

>>>>>> Paragraphe 4 : Incompatibilités.

>>>>>> Paragraphe 5 : Qualification des médecins du travail

>>>>>> Paragraphe 6 : Dispositions diverses.

>>>> Chapitre II : Délégués mineurs.

>>> Titre III : Bâtiment et travaux publics

>>>> Chapitre II : Congés payés des professions du bâtiment et des travaux publics.

>>> Titre IV : Transports et télécommunications

>>>> Chapitre Ier : Travailleurs intermittents des transports : congés payés.

>>>> Chapitre II : Marins

>>>>> Section 1 : Conventions relatives au travail

>>>>>> Paragraphe 2 : Salaires.

>>>>> Section 2 : Groupements professionnels, participation, intéressement : comités d’entreprise.

>>>>> Section 3 : Règlement des conflits collectifs de travail

>>>>>> Paragraphe 2 : Médiation.

>>>> Chapitre III : Personnels des entreprises de manutention des ports : congés payés.

>>>> Chapitre IV : Personnel des établissements portuaires : repos compensateur en matière d’heures supplémentaires de travail.

>>> Titre V : Voyageurs, représentants et placiers.

>>> Titre VI : Journalistes, artistes, mannequins

>>>> Chapitre II : Artistes, compositeurs, gens de lettres

>>>>> Section 2 : Artistes du spectacle : congés payés.

>>> Titre VII : Concierges et employés d’immeubles à usage d’habitation, employés de maison

>>>> Chapitre Ier : Surveillance médicale.

>>>> Chapitre III : Assistantes et assistants maternels

>>>>> Section 1 : Dispositions générales.

>>>>> Section 2 : Dispositions spéciales aux assistantes et assistants maternels employés par des personnes morales de droit privé

>>> Titre VIII : Dispositions relatives à certaines catégories de travailleurs et d’entreprises

>>>> Chapitre III : Halles centrales de Paris.

>> Livre VIII : Dispositions spéciales aux départements d’outre-mer

>>> Titre Ier : Conventions relatives au travail

>>>> Chapitre Ier : Apprentissage

>>>> Chapitre III : Conventions collectives

>>>> Chapitre IV : Salaire

>>>>> Section 1 : Salaire minimum de croissance.

>>>>> Section 2 : Règles particulières à la répartition des pourboires.

>>> Titre III : Placement et emploi

>>>> Chapitre Ier : Dispositions relatives aux contrats d’accès à l’emploi

>>>> Chapitre II : Soutien à l’emploi des jeunes en entreprise

>>> Titre VI : Contrôle de l’application de la législation et de la réglementation du travail

>>>> Chapitre Ier : Inspection du travail.

>>> Titre VII : Dispositions particulières à certaines professions

>>>> Chapitre Ier : Journalistes professionnels.

>> Livre IX : De la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente

>>> Titre Ier : Des institutions de la formation professionnelle

>>>> Chapitre Ier : Attributions, composition et fonctionnement des comités de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi

>>>>> Section 1 : Attributions, composition et modalités de fonctionnement des comités de coordination régionaux de l’emploi et de la formation professionnelle.

>>>>> Section 2 : Attributions, composition et fonctionnement des comités départementaux de l’emploi.

>>>> Chapitre II : Dispositions spéciales aux régions d’outre-mer et à Saint-Pierre-et-Miquelon

>>>>> Section 1 : Régions d’outre-mer

>>>>> Section 2 : Saint-Pierre-et-Miquelon

>>> Titre II : Des conventions et des contrats de formation professionnelle

>>> Titre III : Des droits individuels et des droits collectifs des salariés en matière de formation

>>>> Chapitre Ier : Modalités de restitution aux employeurs du versement visé à l’article L. 931-20 du code du travail

>>>> Chapitre II : Des droits collectifs des salariés

>>>> Chapitre III : De l’allocation de formation

>>> Titre IV : De l’aide de l’Etat.

>>> Titre V : De la participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue.

>>> Titre VIII : Des contrats et des périodes de professionnalisation

>>>> Chapitre Ier : Contrats d’insertion en alternance

>>>>> Section 1 : Contrat de qualification

>>>>> Section 2 : Contrat d’orientation

>>>>> Section 3 : Contrat d’adaptation

>>>>> Section 4 : Dispositions financières

>>>>> Section 5 : Aide de l’Etat pour l’accompagnement personnalisé vers l’emploi de jeunes recrutés par les groupements d’employeurs en contrat d’orientation ou en contrat de qualification

> Annexes

>> Livre 5 : Conflits du travail

>>> Titre 1 : Conflits individuels - Conseils de prud’hommes

>>>> Chapitre 3 : Election des prud’hommes

>>>>> Section 1 : Electorat, éligibilité et établissement des listes électorales

>>>>>> Paragraphe 1 : Electorat

>>>>>>> ANNEXE II TABLEAU DES ACTIVITES RELEVANT DE LA SECTION DU COMMERCE ET DES SERVICES COMMERCIAUX (NAF)

>>>>> SECTION 1 : ELECTORAT

>>>>>> PARAGRAPHE 1 : ELECTORAT ANNEXE I TABLEAU DES ACTIVITES RELEVANT DE LA SECTION DE L’INDUSTRIE (NAF)

>> Livre 2 : Réglementation du travail

>>> Titre 3 : Hygiène et sécurité

>>>> Chapitre 3 : Sécurité

>>>>> Section 8 : Règles techniques de conception et de construction et procédures de certification de conformité applicables aux équipements de travail visés aux 1°, 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83 et aux composants de sécurité visés à l’article R. 233-83-2 faisant l’objet d’une des opérations mentionnées au II de l’article L. 233-5

>>>>>> Sous-section 1 : Règles techniques applicables aux équipements de travail visés aux 1°, 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83 et aux composants de sécurité visés à l’article R. 233-83-2, neufs ou considérés comme neufs

>>>>>>> Annexe 1 définissant les règles techniques de conception et de construction prévues par l’article R. 233-84

>>>>>>>> 1. Règles générales applicables aux machines neuves ou considérées comme neuves visées au 1 de l’article R. 233-83

>>>>>>>> 2. Règles techniques supplémentaires applicables à certaines catégories de machines neuves ou considérées comme neuves visées au 1° de l’article R. 233-83

>>>>>>>> 3. Règles techniques de prévention des risques liés à la mobilité des machines

>>>>>>>> 4. Règles techniques de prévention des risques liés au levage de charges par les machines, quelle que soit leur énergie motrice

>>>>>>>> 6. Règles techniques de prévention des risques liés au levage ou au déplacement de personnes par les machines, quelle que soit leur énergie motrice

>>>>>>>> 7. Règles techniques applicables aux machines neuves ou considérées comme neuves destinées à être utilisées en atmosphère explosible

>>>>>>>> 8. Règles techniques applicables aux accessoires de levage, composants d’accessoires de levage, chaînes, câbles et sangles de levage à la longueur, neufs ou considérés comme neufs, respectivement visés aux 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83

>>>>>>>> 9. Autres règles techniques applicables aux composants de sécurité neufs ou considérés comme neufs visés à l’article R. 233-83-2

>>>>>> Sous-section 1 : Règles techniques applicables aux équipements de travail visés aux 1°, 3°, 4° et 5° de l’article R. 233-83 et aux composants de sécurité visés l’article R. 233-83-2, neufs ou considérés comme neufs

>>>>>>> Annexe 1 définissant les règles techniques de conception et de construction prévues par l’article R. 233-84

>>>>>>>> 5. Règles techniques applicables aux machines neuves ou considérées comme neuves destinées à être utilisées dans des travaux souterrains

>>>>> Section 10 : Règles techniques de conception et de fabrication et procédures de certification de conformité applicables aux équipements de protection individuelle

>>>>>> Sous-section 1 : Règles techniques applicables aux équipements de protection individuelle neufs ou considérés comme neufs

>>>>>>> Annexe 2 définissant les règles techniques de conception et de fabrication prévues par l’article R. 233-151

>>>>>>>> 1. Règles générales applicables à tous les équipements de protection individuelle

>>>>>>>> 2. Règles supplémentaires communes à plusieurs genres ou types d’équipements de protection individuelle

>>>>>>>> 3. Règles supplémentaires spécifiques aux risques à prévenir

>> Livre 4 : Les groupements professionnels, la représentation, la participation et l’intéressement des salariés

>>> Titre 3 : Les comités d’entreprise

>>>> Chapitre 8 : Bilan social

>>>>> Liste des informations figurant dans le bilan social, prévues à l’article L. 438-4.

Partie législative ancienne

Livre Ier : Conventions relatives au travail

Titre Ier : Contrat d’apprentissage - Dispositions applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 1972

Chapitre V : Généralités.

Article L115-1

L’apprentissage concourt aux objectifs éducatifs de la nation.

L’apprentissage est une forme d’éducation alternée. Il a pour but de donner à des jeunes travailleurs, ayant satisfait à l’obligation scolaire, une formation générale, théorique et pratique, en vue de l’obtention d’une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, dans les conditions prévues à l’article L. 335-6 du code de l’éducation.

L’apprentissage fait l’objet d’un contrat conclu entre un apprenti ou son représentant légal et un employeur. Il associe une formation dans une ou plusieurs entreprises, fondée sur l’exercice d’une ou plusieurs activités professionnelles en relation directe avec la qualification objet du contrat et, sous réserve des dispositions de l’article L. 116-1-1, des enseignements dispensés pendant le temps de travail dans un centre de formation d’apprentis. Le contenu des relations conventionnelles qui lient l’employeur et la ou les entreprises d’un Etat membre de la Communauté européenne susceptibles d’accueillir temporairement l’apprenti est fixé par le décret mentionné à l’article L. 119-4.

Les enseignements mentionnés à l’alinéa précédent peuvent être également dispensés dans un établissement d’enseignement public ou privé sous contrat ou dans des établissements de formation et de recherche relevant d’autres ministères :

1° Soit au sein d’une section d’apprentissage créée dans les conditions prévues par une convention, dont le contenu est fixé par décret, conclue entre cet établissement, toute personne morale visée au premier alinéa de l’article L. 116-2 et la région ;

2° Soit au sein d’une unité de formation par apprentissage créée dans le cadre d’une convention dont le contenu est fixé par décret entre cet établissement et un centre de formation d’apprentis créé par convention selon les dispositions de l’article L. 116-2, notamment entre une région et une association constituée au niveau régional par une organisation professionnelle ou interprofessionnelle, une chambre régionale de commerce et d’industrie, une chambre régionale de métiers, une chambre régionale d’agriculture ou un groupement d’entreprises en vue de développer les formations en apprentissage. La création de cette association est subordonnée à un avis favorable motivé du comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle.

Les conventions mentionnées aux cinquième et sixième alinéas sont passées avec les établissements en application du plan régional de développement des formations professionnelles des jeunes mentionné à l’article L. 214-13 du code de l’éducation.

Les dispositions du chapitre VI ci-dessous sont applicables à ces établissements à l’exception des articles L. 116-7 et L. 116-8. Les articles L. 116-5 et L. 116-6 ne sont pas applicables aux personnels de l’Etat concourant à l’apprentissage dans ces établissements.

Article L115-2

La durée du contrat d’apprentissage est au moins égale à celle du cycle de formation qui fait l’objet du contrat. Elle peut varier, sous réserve des dispositions de l’article L. 117-9, entre un et trois ans ; elle est fixée dans les conditions prévues par le décret mentionné à l’article L. 119-4, en fonction du type de profession et du niveau de qualification préparés.

Cette durée peut être adaptée pour tenir compte du niveau initial de compétence de l’apprenti. Elle est alors fixée par les cocontractants en fonction de l’évaluation des compétences et après autorisation du service de l’inspection de l’apprentissage compétent mentionné à l’article L. 119-1. Dans le cas de l’enseignement supérieur, l’autorisation du service de l’inspection de l’apprentissage est facultative si un avis favorable a été émis par le président d’université ou le chef d’établissement d’enseignement supérieur.

L’évaluation des compétences mentionnée à l’alinéa précédent est obligatoire et préalable à la signature du contrat lorsque la date du début de l’apprentissage se situe en dehors de la période mentionnée à l’article L. 117-13.

Par dérogation aux dispositions du premier alinéa, la durée du contrat peut varier entre six mois et un an lorsque la formation a pour objet l’acquisition d’un diplôme ou d’un titre :

a) De même niveau et en rapport avec un premier diplôme ou titre obtenu dans le cadre d’un précédent contrat d’apprentissage ;

b) De niveau inférieur à un diplôme ou titre déjà obtenu ;

c) Dont une partie a été obtenue par la validation des acquis de l’expérience ;

d) Dont la préparation a été commencée sous un autre statut.

Dans ces cas, le nombre d’heures de formation dispensées dans les centres de formation d’apprentis ne peut être inférieur à celui prévu au premier alinéa de l’article L. 116-3 calculé au prorata de la durée du contrat.

La durée du contrat peut être portée à quatre ans lorsque la qualité de travailleur handicapé est reconnue à l’apprenti dans les conditions prévues à l’article L. 323-10.

Les modalités de prise en compte de la durée prévue au deuxième alinéa dans les conventions visées à l’article L. 116-2 sont arrêtées, après avis du comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle, par le conseil régional lorsque celui-ci est signataire de la convention.

En cas d’obtention du diplôme ou du titre de l’enseignement technologique préparé, le contrat peut prendre fin, à l’initiative du salarié, avant le terme fixé initialement.

Tout jeune travailleur peut souscrire des contrats d’apprentissage successifs pour préparer des diplômes ou titres sanctionnant des qualifications différentes.

Lorsque l’apprenti a déjà conclu deux contrats successifs de même niveau, il doit obtenir l’autorisation du directeur du dernier centre de formation d’apprentis qu’il a fréquenté pour conclure un troisième contrat d’apprentissage du même niveau.

Il n’est exigé aucune condition de délai entre deux contrats.

Article L115-2-1

Afin de procéder à une première évaluation du déroulement de la formation et, le cas échéant, d’adapter cette dernière, l’apprenti est convié par le centre de formation d’apprentis, dans les deux mois suivant la conclusion du contrat d’apprentissage, à un entretien auquel participent l’employeur, le maître d’apprentissage, un formateur du centre de formation d’apprentis et, si besoin est, les parents de l’apprenti ou son représentant légal.

Article L115-3

Le contrat de travail à durée indéterminée peut, par accord entre le salarié et l’employeur, être suspendu pendant la durée d’un contrat d’apprentissage conclu avec le même employeur.

La durée de la suspension du contrat de travail est égale à la durée de la formation nécessaire à l’obtention de la qualification professionnelle recherchée, prévue au 1° de l’article L. 115-1.

Chapitre VI : Des centres de formation d’apprentis

Article L116-1

Les centres de formation d’apprentis dispensent aux jeunes travailleurs sous contrat d’apprentissage une formation générale. Celle-ci est associée à une formation technologique et pratique qui doit compléter la formation reçue en entreprise et s’articule avec elle.

Ils doivent, parmi leurs missions, développer l’aptitude à tirer profit d’actions ultérieures de formation professionnelle ou à poursuivre des études par les voies de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel ou technologique ou par toute autre voie.

Article L116-1-1

Par dérogation aux dispositions de l’article L. 116-1 :

Dans les cas visés aux alinéas ci-dessus, les centres de formation d’apprentis conservent la responsabilité administrative et pédagogique des enseignements dispensés.

Article L116-2

La création des centres de formation d’apprentis fait l’objet de conventions conclues avec l’Etat, dans le cas des centres à recrutement national, ou conclues avec la région, dans tous les autres cas, par les organismes de formation gérés paritairement par les organisations professionnelles d’employeurs et les syndicats de salariés, les collectivités locales, les établissements publics, les chambres de commerce et d’industrie, les chambres de métiers, les chambres d’agriculture, les établissements d’enseignement privés sous contrat, les organisations professionnelles ou interprofessionnelles représentatives d’employeurs, les associations, les entreprises ou leurs groupements, ou toute autre personne physique ou morale.

La demande de convention doit donner lieu à une décision dans un délai de six mois à compter du dépôt de la demande. En cas de réponse négative ou de dénonciation de la convention, la décision doit être motivée. Lorsque les conventions sont passées par l’Etat, la demande est portée devant le groupe permanent des hauts fonctionnaires mentionné à l’article L. 910-1 et la décision est prise après avis de la commission permanente du Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi. Lorsque les conventions sont passées par la région, la décision est prise après avis du comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle. Les mêmes procédures sont applicables en cas de dénonciation.

Les avis de la commission permanente du Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi ou du comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle portent notamment sur les garanties de tous ordres présentées par le projet et sur son intérêt eu égard aux besoins de la formation professionnelle dans la zone d’action considérée.

Les conventions créant les centres de formation d’apprentis à recrutement national doivent être conformes à une convention type arrêtée conjointement par les ministres intéressés. Les conventions créant les autres centres doivent être conformes à une convention type établie par la région, sous réserve des clauses à caractère obligatoire fixées par le décret prévu à l’article L. 119-4. Les conventions types sont définies après avis, selon le cas, de la commission permanente ou du comité régional mentionnés au deuxième alinéa ci-dessus. Les conventions créant les sections d’apprentissage mentionnées à l’article L. 115-1 doivent être conformes à une convention type établie par la région, sous réserve des clauses à caractère obligatoire fixées par le décret prévu à l’article L. 119-4.

Les conventions créant les centres de formation d’apprentis prévoient l’institution d’un conseil de perfectionnement dont la composition, le rôle et les attributions sont fixés par le décret prévu à l’article L. 119-4.

Article L116-3

La durée de la formation dispensée dans les centres de formation d’apprentis est fixée par la convention prévue à l’article L. 116-2, sans pouvoir être inférieure à 400 heures par an en moyenne sur les années d’application du contrat. Elle tient compte des exigences propres à chaque niveau de qualification et des orientations prévues par les conventions ou les accords de branches nationaux ou régionaux visés à l’article L. 133-6 après avis du comité de coordination des programmes régionaux d’apprentissage et de formation professionnelle continue.

Pour les apprentis dont l’apprentissage a été prolongé en application des dispositions de l’article L. 117-9, l’horaire minimum est fixé par la convention prévue à l’article L. 116-2, sans pouvoir être inférieur à 240 heures par an en cas de prolongation de l’apprentissage pour une durée d’une année, ce minimum pouvant être réduit à due proportion dans l’hypothèse d’une prolongation d’une durée inférieure.

Article L116-4

Les centres de formation d’apprentis sont soumis au contrôle pédagogique de l’Etat et au contrôle technique et financier de l’Etat pour les centres à recrutement national, de la région pour les autres centres.

Si ces contrôles révèlent des insuffisances graves ou des manquements aux obligations résultant du présent code et des textes pris pour son application, ou de la convention, celle-ci peut être dénoncée par l’Etat ou la région après mise en demeure non suivie d’effet.

Cette dénonciation entraîne la fermeture du centre. L’Etat ou la région peut imposer à l’organisme gestionnaire l’achèvement des formations en cours dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article L. 119-4 ci-après.

Le cas échéant, l’Etat ou la région peut désigner un administrateur provisoire chargé d’assurer, pour le compte de l’organisme gestionnaire, l’achèvement des formations en cours.

Article L116-5

Les membres du personnel de direction, d’enseignement et d’encadrement des centres de formation d’apprentis devront posséder des qualifications définies selon des règles fixées par le décret prévu à l’article L. 119-4. Les personnels dispensant des enseignements techniques et pratiques sont tenus, dans des conditions et selon des modalités définies par décret, d’effectuer périodiquement des stages pratiques en entreprise.

Les personnels mentionnés à l’alinéa ci-dessus, déjà en fonctions dans les cours professionnels ou organismes de formation d’apprentis publics ou privés existants, qui ne satisferont pas aux règles définies ci-dessus mais aux qualifications exigées avant le 1er juillet 1972, seront admis à exercer leurs fonctions dans les centres de formation issus des cours professionnels. Ce droit leur sera conféré par le comité départemental de l’emploi, sous réserve, le cas échéant, d’avoir à accomplir un stage de recyclage et de perfectionnement pédagogique organisé sous le contrôle des ministères compétents.

Des fonctionnaires et spécialement ceux des corps de l’enseignement public peuvent être détachés à temps plein dans des centres de formation d’apprentis.

Article L116-6

En cas de faute ou d’insuffisance professionnelle, ces personnels sont passibles de sanctions prononcées par les organismes responsables des centres.

Ils peuvent en outre être déférés par les autorités chargées d’exercer le contrôle technique et pédagogique de ces centres au comité départemental de l’emploi qui peut prononcer contre eux, sous réserve d’appel devant le conseil supérieur de l’éducation nationale, le blâme, la suspension à temps, l’interdiction d’exercer des fonctions dans les centres de formation d’apprentis.

La procédure visée à l’alinéa précédent n’est applicable ni aux agents fonctionnaires de l’Etat, ni aux agents titulaires des collectivités locales, ni aux établissements publics.

Article L116-7

Il est interdit, sous les peines prévues à l’article 71 du code de l’enseignement technique (1), de donner le nom de centre de formation d’apprentis à un établissement qui ne fait pas l’objet d’une convention répondant aux règles posées par le présent chapitre.

Est puni des mêmes peines, quiconque exerce des fonctions de direction, d’enseignement ou de formation dans un centre de formation d’apprentis, alors qu’il est sous le coup d’une des mesures de suspension ou d’interdiction prévues à l’article précédent.

Article L116-8

Sous réserve de ce qui est dit à l’article précédent, les centres de formation d’apprentis ne sont pas soumis aux dispositions du titre IV du code de l’enseignement technique (1).

Chapitre VII : Du contrat d’apprentissage

Section 1 : Définition et régime juridique.

Article L117-1

Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail de type particulier par lequel un employeur s’engage, outre le versement d’un salaire dans les conditions prévues par le présent titre, à assurer à un jeune travailleur une formation professionnelle méthodique et complète, dispensée pour partie en entreprise et pour partie en centre de formation d’apprentis. L’apprenti s’oblige, en retour, en vue de sa formation, à travailler pour cet employeur, pendant la durée du contrat, et à suivre la formation dispensée en centre de formation d’apprentis et en entreprise.

Article L117-2

Le contrat d’apprentissage est régi par les lois, règlements et conventions ou accords collectifs de travail applicables aux relations de travail entre employeurs et salariés dans la branche ou l’entreprise considérée, dans la mesure où [*condition*] ces textes et ces conventions ou accords collectifs de travail ne sont pas contraires aux dispositions du présent code et des textes pris pour son application.

Section 2 : Conditions du contrat.

Article L117-3

Nul ne peut être engagé en qualité d’apprenti s’il n’est âgé de seize ans au moins à vingt-cinq ans au début de l’apprentissage. Toutefois, les jeunes âgés d’au moins quinze ans peuvent souscrire un contrat d’apprentissage, s’ils justifient avoir effectué la scolarité du premier cycle de l’enseignement secondaire.

Il est dérogé à la limite d’âge supérieure prévue au premier alinéa dans les cas suivants :

1° Lorsque le contrat proposé fait suite à un contrat d’apprentissage précédemment souscrit et conduit à un niveau de diplôme supérieur à celui obtenu à l’issue du contrat précédent ;

2° Lorsqu’il y a eu rupture de contrat pour des causes indépendantes de la volonté de l’apprenti ou suite à une inaptitude physique et temporaire de celui-ci ;

3° Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne à laquelle la qualité de travailleur handicapé est reconnue et dont l’âge maximal, fixé par décret, ne peut être supérieur à trente ans ;

4° Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne qui a un projet de création ou de reprise d’entreprise dont la réalisation est subordonnée à l’obtention du diplôme ou titre sanctionnant la formation poursuivie.

Les conditions d’application de ces dérogations, notamment le délai maximum dans lequel le contrat d’apprentissage mentionné au 1° doit être souscrit après l’expiration du contrat précédent sont fixées par décret.

Article L117-4

Dans le cadre du contrat d’apprentissage, la personne directement responsable de la formation de l’apprenti et assumant la fonction de tuteur est dénommée maître d’apprentissage. Celle-ci doit être majeure et offrir toutes garanties de moralité.

Le maître d’apprentissage a pour mission de contribuer à l’acquisition par l’apprenti dans l’entreprise des compétences correspondant à la qualification recherchée et au titre ou diplôme préparés, en liaison avec le centre de formation d’apprentis.

La fonction tutorale peut être partagée entre plusieurs salariés constituant une équipe tutorale au sein de laquelle sera désigné un maître d’apprentissage référent qui assurera la coordination de l’équipe et la liaison avec le centre de formation d’apprentis.

Article L117-5

Toute entreprise peut engager un apprenti si l’employeur déclare prendre les mesures nécessaires à l’organisation de l’apprentissage et s’il garantit que l’équipement de l’entreprise, les techniques utilisées, les conditions de travail, d’hygiène et de sécurité, les compétences professionnelles et pédagogiques ainsi que la moralité des personnes qui sont responsables de la formation sont de nature à permettre une formation satisfaisante.

Sans préjudice des dispositions mentionnées à l’article L. 119-1, cette déclaration assortie des garanties mentionnées ci-dessus est notifiée, au moment de l’enregistrement du premier contrat d’apprentissage, à l’administration territorialement compétente chargée de l’application de la législation du travail et des lois sociales dans la branche d’activité à laquelle se rattache la formation prévue au contrat d’apprentissage, qui en délivre récépissé.

Pendant la durée du contrat d’apprentissage, l’employeur est tenu de fournir, à la demande des agents visés à l’article L. 119-1, toutes pièces justificatives du respect de sa déclaration. Celles-ci sont précisées par décret.

La déclaration devient caduque si l’entreprise n’a pas conclu de contrat d’apprentissage dans la période de cinq ans écoulée à compter de sa notification.

Le préfet du département peut, par décision motivée, s’opposer à l’engagement d’apprentis par une entreprise lorsqu’il est établi par les autorités chargées du contrôle de l’exécution du contrat d’apprentissage que l’employeur méconnaît les obligations mises à sa charge, soit par le présent titre, soit par les autres dispositions du présent code applicables aux jeunes travailleurs ou aux apprentis, soit par le contrat d’apprentissage.

Les décisions d’opposition sont communiquées aux fonctionnaires chargés du contrôle de l’application de la législation du travail et des lois sociales dans les établissements en cause, aux comités d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel ainsi que, selon le cas, à la chambre de commerce et d’industrie, à la chambre de métiers ou à la chambre d’agriculture.

Article L117-5-1

En cas de risque sérieux d’atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou morale de l’apprenti, l’autorité administrative chargée du contrôle de l’application de la législation du travail propose la suspension du contrat d’apprentissage, après avoir, si les circonstances le permettent, procédé à une enquête contradictoire. Cette suspension s’accompagne du maintien par l’employeur de la rémunération de l’apprenti. L’autorité administrative compétente en informe sans délai l’employeur et le directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle ou le chef de service assimilé.

Dans le délai de quinze jours à compter du constat de l’agent de contrôle, le directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle ou le chef de service assimilé se prononce sur la reprise de l’exécution du contrat d’apprentissage.

Le refus par le directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle ou le chef de service assimilé d’autoriser la reprise de l’exécution du contrat d’apprentissage entraîne la rupture dudit contrat à la date de notification de ce refus aux parties. Dans ce cas, l’employeur est tenu de verser à l’apprenti les sommes dont il aurait été redevable si le contrat s’était poursuivi jusqu’à son terme.

La décision de refus du directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle ou du chef de service assimilé s’accompagne, le cas échéant, de l’interdiction faite à l’employeur concerné de recruter de nouveaux apprentis ainsi que des jeunes sous contrat d’insertion en alternance, pour une durée qu’elle détermine.

Le centre de formation d’apprentis où est inscrit l’apprenti prend les dispositions nécessaires pour lui permettre de suivre provisoirement la formation dispensée par le centre et de trouver un nouvel employeur susceptible de contribuer à l’achèvement de sa formation.

Article L117-6

L’employeur est tenu [*obligation*] d’inscrire l’apprenti dans un centre de formation d’apprentis assurant l’enseignement correspondant à la formation prévue au contrat.

Le choix du centre de formation d’apprentis sera précisé par le contrat d’apprentissage.

Article L117-7

L’employeur est tenu d’assurer dans l’entreprise la formation pratique de l’apprenti. Il lui confie notamment des tâches ou des postes permettant d’exécuter des opérations ou travaux conformes à une progression annuelle définie par accord entre le centre de formation d’apprentis et les représentants des entreprises qui inscrivent des apprentis dans celui-ci.

L’employeur s’engage à faire suivre à l’apprenti la formation dispensée par le centre et à prendre part aux activités destinées à coordonner celle-ci et la formation en entreprise. Il doit inscrire et faire participer l’apprenti aux épreuves du diplôme ou du titre sanctionnant la qualification professionnelle prévue par le contrat.

Article L117-9

En cas d’échec à l’examen, l’apprentissage peut être prolongé pour une durée d’un an au plus soit par prorogation du contrat initial, soit par conclusion d’un nouveau contrat avec un autre employeur [*successif*] dans des conditions fixées par le décret prévu à l’article L. 117-10.

Article L117-10

Sous réserve de dispositions contractuelles ou conventionnelles plus favorables, l’apprenti perçoit un salaire déterminé en pourcentage du salaire minimum de croissance et dont le montant, qui varie en fonction de l’âge du bénéficiaire et de sa progression dans le ou les cycles de formation faisant l’objet de l’apprentissage, est fixé par décret pris après avis de la commission permanente du Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi.

Les modalités de rémunération des heures supplémentaires sont celles qui sont applicables au personnel de l’entreprise concernée.

Le décret prévu au premier alinéa fixe les conditions dans lesquelles les avantages en nature peuvent être déduits du salaire.

Si le contrat d’apprentissage est suivi de la signature d’un contrat de travail à durée indéterminée dans la même entreprise, aucune période d’essai visée à l’article L. 122-4 ne peut être imposée, sauf dispositions conventionnelles contraires. La durée du contrat d’apprentissage est prise en compte pour le calcul de la rémunération et l’ancienneté du salarié.

Article L117-11

L’employeur est tenu de prévenir les parents ou leurs représentants en cas de maladie ou d’absence de l’apprenti mineur ou de tout autre fait de nature à motiver leur intervention.

Article L117-11-1

Les apprentis ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’effectif du personnel des entreprises dont ils relèvent pour l’application à ces entreprises des dispositions législatives ou réglementaires qui se réfèrent à une condition d’effectif minimum de salariés, exception faite de celles qui concernent la tarification des risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

Section 3 : Formation et résolution du contrat

Article L117-12

Le contrat d’apprentissage doit être passé par écrit. Sa signature par les deux parties contractantes est un préalable à l’emploi de l’apprenti.

Il est exempté de tous droits de timbre et d’enregistrement.

Le décret [*en conseil d’Etat*] prévu à l’article L. 119-4 détermine les clauses et mentions qui doivent obligatoirement figurer dans le contrat.

Article L117-13

Le contrat fixe la date du début de l’apprentissage. Sauf dérogation accordée dans des conditions fixées par décret, cette date ne peut être antérieure de plus de trois mois, ni postérieure de plus de trois mois au début du cycle du centre de formation d’apprentis que doit suivre l’apprenti. En cas de dérogation ou de suspension du contrat pour raison indépendante de la volonté de l’apprenti, la durée du contrat est prolongée jusqu’à l’expiration de ce cycle.

Article L117-14

Le contrat d’apprentissage, revêtu de la signature de l’employeur et de l’apprenti autorisé, le cas échéant, par son représentant légal, est adressé pour un enregistrement à l’administration chargée de l’application de la législation du travail et des lois sociales dans la branche d’activité à laquelle se rattache la formation prévue au contrat. Cet enregistrement est refusé dans un délai de quinze jours si le contrat ne satisfait pas toutes les conditions prévues par les articles L. 117-1 à L. 117-13 et les textes pris pour leur application. Sous réserve des dispositions de l’article L. 117-16, le refus d’enregistrement fait obstacle à ce que le contrat reçoive ou continue de recevoir exécution. La non-réponse dans le même délai a valeur d’acceptation.

L’enregistrement ne donne lieu à aucun frais.

Article L117-15

Lorsque l’apprenti mineur est employé par un ascendant, le contrat d’apprentissage est remplacé par une déclaration souscrite par l’employeur et comportant l’engagement qu’il sera satisfait aux conditions prévues par les articles L. 117-1 à L. 117-13 et par les textes pris pour leur application.

Cette déclaration est soumise à enregistrement dans les conditions fixées à l’article précédent ; elle est assimilée dans tous ses effets à un contrat d’apprentissage.

L’ascendant est tenu de verser une partie du salaire, dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article L. 119-4, à un compte ouvert à cet effet au nom de l’apprenti.

Article L117-16

En cas de refus d’enregistrement du contrat d’apprentissage ou de la déclaration qui en tient lieu, les parties ou l’une d’elles peuvent saisir le conseil de prud’hommes qui statue alors sur la validité du contrat.

Article L117-17

Le contrat peut être résilié par l’une ou l’autre des parties durant les deux premiers mois de l’apprentissage. Passé ce délai, la résiliation du contrat ne peut intervenir que sur accord exprès et bilatéral des cosignataires ou, à défaut, être prononcée par le conseil de prud’hommes en cas de faute grave ou de manquements répétés de l’une des parties à ses obligations ou en raison de l’inaptitude de l’apprenti à exercer le métier auquel il voulait se préparer, constatée dans les conditions fixées par le décret à l’article L. 119-4.

La résiliation pendant les deux premiers mois d’apprentissage ne peut donner lieu à indemnité à moins d’une stipulation contraire dans le contrat.

Article L117-18

En cas d’opposition à l’engagement d’apprentis dans le cas prévu à l’article L. 117-5 ou dans les cas prévus à l’article L. 122-12, en l’absence de déclaration par l’employeur de la nouvelle entreprise, le préfet décide si les contrats en cours peuvent être exécutés jusqu’à leur terme.

Lorsque le préfet décide que les contrats en cours ne peuvent être exécutés jusqu’à leur terme, la décision entraîne la rupture des contrats à la date de notification de ce refus aux parties en cause. Dans ce cas, l’employeur est tenu de verser aux apprentis les sommes dont il aurait été redevable si le contrat s’était poursuivi jusqu’à son terme.

Chapitre VII bis : Du statut de l’apprenti.

Article L117 BIS-1

L’apprenti est un jeune travailleur en première formation professionnelle alternée, titulaire d’un contrat de travail de type particulier. Il bénéficie des dispositions applicables à l’ensemble des salariés dans la mesure où elles ne sont pas contraires à celles qui sont liées à sa situation de jeune en première formation.

Article L117 BIS-2

Le temps consacré par l’apprenti aux enseignements et activités pédagogiques mentionnés à l’article L. 116-3 est compris dans l’horaire de travail sauf lorsqu’il s’agit de modules complémentaires au cycle de formation, librement choisis par l’apprenti et acceptés par le centre de formation d’apprentis. Pour le reste du temps, et dans la limite de l’horaire de travail applicable dans l’entreprise, l’apprenti est tenu d’effectuer le travail qui lui est confié par l’employeur. Ce travail doit être en relation directe avec la formation professionnelle prévue au contrat.

Article L117 BIS-3

Les apprentis de l’un ou de l’autre sexe âgés de moins de dix-huit ans ne peuvent être employés à un travail effectif excédant huit heures par jour non plus que la durée fixée, pour une semaine, par l’article L. 212-1 et par les articles L. 713-2, L. 713-3 et L. 713-5 du Code rural.

Toutefois, à titre exceptionnel, des dérogations aux dispositions de l’alinéa précédent peuvent être accordées, dans la limite de cinq heures par semaine, par l’inspecteur du travail, après avis conforme du médecin du travail de l’établissement.

Article L117 BIS-4

Le travail de nuit défini à l’article L. 213-8 du présent code est interdit pour les apprentis de l’un et l’autre sexe âgés de moins de dix-huit ans. Toutefois, des dérogations pourront être accordées pour les établissements [*commerciaux, spectacle, restauration, hôtellerie*] visés et dans les conditions prévues à l’article L. 213-7 de ce code.

Article L117 BIS-5

L’apprenti est tenu de se présenter aux épreuves du diplôme ou du titre prévu par le contrat d’apprentissage. Pour la préparation directe de ces épreuves, il a droit à un congé supplémentaire de cinq jours ouvrables, pendant lequel il doit suivre les enseignements spécialement dispensés dans le centre de formation d’apprentis dès lors que la convention mentionnée par l’article L. 116-2 en prévoit l’organisation. Ce congé, qui donne droit au maintien du salaire, est situé dans le mois qui précède les épreuves. Il s’ajoute au congé prévu aux articles L. 223-2 et L. 223-3 et à la durée de formation en centre de formation d’apprentis fixée par le contrat.

L’apprenti a également le droit de se présenter aux examens de son choix dans des conditions définies par voie réglementaire.

Article L117 BIS-6

Des décrets en Conseil d’Etat, pris après avis des commissions professionnelles consultatives compétentes, préciseront, pour certaines formations professionnelles limitativement fixées par décret, les conditions dans lesquelles les apprentis pourront accomplir les travaux dangereux que nécessite leur formation. Ces règlements définiront les formations spécifiques à la sécurité que devront dispenser les centres de formation d’apprentis et préciseront les conditions dans lesquelles les apprentis pourront effectuer certains travaux.

Article L117 BIS-7

Lorsque les apprentis fréquentent les centres de formation visés au chapitre VI ci-dessus, ils continuent à bénéficier de la législation de la sécurité sociale sur les accidents du travail et les maladies professionnelles dont ils relèvent en tant que salariés.

Article L117 BIS-8

Une carte d’apprenti est délivrée à l’apprenti par le centre qui assure sa formation.

La carte d’apprenti est valable sur l’ensemble du territoire national. Elle permet à l’apprenti de faire valoir la spécificité de son statut auprès des tiers, notamment en vue d’accéder, le cas échéant, à des réductions tarifaires.

Chapitre VIII : Dispositions financières.

Article L118-1

L’Etat, la région ou la collectivité territoriale de Corse, les chambres consulaires, une ou plusieurs organisations représentatives d’employeurs et de salariés peuvent conclure des contrats d’objectifs et de moyens visant au développement de l’apprentissage. En tant que de besoin, d’autres parties peuvent être associées à ces contrats.

Ces derniers précisent les objectifs poursuivis en vue :

1° D’adapter l’offre quantitative et qualitative de formation, en particulier au regard des perspectives d’emploi dans les différents secteurs d’activité ;

2° D’améliorer la qualité du déroulement des formations dispensées en faveur des apprentis ;

3° De valoriser la condition matérielle des apprentis ;

4° De développer le préapprentissage ;

5° De promouvoir le soutien à l’initiative pédagogique et à l’expérimentation ;

6° De faciliter le déroulement de séquences d’apprentissage dans des Etats membres de l’Union européenne ;

7° De favoriser l’accès des personnes handicapées à l’apprentissage.

Au regard des objectifs ainsi arrêtés, ces contrats indiquent également les moyens mobilisés par les parties.

Article L118-1-1

Les dépenses exposées par les entreprises pour la formation pédagogique des maîtres d’apprentissage sont prises en compte au titre de l’obligation de participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue définie à l’article L. 950-1.

Article L118-2

Les concours apportés aux centres de formation d’apprentis ou aux sections d’apprentissage par les redevables de la taxe d’apprentissage donnent lieu à exonération de plein droit de cette taxe dans la limite de la fraction prévue à l’article L. 118-3.

Lorsqu’elles emploient un apprenti, les personnes ou entreprises redevables de la taxe d’apprentissage sont tenues d’apporter par l’intermédiaire d’un des organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4, au centre de formation ou à la section d’apprentissage où est inscrit cet apprenti, un concours financier qui s’impute sur la fraction de la taxe d’apprentissage définie à l’article L. 118-3. Le montant de ce concours est au moins égal, dans la limite de la fraction de la taxe réservée à l’apprentissage, au coût par apprenti fixé par la convention de création du centre de formation d’apprentis ou de la section d’apprentissage, tel que défini au septième alinéa de l’article L. 118-2-2.

Article L118-2-1

Sont admis en exonération de la taxe d’apprentissage et pris en compte pour la détermination de la fraction de taxe prévue à l’article L. 118-3 les concours financiers apportés, par l’intermédiaire d’un des organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4, aux écoles d’enseignement technologique et professionnel qui bénéficient à la date de promulgation de la loi n. 77-767 du 12 juillet 1977 d’une dérogation au titre du régime provisoire prévu par l’article L. 119-3.

Article L118-2-2

Une fraction de la taxe d’apprentissage est versée au Trésor public par les redevables de la taxe d’apprentissage par l’intermédiaire d’un des organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4. Le produit des versements effectués à ce titre est intégralement reversé aux fonds régionaux d’apprentissage et de formation professionnelle continue selon des modalités fixées par décret pris après avis du Comité de coordination des programmes régionaux d’apprentissage et de formation professionnelle continue.

Les sommes reversées aux fonds régionaux de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue au titre du premier alinéa sont exclusivement affectées au financement :

1° Des centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage pour lesquels la région considérée a passé convention et des centres de formation d’apprentis pour lesquels a été passée convention avec l’Etat en application de l’article L. 116-2 ;

2° Des actions arrêtées en application des contrats d’objectifs et de moyens mentionnés à l’article L. 118-1.

La région présente chaque année un rapport indiquant l’utilisation de ces sommes au comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle mentionné à l’article L. 910-1.

Les sommes affectées en application du troisième alinéa (1°) du présent article sont destinées en priorité aux centres de formation d’apprentis et aux sections d’apprentissage qui n’atteignent pas un montant minimum de ressources par apprenti, par domaine et par niveau de formation déterminé par arrêté après avis du comité de coordination des programmes régionaux d’apprentissage et de formation professionnelle continue et qui assurent en majorité des formations d’apprentis conduisant au certificat d’aptitude professionnelle, au brevet d’études professionnelles ou à un diplôme ou titre homologué de niveau équivalent, ou qui dispensent des formations à des apprentis sans considération d’origine régionale.

Les conventions visées à l’article L. 116-2 fixent, pour la durée de celles-ci, les coûts de formation pratiqués par chaque centre de formation d’apprentis et par chaque section d’apprentissage. Ces coûts incluent, en les identifiant, les charges d’amortissement des immeubles et des équipements. Les coûts ainsi fixés peuvent être révisés chaque année, contractuellement, par avenant auxdites conventions.

Les ressources annuelles d’un centre de formation d’apprentis ou d’une section d’apprentissage ne peuvent être supérieures à un maximum correspondant au produit du nombre d’apprentis inscrits par leurs coûts de formation définis dans la convention prévue à l’article L. 116-2.

Lorsque les ressources annuelles d’un centre de formation d’apprentis sont supérieures au montant maximum défini à l’alinéa précédent, les sommes excédentaires sont reversées au fonds régional de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue. Les sommes ainsi reversées sont affectées au financement des centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage mentionnés au troisième alinéa du présent article.

Le montant de la fraction de la taxe d’apprentissage mentionnée au premier alinéa est déterminé par décret. Les autres modalités d’application du présent article sont fixées par le décret en Conseil d’Etat mentionné au deuxième alinéa de l’article L. 119-4.

Article L118-2-3

Il est institué un Fonds national de développement et de modernisation de l’apprentissage, qui reçoit en recettes la fraction de cette taxe mentionnée au premier alinéa de l’article L. 118-2-2 et des versements effectués au Trésor public mentionnés à l’article L. 118-3-1.

Ce fonds est divisé en deux sections. La répartition des recettes entre ces deux sections est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de la formation professionnelle et du ministre chargé du budget.

Chaque section comporte en recettes la part des ressources du fonds qui lui est ainsi attribuée et en dépenses les reversements effectués aux fonds régionaux de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue correspondant aux financements mentionnés :

a) Au 1° de l’article L. 118-2-2 pour la première section ;

b) Au 2° de ce même article pour la seconde section.

Le ministre chargé de la formation professionnelle est l’ordonnateur des recettes et des dépenses du fonds. Le Trésor public en assure la gestion financière.

Article L118-2-4

Après avis du comité de coordination des programmes régionaux d’apprentissage et de formation professionnelle continue, peuvent être habilités à collecter, sur le territoire national, les versements des entreprises pouvant donner lieu à exonération de la taxe d’apprentissage, les syndicats, groupements professionnels ou associations à compétence nationale :

1° Soit ayant conclu une convention-cadre de coopération avec le ministre chargé de l’éducation nationale, le ministre chargé de l’enseignement supérieur, le ministre chargé de l’agriculture ou le ministre chargé de la jeunesse et des sports définissant les conditions de leur participation à l’amélioration des premières formations technologiques et professionnelles, et notamment l’apprentissage, pour les reverser aux établissements autorisés à les recevoir et financer des actions de promotion en faveur de la formation initiale technologique et professionnelle ;

2° Soit agréés par arrêté du ministre chargé de la formation professionnelle, du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre compétent pour le secteur d’activité considéré, pour les reverser aux établissements autorisés à les recevoir.

Sont habilités à collecter des versements, donnant lieu à exonération de la taxe d’apprentissage, auprès des entreprises ayant leur siège social ou un établissement dans la région et à les reverser aux établissements autorisés à la recevoir :

1° Les chambres consulaires régionales ou, à défaut, les groupements interconsulaires ou, dans les départements d’outre-mer, une seule chambre consulaire, par décision du préfet de région ;

2° Les syndicats, groupements professionnels ou associations, à vocation régionale, agréés par arrêté du préfet de région.

Un organisme ne peut être habilité que s’il s’engage à inscrire de façon distincte dans ses comptes les opérations relatives à la fraction de la taxe d’apprentissage mentionnée à l’article L. 118-3.

Un organisme qui a fait l’objet d’une habilitation délivrée au niveau national, en vertu du présent article, ne peut être habilité au niveau régional.

Les conditions d’application du présent article et les règles comptables applicables aux organismes collecteurs sont définies par décret en Conseil d’Etat.

Ce même décret précise également les conditions dans lesquelles les organismes collecteurs remettent au président du conseil régional, au préfet de région et au comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle un rapport annuel justifiant de l’utilisation exacte du produit collecté en région au titre du quota de la taxe d’apprentissage, de la répartition de ces ressources entre les centres de formation d’apprentis de la région ainsi que des critères et modalités de répartition des sommes collectées au titre de l’année en cours.

Article L118-3

Les personnes ou entreprises redevables de la taxe d’apprentissage peuvent solliciter des exonérations s’ajoutant à celles prévues aux articles L. 118-2 et L. 118-2-1 dans la mesure où elles justifient avoir participé à la formation des apprentis soit dans les conditions fixées auxdits articles, soit par des versements au Trésor public, soit encore sous ces deux formes, pour un montant au moins égal à une fraction de la taxe d’apprentissage dont elles sont redevables et qui est déterminée par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 119-4.

Le montant de cette fraction est obligatoirement réservé au développement de l’apprentissage.

La partie de la taxe d’apprentissage qui est versée au Trésor public au titre de la fraction susindiquée est affectée aux concours visés à l’article L. 118-2.

Article L118-3-1

Les versements effectués au Trésor public par une personne ou entreprise redevable de la taxe d’apprentissage afin de s’acquitter de tout ou partie de cette dernière ainsi que ceux mentionnés aux articles L. 119-1-1 et L. 119-1-2 sont reversés au Fonds national de développement et de modernisation de l’apprentissage mentionné à l’article L. 118-2-3.

Article L118-3-2

Les employeurs relevant du secteur des banques et des assurances où existaient, avant le 1er janvier 1977, des centres de formation qui leur étaient propres, peuvent s’exonérer de la fraction de taxe d’apprentissage prévue à l’article L. 118-3, en apportant, par l’intermédiaire d’un des organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4, des concours financiers à ces centres s’ils s’engagent à faire donner à leurs salariés entrant dans la vie professionnelle et âgés de vingt ans au plus une formation générale théorique et pratique, en vue de l’obtention d’une qualification professionnelle sanctionnée par un des diplômes de l’enseignement technologique.

Les conditions de cette formation seront précisées par décret en Conseil d’Etat.

Article L118-4

Les organismes gestionnaires des centres de formation d’apprentis peuvent recevoir des subventions d’équipement et de fonctionnement de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics.

Article L118-5

Une partie du salaire versé aux apprentis, égale à 11 p. 100 du salaire minimum de croissance, ne donne lieu à aucune charge sociale d’origine légale et conventionnelle ni à aucune charge fiscale ou parafiscale.

Pour la partie restante du salaire, les cotisations sociales d’origine légale et conventionnelle imposées par la loi sont calculées de façon forfaitaire, sur la base du salaire légal de base des apprentis, et sont révisées annuellement.

Article L118-6

Pour les employeurs inscrits au répertoire des métiers et, dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, au registre des entreprises créé par le décret n. 73-942 du 3 octobre 1973, ainsi que ceux occupant moins de onze salariés au 31 décembre précédant la date de conclusion du contrat, non compris les apprentis, l’Etat prend en charge totalement, selon des taux fixés ou approuvés par arrêté ministériel, les cotisations sociales patronales et salariales d’origine légale et conventionnelle imposées par la loi dues au titre des salaires versés aux apprentis, dans les conditions prévues à l’article L. 118-5. L’Etat prend en charge les cotisations sociales patronales jusqu’à la date de l’obtention du diplôme ou du titre de l’enseignement technologique préparé.

Toutefois, les cotisations supplémentaires d’accidents du travail imposées en application des articles L. 133 du code de la sécurité sociale et 1158 du code rural sont exclues de cette prise en charge.

La prise en compte des droits validables à l’assurance vieillesse ouverts pendant la période d’apprentissage s’effectue sur une base forfaitaire suivant des modalités fixées ou approuvées par décret tant en ce qui concerne les régimes de base que les régimes complémentaires.

La prise en compte des cotisations dues au titre des articles L. 143-11-4, L. 351-13 et L. 731-9 du présent code s’effectue sur une base forfaitaire globale.

La prise en charge par l’Etat du versement pour les transports prévu par les lois modifiées n° 71-559 du 12 juillet 1971 et n° 73-640 du 11 juillet 1973 et dû au titre des salaires versés aux apprentis par les employeurs visés à l’alinéa premier du présent article s’effectue sur la base d’un taux forfaitaire fixé par décret.

Article L118-7

Les contrats d’apprentissage ayant fait l’objet, après l’entrée en vigueur de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, de l’enregistrement prévu à l’article L. 117-14 ouvrent droit à une indemnité compensatrice forfaitaire versée par la région à l’employeur.

Le conseil régional détermine la nature, le niveau et les conditions d’attribution de cette indemnité.

Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis, émis dans des conditions définies par décret, du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie, fixe :

1° Le montant minimal de l’indemnité compensatrice forfaitaire ;

2° Les conditions dans lesquelles l’employeur est tenu de reverser à la région les sommes indûment perçues.

Chapitre IX : Dispositions diverses.

Article L119-1

L’inspection de l’apprentissage est assurée par des fonctionnaires des corps d’inspection à compétence pédagogique ou, dans le cas de l’enseignement supérieur, par des enseignants-chercheurs. Pour l’apprentissage agricole, elle est assurée par les inspecteurs de l’enseignement agricole ou, à défaut, par des fonctionnaires chargés d’inspection. Ces fonctionnaires sont commissionnés par le ministre chargé de l’éducation nationale ou par le ministre chargé de l’agriculture.

L’inspection de l’apprentissage peut être exercée conjointement, en tant que de besoin, par d’autres fonctionnaires, commissionnés en raison de leurs compétences techniques, qui relèvent de ministères exerçant une tutelle sur les établissements concernés.

Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions spécifiques dans lesquelles les missions sont exercées, notamment en matière de contrôle de la formation dispensée aux apprentis, tant dans les centres de formation d’apprentis que sur les lieux de travail.

Les inspecteurs de l’apprentissage relevant du ministère de l’éducation nationale en fonctions à la date de promulgation de la loi n° 87-572 du 23 juillet 1987 modifiant le titre Ier du livre Ier du code du travail et relative à l’apprentissage sont intégrés, à leur demande, dans le corps des inspecteurs de l’enseignement technique.

Un décret fixe les conditions de cette intégration.

Les inspecteurs du travail et de la main-d’oeuvre et les autres fonctionnaires dans la compétence desquels entre le contrôle de l’application de la législation du travail et des lois sociales sont chargés, concurremment avec les officiers de police judiciaire, de constater les infractions aux dispositions du présent titre et des textes pris pour son exécution.

Article L119-1-1

Les organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4 sont soumis au contrôle administratif et financier de l’Etat en ce qui concerne les procédures de collecte et l’utilisation des ressources qu’ils collectent à ce titre. Sans préjudice des attributions des corps d’inspection compétents en matière d’apprentissage, ce contrôle est exercé par les agents mentionnés à l’article L. 991-3.

Il est interdit de recourir à un tiers pour collecter ou répartir des versements exonératoires de la taxe d’apprentissage. Toutefois, la collecte peut être déléguée dans le cadre d’une convention conclue après avis du service chargé du contrôle de la formation professionnelle. La liste des conventions est transmise chaque année au comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle concerné.

Il est interdit aux organismes collecteurs de rémunérer les services d’un tiers dont l’entremise aurait pour objet de leur permettre de percevoir des versements des entreprises pouvant donner lieu à exonération de la taxe d’apprentissage.

Les organismes collecteurs sont tenus de présenter aux agents de contrôle mentionnés au premier alinéa les documents et pièces établissant l’origine des fonds reçus et la réalité des emplois de fonds ainsi que la conformité de leur utilisation aux dispositions législatives ou réglementaires régissant leur activité. A défaut, ces emplois de fonds sont regardés comme non conformes aux obligations résultant du présent titre.

Les contrôles prévus s’effectuent dans les conditions et suivant la procédure prévues à l’article L. 991-8.

Les sommes indûment collectées utilisées ou conservées et celles correspondant à des emplois de fonds non conformes aux obligations résultant du présent titre donnent lieu à un versement d’égal montant au Trésor public. Les décisions de versement au Trésor public sont prises par le ministre chargé de la formation professionnelle.

Les versements au Trésor public mentionnés au présent article sont recouvrés selon les modalités ainsi que sous les sûretés, garanties et pénalités applicables aux taxes sur le chiffre d’affaires. Les sanctions prévues aux articles 1741 et 1750 du code général des impôts sont applicables.

Les manquements constatés aux dispositions législatives et réglementaires applicables aux organismes collecteurs ou aux conditions prévues par la décision d’habilitation prise en application de l’article L. 118-2-4 dans le cadre de la procédure de contrôle mentionnée au présent article peuvent donner lieu à une mise en demeure ou à un retrait de l’habilitation par le ministre chargé de la formation professionnelle.

Article L119-1-2

L’Etat exerce un contrôle administratif et financier sur :

1° Les établissements bénéficiaires de fonds versés par les organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4. Ce contrôle porte sur l’origine et l’emploi des fonds versés par ces organismes ;

2° Les dépenses de fonctionnement des organismes gestionnaires de centres de formation d’apprentis prises en charge dans les conditions définies à l’article L. 983-4.

Sans préjudice des attributions des corps d’inspection compétents en matière d’apprentissage, le contrôle prévu au présent article est exercé par les agents mentionnés à l’article L. 991-3. Lorsque le contrôle porte sur les établissements bénéficiaires mentionnés au 1° du présent article, ils exercent leur mission en collaboration avec les agents des administrations compétentes à l’égard de ces établissements. L’autorité administrative dont relèvent ces agents est informée préalablement du contrôle. Des contrôles conjoints sont réalisés en tant que de besoin.

Les administrations compétentes pour réaliser des inspections administratives et financières dans les établissements bénéficiaires et dans les organismes gestionnaires de centres de formation d’apprentis mentionnés respectivement aux 1° et 2° du présent article sont tenues de communiquer aux agents mentionnés à l’article L. 991-3 les renseignements et documents nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

Les établissements bénéficiaires et les organismes gestionnaires de centres de formation d’apprentis sont tenus de présenter aux agents de contrôle mentionnés à l’article L. 991-3 les documents et pièces établissant l’origine des fonds reçus, la nature, la réalité et le bien-fondé des dépenses exposées ainsi que la conformité de leur utilisation aux dispositions législatives et réglementaires régissant leur activité.

Le contrôle prévu au présent article s’effectue dans les conditions et suivant la procédure mentionnées à l’article L. 991-8.

Les fonds indûment reçus, utilisés ou conservés, les dépenses et les prises en charge non justifiées ne sont pas admis et donnent lieu à rejet. Les établissements bénéficiaires et les organismes gestionnaires des centres de formation d’apprentis mentionnés au présent article doivent verser au Trésor public une somme égale au montant des rejets. Les décisions de versement au Trésor public sont prises par le ministre chargé de la formation professionnelle. Le comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle en est tenu informé.

Les versements au Trésor public mentionnés au présent article sont recouvrés selon les modalités ainsi que sous les sûretés, garanties et pénalités applicables aux taxes sur le chiffre d’affaires.

Les sanctions prévues aux articles 1741 et 1750 du code général des impôts sont applicables.

Article L119-1-3

Il est interdit aux établissements bénéficiaires et aux organismes gestionnaires de centres de formation d’apprentis mentionnés à l’article L. 119-1-2 de rémunérer les services d’un tiers dont l’entremise aurait pour objet de leur permettre de recevoir des fonds des organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 118-2-4 ou de bénéficier d’une prise en charge de dépenses de fonctionnement par les organismes mentionnés à l’article L. 983-1 dans les conditions définies à l’article L. 983-4.

Article L119-2

Les chambres de commerce et d’industrie, les chambres de métiers et les chambres d’agriculture exercent leurs attributions en matière d’apprentissage dans le cadre du présent titre.

Les dispositions de ce titre ne portent pas atteinte au régime d’apprentissage institué en application de la loi du 13 décembre 1926 portant code du travail maritime.

Article L119-3

Des décrets en Conseil d’Etat pris après avis du conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi fixent, s’il y a lieu, les mesures provisoires d’adaptation du présent titre en ce qui concerne les contrats d’apprentissage souscrits jusqu’à la date qu’ils détermineront et qui ne pourra dépasser le 1er juillet 1978.

Ces décrets peuvent notamment :

Subordonner à des modalités particulières l’agrément de l’employeur prévu à l’article L. 117-5 ;

Prévoir la conclusion d’accords provisoires concernant les cours professionnels ou organismes de formation d’apprentis publics ou privés de toute nature existant à la date du 17 juillet 1971 en vue :

Soit de leur transformation en centre de formation d’apprentis ou de leur regroupement avec un de ces centres ;

Soit de l’organisation de leur fonctionnement en attendant la prise en charge des apprentis par les centres de formation d’apprentis ;

Autoriser les horaires de formation en dehors de l’entreprise inférieurs aux horaires minimaux fixés en vertu de l’article L. 116-3 ;

Prévoir des mesures d’adaptation des conventions conclues en matière d’apprentissage avant le 1er juillet 1972.

Les accords prévus ci-dessus autoriseront les personnels déjà en fonction dans les cours professionnels ou organismes de formation d’apprentis publics ou privés existants qui ne satisferont pas aux règles définies en application de l’article L. 116-5 mais aux qualifications exigées avant le 1er juillet 1972, à enseigner dans lesdits cours professionnels ou dans les centres de formation qui en seront issus.

Article L119-4

Les montants de la fraction de la taxe d’apprentissage obligatoirement réservée au développement de l’apprentissage en application de l’article L. 118-3 et de celle versée au Trésor public en application du premier alinéa de l’article L. 118-2-2 sont déterminés par décret.

Un décret en Conseil d’Etat fixe les autres mesures d’application du présent titre, notamment en ce qui concerne l’article L. 119-2.

Les décrets mentionnés aux deux alinéas précédents sont établis après consultation du conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi et du conseil supérieur de l’éducation nationale.

En ce qui concerne les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, les modalités particulières d’application des articles L. 115-1 à L. 119-3 tenant compte des circonstances locales sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

Afin qu’il puisse être tenu compte de ces circonstances, les textes modifiant ou complétant ces articles s’appliquent dans ces départements en vertu d’un décret d’application spécifique qui fixe leur date d’entrée en vigueur et les modalités particulières de leur application.

Article L119-5

Par dérogation aux dispositions des articles L. 115-2, L. 117-3 et L. 117-7 du présent code, des aménagements sont apportés, en ce qui concerne les personnes handicapées, aux règles relatives à la durée et aux modalités de la formation. Ces aménagements font l’objet d’un décret en Conseil d’Etat qui détermine, en outre, les conditions et les modalités d’octroi aux chefs d’entreprise formant des apprentis handicapés de primes destinées à compenser les dépenses supplémentaires ou le manque à gagner pouvant en résulter.

Titre II : Contrat de travail

Chapitre préliminaire.

Article L120-1

Les dispositions des chapitres Ier, II (sections I, II, III, IV, IV-I, V, V-I, V-II), III, IV, V, VI du présent titre sont applicables notamment aux salariés des offices publics et ministériels, des professions libérales, des sociétés civiles, des syndicats professionnels, des associations de quelque nature que ce soit.

*Dispositions relatives au contrat de travail : licenciement, protection de la maternité, travail temporaire, marchandage, cautionnements, congé pour la création d’entreprise, congé sabbatique*.

Article L120-2

Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché.

Article L120-3

Les personnes physiques immatriculées au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, au registre des agents commerciaux ou auprès des unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d’allocations familiales ou inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui effectuent du transport scolaire prévu par l’article L. 213-11 du code de l’éducation, ou du transport à la demande conformément à l’article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982 d’orientation des transports intérieurs, ainsi que les dirigeants des personnes morales immatriculées au registre du commerce et des sociétés et leurs salariés sont présumés ne pas être liés avec le donneur d’ouvrage par un contrat de travail dans l’exécution de l’activité donnant lieu à cette immatriculation.

Toutefois, l’existence d’un contrat de travail peut être établie lorsque les personnes citées au premier alinéa fournissent directement ou par une personne interposée des prestations à un donneur d’ouvrage dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente à l’égard de celui-ci. Dans un tel cas, il n’y a dissimulation d’emploi salarié que s’il est établi que le donneur d’ouvrage s’est soustrait intentionnellement à l’accomplissement de l’une des formalités prévues aux articles L. 143-3 et L. 320.

Article L120-4

Le contrat de travail est exécuté de bonne foi.

Chapitre Ier : Dispositions générales.

Article L121-1

Le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun. Il peut être constaté dans les formes qu’il convient aux parties contractantes d’adopter.

Le contrat de travail constaté par écrit est rédigé en français. [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 94-345 DC du 29 juillet 1994.]

Lorsque l’emploi qui fait l’objet du contrat ne peut être désigné que par un terme étranger sans correspondant en français, le contrat de travail doit comporter une explication en français du terme étranger.

Lorsque le salarié est étranger et le contrat constaté par écrit, une traduction du contrat est rédigée, à la demande du salarié, dans la langue de ce dernier. Les deux textes font également foi en justice. En cas de discordance entre les deux textes, seul le texte rédigé dans la langue du salarié étranger peut être invoqué contre ce dernier.

L’employeur ne pourra se prévaloir à l’encontre du salarié auquel elles feraient grief des clauses d’un contrat de travail conclu en violation du présent article.

Article L121-2

Le contrat de travail est exempt de timbre et d’enregistrement.

Article L121-3

Est nulle et de nul effet [*sanction*] toute clause attributive de juridiction incluse dans un contrat de travail.

Article L121-4

On ne peut engager ses services qu’à temps ou pour une entreprise déterminée.

Article L121-5

Le contrat de travail est conclu sans détermination de durée. Toutefois, dans les cas et aux conditions fixées à la section I du chapitre II du présent titre, il peut comporter un terme fixé avec précision dès sa conclusion ou résultant de la réalisation de l’objet pour lequel il est conclu.

Article L121-6

Les informations demandées, sous quelque forme que ce soit, au candidat à un emploi ou à un salarié ne peuvent avoir comme finalité que d’apprécier sa capacité à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles.

Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. Le candidat à un emploi ou le salarié est tenu d’y répondre de bonne foi.

Article L121-7

Le candidat à un emploi est expressément informé, préalablement à leur mise en oeuvre, des méthodes et techniques d’aide au recrutement utilisées à son égard. Le salarié est informé de la même manière des méthodes et techniques d’évaluation professionnelles mises en oeuvre à son égard. Les résultats obtenus doivent rester confidentiels.

Les méthodes et techniques d’aide au recrutement ou d’évaluation des salariés et des candidats à un emploi doivent être pertinentes au regard de la finalité poursuivie.

Article L121-8

Aucune information concernant personnellement un salarié ou un candidat à un emploi ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à la connaissance du salarié ou du candidat à un emploi.

Article L121-9

Nonobstant toute stipulation contractuelle ou conventionnelle contraire, aucune clause d’exclusivité, à l’exception de celle prévue à l’article L. 751-3, ne peut être opposée par son employeur au salarié qui crée ou reprend une entreprise, pendant une durée d’un an à compter soit de son inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, soit de sa déclaration de début d’activité professionnelle agricole ou indépendante.

Lorsqu’un congé pour la création ou la reprise d’entreprise fait l’objet d’une prolongation dans les conditions prévues à l’article L. 122-32-14, les dispositions du premier alinéa sont présumées s’appliquer jusqu’au terme de la prolongation.

Le salarié reste soumis à l’obligation de loyauté à l’égard de son employeur.

Chapitre II : REGLES PROPRES AU CONTRAT DE TRAVAIL

SECTION 1 : CONTRAT A DUREE DETERMINEE.

Sous-section 1 : Règles générales

Article L122-1

Le contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

Sous réserve des dispositions de l’article L. 122-2, il ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, et seulement dans les cas énumérés à l’article L. 122-1-1.

Article L122-1-1

Le contrat de travail ne peut être conclu pour une durée déterminée que dans les cas suivants :

1° Remplacement d’un salarié en cas d’absence, de passage provisoire à temps partiel, conclu par avenant à son contrat de travail ou par échange écrit entre ce salarié et son employeur, de suspension de son contrat de travail, de départ définitif précédant la suppression de son poste de travail ayant fait l’objet d’une saisine du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe, ou en cas d’attente de l’entrée en service effective du salarié recruté par contrat à durée indéterminée appelé à le remplacer ;

2° Accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise ;

3° Emplois à caractère saisonnier ou pour lesquels, dans certains secteurs d’activité définis par décret ou par voie de convention ou d’accord collectif étendu, il est d’usage constant de ne pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois ;

4° Remplacement d’un chef d’entreprise artisanale, industrielle ou commerciale, d’une personne exerçant une profession libérale, de son conjoint participant effectivement à l’activité de l’entreprise à titre professionnel et habituel ou d’un associé non salarié d’une société civile professionnelle, d’une société civile de moyens ou d’une société d’exercice libéral ;

5° Remplacement d’un chef d’exploitation agricole ou d’entreprise tels que définis aux 1° à 4° de l’article L. 722-1 du code rural, d’un aide familial, d’un associé d’exploitation, ou de leur conjoint visé à l’article L. 722-10 du même code dès lors qu’il participe effectivement à l’activité de l’entreprise ou de l’exploitation agricole.

Article L122-1-2

I. - Le contrat de travail à durée déterminée doit comporter un terme fixé avec précision dès sa conclusion.

Ce contrat peut être renouvelé une fois [*nombre*] pour une durée déterminée qui, ajoutée à la durée du contrat initial, ne peut excéder la durée maximale prévue au paragraphe II du présent article. Les conditions de renouvellement sont stipulées dans le contrat ou font l’objet d’un avenant soumis au salarié avant le terme initialement prévu.

II. - La durée totale du contrat compte tenu, le cas échéant, du renouvellement ne peut excéder dix-huit mois. Cette durée est ramenée à neuf mois en cas d’attente de l’entrée en service effective d’un salarié recruté par contrat à durée indéterminée ou lorsque l’objet du contrat consiste en la réalisation de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité. Elle est portée à vingt-quatre mois lorsque le contrat est exécuté à l’étranger, ou dans les cas de départ définitif d’un salarié précédant la suppression de son poste de travail, ou de survenance dans l’entreprise, qu’il s’agisse de l’entrepreneur principal ou d’un sous-traitant, d’une commande exceptionnelle à l’exportation dont l’importance nécessite la mise en oeuvre de moyens quantitativement ou qualitativement exorbitants de ceux que l’entreprise utilise ordinairement. Dans ce dernier cas, cette durée ne peut être inférieure à six mois et l’employeur doit procéder, préalablement aux recrutements envisagés, à la consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe.

III. - Lorsque le contrat est conclu pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, dans l’attente de l’entrée en service effective d’un salarié recruté par contrat à durée indéterminée ou au titre des 3°, 4° et 5° de l’article L. 122-1-1, il peut ne pas comporter un terme précis ; il doit alors être conclu pour une durée minimale et il a pour terme la fin de l’absence de la personne remplacée ou la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu.

Article L122-2

Le contrat de travail peut également être conclu pour une durée déterminée :

1° Lorsqu’il est conclu au titre de dispositions législatives et réglementaires destinées à favoriser l’embauchage de certaines catégories de personnes sans emploi ;

2° Lorsque l’employeur s’engage, pour une durée et dans des conditions qui seront fixées par décret, à assurer un complément de formation professionnelle au salarié.

Ce contrat doit comporter un terme fixé avec précision dès sa conclusion.

Il peut être renouvelé une fois. Les dispositions de l’article L. 122-1-2 et L. 122-3-11 ne sont pas applicables à ce contrat.

Article L122-2-1

Sans préjudice de l’application de l’article L. 321-14, dans un établissement où il a été procédé à un licenciement pour motif économique et dans les six mois [*durée*] qui suivent ce licenciement, un salarié ne peut être embauché par contrat de travail à durée déterminée [*interdiction*] pour le motif d’accroissement temporaire de l’activité, y compris pour l’exécution d’une tâche occasionnelle, précisément définie et non durable, ne relevant pas de l’activité normale de l’entreprise.

Cette interdiction s’applique aux postes concernés par ledit licenciement.

Elle ne s’applique pas lorsque la durée du contrat non susceptible de renouvellement n’excède pas trois mois, ou lorsque le contrat est lié à la survenance dans l’entreprise, qu’il s’agisse de l’entrepreneur principal ou d’un sous-traitant, d’une commande exceptionnelle à l’exportation dont l’importance nécessite la mise en oeuvre de moyens quantitativement ou qualitativement exorbitants de ceux que l’entreprise utilise ordinairement.

Cette possibilité est subordonnée à l’information et à la consultation préalable du comité d’entreprise, ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe.

Article L122-3

En aucun cas un contrat de travail à durée déterminée ne peut être conclu *interdiction* :

1° Pour remplacer un salarié dont le contrat de travail est suspendu par suite d’un conflit collectif de travail ;

2° Pour effectuer des travaux particulièrement dangereux qui figurent sur une liste établie par arrêté du ministre du travail ou du ministre de l’agriculture et notamment pour certains des travaux qui font l’objet d’une surveillance médicale spéciale au sens de la réglementation relative à la médecine du travail. Cet arrêté fixe également les conditions dans lesquelles le directeur départemental du travail et de l’emploi peut exceptionnellement autoriser une dérogation à cette interdiction.

Article L122-3-1

Le contrat de travail à durée déterminée doit être établi par écrit et comporter la définition précise de son motif ; à défaut, il est réputé conclu pour une durée indéterminée.

Il doit, notamment, comporter :

Le contrat de travail doit être transmis au salarié, au plus tard dans les deux jours suivant l’embauche.

Article L122-3-2

Le contrat de travail à durée déterminée peut comporter une période d’essai. A défaut d’usages ou de dispositions conventionnelles prévoyant des durées moindres, cette période d’essai ne peut excéder une durée calculée à raison d’un jour par semaine, dans la limite de deux semaines lorsque la durée initialement prévue au contrat est au plus égale à six mois et d’un mois dans les autres cas.

Lorsque le contrat ne comporte pas de terme précis, la période d’essai est calculée par rapport à la durée minimale du contrat.

Article L122-3-3

Sauf dispositions législatives expresses, et à l’exclusion des dispositions concernant la rupture du contrat de travail, les dispositions légales et conventionnelles ainsi que celles qui résultent des usages, applicables aux salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée, s’appliquent également aux salariés liés par un contrat de travail à durée déterminée.

La rémunération, au sens de l’article L. 140-2, que perçoit le salarié sous contrat de travail à durée déterminée ne peut être inférieure au montant de la rémunération que percevrait dans la même entreprise, après période d’essai, un salarié sous contrat de travail à durée indéterminée de qualification équivalente et occupant les mêmes fonctions.

Par dérogation aux dispositions de l’article L. 223-2, le salarié lié par un contrat de travail à durée déterminée a droit à une indemnité compensatrice de congés payés au titre du travail effectivement accompli durant ce contrat, quelle qu’ait été sa durée, dès lors que le régime des congés applicable dans l’entreprise ne lui permet pas une prise effective de ceux-ci.

Le montant de l’indemnité, calculé en fonction de cette durée, ne peut être inférieur au dixième de la rémunération totale brute due au salarié. L’indemnité est versée à la fin du contrat, sauf si les relations contractuelles se poursuivent par un contrat de travail à durée indéterminée.

Article L122-3-4

Lorsque, à l’issue d’un contrat de travail à durée déterminée, les relations contractuelles de travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation.

Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération totale brute due au salarié. Une convention ou un accord collectif de travail peut déterminer un taux plus élevé. En vue d’améliorer la formation professionnelle des salariés sous contrat de travail à durée déterminée, une convention ou un accord collectif de branche étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut également prévoir de limiter ce versement à hauteur de 6 %, dès lors que des contreparties sont offertes, dans cette perspective, à ces salariés, notamment sous la forme d’un accès privilégié à la formation professionnelle. Dans ce cas, la convention ou l’accord collectif de branche étendu ou la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir les conditions dans lesquelles ces salariés peuvent suivre, en dehors du temps de travail effectif, une action de développement des compétences telle que définie à l’article L. 932-2 (1), ainsi qu’un bilan de compétences. Ces actions sont assimilées à des actions de formation ou de bilan de compétences réalisées dans le cadre du plan de formation au titre du sixième alinéa de l’article L. 951-1 et au titre de l’article L. 952-1.

Cette indemnité, qui s’ajoute à la rémunération totale brute due au salarié, doit être versée à l’issue du contrat en même temps que le dernier salaire et doit figurer sur le bulletin de salaire correspondant.

Elle n’est pas due :

a) Dans le cas de contrats de travail à durée déterminée conclus au titre du 3° de l’article L. 122-1-1 ou de l’article L. 122-2, sauf dispositions conventionnelles plus favorables ;

b) Dans le cas de contrats de travail à durée déterminée conclus avec des jeunes pour une période comprise dans leurs vacances scolaires ou universitaires ;

c) En cas de refus par le salarié d’accepter la conclusion d’un contrat de travail à durée indéterminée pour occuper le même emploi ou un emploi similaire, assorti d’une rémunération au moins équivalente ;

d) En cas de rupture anticipée du contrat due à l’initiative du salarié, à sa faute grave ou à un cas de force majeure.

Article L122-3-4-1

Le salarié dont le contrat de travail à durée déterminée est rompu avant l’échéance en raison d’un sinistre relevant d’un cas de force majeure a droit à une indemnité compensatrice dont le montant est égal à celui qui aurait résulté de l’application de l’article L. 122-3-8.

Article L122-3-5

La suspension du contrat de travail à durée déterminée ne fait pas obstacle à l’échéance de ce contrat.

Article L122-3-6

Sous réserve des dispositions des articles L. 122-32-3, L. 236-11, L. 412-18, L. 425-2 et L. 436-2, le contrat de travail à durée déterminée cesse de plein droit à l’échéance du terme.

Article L122-3-7

Lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour remplacer un salarié temporairement absent ou dont le contrat de travail est suspendu ou au titre des 4° et 5° de l’article L. 122-1-1, il peut prendre effet avant l’absence de la personne à remplacer.

En outre, le terme du contrat initialement fixé peut être reporté jusqu’au surlendemain du jour où la personne remplacée reprend son emploi.

Article L122-3-8

Sauf accord des parties, le contrat à durée déterminée ne peut être rompu avant l’échéance du terme qu’en cas de faute grave ou de force majeure.

Il peut toutefois, par dérogation aux dispositions du précédent alinéa, être rompu à l’initiative du salarié lorsque celui-ci justifie d’une embauche pour une durée indéterminée. Sauf accord des parties, le salarié est alors tenu de respecter une période de préavis dont la durée est calculée à raison d’un jour par semaine compte tenu de la durée totale du contrat, renouvellement inclus, si celui-ci comporte un terme précis, ou de la durée effectuée lorsque le contrat ne comporte pas un terme précis et, dans les deux cas, dans une limite maximale de deux semaines.

La méconnaissance par l’employeur des dispositions prévues à l’alinéa premier ouvre droit pour le salarié à des dommages et intérêts d’un montant au moins égal aux rémunérations qu’il aurait perçues jusqu’au terme du contrat sans préjudice de l’indemnité prévue à l’article L. 122-3-4.

La méconnaissance des dispositions prévues aux premier et deuxième alinéas par le salarié ouvre droit pour l’employeur à des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi.

Article L122-3-9

Les dispositions des articles L. 122-3-4, L. 122-3-7 et L. 122-3-8 ne sont pas applicables pendant la période d’essai.

Article L122-3-10

Si la relation contractuelle de travail se poursuit après l’échéance du terme du contrat, celui-ci devient un contrat à durée indéterminée.

Lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu ou au titre des 3°, 4° et 5° de l’article L. 122-1-1, les dispositions de l’alinéa ci-dessus ne font pas obstacle à la conclusion avec le même salarié de contrats à durée déterminée successifs.

Lorsque la relation contractuelle de travail se poursuit à l’issue d’un contrat à durée déterminée, le salarié conserve l’ancienneté qu’il avait acquise au terme de ce contrat. La durée de ce contrat est déduite de la période d’essai éventuellement prévue dans le nouveau contrat.

Article L122-3-11

A l’expiration du contrat conclu pour une durée déterminée, il ne peut être recouru, pour pourvoir le poste du salarié dont le contrat a pris fin, ni à un contrat à durée déterminée ni à un contrat de travail temporaire défini au chapitre IV du présent titre avant l’expiration d’une période égale au tiers de la durée de ce contrat renouvellement inclus si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est au moins égale à quatorze jours et avant l’expiration d’une période égale à la moitié de la durée du contrat, renouvellement inclus, si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est inférieure à quatorze jours. Pour l’appréciation du délai devant séparer les deux contrats, il est fait référence aux jours d’ouverture de l’entreprise ou de l’établissement concernés.

Les dispositions de l’alinéa ci-dessus ne sont pas applicables, lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour assurer le remplacement d’un salarié temporairement absent ou dont le contrat de travail est suspendu, en cas de nouvelle absence du salarié remplacé. Il en est de même lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité ou au titre des 3°, 4° et 5° de l’article L. 122-1-1.

Elles ne sont pas non plus applicables en cas de rupture anticipée due au fait du salarié, et en cas de refus par le salarié du renouvellement de son contrat, pour la durée du contrat non renouvelé.

Article L122-3-12

Le contrat de travail conclu à l’issue du contrat d’apprentissage peut être un contrat à durée déterminée [*nature*] dans les cas mentionnés aux articles L. 122-1, L. 122-1-1 et L. 122-2 et, en outre, lorsque l’apprenti doit satisfaire aux obligations du service national dans un délai de moins d’un an après l’expiration du contrat d’apprentissage.

Article L122-3-13

Tout contrat conclu en méconnaissance des dispositions des articles L. 122-1, L. 122-1-1, L. 122-1-2, L. 122-2, L. 122-3, L. 122-3-1, alinéa premier, L. 122-3-10, alinéa premier, L. 122-3-11 et L. 122-3-12 est réputé à durée indéterminée.

Lorsqu’un conseil de prud’hommes est saisi d’une demande de requalification d’un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, l’affaire est portée directement devant le bureau de jugement qui doit statuer au fond dans le délai d’un mois suivant sa saisine. La décision du conseil de prud’hommes est exécutoire de droit à titre provisoire. Si le tribunal fait droit à la demande du salarié, il doit lui accorder, à la charge de l’employeur, une indemnité qui ne peut être inférieure à un mois de salaire, sans préjudice de l’application des dispositions de la section II du chapitre II du titre II du livre Ier du présent code.

Article L122-3-14

Les dispositions de la présente section ne s’appliquent ni au contrat d’apprentissage ni au contrat de travail temporaire.

Article L122-3-15

Les contrats de travail à caractère saisonnier peuvent comporter une clause de reconduction pour la saison suivante.

Une convention ou un accord collectif peut prévoir que tout employeur ayant occupé un salarié dans un emploi à caractère saisonnier doit lui proposer, sauf motif réel et sérieux, un emploi de même nature, pour la même saison de l’année suivante. La convention ou l’accord doit en définir les conditions, notamment en ce qui concerne la période d’essai, et prévoir en particulier dans quel délai cette proposition est faite au salarié avant le début de la saison et le montant minimum de l’indemnité perçue par le salarié s’il n’a pas reçu de proposition de réemploi.

Article L122-3-16

Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes actions en application de la présente section en faveur d’un salarié sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Celui-ci doit avoir été averti par lettre recommandée avec accusé de réception [*condition de forme*] et ne pas s’y être opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l’organisation syndicale lui a notifié son intention. Le salarié peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment.

Article L122-3-17

Par dérogation aux dispositions du II de l’article L. 122-1-2, lorsqu’un salarié sous contrat à durée déterminée est exposé à des rayonnements ionisants et qu’au terme de son contrat cette exposition excède la valeur limite annuelle rapportée à la durée du contrat, l’employeur est tenu de lui proposer une prorogation du contrat pour une durée telle que l’exposition constatée à l’expiration de la prorogation soit au plus égale à la valeur limite annuelle rapportée à la durée totale du contrat. Cette prorogation est sans effet sur la qualification du contrat à durée déterminée. Un décret fixe la valeur limite utilisée pour les besoins du présent article.

Article L122-3-17-1

L’employeur doit porter à la connaissance des salariés liés par un contrat à durée déterminée la liste des postes à pourvoir dans l’entreprise sous contrat à durée indéterminée lorsqu’un tel dispositif d’information existe déjà dans l’entreprise pour les salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée.

Sous-section 2 : Le contrat vendanges

Article L122-3-18

Le contrat vendanges a pour objet la réalisation de travaux de vendanges. Ces travaux s’entendent des préparatifs de la vendange à la réalisation des vendanges, jusqu’aux travaux de rangement inclus.

Article L122-3-19

Ce contrat a une durée maximale d’un mois.

Un salarié peut recourir à plusieurs contrats vendanges successifs, sans que le cumul des contrats n’excède une durée de deux mois sur une période de douze mois.

Article L122-3-20

Le salarié en congés payés peut bénéficier de ce contrat.

Les personnes visées à l’article L. 324-1 peuvent bénéficier de ce contrat.

Les dispositions de l’article L. 122-3-15 ne s’appliquent pas aux contrats régis par la présente sous-section.

Section 2 : Résiliation du contrat de travail à durée indéterminée

Sous-section 1 : Résiliation du contrat

Article L122-4

Le contrat de travail conclu sans détermination de durée peut cesser à l’initiative d’une des parties contractantes sous réserve de l’application des règles ci-après définies.

Ces règles ne sont pas applicables pendant la période d’essai.

Article L122-5

Dans le cas de résiliation à l’initiative du salarié, l’existence et la durée du délai-congé résultent soit de la loi, soit de la convention ou accord collectif de travail. En l’absence de dispositions légales, de convention ou accord collectif de travail relatifs au délai-congé, cette existence et cette durée résultent des usages pratiqués dans la localité et la profession.

Article L122-6

Dans le cas de licenciement pour un motif autre qu’une faute grave, le salarié a droit :

1° S’il justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus inférieure à six mois, à un délai-congé déterminé comme il est dit à l’article L. 122-5 ;

2° S’il justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus comprise entre six mois et moins de deux ans, à un délai-congé d’un mois ;

3° S’il justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus d’au moins deux ans, à un délai-congé de deux mois.

Les dispositions des 2° et 3° ci-dessus ne sont applicables qu’à défaut de loi, de contrat de travail, de convention ou accord collectif de travail ou d’usages conduisant soit à un délai-congé, soit à une condition d’ancienneté de services, plus favorable pour le travailleur intéressé.

Article L122-7

Toute clause d’un contrat individuel fixant un délai-congé inférieur à celui qui résulte des dispositions de l’article L. 122-6 ou une condition d’ancienneté de services supérieure à celle qu’énoncent ces dispositions est nulle de plein droit.

Article L122-8

L’inobservation du délai-congé ouvre droit, sauf faute grave du salarié, à une indemnité compensatrice ne se confondant ni avec l’indemnité de licenciement de l’article L. 122-9 ni avec la réparation prévue aux articles L. 122-14-4 et L. 122-14-5.

L’inobservation du délai-congé n’a pas, dans ce cas, pour conséquence d’avancer la date à laquelle le contrat prend fin.

En conséquence, la dispense par l’employeur de l’exécution du travail pendant le délai-congé ne doit entraîner, jusqu’à l’expiration de ce délai, aucune diminution des salaires et avantages y compris l’indemnité de congés payés que le salarié aurait reçus s’il avait accompli son travail. En cas d’inexécution totale ou partielle du délai-congé résultant, soit de la fermeture temporaire ou définitive de l’établissement, soit de la réduction de l’horaire de travail habituellement pratiqué dans l’établissement en deçà de la durée légale de travail, le salaire à prendre en considération est celui qu’aurait perçu l’intéressé s’il avait accompli son travail jusqu’à l’expiration du délai-congé sur la base de la durée légale ou conventionnelle de travail applicable à l’entreprise, dans le cas où il travaillait à temps plein, ou de la durée du travail fixée dans son contrat de travail lorsqu’il travaillait à temps partiel.

Article L122-9

Le salarié lié par contrat de travail à durée indéterminée et qui est licencié alors qu’il compte deux ans d’ancienneté ininterrompue au service du même employeur a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité minimum de licenciement. Le taux de cette indemnité, différent suivant que le motif du licenciement est le motif prévu à l’article L. 321-1 ou un motif inhérent à la personne du salarié, et ses modalités de calcul, en fonction de la rémunération brute dont il bénéficiait antérieurement à la rupture du contrat de travail, sont fixés par voie réglementaire.

Article L122-9-1

Le salarié dont le contrat de travail à durée indéterminée est rompu pour cas de force majeure en raison d’un sinistre a droit à une indemnité compensatrice dont le montant est égal à celui qui aurait résulté de l’application des articles L. 122-8 et L. 122-9.

Article L122-10

Pour l’application des 2° et 3° de l’article L. 122-6 [*ancienneté de services continus d’au moins six mois*] et pour celle de l’article L. 122-9 les circonstances qui, en vertu soit de dispositions législatives ou réglementaires, soit de conventions ou accords collectifs de travail, soit d’usages, soit de stipulations contractuelles, entraînent la suspension du contrat de travail, ne sont pas regardées comme interrompant l’ancienneté du salarié. Toutefois, la période de suspension n’entre pas en compte dans la durée d’ancienneté exigée pour bénéficier des dispositions rappelées ci-dessus.

Article L122-11

Les dispositions des articles L. 122-6, L. 122-9 et L. 122-10 sont applicables aux personnels mentionnés aux articles L. 351-18 et L. 351-19 et aux salariés qui sont soumis au même statut législatif ou réglementaire particulier que celui d’entreprises publiques dès lors que les intéressés remplissent les conditions prévues auxdits articles.

Article L122-12

La cessation de l’entreprise, sauf cas de force majeure, ne libère pas l’employeur de l’obligation de respecter le délai-congé et de verser, s’il y a lieu, l’indemnité prévue à l’article L. 122-9.

S’il survient une modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise.

Article L122-12-1

A moins que la modification visée au deuxième alinéa de l’article L. 122-12 n’intervienne dans le cadre d’une procédure de redressement ou liquidation judiciaires, ou d’une substitution d’employeurs intervenue sans qu’il y ait eu de convention entre ceux-ci, le nouvel employeur est en outre tenu, à l’égard des salariés dont les contrats de travail subsistent, des obligations qui incombaient à l’ancien employeur à la date de cette modification.

Le premier employeur est tenu de rembourser les sommes acquittées par le nouvel employeur en application de l’alinéa précédent, sauf s’il a été tenu compte de la charge résultant de ces obligations dans la convention intervenue entre eux.

Article L122-13

La résiliation d’un contrat de travail à durée indéterminée, à l’initiative du salarié, ouvre droit, si elle est abusive, à dommages-intérêts.

En cas de litige, le juge se prononce conformément aux dispositions de l’article L. 122-14-3.

Article L122-14

L’employeur ou son représentant qui envisage de licencier un salarié doit, avant toute décision, convoquer l’intéressé par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge en lui indiquant l’objet de la convocation. L’entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation. Au cours de l’entretien, l’employeur est tenu d’indiquer les motifs de la décision envisagée et de recueillir les explications du salarié.

Lors de cette audition, le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise. Lorsqu’il n’y a pas d’institutions représentatives du personnel dans l’entreprise, le salarié peut se faire assister par un conseiller de son choix, inscrit sur une liste dressée par le représentant de l’Etat dans le département après consultation des organisations représentatives visées à l’article L. 136-1 dans des conditions fixées par décret. Cette liste comporte notamment le nom, l’adresse, la profession ainsi que l’appartenance syndicale éventuelle des conseillers. Elle ne peut comporter de conseillers prud’hommes en activité. Mention doit être faite de cette faculté dans la lettre de convocation prévue au premier alinéa du présent article, qui, en outre, précise l’adresse des services où la liste des conseillers est tenue à la disposition des salariés.

Les dispositions des alinéas qui précèdent ne sont pas applicables en cas de licenciement pour motif économique de dix salariés et plus dans une même période de trente jours lorsqu’il existe un comité d’entreprise ou des délégués du personnel dans l’entreprise.

Article L122-14-1

L’employeur qui décide de licencier un salarié doit notifier le licenciement par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ; la date de présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du délai-congé.

Cette lettre ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date pour laquelle le salarié a été convoqué en application des dispositions de l’article L. 122-14.

Toutefois, si le salarié est licencié individuellement pour un motif d’ordre économique ou s’il est inclus dans un licenciement collectif d’ordre économique concernant moins de dix salariés dans une même période de trente jours, la lettre prévue au premier alinéa du présent article ne peut lui être adressée moins de sept jours ouvrables à compter de la date pour laquelle le salarié a été convoqué en application de l’article L. 122-14. Ce délai est de quinze jours ouvrables en cas de licenciement individuel d’un membre du personnel d’encadrement tel que défini au troisième alinéa de l’article L. 513-1.

Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables en cas de redressement ou de liquidation judiciaires.

En cas de licenciement collectif pour motif économique concernant au moins dix salariés dans une même période de trente jours, la lettre prévue au premier alinéa du présent article ne peut être adressée avant l’expiration du délai prévu à l’article L. 321-6.

Article L122-14-2

L’employeur est tenu [*obligation de motivation*] d’énoncer le ou les motifs du licenciement dans la lettre de licenciement mentionnée à l’article L. 122-14-1.

Lorsque le licenciement est prononcé pour un motif économique, la lettre de licenciement doit énoncer les motifs économiques ou de changement technologique invoqués par l’employeur. En outre, l’employeur est tenu, à la demande écrite du salarié, de lui indiquer par écrit les critères retenus en application de l’article L. 321-1-1.

Lorsque le licenciement est prononcé pour un motif économique, mention doit être faite dans la lettre de licenciement de la priorité de réembauchage prévue par l’article L. 321-14 et de ses conditions de mise en oeuvre.

Article L122-14-3

En cas de litige, le juge à qui il appartient d’apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l’employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties et au besoin après toutes mesures d’instruction qu’il estime utiles. En cas de recours portant sur un licenciement pour motif économique, l’employeur doit communiquer au juge tous les éléments qu’il a fournis aux représentants du personnel en application des articles L. 321-2 et L. 321-4 ou, à défaut de représentants du personnel dans l’entreprise, tous les éléments qu’il a fournis à l’autorité administrative compétente en application de l’article L. 321-7 du présent code.

Si un doute subsiste, il profite au salarié.

Article L122-14-4

Si le licenciement d’un salarié survient sans observation de la procédure requise à la présente section, mais pour une cause réelle et sérieuse, le tribunal saisi doit imposer à l’employeur d’accomplir la procédure prévue et accorder au salarié, à la charge de l’employeur, une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois de salaire ; si ce licenciement survient pour une cause qui n’est pas réelle et sérieuse, le tribunal peut proposer la réintégration du salarié dans l’entreprise, avec maintien de ses avantages acquis ; en cas de refus par l’une ou l’autre des parties, le tribunal octroie au salarié une indemnité. Cette indemnité, qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois, est due sans préjudice, le cas échéant, de l’indemnité prévue à l’article L. 122-9. Lorsque le tribunal constate que le licenciement est intervenu alors que la procédure de licenciement est nulle et de nul effet, conformément aux dispositions du cinquième alinéa de l’article L. 321-4-1, il peut prononcer la nullité du licenciement et ordonner, à la demande du salarié, la poursuite de son contrat de travail, sauf si la réintégration est devenue impossible, notamment du fait de la fermeture de l’établissement ou du site ou de l’absence d’emploi disponible de nature à permettre la réintégration du salarié. Lorsque le salarié ne demande pas la poursuite de son contrat de travail ou lorsque la réintégration est impossible, le tribunal octroie au salarié une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des douze derniers mois.

Le tribunal ordonne également le remboursement par l’employeur fautif aux organismes concernés de tout ou partie des indemnités de chômage payées au salarié licencié du jour de son licenciement au jour du jugement prononcé par le tribunal, dans la limite de six mois d’indemnités de chômage par salarié concerné. Ce remboursement est ordonné d’office par le tribunal dans le cas où les organismes concernés ne sont pas intervenus à l’instance ou n’ont pas fait connaître le montant des indemnités versées. Une copie certifiée conforme du jugement est adressée par le secrétariat du tribunal à ces organismes. Sur le fondement de ce jugement et lorsque celui-ci est exécutoire, les institutions qui versent les allocations de chômage peuvent poursuivre le recouvrement des indemnités devant le tribunal d’instance du domicile de l’employeur et selon une procédure fixée par décret. Dans les mêmes conditions, lorsque le licenciement est jugé comme ne résultant pas d’une faute grave ou lourde, une copie du jugement est transmise à ces organismes.

Lorsque le salarié est inclus dans un licenciement collectif pour motif économique et que la procédure requise à l’article L. 321-2 n’a pas été respectée par l’employeur, le tribunal doit accorder au salarié une indemnité calculée en fonction du préjudice subi. En cas de non-respect de la priorité de réembauchage prévue à l’article L. 321-14, le tribunal octroie au salarié une indemnité qui ne peut être inférieure à deux mois de salaire.

Article L122-14-5

A l’exception des dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 122-14 relatives à l’assistance du salarié par un conseiller, les dispositions de l’article L. 122-14-4 ne sont pas applicables [*non*] aux licenciements des salariés qui ont moins de deux ans d’ancienneté dans l’entreprise et aux licenciements opérés par les employeurs qui occupent habituellement moins de onze salariés.

Les salariés mentionnés à l’alinéa précédent peuvent prétendre, en cas de licenciement abusif, à une indemnité calculée en fonction du préjudice subi.

Article L122-14-7

Les règles posées à la présente section en matière de licenciement ne dérogent pas aux dispositions législatives ou réglementaires qui assurent une protection particulière à certains salariés définis par lesdites dispositions.

Ces règles sont applicables au cas où le salarié est lié par des contrats de travail à plusieurs employeurs.

Les parties ne peuvent renoncer par avance au droit de s’en prévaloir.

Article L122-14-8

Lorsqu’un salarié, mis par la société au service de laquelle il était engagé à la disposition d’une filiale étrangère à laquelle il est lié par un contrat de travail, est licencié par cette filiale la société mère doit assurer son rapatriement et lui procurer un nouvel emploi compatible avec l’importance de ses précédentes fonctions au sein de la société mère.

Si la société mère entend néanmoins congédier ce salarié, les dispositions de la présente section sont applicables. Le temps passé par le salarié au service de la filiale est pris en compte pour le calcul du délai-congé et de l’indemnité de licenciement.

Article L122-14-9

Dans les dispositions législatives ou réglementaires qui font référence à l’article 23 du livre 1er de l’ancien code du travail, cette référence est remplacée par une référence aux dispositions correspondantes de la présente section, sous réserve de ce qui est dit à l’article L. 122-14-10.

Article L122-14-10

Les dispositions de la présente section ne sont applicables dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle que sous réserve des règles prévues par la loi du 6 mai 1939 tendant à rendre applicable dans lesdits départements l’article 23 du livre 1er de l’ancien code du travail.

Article L122-14-11

Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application des articles L. 122-4 à L. 122-14-10.

Article L122-14-12

Les dispositions relatives au départ à la retraite des salariés prévues par une convention collective, un accord collectif de travail ou un contrat de travail sont applicables sous réserve qu’elles ne soient pas contraires aux dispositions légales.

Sont nulles et de nul effet toute disposition d’une convention ou d’un accord collectif de travail et toute clause d’un contrat de travail prévoyant une rupture de plein droit du contrat de travail d’un salarié en raison de son âge ou du fait qu’il serait en droit de bénéficier d’une pension de vieillesse.

Article L122-14-13

Tout salarié quittant volontairement l’entreprise pour bénéficier du droit à une pension de vieillesse a droit, sous réserve des dispositions plus favorables d’une convention ou d’un accord collectif de travail ou du contrat de travail, à l’indemnité de départ en retraite prévue à l’article 6 de l’accord annexé à la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 relative à la mensualisation et à la procédure conventionnelle.

Tout salarié dont la mise à la retraite résulte d’une décision de l’employeur a droit, sous réserve des dispositions plus favorables en matière d’indemnité de départ à la retraite contenues dans une convention ou un accord collectif de travail ou un contrat de travail, au versement d’une indemnité de départ en retraite équivalente soit à l’indemnité de licenciement prévue par l’article 5 de l’accord mentionné au premier alinéa s’il remplit les conditions fixées pour en bénéficier, soit à l’indemnité minimum de licenciement prévue à l’article L. 122-9 du présent code.

La mise à la retraite s’entend de la possibilité donnée à l’employeur de rompre le contrat de travail d’un salarié ayant atteint l’âge visé au 1° de l’article L. 351-8 du code de la sécurité sociale. Dans le cadre d’une convention ou d’un accord collectif étendu conclu avant le 1er janvier 2008 fixant des contreparties en termes d’emploi ou de formation professionnelle, ou en cas de cessation d’activité en application d’un accord professionnel mentionné à l’article L. 352-3 du présent code ou d’une convention conclue en application du 3° de l’article L. 322-4 ou dans le cadre du bénéfice de tout autre avantage de préretraite défini antérieurement à la date de publication de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites, un âge inférieur peut être fixé, dès lors que le salarié peut bénéficier d’une pension de vieillesse à taux plein au sens du code de la sécurité sociale. Cet âge ne peut être inférieur à celui fixé au premier alinéa de l’article L. 351-1 du code de la sécurité sociale.

Si les conditions de mise à la retraite ne sont pas réunies, la rupture du contrat de travail par l’employeur constitue un licenciement.

L’employeur ou le salarié, selon que l’initiative du départ à la retraite émane de l’un ou de l’autre, est tenu de se conformer aux dispositions des 1°, 2°, 3° et du dernier alinéa de l’article L. 122-6 du présent code.

Sous-section 2 : Conseiller du salarié

Article L122-14-14

L’employeur, dans les établissements où sont occupés au moins onze salariés, est tenu de laisser au salarié de son entreprise investi de la mission de conseiller du salarié et chargé d’assister un salarié lors de l’entretien prévu à l’article L. 122-14 le temps nécessaire à l’exercice de sa mission dans la limite d’une durée qui ne peut excéder quinze heures par mois.

Article L122-14-15

Le temps passé hors de l’entreprise pendant les heures de travail par le conseiller du salarié pour l’exercice de sa mission est assimilé à une durée de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés, du droit aux prestations d’assurances sociales et aux prestations familiales ainsi qu’au regard de tous les droits que le salarié tient du fait de son ancienneté dans l’entreprise.

Ces absences sont rémunérées par l’employeur et n’entraînent aucune diminution des rémunérations et avantages y afférents.

Un décret détermine les modalités d’indemnisation du salarié investi de la mission de conseiller du salarié qui exerce son activité professionnelle en dehors de tout établissement ou dépend de plusieurs employeurs.

Les employeurs sont remboursés par l’Etat des salaires maintenus pendant ces absences ainsi que des avantages et des charges sociales y afférents.

Article L122-14-16

L’exercice de la mission de conseiller du salarié chargé d’assister un salarié, prévue à l’article L. 122-14, ne saurait être une cause de rupture par l’employeur du contrat de travail.

Le licenciement par l’employeur du salarié inscrit sur une liste dressée par le représentant de l’Etat dans le département, chargé d’assister des salariés convoqués par leurs employeurs en vue d’un licenciement, est soumis à la procédure [*administrative*] prévue par l’article L. 412-18 du présent code.

Article L122-14-17

L’employeur est tenu d’accorder au salarié inscrit sur la liste prévue au deuxième alinéa de l’article L. 122-14, sur sa demande et pour les besoins de la formation du conseiller du salarié, des autorisations d’absence dans la limite de deux semaines par période de trois ans suivant la publication de cette liste.

Les dispositions des articles L. 451-1, L. 451-2, L. 451-4 et L. 451-5 sont applicables à ces autorisations.

Article L122-14-18

Comme pour les membres de comité d’entreprise et délégués syndicaux, et selon l’article L. 432-7 du présent code, le conseiller du salarié est tenu au secret professionnel pour toutes les questions relatives aux procédés de fabrication. En outre, le conseiller du salarié est tenu à une obligation de discrétion à l’égard des informations représentant un caractère confidentiel et données comme telles par le chef d’entreprise ou son représentant. Toute violation de cette obligation peut entraîner la radiation de l’intéressé de la liste prévue au deuxième alinéa de l’article L. 122-14 par le préfet du département.

Section 3 : Conséquences de la rupture du contrat.

Article L122-15

Lorsqu’un salarié, ayant rompu abusivement un contrat de travail, engage à nouveau ses services, le nouvel employeur est solidairement responsable du dommage causé à l’employeur précédent dans les trois cas suivants :

1. Quand il est démontré qu’il est intervenu dans la rupture ;

2. Quand il a embauché un travailleur qu’il savait déjà lié par un contrat de travail ;

3. Quand il a continué à occuper un travailleur après avoir appris que ce travailleur était encore lié à un autre employeur par un contrat de travail. Dans ce troisième cas, la responsabilité du nouvel employeur cesse d’exister si, au moment où il a été averti, le contrat de travail abusivement rompu par le salarié était venu à expiration, soit, s’il s’agit de contrats à durée déterminée par l’arrivée du terme, soit s’il s’agit de contrats à durée indéterminée par l’expiration du délai-congé ou si un délai de quinze jours s’était écoulé depuis la rupture dudit contrat.

Article L122-16

L’employeur doit, à l’expiration du contrat de travail, délivrer au travailleur un certificat contenant exclusivement la date de son entrée et celle de sa sortie, et la nature de l’emploi ou, le cas échéant, des emplois successivement occupés ainsi que les périodes pendant lesquelles ces emplois ont été tenus.

Sont exempts de timbre et d’enregistrement les certificats de travail délivrés aux salariés même s’ils contiennent d’autres mentions que celles prévues à l’alinéa 1er du présent article, toutes les fois que ces mentions ne contiennent ni obligations, ni quittance ni aucune autre convention donnant lieu au droit proportionnel.

La formule "libre de tout engagement" et toute autre constatant l’expiration régulière du contrat de travail, les qualités professionnelles et les services rendus sont comprises dans l’exemption.

Article L122-17

Lorsqu’un reçu pour solde de tout compte est délivré et signé par le salarié à l’employeur à l’occasion de la résiliation ou de l’expiration de son contrat, il n’a que la valeur d’un simple reçu des sommes qui y figurent.

Section 4 : Règles particulières aux personnes intéressées par le service national, aux jeunes gens astreints aux obligations imposées par le service préparatoire et aux hommes rappelés au service national.

Article L122-18

Le contrat de travail d’un salarié ou d’un apprenti, appelé au service national en application du livre II du code du service national, est suspendu pendant toute la durée du service national actif.

Lorsqu’il connaît la date de sa libération du service national actif et, au plus tard, dans le mois suivant celle-ci, le travailleur qui désire reprendre l’emploi occupé par lui au moment où il a été appelé au service national, doit en avertir son ancien employeur. La réintégration dans l’entreprise est de droit.

Le travailleur réintégré bénéficie de tous les avantages qu’il avait acquis au moment de son départ.

Article L122-20

Les dispositions des articles L. 122-18, L. 122-19 (1) ci-dessus sont applicables, lors de leur renvoi dans leurs foyers, aux personnes qui, ayant accompli leur service actif, ont été maintenues au service national.

Article L122-20-1

Tout salarié ou apprenti, âgé de seize à vingt-cinq ans, qui doit participer à l’appel de préparation à la défense, bénéficie d’une autorisation d’absence exceptionnelle de un jour.

Cette absence exceptionnelle a pour but exclusif de permettre au salarié ou à l’apprenti de participer à l’appel de préparation à la défense. Elle n’entraîne pas de réduction de rémunération. Elle est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée de congé annuel.

Article L122-21

Aucun employeur ne peut résilier le contrat de travail d’un salarié ou d’un apprenti au motif que lui-même, le salarié ou l’apprenti se trouve astreint aux obligations du service national, ou se trouve appelé au service national en exécution d’un engagement pour la durée de la guerre, ou rappelé au service national à un titre quelconque.

Toutefois, l’employeur peut résilier le contrat s’il justifie d’une faute grave de l’intéressé, non liée aux obligations de l’alinéa précédent, ou s’il se trouve dans l’impossibilité de maintenir ledit contrat pour un motif étranger auxdites obligations.

Article L122-22

Alors même que, pour une autre cause légitime, le contrat serait dénoncé par l’une des parties, la durée de la période passée au service national est exclue des délais impartis pour la validité de la dénonciation, sauf toutefois dans le cas ou le contrat de travail a pour objet une entreprise temporaire prenant fin pendant cette période.

Article L122-23

En cas de violation des dispositions de la présente section, la partie lésée a droit à des dommages-intérêts qui sont fixés par le juge, en sus de l’indemnité de licenciement.

Article L122-24

Toute stipulation contraire aux dispositions de la présente section est nulle de plein droit.

Section 4-1 : Règles particulières aux salariés candidats ou élus à un mandat parlementaire ou local

Article L122-24-1

Les employeurs sont tenus de laisser à leurs salariés, candidats à l’Assemblée nationale ou au Sénat, le temps nécessaire pour participer à la campagne électorale dans la limite de vingt jours ouvrables. Le même droit est accordé, sur leur demande, aux salariés candidats au Parlement européen, au conseil municipal dans une commune d’au moins 3 500 habitants, au conseil général, au conseil régional et à l’Assemblée de Corse, dans la limite de dix jours ouvrables.

Le salarié bénéficie à sa convenance des dispositions de l’alinéa précédent, à condition que chaque absence soit au moins d’une demi-journée entière. Il doit avertir son employeur vingt-quatre heures au moins avant le début de chaque absence.

Sur demande de l’intéressé, la durée de ces absences est imputée sur celle du congé payé annuel dans la limite des droits qu’il a acquis à ce titre à la date du premier tour de scrutin. Lorsqu’elles ne sont pas imputées sur le congé payé annuel, les absences ne sont pas rémunérées ; elles donnent alors lieu à récupération en accord avec l’employeur.

La durée de ces absences est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits à congés payés ainsi que des droits liés à l’ancienneté résultant des dispositions législatives, réglementaires et conventionnelles.

Article L122-24-2

Le contrat de travail d’un salarié membre de l’Assemblée nationale ou du Sénat est, sur sa demande, suspendu jusqu’à l’expiration de son mandat, s’il justifie d’une ancienneté minimale d’une année chez l’employeur à la date de son entrée en fonction.

La suspension prend effet quinze jours après la notification qui en est faite à l’employeur, à la diligence du salarié, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

Le salarié doit manifester son intention de reprendre son emploi en adressant à son employeur une lettre recommandée avec demande d’avis de réception au plus tard dans les deux mois qui suivent l’expiration de son mandat.

Il retrouve son précédent emploi, ou un emploi analogue assorti d’une rémunération équivalente, dans les deux mois suivant la date à laquelle il a avisé son employeur. Il bénéficie de tous les avantages acquis par les salariés de sa catégorie durant l’exercice de son mandat. Il bénéficie en outre, en tant que de besoin, d’une réadaptation professionnelle en cas de changement de techniques ou de méthodes de travail.

Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque le mandat a été renouvelé, à moins que la durée de la suspension prévue au premier alinéa de cet article n’ait été, pour quelque cause que ce soit, inférieure à cinq ans. Il en est de même lorsque le salarié membre de l’une des assemblées visées au premier alinéa est élu dans l’autre. A l’expiration du ou des mandats renouvelés, le salarié peut cependant solliciter son réembauchage dans les forme et délai prévus au troisième alinéa du présent article. L’employeur est alors tenu, pendant un an, de l’embaucher par priorité dans les emplois auxquels sa qualification lui permet de prétendre et de lui accorder, en cas de réemploi, le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis au moment de son départ.

Un décret fixera les conditions dans lesquelles les droits des salariés, notamment en matière de prévoyance et de retraite, leur seront conservés durant la durée du mandat.

Article L122-24-3

Les dispositions de la présente section sont applicables aux fonctionnaires et aux agents non titulaires de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ainsi qu’aux personnels des entreprises publiques, pour autant qu’ils ne bénéficient pas déjà de dispositions plus favorables.

Section 4-2 : Règles particulières aux salariés devenus physiquement inaptes à leur emploi

Article L122-24-4

A l’issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident, si le salarié est déclaré par le médecin du travail inapte à reprendre l’emploi qu’il occupait précédemment, l’employeur est tenu de lui proposer un autre emploi approprié à ses capacités, compte tenu des conclusions écrites du médecin du travail et des indications qu’il formule sur l’aptitude du salarié à exercer l’une des tâches existantes dans l’entreprise et aussi comparable que possible à l’emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations ou transformations de postes de travail.

Si le salarié n’est pas reclassé dans l’entreprise à l’issue d’un délai d’un mois à compter de la date de l’examen médical de reprise du travail ou s’il n’est pas licencié, l’employeur est tenu de verser à l’intéressé, dès l’expiration de ce délai, le salaire correspondant à l’emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.

Les dispositions prévues à l’alinéa précédent s’appliquent également en cas d’inaptitude à tout emploi dans l’entreprise constatée par le médecin du travail.

Section 4-3 : Dispositions particulières aux personnes exerçant une activité dans la réserve opérationnelle

Article L122-24-5

Aucun employeur ne peut résilier le contrat de travail d’un salarié ou d’un apprenti qui exerce une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou à la suite d’un appel ou d’un rappel des personnes soumises à l’obligation de disponibilité en raison des absences qui résultent de cet engagement ou de cette obligation.

Article L122-24-6

A l’issue d’une période d’activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou à la suite d’un appel ou d’un rappel des personnes soumises à l’obligation de disponibilité, le salarié retrouve son précédent emploi.

Article L122-24-7

La résiliation du contrat de travail ne peut être notifiée ou prendre effet pendant l’accomplissement d’une période d’activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou à la suite d’un appel ou d’un rappel des personnes soumises à l’obligation de disponibilité.

Article L122-24-8

Les périodes d’activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou à la suite d’un appel ou d’un rappel des personnes soumises à l’obligation de disponibilité sont considérées comme des périodes de travail effectif pour les avantages légaux et conventionnels en matière d’ancienneté, d’avancement, de congés payés et de droits aux prestations sociales.

Section 4-4 : Règles particulières aux personnes ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve opérationnelle

Article L122-24-9

Tout salarié ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve opérationnelle bénéficie d’une autorisation d’absence de cinq jours ouvrés par année civile au titre de ses activités dans la réserve.

Le réserviste salarié désirant bénéficier de cette absence doit présenter sa demande par écrit à son employeur un mois au moins à l’avance, en indiquant la date et la durée de l’absence envisagée.

Au-delà de cette durée, le réserviste est tenu de requérir l’accord de son employeur avec un préavis de deux mois en précisant la date de son départ et la durée de la période qu’il souhaite accomplir, sous réserve de dispositions plus favorables résultant notamment de conventions conclues entre l’employeur et le ministre de la défense.

Article L122-24-10

Le refus de l’employeur d’accorder à un salarié l’autorisation de participer à une activité dans la réserve qui requiert son accord préalable doit être motivé et notifié à l’intéressé et à l’autorité militaire dans les quinze jours qui suivent la réception de sa demande.

Section 4-5 : Règles particulières aux salariés ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve de sécurité civile

Article L122-24-11

Lorsque le salarié accomplit son engagement à servir dans la réserve de sécurité civile pendant son temps de travail, il doit obtenir l’accord de son employeur, sous réserve de dispositions plus favorables résultant du contrat de travail, de conventions ou accords collectifs de travail, ou de conventions conclues entre l’employeur et l’autorité de gestion de la réserve. Si l’employeur oppose un refus, cette décision doit être motivée et notifiée à l’intéressé ainsi qu’à l’autorité de gestion de la réserve dans la semaine qui suit la réception de la demande.

Le contrat de travail du salarié exerçant une activité dans la réserve de sécurité civile pendant son temps de travail est suspendu pendant la période en cause.

Toutefois, cette période est considérée comme une période de travail effectif pour les avantages trouvant leur fondement dans la loi, un réglement ou une convention en matière d’ancienneté, de congés payés et de droit aux prestations sociales.

Aucun licenciement ou déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peuvent être prononcés à l’encontre d’un salarié en raison de ses absences résultant de son engagement à servir dans la réserve de sécurité civile.

Section 4-6 : Règles particulières applicables aux salariés participant à des opérations de secours

Article L122-24-12

Lorsqu’un salarié membre d’une association agréée en matière de sécurité civile est sollicité pour la mise en oeuvre du plan Orsec ou à la demande de l’autorité de police compétente en cas d’accident, sinistre ou catastrophe, il lui appartient d’obtenir l’accord de son employeur. Sauf nécessité inhérente à la production ou à la marche de l’entreprise, l’employeur ne peut s’opposer à l’absence du salarié.

Aucun licenciement ou déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peuvent être prononcés à l’encontre du salarié mobilisé en raison des absences resultant des présentes dispositions.

Les conditions de prise en compte de son absence sont définies en accord avec l’employeur, sous réserve de dispositions plus favorables resultant du contrat de travail, de conventions ou accords collectifs de travail ou de conventions conclues entre l’employeur et le ministre chargé de la sécurité civile.

Section 5 : Protection de la maternité et éducation des enfants.

Article L122-25

L’employeur ne doit pas prendre en considération l’état de grossesse d’une femme pour refuser de l’embaucher, résilier son contrat de travail au cours d’une période d’essai ou, sous réserve des dispositions de l’article L. 122-25-1, prononcer une mutation d’emploi. Il lui est en conséquence interdit de rechercher ou de faire rechercher toutes informations concernant l’état de grossesse de l’intéressée.

La femme candidate à un emploi ou salariée n’est pas tenue, sous réserve des cas où elle demande le bénéfice des dispositions législatives et réglementaires concernant la protection de la femme enceinte, de révéler son état de grossesse.

En cas de litige, l’employeur est tenu de communiquer au juge tous les éléments de nature à justifier sa décision.

Si un doute subsiste, il profite à la salariée en état de grossesse.

Article L122-25-1

Les dispositions de l’article L. 122-25 ne font pas obstacle à l’affectation temporaire dans un autre emploi de la salariée en état de grossesse, à son initiative ou à celle de l’employeur, si l’état de santé médicalement constaté de la salariée l’exige.

En cas de désaccord entre l’employeur et la salariée ou lorsque le changement intervient à l’initiative de l’employeur, la nécessité médicale du changement d’emploi et l’aptitude de la salariée à occuper le nouvel emploi envisagé ne peut être établies que par le médecin du travail.

L’affectation dans un autre établissement est subordonnée à l’accord de l’intéressée.

Cette affectation temporaire ne peut avoir d’effet excédant la durée de la grossesse et prend fin dès que l’état de santé de la femme lui permet de retrouver son emploi initial.

Le changement d’affectation ne doit entraîner aucune diminution de rémunération.

Article L122-25-1-1

La salariée en état de grossesse médicalement constaté ou ayant accouché, travaillant dans les conditions fixées aux articles L. 213-2 et L. 213-11, est affectée à un poste de jour sur sa demande pendant la durée de sa grossesse et pendant la période du congé légal postnatal prévu à l’article L. 122-26. La salariée en état de grossesse médicalement constaté ou ayant accouché, travaillant dans les conditions fixées aux articles L. 213-2 et L. 213-11, est également affectée à un poste de jour pendant la durée de sa grossesse lorsque le médecin du travail constate par écrit que le poste de nuit est incompatible avec son état. Cette période peut être prolongée lorsque le médecin du travail constate par écrit que le poste de nuit est incompatible avec son état pour une durée n’excédant pas un mois.

Ce changement d’affectation ne doit entraîner aucune diminution de la rémunération. L’affectation dans un autre établissement est subordonnée à l’accord de la salariée.

Si l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi, il fait connaître par écrit à la salariée ou au médecin du travail les motifs qui s’opposent au reclassement. Le contrat de travail de la salariée est alors suspendu jusqu’à la date du début du congé légal de maternité et éventuellement durant la période complémentaire qui suit la fin de ce congé en application du premier alinéa. La salariée bénéficie d’une garantie de rémunération composée d’une allocation journalière versée par la sécurité sociale et d’un complément de rémunération à la charge de l’employeur selon les mêmes modalités que celles prévues par l’accord national interprofessionnel du 10 décembre 1977 annexé à la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 relative à la mensualisation et à la procédure conventionnelle hormis les dispositions relatives à l’ancienneté.

Ces dispositions s’appliquent sans préjudice des articles L. 122-24-4, L. 122-25-2, L. 122-26, L. 224-1 et L. 241-10-1.

Article L122-25-1-2

Lorsque la salariée en état de grossesse médicalement constaté ou ayant accouché, durant une période n’excédant pas un mois après son retour de congé postnatal au titre des répercussions sur sa santé ou sur l’allaitement qu’elle pratique, occupe un poste de travail l’exposant à des risques déterminés par décret en Conseil d’Etat, l’employeur est tenu de lui proposer un autre emploi compatible avec son état, compte tenu des conclusions écrites du médecin du travail et des indications qu’il formule sur l’aptitude de la salariée à exercer l’une des tâches existantes dans l’entreprise, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que l’aménagement de son poste de travail ou l’affectation temporaires dans un autre poste de travail. Cet aménagement ou cette affectation temporaires ne doivent entraîner aucune diminution de la rémunération.

Si l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi, il fait connaître par écrit à la salariée et au médecin du travail les motifs qui s’opposent au reclassement. Le contrat de travail de la salariée est alors suspendu, hormis durant la période couverte par le congé légal de maternité. La salariée bénéficie d’une garantie de rémunération, pendant la suspension du contrat de travail, composée de l’allocation journalière prévue à l’article L. 333-1 du code de la sécurité sociale et d’un complément à la charge de l’employeur, selon les mêmes modalités que celles posées par l’article 7 de l’accord national interprofessionnel du 10 décembre 1977 annexé à la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 relative à la mensualisation et à la procédure conventionnelle, hormis les dispositions relatives à la condition d’ancienneté.

Ces dispositions s’appliquent sans préjudice des articles L. 122-24-4, L. 122-25-2 et L. 241-10-1.

Article L122-25-2

Aucun employeur ne peut résilier le contrat de travail d’une salariée lorsqu’elle est en état de grossesse médicalement constaté et pendant l’intégralité des périodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit en application de l’article L. 122-26, qu’elle use ou non de ce droit, ainsi que pendant les quatre semaines qui suivent l’expiration de ces périodes. Toutefois, et sous réserve d’observer les dispositions de l’article L. 122-27, il peut résilier le contrat s’il justifie d’une faute grave de l’intéressée, non liée à l’état de grossesse, ou de l’impossibilité où il se trouve, pour un motif étranger à la grossesse, à l’accouchement ou à l’adoption, de maintenir ledit contrat.

Sauf s’il est prononcé pour un des motifs justifiant, par application de l’alinéa précédent, la résiliation du contrat de travail, le licenciement d’une salariée est annulé si, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, l’intéressée envoie à son employeur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, soit un certificat médical justifiant qu’elle est en état de grossesse, soit une attestation justifiant l’arrivée à son foyer, dans un délai de quinze jours, d’un enfant placé en vue de son adoption ; cette attestation est délivrée par le service départemental d’aide sociale à l’enfance ou un organisme autorisé pour l’adoption qui procède au placement.

Les dispositions des précédents alinéas ne font pas obstacle à l’échéance du contrat de travail à durée déterminée.

Article L122-25-3

La salariée bénéficie d’une autorisation d’absence pour se rendre aux examens médicaux obligatoires prévus par l’article L. 2122-1 du code de la santé publique dans le cadre de la surveillance médicale de la grossesse et des suites de l’accouchement.

Ces absences n’entraînent aucune diminution de la rémunération et sont assimilées à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi qu’au regard des droits légaux ou conventionnels que la salariée tient du fait de son ancienneté dans l’entreprise.

Article L122-25-4

Après la naissance de son enfant et dans un délai fixé par décret, le père salarié bénéficie d’un congé de paternité de onze jours consécutifs ou de dix-huit jours consécutifs en cas de naissances multiples entraînant la suspension de son contrat de travail. Le salarié qui souhaite bénéficier du congé de paternité doit avertir son employeur au moins un mois avant la date à laquelle il entend prendre son congé, en précisant la date à laquelle il entend mettre fin à la suspension de son contrat de travail.

A l’issue de ce congé, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Article L122-26

La salariée a le droit de suspendre le contrat de travail pendant une période qui commence six semaines avant la date présumée de l’accouchement et se termine dix semaines après la date de celui-ci. Lorsque des naissances multiples sont prévues, cette période commence douze semaines avant la date présumée de l’accouchement, vingt-quatre semaines en cas de naissance de plus de deux enfants et se termine vingt-deux semaines après la date de l’accouchement. En cas de naissance de deux enfants, la période antérieure à la date présumée de l’accouchement peut être augmentée d’une durée maximale de quatre semaines ; la période de vingt-deux semaines postérieure à l’accouchement est alors réduite d’autant. Cette période commence huit semaines avant la date présumée de l’accouchement et se termine dix-huit semaines après la date de celui-ci lorsque, avant l’accouchement, la salariée elle-même ou le ménage assume déjà la charge de deux enfants au moins dans les conditions prévues aux articles L. 525 à L. 529 du code de la sécurité sociale ou lorsque la salariée a déjà mis au monde au moins deux enfants nés viables. La période de huit semaines de suspension du contrat de travail antérieure à la date présumée de l’accouchement peut être augmentée d’une durée maximale de deux semaines ; la période de dix-huit semaines de suspension du contrat de travail postérieure à la date de l’accouchement est alors réduite d’autant.

Quand l’accouchement a lieu avant la date présumée, la période de suspension du contrat de travail pourra être prolongée jusqu’au terme des seize, des vingt-six, des trente-quatre ou des quarante-six semaines de suspension du contrat auxquelles la salariée peut avoir droit.

Si un état pathologique attesté par un certificat médical comme résultant de la grossesse ou des couches le rend nécessaire, la période de suspension du contrat prévue aux alinéas précédents est augmentée de la durée de cet état pathologique dans la limite de deux semaines avant la date présumée de l’accouchement et de quatre semaines après la date de celui-ci.

Lorsque l’enfant est resté hospitalisé jusqu’à l’expiration de la sixième semaine suivant l’accouchement, la salariée peut reporter à la date de la fin de l’hospitalisation tout ou partie du congé auquel elle peut encore prétendre.

Tout salarié à qui un service départemental d’aide sociale à l’enfance ou un organisme autorisé pour l’adoption confie un enfant en vue de son adoption a le droit de suspendre le contrat de travail pendant une période de dix semaines au plus à dater de l’arrivée de l’enfant au foyer, vingt-deux semaines en cas d’adoptions multiples. Cette période est fixée à dix-huit semaines si l’adoption a pour effet de porter à trois ou plus le nombre d’enfants dont le salarié ou le ménage assume la charge dans les conditions prévues aux articles L. 512-3 et suivants et L. 521-1 du code de la sécurité sociale. La suspension du contrat de travail peut précéder de sept jours calendaires, au plus, l’arrivée de l’enfant au foyer. Les parents salariés bénéficient alors de la protection instituée à l’article L. 122-25-2 du présent code. L’adoption d’un enfant par un couple de parents salariés ouvre droit à onze jours supplémentaires ou, en cas d’adoptions multiples, à dix-huit jours supplémentaires de congé d’adoption à la condition que la durée de celui-ci soit répartie entre les deux parents. En ce cas, la durée du congé ne peut être fractionnée en plus de deux périodes, dont la plus courte ne saurait être inférieure à onze jours. Ces deux périodes peuvent être simultanées.

Les dispositions de l’alinéa précédent sont applicables à la personne salariée titulaire de l’agrément mentionné aux articles 63 ou 100-3 du code de la famille et de l’aide sociale lorsqu’elle adopte ou accueille un enfant en vue de son adoption par décision de l’autorité étrangère compétente, à condition que l’enfant ait été autorisé, à ce titre, à entrer sur le territoire français.

Le père ou la mère avertit l’employeur du motif de son absence et de la date à laquelle il ou elle entend mettre fin à la suspension de son contrat de travail.

A l’issue des congés de maternité et d’adoption prévus au présent article, la personne salariée retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Toutefois, dans le cas où pendant sa grossesse la femme a fait l’objet d’un changement d’affectation dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 122-25-1, elle est réintégrée dans l’emploi occupé avant cette affectation lorsqu’elle reprend son travail à l’issue de la période de suspension définie au présent article.

Article L122-26-1

Lors du décès de la mère au cours des périodes définies aux premier et quatrième alinéas de l’article L. 122-26, le père a le droit de suspendre le contrat de travail pendant une période de dix semaines au plus à compter du jour de la naissance de l’enfant. L’intéressé doit avertir son employeur du motif de son absence et de la date à laquelle il entend mettre fin à la suspension de son contrat de travail. Le père bénéficie alors de la protection contre le licenciement instituée à l’article L. 122-25-2.

La suspension du contrat de travail peut être portée à dix-huit ou vingt-deux semaines dans les cas prévus à l’article L. 331-6 du code de la sécurité sociale.

Article L122-26-2

La durée du congé de maternité et du congé d’adoption est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que la salariée ou le salarié tient de son ancienneté.

Article L122-26-3

Toute disposition figurant dans une convention ou un accord collectif de travail et comportant en faveur des salariées en congé de maternité un avantage lié à la naissance est de plein droit applicable aux salariés en congé d’adoption.

Article L122-26-4

La femme salariée qui reprend son activité à l’issue d’un congé de maternité a droit à un entretien avec son employeur en vue de son orientation professionnelle.

Article L122-27

La résiliation du contrat de travail par l’employeur pour l’un des motifs prévus à l’article L. 122-25-2 [*antérieurement au décret 75-625 : L. 122-25*] ne peut prendre effet ou être signifiée [*interdiction*] pendant la période de suspension prévue à l’article L. 122-26.

Article L122-28

Pour élever son enfant, le salarié peut, sous réserve d’en informer son employeur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au moins quinze jours à l’avance, résilier son contrat de travail à l’issue du congé de maternité ou d’adoption prévu à l’article L. 122-26 ou, le cas échéant, deux mois après la naissance ou l’arrivée au foyer de l’enfant, sans être tenu de respecter le délai de préavis, ni de payer de ce fait une indemnité de rupture. Il peut, dans l’année suivant la rupture de son contrat, solliciter dans les mêmes formes son réembauchage ; l’employeur est alors tenu, pendant un an, de l’embaucher par priorité dans les emplois auxquels sa qualification lui permet de prétendre et de lui accorder, en cas de réemploi, le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis au moment de son départ.

Article L122-28-1

Pendant la période qui suit l’expiration du congé de maternité ou d’adoption prévu par l’article L. 122-26 ou par une convention ou un accord collectif, tout salarié qui justifie d’une ancienneté minimale d’une année à la date de naissance de son enfant ou de l’arrivée au foyer d’un enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de la fin de l’obligation scolaire adopté ou confié en vue de son adoption a le droit, soit de bénéficier d’un congé parental d’éducation durant lequel le contrat de travail est suspendu, soit de réduire sa durée de travail sans que cette activité à temps partiel puisse être inférieure à seize heures hebdomadaires.

Le congé parental et la période d’activité à temps partiel prennent fin au plus tard au troisième anniversaire de l’enfant ou, en cas d’adoption d’un enfant de moins de trois ans, à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de l’arrivée au foyer de l’enfant. Le congé parental et la période d’activité à temps partiel ont une durée initiale d’un an au plus ; ils peuvent être prolongés deux fois pour prendre fin au plus tard au terme des périodes définies ci-dessus, quelle que soit la date de leur début. Cette possibilité est ouverte au père et à la mère, ainsi qu’aux adoptants.

Lorsque l’enfant adopté ou confié en vue d’adoption est âgé de plus de trois ans, mais n’a pas encore atteint l’âge de la fin de l’obligation scolaire, le congé parental et la période d’activité à temps partiel ne peuvent excéder une année à compter de l’arrivée au foyer.

En cas de maladie, d’accident ou de handicap graves de l’enfant appréciés selon des modalités définies par décret en Conseil d’Etat, le congé parental et la période d’activité à temps partiel prennent fin au plus tard une année après les dates limites définies à l’alinéa ci-dessus, quelle que soit la date de leur début.

Le salarié doit informer son employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou par lettre remise en main propre contre décharge, du point de départ et de la durée de la période pendant laquelle il entend bénéficier des dispositions de l’alinéa 1er du présent article.

Lorsque cette période suit immédiatement le congé de maternité ou congé d’adoption, le salarié doit informer l’employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, au moins un mois avant le terme dudit congé ; dans les autres cas, l’information doit être donnée à l’employeur deux mois au moins avant le début du congé parental d’éducation ou de l’activité à temps partiel.

Lorsque le salarié entend prolonger son congé parental d’éducation ou sa période d’activité à temps partiel, il doit avertir l’employeur de cette prolongation, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, au moins un mois avant le terme initialement prévu et l’informer, le cas échéant, de son intention soit de transformer le congé parental en activité à temps partiel, soit de transformer l’activité à temps partiel en congé parental. Toutefois, pendant la période d’activité à temps partiel ou à l’occasion des prolongations de celle-ci, le salarié ne peut pas modifier la durée du travail initialement choisie sauf accord de l’employeur ou si une convention ou un accord collectif de travail le prévoit expressément.

Article L122-28-2

En cas de décès de l’enfant ou de diminution importante des ressources du ménage :

1° Le salarié bénéficiaire du congé parental d’éducation a le droit soit de reprendre son activité initiale, soit d’exercer son activité à temps partiel dans la limite de la durée prévue par le contrat de travail initial ;

2° Le salarié exerçant à temps partiel pour élever un enfant a le droit de reprendre son activité initiale et peut, avec l’accord de l’employeur, en modifier la durée.

Le salarié doit adresser une demande motivée à l’employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, un mois au moins avant la date à laquelle il entend bénéficier des dispositions du présent article.

Article L122-28-3

A l’issue du congé parental d’éducation ou de la période d’exercice de son activité à temps partiel ou dans le mois qui suit la demande motivée de reprise de l’activité initiale mentionnée à l’article L. 122-28-2, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Article L122-28-5

Le salarié en congé parental d’éducation ou qui travaille à temps partiel pour élever un enfant ne peut exercer, par ailleurs aucune activité professionnelle autre que des activités d’assistance maternelle définies par les articles L. 421-1 à L. 422-4 du code de l’action sociale et des familles.

Article L122-28-6

La durée du congé parental d’éducation prévue au premier alinéa de l’article L. 122-28-1 et la durée du congé de présence parentale prévue au premier alinéa de l’article L. 122-28-9 sont prises en compte pour moitié dans la détermination des avantages liés à l’ancienneté. Le salarié conserve, en outre, le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début de ce congé.

Des accords de branche peuvent prévoir les conditions dans lesquelles la période d’absence des salariés dont le contrat de travail est suspendu pendant un congé parental d’éducation à plein temps est intégralement prise en compte.

Article L122-28-7

Le salarié réembauché dans l’entreprise en application de l’article L. 122-28 et celui qui reprend son activité à l’issue du congé parental d’éducation ou d’un travail à temps partiel pour élever un enfant, visés à l’article L. 122-28-1, bénéficient, notamment en cas de changement de techniques ou de méthodes de travail, d’un droit à une action de formation professionnelle.

Le salarié peut également bénéficier de ce droit avant l’expiration de la période pendant laquelle il entendait bénéficier des dispositions de l’article L. 122-28-1. Toutefois, dans ce cas, il est mis fin au congé parental d’éducation ou à l’exercice d’une activité à temps partiel pour élever un enfant.

Le salarié a le droit de suivre, à son initiative, une action de formation du type de celles définies à l’article L. 900-2 au cours de la période pendant laquelle il bénéficie des dispositions de l’article L. 122-28-1. Dans ce cas, il n’est pas rémunéré et il bénéficie de la législation de sécurité sociale relative à la protection en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles prévue à l’article L. 962-4 pour les stagiaires de la formation professionnelle.

Le salarié bénéficiaire d’un congé parental d’éducation ou exerçant son activité à temps partiel pour élever un enfant bénéfice de plein droit du bilan de compétences mentionné à l’article L. 900-2, dans les conditions d’ancienneté prévues par l’article L. 122-28-1.

Les salariés visés au présent article ne sont pas comptés dans les 2 p. 100 de travailleurs qui peuvent bénéficier simultanément du congé de formation prévu à l’article L. 930-1 du code du travail.

Le salarié qui reprend son activité à l’issue du congé prévu à l’article L. 122-28-1 a droit à un entretien avec son employeur en vue de son orientation professionnelle.

Article L122-28-8

Tout salarié a le droit de bénéficier d’un congé non rémunéré en cas de maladie ou d’accident, constatés par certificat médical, d’un enfant de moins de seize ans dont il assume la charge au sens de l’article L. 513-1 du code de la sécurité sociale.

La durée de ce congé est au maximum de trois jours par an. Elle est portée à cinq jours si l’enfant est âgé de moins d’un an ou si le salarié assume la charge de trois enfants ou plus âgés de moins de seize ans.

L’application du présent article ne fait pas obstacle à celles des dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles plus favorables.

Article L122-28-9

Tout salarié dont l’enfant à charge au sens de l’article L. 513-1 du code de la sécurité sociale et remplissant l’une des conditions prévues par l’article L. 512-3 du même code est victime d’une maladie, d’un accident ou d’un handicap graves, appréciés selon des modalités définies par décret en Conseil d’Etat, et nécessitant la présence d’une personne à ses côtés, a le droit soit de travailler à temps partiel, soit de bénéficier d’un congé de présence parentale entraînant la suspension de son contrat de travail.

La période d’activité à temps partiel, ou de suspension du contrat de travail, a une durée initiale de quatre mois au plus. Elle peut être renouvelée deux fois, dans la limite maximale de douze mois, renouvellements inclus.

Le salarié doit envoyer à son employeur, au moins quinze jours avant le début du congé ou du travail à temps partiel, une lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou lui remettre en main propre une lettre contre décharge l’informant de sa volonté de bénéficier des dispositions du premier alinéa du présent article, ainsi qu’un certificat médical établi selon les modalités fixées par décret en Conseil d’Etat.

Lorsque le salarié entend prolonger son congé ou son activité à temps partiel, il doit avertir l’employeur de cette prolongation, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, au moins quinze jours avant le terme initialement prévu et l’informer, le cas échéant, de son intention soit de transformer le congé de présence parentale en activité à temps partiel, soit de transformer l’activité à temps partiel en congé de présence parentale. Toutefois, pendant la période d’activité à temps partiel ou à l’occasion des prolongations de celle-ci, le salarié ne peut pas modifier la durée du travail initialement choisie sauf accord de l’employeur ou si une convention ou un accord collectif de travail le prévoit expressément.

A l’issue du congé de présence parentale ou de la période d’exercice de son activité à temps partiel, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Toutefois, en cas de décès de l’enfant ou de diminution importante des ressources du ménage, le salarié retrouve également son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente, s’il a accompli les formalités prévues à l’article L. 122-28-2.

Article L122-28-10

Tout salarié titulaire de l’agrément mentionné aux articles L. 225-2 et L. 225-15 du code de l’action sociale et des familles a le droit de bénéficier d’un congé non rémunéré lorsque, en vue de l’adoption d’un enfant, il se rend à l’étranger ou dans un département d’outre-mer, un territoire d’outre-mer ou l’une des collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Mayotte, que ce soit à partir d’un département métropolitain ou d’un autre département d’outre-mer ou de la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le droit au congé est ouvert pour une durée maximale de six semaines par agrément.

Le salarié doit informer son employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, au moins deux semaines avant son départ, du point de départ et de la durée envisagée du congé.

Le salarié a le droit de reprendre son activité initiale dans le cas où il interrompt son congé avant la date prévue.

A l’issue de ce congé, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

L’application du présent article ne fait pas obstacle à celles des dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles plus favorables.

Article L122-29

Toute convention contraire aux dispositions des articles L. 122-25 à L. 122-31 est nulle de plein droit.

Article L122-30

L’inobservation par l’employeur des dispositions des articles L. 122-25 à L. 122-28-7 peut donner lieu à l’attribution de dommages intérêts [*sanction*] au profit du bénéficiaire, en sus de l’indemnité de licenciement.

En outre, lorsque, en application des dispositions précitées, le licenciement est nul, l’employeur [*obligation*] est tenu de verser le montant du salaire qui aurait été perçu pendant la période couverte par la nullité.

Article L122-31

Un décret en Conseil d’Etat détermine les modalités d’application des dispositions des articles L. 122-25 à L. 122-28-10 et le régime des sanctions applicables à l’employeur qui a méconnu lesdites dispositions.

Article L122-32

Les femmes en état de grossesse médicalement attesté peuvent quitter le travail sans délai-congé et sans avoir, de ce fait, à payer une indemnité de rupture.

Section 5-1 : Règles particulières aux salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Article L122-32-1

Le contrat de travail du salarié victime d’un accident du travail, autre qu’un accident de trajet, ou d’une maladie professionnelle est suspendu pendant la durée de l’arrêt de travail provoqué par l’accident ou la maladie ainsi que, le cas échéant, pendant le délai d’attente et la durée du stage de réadaptation, de rééducation ou de formation professionnelle que, conformément à l’avis de la commission mentionnée à l’article L. 323-11, doit suivre l’intéressé. Le salarié bénéficie d’une priorité en matière d’accès aux actions de formation professionnelle.

La durée des périodes de suspension est prise en compte pour la détermination de tous les avantages légaux ou conventionnels liés à l’ancienneté dans l’entreprise.

Article L122-32-2

Au cours des périodes de suspension, l’employeur ne peut résilier le contrat de travail à durée indéterminée que s’il justifie soit d’une faute grave de l’intéressé, soit de l’impossibilité où il se trouve, pour un motif non lié à l’accident ou à la maladie, de maintenir ledit contrat.

Il ne peut résilier le contrat de travail à durée déterminée que s’il justifie soit d’une faute grave de l’intéressé, soit d’un cas de force majeure.

Toute résiliation du contrat de travail prononcée en méconnaissance des dispositions du présent article est nulle.

Article L122-32-3

Les dispositions de l’article L. 122-32-1 [*suspension*] ne font pas obstacle à l’échéance du contrat de travail à durée déterminée.

Toutefois, lorsque ce contrat comporte une clause de renouvellement, l’employeur ne peut, au cours des périodes définies au premier alinéa dudit article, refuser le renouvellement que s’il justifie d’un motif réel et sérieux, étranger à l’accident ou à la maladie. A défaut, il devra verser au salarié une indemnité correspondant au préjudice subi. Cette indemnité ne peut être inférieure au montant des salaires et avantages que le salarié aurait reçus jusqu’au terme de la période suivante de validité du contrat prévue par la clause de renouvellement.

Article L122-32-4

A l’issue des périodes de suspension définies à l’article L. 122-32-1, le salarié, s’il y est déclaré apte par le médecin du travail, retrouve son emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération équivalente.

Les conséquences de l’accident ou de la maladie professionnelle ne peuvent entraîner pour l’intéressé aucun retard de promotion ou d’avancement au sein de l’entreprise.

Article L122-32-5

Si le salarié est déclaré par le médecin du travail inapte à reprendre, à l’issue des périodes de suspension, l’emploi qu’il occupait précédemment, l’employeur est tenu de lui proposer, compte tenu des conclusions écrites du médecin du travail et des indications qu’il formule sur l’aptitude du salarié à exercer l’une des tâches existant dans l’entreprise et après avis des délégués du personnel, un autre emploi approprié à ses capacités et aussi comparable que possible à l’emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, transformations de postes ou aménagement du temps de travail. Si le salarié n’est pas reclassé dans l’entreprise à l’issue d’un délai d’un mois à compter de la date de l’examen de reprise du travail ou s’il n’est pas licencié, l’employeur est tenu de verser à l’intéressé, dès l’expiration de ce délai, le salaire correspondant à l’emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail. Ces dispositions s’appliquent également en cas d’inaptitude à tout emploi dans l’entreprise constatée par le médecin du travail.

S’il ne peut proposer un autre emploi, l’employeur est tenu [*condition de forme*] de faire connaître par écrit [*obligation*] les motifs qui s’opposent au reclassement.

Les transformations de postes peuvent donner lieu à attribution d’une aide financière de l’Etat [*pour les travailleurs handicapés*] dans les conditions fixées au dernier alinéa de l’article L. 323-9.

L’employeur ne peut prononcer le licenciement que s’il justifie soit de l’impossibilité où il se trouve de proposer un emploi dans les conditions prévues ci-dessus, soit du refus par le salarié de l’emploi proposé dans ces conditions.

S’il prononce le licenciement, l’employeur doit respecter les procédures prévues à la section II du présent chapitre en cas de résiliation du contrat de travail à l’initiative de l’employeur.

Article L122-32-6

La rupture du contrat de travail dans les cas prévus au quatrième alinéa de l’article L. 122-32-5 ouvre droit, pour le salarié, à une indemnité compensatrice [*de délai-congé*] d’un montant égal à celui de l’indemnité prévue à l’article L. 122-8, ainsi qu’à une indemnité spéciale de licenciement qui, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, est égale au double de l’indemnité prévue par l’article L. 122-9 [*montant*] ou par l’article 5 de l’accord national interprofessionnel du 10 décembre 1977 annexé à la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 relative à la mensualisation et à la procédure conventionnelle, s’il remplit les conditions fixées pour bénéficier de cet accord.

Toutefois, les indemnités prévues à l’alinéa ci-dessus ne sont pas dues par l’employeur qui établit que le refus par le salarié du reclassement qui lui est proposé est abusif.

Les dispositions du présent article ne se cumulent pas avec les avantages de même nature prévus par des dispositions conventionnelles ou contractuelles en vigueur lors de la promulgation de la loi n° 81-3 du 7 janvier 1981 et destinés à compenser le préjudice résultant de la perte de l’emploi consécutive à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle.

Article L122-32-7

Lorsqu’un licenciement est prononcé en méconnaissance des dispositions de l’article L. 122-32-4 ou des premier et quatrième alinéas de l’article L. 122-32-5, le tribunal saisi peut proposer la réintégration du salarié dans l’entreprise, avec maintien de ses avantages acquis ; en cas de refus par l’une ou l’autre des parties, le tribunal octroie au salarié une indemnité. Cette indemnité, qui ne peut être inférieure à douze mois de salaires, est due sans préjudice de l’indemnité compensatrice et, le cas échéant, de l’indemnité spéciale de licenciement prévues à l’article L. 122-32-6.

Lorsqu’un licenciement est prononcé en méconnaissance des dispositions du cinquième alinéa de l’article L. 122-32-5, il est fait application des dispositions prévues par l’article L. 122-14-4 pour le cas de non-observation de la procédure requise.

Article L122-32-8

Les indemnités [*compensatrices de délai-congé, de licenciement*] prévues aux articles L. 122-32-6 et L. 122-32-7 sont calculées sur la base du salaire moyen qui aurait été perçu par l’intéressé au cours des trois derniers mois s’il avait continué à travailler au poste qu’il occupait avant l’arrêt de travail provoqué par l’accident ou la maladie professionnelle.

Pour le calcul de ces indemnités, la notion de salaire est définie par le taux personnel, les primes, les avantages de toute nature, les indemnités et les gratifications qui composent le revenu.

Article L122-32-9

Les dispositions des deux derniers alinéas de l’article L. 122-32-5 et des articles L. 122-32-6 à L. 122-32-8 ne sont pas applicables lorsque le salarié est titulaire d’un contrat à durée déterminée.

Si l’employeur justifie qu’il se trouve dans l’impossibilité de proposer un emploi, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 122-32-5, au salarié titulaire d’un tel contrat, ou si le salarié refuse un emploi offert dans ces conditions, l’employeur est en droit de demander la résolution judiciaire du contrat. La juridiction saisie prononce la résolution après vérification des motifs invoqués et fixe le montant de la compensation financière due au salarié.

En cas de rupture du contrat par l’employeur en méconnaissance des dispositions de l’article L. 122-32-4 du premier alinéa de l’article L. 122-32-5 ou du second alinéa du présent article, le salarié a droit à une indemnité correspondant au préjudice subi. Cette indemnité ne peut être inférieure au montant des salaires et avantages qu’il aurait reçus jusqu’au terme de la période en cours de validité de son contrat.

Article L122-32-10

Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux rapports entre un employeur et son salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, survenu ou contractée au service d’un autre employeur.

Article L122-32-11

En cas de redressement ou de liquidation judiciaires, les dispositions des articles L. 143-11-5 à L. 143-11-7 sont applicables au paiement des indemnités prévues aux articles L. 122-32-6, L. 122-32-7 et L. 122-32-9.

Section 5-2 : Congé et période de travail à temps partiel pour la création ou la reprise d’entreprise et congé sabbatique

Sous-section 1 : Dispositions relatives au congé et à la période de travail à temps partiel pour la création ou la reprise d’entreprise.

Article L122-32-12

Le salarié qui crée ou reprend une entreprise a droit, dans les conditions fixées à la présente section, soit à un congé pendant lequel le contrat de travail est suspendu, soit à une période de travail à temps partiel au sens de l’article L. 212-4-2.

La durée maximale de ce congé ou de cette période de travail à temps partiel est d’un an. Elle peut être prolongée d’au plus un an.

Article L122-32-13

Le droit au congé ou à une période de travail à temps partiel pour création ou reprise d’entreprise est ouvert au salarié qui, à la date de prise d’effet de ce droit, justifie d’une ancienneté dans l’entreprise d’au moins vingt-quatre mois, consécutifs ou non.

Ce droit ne pourra être exercé pour une nouvelle création ou reprise d’entreprise intervenant moins de trois ans après la précédente.

Article L122-32-14

Le salarié informe son employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, au moins deux mois à l’avance, de la date à laquelle il souhaite partir en congé, ou de la date de début et de l’amplitude de la réduction souhaitée de son temps de travail, ainsi que de la durée envisagée de ce congé, ou de cette réduction.

Il précise dans ce même courrier l’activité de l’entreprise qu’il prévoit de créer ou de reprendre.

Toute demande de prolongation d’un congé ou d’une période de travail à temps partiel précédemment accordés fait l’objet d’une information à l’employeur dans les mêmes conditions, deux mois avant son terme.

A défaut de réponse de l’employeur dans un délai de trente jours à compter de la présentation de la lettre visée ci-dessus, son accord est réputé acquis.

Article L122-32-15

L’employeur a la faculté, dans les conditions mentionnées à l’article L. 122-32-24, de différer le départ en congé ou le début de la période de travail à temps partiel dans la limite des six mois qui courent à compter de la présentation de la lettre recommandée mentionnée aux premier et troisième alinéas de l’article L. 122-32-14.

Article L122-32-16

A l’issue du congé, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente. Le salarié ne peut invoquer aucun droit à être réemployé avant l’expiration du congé.

Le salarié informe son employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, au moins trois mois avant la fin de son congé, de son intention soit d’être réemployé, soit de rompre son contrat de travail dans les conditions prévues par celui-ci, à l’exception, toutefois, de celles relatives au délai-congé et sans avoir, de ce fait, à payer une indemnité de rupture.

Les salariés qui reprennent leur activité dans l’entreprise à l’issue du congé pour création d’entreprise bénéficient d’une réadaptation professionnelle en tant que de besoin, notamment en cas de changement de techniques ou de méthodes de travail. Ils ne sont pas comptés dans les 2 p. 100 de travailleurs qui peuvent bénéficier simultanément du congé de formation prévu à l’article L. 930-1 du présent code.

Article L122-32-16-1

Lorsqu’il est envisagé une période de travail à temps partiel, celle-ci donne lieu à un avenant au contrat de travail fixant la durée de ladite période et conforme aux prévisions de l’article L. 212-4-3.

Toute prolongation de la période de travail à temps partiel à la demande du salarié donne lieu à la signature d’un nouvel avenant dans les mêmes conditions.

Article L122-32-16-2

Dans les entreprises de moins de deux cents salariés, lorsque l’employeur estime, après avis du comité d’entreprise, ou, s’il n’en existe pas, des délégués du personnel, que la transformation d’un contrat de travail à temps plein en contrat de travail à temps partiel aura des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l’entreprise, il peut refuser de conclure le ou les avenants mentionnés à l’article L. 122-32-16-1, dans les conditions mentionnées aux articles L. 122-32-23 et L. 122-32-24.

Dans les entreprises de deux cents salariés et plus, l’employeur peut, dans les conditions mentionnées à l’article L. 122-32-24, différer la signature du ou des mêmes avenants si le pourcentage de salariés de l’entreprise bénéficiant simultanément d’une transformation de leur contrat de travail à temps plein en contrat de travail à temps partiel au titre de l’article L. 122-32-12 dépasse 2 % de l’effectif de l’entreprise, jusqu’à la date à laquelle cette condition de taux est remplie.

Article L122-32-16-3

Le salarié dont un avenant à son contrat de travail a prévu le passage d’un travail à temps plein à un travail à temps partiel ne peut invoquer aucun droit à être réemployé à temps plein avant le terme fixé par cet avenant.

A l’issue de la période de travail à temps partiel convenue, le salarié concerné retrouve une activité à temps plein assortie d’une rémunération au moins équivalente à celle qui lui était précédemment servie.

Sous-section 2 : Dispositions spécifiques au congé sabbatique.

Article L122-32-17

Le salarié a droit, dans les conditions prévues à la présente section, à un congé sabbatique, d’une durée minimale de six mois et d’une durée maximale de onze mois, pendant lequel son contrat de travail est suspendu.

Article L122-32-18

Le droit au congé sabbatique est ouvert au salarié qui, à la date de départ en congé, justifie d’une ancienneté dans l’entreprise d’au moins trente-six mois, consécutifs ou non, ainsi que de six années d’activité professionnelle, et qui n’a pas bénéficié, au cours des six années précédentes dans l’entreprise, d’un congé sabbatique, d’un congé pour la création d’entreprise ou d’un congé de formation d’une durée d’au moins six mois au titre de l’article L. 930-1 du présent code.

Article L122-32-19

Le salarié informe son employeur, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, au moins trois mois à l’avance, de la date de départ en congé sabbatique qu’il a choisie, en précisant la durée de ce congé.

Article L122-32-20

L’employeur a la faculté de différer le départ en congé, dans la limite de six mois qui courent à compter de la présentation de la lettre recommandée mentionnée à l’article L. 122-32-19. Cette durée est portée à neuf mois dans les entreprises de moins de deux cents salariés au sens de l’article L. 620-10 du présent code.

Article L122-32-21

A l’issue du congé, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente. Le salarié ne peut invoquer aucun droit à être réemployé avant l’expiration du congé.

Sous-section 3 : Dispositions communes au congé pour la création d’entreprise et au congé sabbatique.

Article L122-32-22

Dans les entreprises de deux cents salariés au sens de l’article L. 620-10 du présent code et plus, et sans préjudice des dispositions prévues aux articles précédents, le départ en congé peut être différé par l’employeur, de telle sorte que le pourcentage des salariés simultanément absents de l’entreprise au titre des congés pour la création d’entreprise et sabbatique ne dépasse pas 2 p. 100 de l’effectif de cette entreprise, jusqu’à la date à laquelle cette condition de taux est remplie.

Dans les entreprises employant moins de deux cents salariés, le départ en congé peut être différé par l’employeur de telle sorte que le nombre de jours d’absence prévu au titre des congés ne dépasse pas 2 p. 100 du nombre total des jours de travail effectués dans les douze mois précédant le départ en congé.

Pour permettre le départ en congé d’un salarié, la période de douze mois visée à l’alinéa précédent est prolongée dans la limite de quarante-huit mois.

Le taux visé aux deux premiers alinéas du présent article est limité à 1,5 p. 100 lorsqu’il s’agit du seul congé sabbatique.

Article L122-32-23

Dans les entreprises de moins de deux cents salariés, l’employeur peut refuser un congé pour la création d’entreprise ou un congé sabbatique s’il estime, après avis du comité d’entreprise ou, s’il n’en existe pas, des délégués du personnel, que ce congé aura des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l’entreprise. A peine de nullité, l’employeur précise le motif de son refus. Sous la même sanction, ce refus est porté à la connaissance du salarié soit par lettre remise en main propre contre décharge, soit par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

Le refus de l’employeur peut être directement contesté, dans les quinze jours suivant la réception de cette lettre, devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes, qui est saisi et statue en dernier ressort, selon les formes applicables au référé.

Article L122-32-24

L’employeur informe le salarié, par lettre remise en main propre contre décharge ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, soit de son accord sur la date de départ choisie par l’intéressé, soit du report en application des articles L. 122-32-15 et L. 122-32-20 ou L. 122-32-22, soit de son refus motivé en application de l’article L. 122-32-23. A défaut de réponse de sa part dans un délai de trente jours à compter de la présentation à l’employeur de la lettre prévue au premier alinéa de l’article L. 122-32-14 ou à l’article L. 122-32-19, son accord est réputé acquis.

Article L122-32-25

Les congés payés annuels dus au salarié en sus de vingt-quatre jours ouvrables sont, à sa demande, éventuellement reportés jusqu’au départ en congé pour la création d’entreprise ou en congé sabbatique. Le cumul de ces congés payés porte au maximum sur six années.

Une indemnité compensatrice est perçue par le salarié, au départ en congé pour la création d’entreprise ou en congé sabbatique, pour l’ensemble des congés payés dont il n’a pas bénéficié.

En cas de renonciation au congé pour la création d’entreprise ou au congé sabbatique, les congés payés du salarié reportés conformément aux dispositions du premier alinéa du présent article sont ajoutés aux congés payés annuels dus en application des dispositions de l’article L. 223-1 et suivants. Ces congés payés reportés sont ajoutés aux congés payés annuels, par fraction de six jours, et jusqu’à épuisement, chaque année à compter de la renonciation. Jusqu’à épuisement des congés payés reportés, tout report au titre du premier alinéa du présent article est exclu.

En cas de rupture du contrat de travail, le salarié perçoit une indemnité compensatrice pour les droits à congé payé reportés conformément aux dispositions du premier alinéa du présent article.

Les indemnités compensatrices visées au présent article sont déterminées conformément aux dispositions des articles L. 223-11 à L. 223-13 du présent code.

Les dispositions des deuxième et quatrième alinéas du présent article ne s’appliquent pas si l’employeur est tenu d’adhérer à une caisse de congés payés.

Article L122-32-26

L’inobservation par l’employeur des dispositions des articles L. 122-32-16, L. 122-32-16-3 et L. 122-32-21 donne lieu à l’attribution de dommages-intérêts au salarié concerné, en sus de l’indemnité de licenciement lorsque celle-ci est due.

Article L122-32-27

Le chef d’entreprise communique semestriellement au comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel, la liste des demandes de congé ou de période de travail à temps partiel pour création d’entreprise et de congé sabbatique avec l’indication de la suite qui y a été donnée.

Article L122-32-28

Pour l’application des articles L. 122-32-13 et L. 122-32-18, est prise en compte au titre de l’ancienneté dans l’entreprise, l’ancienneté acquise dans toute autre entreprise du même groupe au sens de l’article L. 439-1 du présent code.

Section 6 : Règlement intérieur, protection des salariés et droit disciplinaire

Sous-section 1 : Règlement intérieur

Article L122-33

L’établissement d’un règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises ou établissements industriels, commerciaux ou agricoles, les établissements publics à caractère industriel et commercial, les offices publics et ministériels, les professions libérales, les sociétés civiles, les syndicats professionnels, les sociétés mutualistes, les organismes de sécurité sociale à l’exception de ceux qui ont le caractère d’établissement public administratif, et les associations ou tout organisme de droit privé quels que soient leur forme et leur objet, où sont employés habituellement au moins vingt salariés.

Des dispositions spéciales peuvent être établies pour une catégorie de personnel ou une division de l’entreprise ou de l’établissement.

Article L122-34

Le règlement intérieur est un document écrit par lequel l’employeur fixe exclusivement :

Il énonce également les dispositions relatives aux droits de la défense des salariés, tels qu’ils résultent de l’article L. 122-41 ou, le cas échéant, de la convention collective applicable.

Il rappelle les dispositions relatives à l’abus d’autorité en matière sexuelle, telles qu’elles résultent notamment des articles L. 122-46 et L. 122-47 du présent code.

Il rappelle également les dispositions relatives à l’interdiction de toute pratique de harcèlement moral.

Article L122-35

Le règlement intérieur ne peut contenir de clause contraire aux lois et règlements, ainsi qu’aux dispositions des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l’entreprise ou l’établissement. Il ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché.

Il ne peut comporter de dispositions lésant les salariés dans leur emploi ou leur travail, en raison de leur sexe, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur situation de famille, de leurs origines, de leurs opinions ou confessions, de leur apparence physique, de leur patronyme, ou de leur handicap, à capacité professionnelle égale.

Le règlement intérieur est rédigé en français. [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 94-345 DC du 29 juillet 1994.] Il peut être accompagné de traductions en une ou plusieurs langues étrangères.

Article L122-36

Le règlement intérieur ne peut être introduit qu’après avoir été soumis à l’avis du comité d’entreprise ou, à défaut, à l’avis des délégués du personnel ainsi que, pour les matières relevant de sa compétence, à l’avis du comité d’hygiène et de sécurité.

Le règlement intérieur doit indiquer la date à partir de laquelle il entre en vigueur. Cette date doit être postérieure d’un mois à l’accomplissement des formalités de dépôt et de publicité.

En même temps qu’il fait l’objet des mesures de publicité, le règlement intérieur, accompagné de l’avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel et, le cas échéant, du comité d’hygiène et de sécurité, est communiqué à l’inspecteur du travail.

Les dispositions prévues aux alinéas précédents sont applicables en cas de modification ou de retrait des clauses du règlement intérieur.

Article L122-37

L’inspecteur du travail peut à tout moment exiger le retrait ou la modification des dispositions [*du règlement intérieur*] contraires aux articles L. 122-34, L. 122-35 et L. 122-39-1.

Cette décision, motivée, est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel, ainsi qu’aux membres du comité d’hygiène et de sécurité pour les matières relevant de sa compétence.

Lorsque, à l’occasion d’un litige individuel, le conseil de prud’hommes écarte l’application d’une clause contraire aux articles L. 122-34, L. 122-35 et L. 122-39-1, une copie du jugement est adressée par le secrétariat-greffe à l’inspecteur du travail et aux représentants du personnel mentionnés au premier alinéa de l’article L. 122-36.

Article L122-38

La décision de l’inspecteur du travail [*de retrait ou de modification de dispositions du règlement intérieur*] ou du fonctionnaire assimilé peut faire l’objet dans les deux mois d’un recours [*délai*] auprès du directeur régional du travail et de l’emploi ou, dans les branches d’activité relevant pour le contrôle de la réglementation du travail, de la compétence du ministre des transports et du ministre de l’agriculture, auprès du fonctionnaire chargé du contrôle de la réglementation du travail dans ces branches.

La décision du directeur régional du travail et de l’emploi, ou, dans les branches d’activité ne relevant pas de la compétence de ce directeur, celle du fonctionnaire chargé du contrôle de la réglementation du travail dans la branche considérée, est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel, ainsi qu’aux membres du comité d’hygiène et de sécurité pour les matières relevant de sa compétence.

Article L122-39

Les notes de service ou tout autre document qui portent prescriptions générales et permanentes dans les matières mentionnées à l’article L. 122-34 sont, lorsqu’il existe un règlement intérieur, considérées comme des adjonctions à ce règlement intérieur ; ils sont, en toute hypothèse, soumis aux dispositions de la présente sous-section.

Toutefois, lorsque l’urgence le justifie, les prescriptions relatives à l’hygiène et à la sécurité peuvent recevoir application immédiate. Dans ce cas, ces prescriptions doivent immédiatement et simultanément être communiquées au secrétaire du comité d’hygiène et de sécurité, aux secrétaires du comité d’entreprise et à l’inspection du travail.

Article L122-39-1

Tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire à celui-ci pour l’exécution de son travail doit être rédigé en français. [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 94-345 DC du 29 juillet 1994.] Il peut être accompagné de traductions en une ou plusieurs langues étrangères.

Ces dispositions ne sont pas applicables aux documents reçus de l’étranger ou destinés à des étrangers.

Sous-section 2 : Protection des salariés et droit disciplinaire.

Article L122-40

Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l’employeur à la suite d’un agissement du salarié considéré par lui comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l’entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération.

Article L122-41

Aucune sanction ne peut être infligée au salarié sans que celui-ci soit informé dans le même temps et par écrit des griefs retenus contre lui.

Lorsque l’employeur envisage de prendre une sanction, il doit convoquer le salarié en lui indiquant l’objet de la convocation, sauf si la sanction envisagée est un avertissement ou une sanction de même nature qui n’a pas d’incidence, immédiate ou non, sur la présence dans l’entreprise, la fonction, la carrière ou la rémunération du salarié. Au cours de l’entretien, le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ; l’employeur indique le motif de la sanction envisagée et recueille les explications du salarié. La sanction ne peut intervenir moins d’un jour franc ni plus d’un mois après le jour fixé pour l’entretien. Elle doit être motivée et notifiée à l’intéressé.

Lorsque l’agissement du salarié a rendu indispensable une mesure conservatoire de mise à pied à effet immédiat, aucune sanction définitive, relative à cet agissement, ne peut être prise sans que la procédure prévue à l’alinéa précédent ait été observée.

Article L122-42

Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites.

Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite.

Article L122-43

En cas de litige, le conseil de prud’hommes apprécie la régularité de la procédure suivie et si les faits reprochés au salarié sont de nature à justifier une sanction. L’employeur doit fournir au conseil de prud’hommes les éléments qu’il a retenus pour prendre la sanction. Au vu de ces éléments et de ceux qui peuvent être fournis par le salarié à l’appui de ses allégations, le conseil de prud’hommes forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles. Si un doute subsiste, il profite au salarié.

Le conseil de prud’hommes peut annuler une sanction irrégulière en la forme ou injustifiée ou disproportionnée à la faute commise.

Les dispositions des alinéas précédents ne sont pas applicables en cas de licenciement.

Article L122-44

Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l’engagement de poursuites disciplinaires au-delà d’un délai de deux mois à compter du jour où l’employeur en a eu connaissance, à moins que ce fait ait donné lieu dans le même délai à l’exercice de poursuites pénales.

Aucune sanction antérieure de plus de trois ans à l’engagement des poursuites disciplinaires ne peut être invoquée à l’appui d’une nouvelle sanction.

Section 7 : Discriminations

Article L122-45

Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou, sauf inaptitude constatée par le médecin du travail dans le cadre du titre IV du livre II du présent code, en raison de son état de santé ou de son handicap.

Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire visée à l’alinéa précédent en raison de l’exercice normal du droit de grève.

Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir témoigné des agissements définis aux alinéas précédents ou pour les avoir relatés.

En cas de litige relatif à l’application des alinéas précédents, le salarié concerné ou le candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise présente des éléments de fait laissant supposer l’existence d’une discrimination directe ou indirecte. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles.

Toute disposition ou tout acte contraire à l’égard d’un salarié est nul de plein droit.

Article L122-45-1

Les organisations syndicales représentatives au plan national, départemental, pour ce qui concerne les départements d’outre-mer, ou dans l’entreprise peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent de l’article L. 122-45, dans les conditions prévues par celui-ci, en faveur d’un candidat à un emploi, à un stage ou une période de formation en entreprise ou d’un salarié de l’entreprise sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé, pourvu que celui-ci ait été averti par écrit et ne s’y soit pas opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l’organisation syndicale lui a notifié son intention. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat.

Les associations régulièrement constituées depuis cinq ans au moins pour la lutte contre les discriminations peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent de l’article L. 122-45, dans les conditions prévues par celui-ci, en faveur d’un candidat à un emploi, à un stage ou une période de formation en entreprise ou d’un salarié de l’entreprise, sous réserve qu’elles justifient d’un accord écrit de l’intéressé. Celui-ci peut toujours intervenir à l’instance engagée par l’association et y mettre un terme à tout moment.

Article L122-45-2

Est nul et de nul effet le licenciement d’un salarié faisant suite à une action en justice engagée par ce salarié ou en sa faveur sur la base des dispositions du présent code relatives aux discriminations, lorsqu’il est établi que le licenciement n’a pas de cause réelle et sérieuse et constitue en réalité une mesure prise par l’employeur à raison de l’action en justice. En ce cas, la réintégration est de droit et le salarié est regardé comme n’ayant jamais cessé d’occuper son emploi.

Si le salarié refuse de poursuivre l’exécution du contrat de travail, le conseil de prud’hommes lui alloue une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. De plus, le salarié bénéficie également d’une indemnité correspondant à l’indemnité de licenciement prévue par l’article L. 122-9 ou par la convention ou l’accord collectif applicable ou le contrat de travail. Le deuxième alinéa de l’article L. 122-14-4 est également applicable.

Article L122-45-3

Les différences de traitement fondées sur l’âge ne constituent pas une discrimination lorsqu’elles sont objectivement et raisonnablement justifiées par un objectif légitime, notamment par des objectifs de politique de l’emploi, et lorsque les moyens de réaliser cet objectif sont appropriés et nécessaires.

Ces différences peuvent notamment consister en :

Section 8 : Harcèlement

Article L122-46

Aucun salarié, aucun candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement de toute personne dont le but est d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers.

Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir témoigné des agissements définis à l’alinéa précédent ou pour les avoir relatés.

Toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit.

Article L122-47

Est passible d’une sanction disciplinaire tout salarié ayant procédé aux agissements définis à l’article L. 122-46.

Article L122-48

Il appartient au chef d’entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les actes visés aux deux articles précédents.

Article L122-49

Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.

Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de subir, les agissements définis à l’alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés.

Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit.

Article L122-50

Est passible d’une sanction disciplinaire tout salarié ayant procédé aux agissements définis à l’article L. 122-49.

Article L122-51

Il appartient au chef d’entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements visés à l’article L. 122-49.

Article L122-52

En cas de litige relatif à l’application des articles L. 122-46 et L. 122-49, dès lors que le salarié concerné établit des faits qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement, il incombe à la partie défenderesse, au vu des ces éléments, de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d’un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles.

Article L122-53

Les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise peuvent exercer en justice, dans les conditions prévues par l’article L. 122-52, toutes les actions qui naissent de l’article L. 122-46 et de l’article L. 122-49 en faveur d’un salarié de l’entreprise, sous réserve qu’elles justifient d’un accord écrit de l’intéressé. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre fin à tout moment.

Article L122-54

Une procédure de médiation peut être envisagée par toute personne de l’entreprise s’estimant victime de harcèlement moral. Elle peut être également mise en oeuvre par la personne mise en cause. Le choix du médiateur fait l’objet d’un accord entre les parties.

Le médiateur s’informe de l’état des relations entre les parties, il tente de les concilier et leur soumet des propositions qu’il consigne par écrit en vue de mettre fin au harcèlement.

En cas d’échec de la conciliation, le médiateur informe les parties des éventuelles sanctions encourues et des garanties procédurales prévues en faveur de la victime.

Chapitre III : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Article L123-1

Sous réserve des dispositions particulières du présent code et sauf si l’appartenance à l’un ou l’autre sexe est la condition déterminante de l’exercice d’un emploi ou d’une activité professionnelle, nul ne peut :

a) Mentionner ou faire mentionner dans une offre d’emploi, quels que soient les caractères du contrat de travail envisagé, ou dans toute autre forme de publicité relative à une embauche, le sexe ou la situation de famille du candidat recherché ;

b) Refuser d’embaucher une personne, prononcer une mutation, résilier ou refuser de renouveler le contrat de travail d’un salarié en considération du sexe ou de la situation de famille ou sur la base de critères de choix différents selon le sexe ou la situation de famille ;

c) Prendre en considération du sexe toute mesure, notamment en matière de rémunération, de formation, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle ou de mutation.

En cas de litige relatif à l’application du présent article, le salarié concerné ou le candidat à un recrutement présente des éléments de fait laissant supposer l’existence d’une discrimination, directe ou indirecte, fondée sur le sexe ou la situation de famille. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles.

Un décret en Conseil d’Etat détermine, après avis des organisations d’employeurs et de salariés les plus représentatives au niveau national, la liste des emplois et des activités professionnelles pour l’exercice desquels l’appartenance à l’un ou l’autre sexe constitue la condition déterminante. Cette liste est révisée périodiquement dans les mêmes formes.

Article L123-2

Aucune clause réservant le bénéfice d’une mesure quelconque à un ou des salariés en considération du sexe ne peut, à peine de nullité, être insérée dans une convention collective de travail, un accord collectif ou un contrat de travail, à moins que ladite clause n’ait pour objet l’application des dispositions des articles L. 122-25 à L. 122-27, L. 122-32 ou L. 224-1 à L. 224-5 du présent code.

Article L123-3

Les dispositions des articles L. 123-1 et L. 123-2 ne font pas obstacle à l’intervention de mesures temporaires prises au seul bénéfice des femmes visant à établir l’égalité des chances entre hommes et femmes, en particulier en remédiant aux inégalités de fait qui affectent les chances des femmes.

Les mesures ci-dessus prévues résultent soit de dispositions réglementaires prises dans les domaines de l’embauche, de la formation, de la promotion, de l’organisation et des conditions de travail, soit en application des dispositions du 9° de l’article L. 133-5, de stipulations de conventions collectives étendues ou d’accords collectifs étendus, soit de l’application des dispositions de l’article L. 123-4.

Article L123-4

Pour assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, au vu notamment du rapport prévu à l’article L. 432-3-1 du présent code, les mesures visées à l’article L. 123-3 peuvent faire l’objet d’un plan pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes négocié dans l’entreprise conformément aux dispositions des articles L. 132-18 à L. 132-25.

Si, au terme de la négociation, aucun accord n’est intervenu, l’employeur peut mettre en oeuvre ce plan, sous réserve d’avoir préalablement consulté et recueilli l’avis du comité d’entreprise, ou, à défaut, des délégués du personnel.

Ce plan s’applique, sauf si le directeur départemental du travail ou le fonctionnaire assimilé a déclaré s’y opposer par avis écrit motivé avant l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la date à laquelle il en a été saisi.

Article L123-4-1

Les entreprises occupant moins de 300 salariés [*effectif*] peuvent conclure avec l’Etat, dans des conditions fixées par décret, des conventions leur permettant de recevoir une aide financière pour faire procéder à une étude de leur situation en matière d’égalité professionnelle et des mesures, telles que prévues par les articles L. 123-3 et L. 123-4, susceptibles d’être prises pour rétablir l’égalité des chances entre les femmes et les hommes.

Article L123-5

Est nul et de nul effet le licenciement d’un salarié faisant suite à une action en justice engagée par ce salarié ou en sa faveur sur la base des dispositions du présent code relatives à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, lorsqu’il est établi que le licenciement n’a pas de cause réelle et sérieuse et constitue en réalité une mesure prise par l’employeur à raison de l’action en justice. En ce cas, la réintégration est de droit et le salarié est regardé comme n’ayant jamais cessé d’occuper son emploi.

Si le salarié refuse de poursuivre l’exécution du contrat de travail, le conseil de prud’hommes lui alloue une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. De plus, le salarié bénéficie également d’une indemnité correspondant à l’indemnité de licenciement prévue par l’article L. 122-9 ou par la convention ou l’accord collectif applicable ou le contrat de travail. Le deuxième alinéa de l’article L. 122-14-4 du présent code est également applicable.

Article L123-6

Les organisations syndicales représentatives au plan national ou dans l’entreprise peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent des articles L. 140-2 à L. 140-4 en faveur d’un candidat à un emploi ou d’un salarié de l’entreprise sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé, pourvu que celui-ci ait été averti par écrit et ne s’y soit pas opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l’organisation syndicale lui a notifié son intention.

L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat.

Article L123-7

Le texte des articles L. 123-1 à L. 123-7 est affiché dans les lieux du travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauche.

Il en est de même pour les textes pris pour l’application desdits articles.

Chapitre IV : Travail temporaire

Section 1 : Règles générales.

Article L124-1

Sans préjudice des dispositions de l’article L. 312-1, est au sens du présent chapitre un entrepreneur de travail temporaire, toute personne physique ou morale dont l’activité exclusive est de mettre à la disposition provisoire d’utilisateurs, des salariés qu’en fonction d’une qualification convenue elle embauche et rémunère à cet effet.

Sous réserve des dispositions de l’article L. 125-3 toute activité de travail temporaire s’exerçant en dehors d’une telle entreprise est interdite.

Article L124-2

Le contrat de travail temporaire, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Un utilisateur ne peut faire appel aux salariés des entreprises de travail temporaire mentionnés à l’article L. 124-1 que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire dénommée " mission ", et seulement dans les cas énumérés à l’article L. 124-2-1.

Article L124-2-1

Un utilisateur ne peut faire appel aux salariés des entreprises de travail temporaire mentionnées à l’article L. 124-1 que pour des tâches non durables dénommées " missions " au sens du présent chapitre, et dans les seuls cas suivants :

1° Remplacement d’un salarié en cas d’absence, de passage provisoire à temps partiel, conclu par avenant à son contrat de travail ou par échange écrit entre ce salarié et son employeur, de suspension de son contrat de travail, de départ définitif précédant la suppression de son poste de travail ayant fait l’objet d’une saisine du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe, ou en cas d’attente de l’entrée en service effective du salarié recruté par un contrat à durée indéterminée appelé à le remplacer ;

2° Accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise ;

3° Emplois à caractère saisonnier ou pour lesquels, dans certains secteurs définis par décret ou par voie de convention ou d’accord collectif étendu, il est d’usage constant de ne pas recourir au contrat à durée indéterminée en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois ;

4° Remplacement d’un chef d’entreprise artisanale, industrielle ou commerciale, d’une personne exerçant une profession libérale, de son conjoint participant effectivement à l’activité de l’entreprise à titre professionnel et habituel ou d’un associé non salarié d’une société civile professionnelle, d’une société civile de moyens ou d’une société d’exercice libéral ;

5° Remplacement du chef d’une exploitation agricole ou d’une entreprise mentionnée aux 1° à 4° de l’article L. 722-1 du code rural, d’un aide familial, d’un associé d’exploitation, ou de leur conjoint, mentionné à l’article L. 722-10 du même code dès lors qu’il participe effectivement à l’activité de l’entreprise ou de l’exploitation agricole.

Article L124-2-1-1

La mise à disposition d’un salarié d’une entreprise de travail temporaire auprès d’un utilisateur peut également intervenir :

1° Lorsque la mission de travail temporaire vise, en application de dispositions législatives ou réglementaires, ou d’un accord de branche étendu, à faciliter l’embauche de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières ;

2° Lorsque l’entreprise de travail temporaire et l’utilisateur s’engagent, pour une durée et dans des conditions fixées par décret ou par accord de branche étendu, à assurer un complément de formation professionnelle au salarié.

Article L124-2-2

I. - La mission de travail temporaire doit comporter un terme fixé avec précision dès la conclusion du contrat de mise à disposition mentionné à l’article L. 124-3.

Le contrat de travail temporaire peut être renouvelé une fois pour une durée déterminée qui, ajoutée à la durée du contrat initial, ne peut excéder la durée maximale prévue au paragraphe II du présent article. Les conditions de renouvellement sont stipulées dans le contrat ou font l’objet d’un avenant soumis au salarié avant le terme initialement prévu.

II. - La durée totale du contrat compte tenu, le cas échéant, du renouvellement, ne peut excéder dix-huit mois. Cette durée est ramenée à neuf mois en cas d’attente de l’entrée en service effective d’un salarié recruté par contrat à durée indéterminée ou lorsque l’objet du contrat consiste en la réalisation de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité. Elle est portée à vingt-quatre mois lorsque la mission est exécutée à l’étranger ou dans les cas de départ définitif d’un salarié précédant la suppression de son poste de travail, ou de survenance dans l’entreprise, qu’il s’agisse de l’entrepreneur principal ou d’un sous-traitant, d’une commande exceptionnelle à l’exportation dont l’importance nécessite la mise en oeuvre de moyens quantitativement ou qualitativement exorbitants de ceux que l’entreprise utilise ordinairement. Dans ce dernier cas, cette durée ne peut être inférieure à six mois et l’employeur doit procéder, préalablement aux recrutements envisagés, à la consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe.

III. - Lorsque le contrat est conclu pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, dans l’attente de l’entrée en service effective d’un salarié recruté par contrat à durée indéterminée ou au titre des 3°, 4° et 5° de l’article L. 124-2-1, il peut ne pas comporter un terme précis ; il doit alors être conclu pour une durée minimale et il a pour terme la fin de l’absence de la personne remplacée ou la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu.

Article L124-2-3

En aucun cas, un contrat de travail temporaire ne peut être conclu :

1° Pour remplacer un salarié dont le contrat de travail est suspendu par suite d’un conflit collectif de travail ;

2° Pour effectuer des travaux particulièrement dangereux qui figurent sur une liste établie par arrêté du ministre du travail ou du ministre de l’agriculture et notamment pour certains des travaux qui font l’objet d’une surveillance médicale spéciale au sens de la réglementation relative à la médecine du travail. Cet arrêté fixe également les conditions dans lesquelles le directeur départemental du travail et de l’emploi peut exceptionnellement autoriser une dérogation à cette interdiction ;

3° Pour remplacer un médecin du travail.

Article L124-2-4

Le terme de la mission prévu au contrat ou fixé par avenant peut être avancé ou reporté à raison d’un jour pour cinq jours de travail. Cet aménagement du terme de la mission ne peut avoir pour effet ni de réduire la durée de la mission initialement prévue de plus de dix jours de travail, ni de conduire à un dépassement de la durée des missions fixées par le paragraphe II de l’article L. 124-2-2. Pour les missions inférieures à dix jours de travail, le terme de la mission peut être avancé ou reporté de deux jours.

Article L124-2-5

Si les parties décident de se réserver la faculté d’aménager le terme de la mission dans les conditions prévues à l’article L. 124-2-4 et au deuxième alinéa de l’article L. 124-2-6, elles doivent le préciser dans le contrat de mise à disposition ou dans l’avenant prévoyant son renouvellement.

Article L124-2-6

Dans le cas de remplacement d’un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu ou dans les cas mentionnés aux 4° et 5° de l’article L. 124-2-1, le contrat peut prendre effet avant l’absence de la personne remplacée.

En outre, le terme de la mission peut être reporté jusqu’au surlendemain du jour où la personne remplacée de l’entreprise utilisatrice reprend son emploi.

Article L124-2-7

Sans préjudice de l’application de l’article L. 321-14, dans un établissement où il a été procédé à un licenciement pour motif économique, dans les six mois qui suivent ce licenciement, il ne peut être fait appel à un salarié d’une entreprise de travail temporaire pour le motif d’accroissement temporaire de l’activité, y compris pour l’exécution d’une tâche occasionnelle, précisément définie et non durable, ne relevant pas de l’activité normale de l’entreprise utilisatrice.

Cette interdiction s’applique aux postes concernés par ledit licenciement.

Elle ne s’applique pas lorsque la durée du contrat non susceptible de renouvellement n’excède pas trois mois, ou lorsque le contrat est lié à la survenance dans l’entreprise, qu’il s’agisse de l’entrepreneur principal ou d’un sous-traitant, d’une commande exceptionnelle à l’exportation dont l’importance nécessite la mise en oeuvre de moyens quantitativement ou qualitativement exorbitants de ceux que l’entreprise utilise ordinairement.

Cette possibilité est subordonnée à l’information et à la consultation préalable du comité d’entreprise, ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe.

Article L124-3

Lorsqu’un entrepreneur de travail temporaire met un salarié à la disposition d’un utilisateur, un contrat de mise à disposition liant l’utilisateur à l’entrepreneur de travail temporaire doit être conclu par écrit au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant la mise à disposition.

Ce contrat établi pour chaque salarié doit :

1° Mentionner le motif pour lequel il est fait appel au salarié temporaire ; cette mention doit être assortie de justifications précises qui, notamment, dans les cas prévus au 1° de l’article L. 124-2-1, comportent le nom et la qualification de la personne remplacée ou de la personne à remplacer s’il est fait usage des dispositions de l’article L. 124-2-6 ;

2° Fixer le terme de la mission ;

3° Comporter le cas échéant, la clause prévoyant la possibilité de modifier le terme de la mission dans les conditions prévues à l’article L. 124-2-4 et au deuxième alinéa de l’article L. 124-2-6 ;

4° Préciser les caractéristiques particulières du poste de travail à pourvoir, et notamment si ce poste figure sur la liste prévue à l’article L. 231-3-1, la qualification professionnelle exigée, le lieu de la mission et l’horaire ;

5° Mentionner la nature des équipements de protection individuelle que le salarié doit utiliser et, le cas échéant, préciser si ceux-ci sont fournis par l’entreprise de travail temporaire ;

6° Indiquer le montant de la rémunération avec ses différentes composantes, y compris s’il en existe les primes et accessoires de salaire que percevrait dans l’entreprise utilisatrice après période d’essai un salarié de qualification équivalente occupant le même poste de travail.

Toute clause tendant à interdire l’embauchage par l’utilisateur du salarié temporaire à l’issue de sa mission est réputée non écrite.

Section 2 : Règles spéciales en matière de relations de travail.

Article L124-4

Le contrat de travail liant l’entrepreneur de travail temporaire à chacun des salariés mis à la disposition provisoire d’un utilisateur doit être établi par écrit et adressé au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa mise à disposition.

Il doit comporter :

1° La reproduction des clauses et mentions énumérées à l’article L. 124-3 ;

2° La qualification du salarié ;

3° Les modalités de la rémunération due au salarié y compris celles de l’indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation mentionnée à l’article L. 124-4-4 ;

4° La période d’essai éventuelle, dans les conditions prévues à l’article L. 124-4-1 ;

5° Une clause de rapatriement du salarié à la charge de l’entrepreneur de travail temporaire si la mission s’effectue hors du territoire métropolitain ; cette clause devient caduque en cas de rupture du contrat à l’initiative du salarié ;

6° Le nom et l’adresse de la caisse de retraite complémentaire et de l’organisme de prévoyance dont relève l’entreprise de travail temporaire.

Le contrat mentionne que l’embauche du salarié par l’utilisateur à l’issue de la mission n’est pas interdite.

Dans le cas où le salarié lié par un contrat de travail temporaire exerce une profession médicale ou paramédicale réglementée, l’entreprise de travail temporaire doit vérifier que ce salarié est régulièrement autorisé à exercer sa profession.

Article L124-4-1

Le contrat de travail peut comporter une période d’essai dont la durée est fixée par voie de convention ou accord professionnel de branche étendu ou de convention ou d’accord d’entreprise ou d’établissement. A défaut, cette durée ne peut excéder deux jours si le contrat est conclu pour une durée inférieure ou égale à un mois, trois jours si le contrat est conclu pour une durée comprise entre un et deux mois, cinq jours au-delà ; la rémunération afférente à cette période ne peut être différente de celle qui est prévue par le contrat.

Article L124-4-2

La rémunération, au sens de l’article L. 140-2, que perçoit le salarié lié par un contrat de travail temporaire ne peut être inférieure à celle qui est définie au 5° de l’article L. 124-3.

Le paiement des jours fériés est dû au salarié temporaire indépendamment de l’ancienneté de celui-ci dès lors que les salariés de l’utilisateur en bénéficient.

Article L124-4-3

Le salarié lié par un contrat de travail temporaire a droit à une indemnité compensatrice de congé payé pour chaque mission, quelle qu’ait été la durée de celle-ci.

Le montant de l’indemnité, calculé en fonction de cette durée, ne peut être inférieur au dixième de la rémunération totale due au salarié. L’indemnité est versée à la fin de la mission.

Pour l’appréciation des droits du salarié sont assimilées à une mission :

1° Les périodes de suspension de contrat de travail pour maternité et adoption prévues à l’article L. 122-26 ;

2° Les périodes, limitées à une durée ininterrompue d’un an, pendant lesquelles l’exécution du contrat de travail est suspendue pour cause d’accident du travail ou de maladie professionnelle ;

3° Les périodes pendant lesquelles un salarié se trouve rappelé sous les drapeaux à un titre quelconque, à condition que le point de départ de ces périodes se place au cours d’une mission.

Article L124-4-4

Lorsque, à l’issue d’une mission, le salarié sous contrat de travail temporaire ne bénéficie pas immédiatement d’un contrat de travail à durée indéterminée avec l’utilisateur, il a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation.

Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération totale brute due au salarié. Une convention ou un accord collectif de travail peut déterminer un taux plus élevé.

Cette indemnité, qui s’ajoute à la rémunération totale brute due au salarié, doit être versée par l’entreprise de travail temporaire à l’issue de chaque mission effectivement accomplie, avec le salaire dû au titre de celle-ci, et doit figurer sur le bulletin de salaire correspondant.

Elle n’est pas due :

1° Dans le cas de contrats de travail temporaire conclus au titre du 3° de l’article L. 124-2-1 si un accord collectif étendu entre les organisations professionnelles d’employeurs et de salariés de la branche du travail temporaire, ou si une convention ou un accord conclu au sein d’entreprises ou d’établissements de cette branche le prévoit ;

2° Dans le cas de contrats de travail temporaire conclus dans le cadre de l’article L. 124-21 ;

3° Si le contrat est rompu à l’initiative du salarié, pour faute grave de celui-ci ou en cas de force majeure.

Article L124-4-5

Lorsqu’un salarié lié par un contrat de travail temporaire est mis à la disposition d’une entreprise appartenant aux activités professionnelles définies à l’article L. 731-1, il a droit à une indemnisation en cas d’arrêt de travail occasionné par les intempéries dès lors que les salariés de l’utilisateur, occupés sur le même chantier, en bénéficient.

Cette indemnisation, calculée selon les modalités prévues au chapitre 1er du titre III du livre VII, doit être versée par l’entrepreneur de travail temporaire et n’est soumise à aucune condition d’ancienneté du salarié.

Article L124-4-6

Pendant la durée de la mission, l’utilisateur est responsable des conditions d’exécution du travail telles qu’elles sont déterminées par celles des mesures législatives, réglementaires et conventionnelles qui sont applicables au lieu du travail.

Pour l’application de l’alinéa précédent, les conditions d’exécution du travail comprennent limitativement ce qui a trait à la durée du travail, au travail de nuit, au repos hebdomadaire et des jours fériés, à l’hygiène et à la sécurité, au travail des femmes, des enfants et des jeunes travailleurs.

Les obligations afférentes à la médecine du travail sont, selon des modalités fixées par décret, à la charge de l’entrepreneur de travail temporaire. Sauf lorsque ce dernier relève du régime agricole, la médecine du travail est assurée par des services médicaux, faisant l’objet d’un agrément spécifique, qui devront être mis en place au plus tard le 1er mars 1983.

Lorsque l’activité exercée par le salarié temporaire nécessite une surveillance médicale spéciale au sens de la réglementation relative à la médecine du travail, les obligations correspondantes sont à la charge de l’utilisateur.

Les équipements de protection individuelle sont fournis par l’utilisateur. Toutefois, certains équipements de protection individuelle personnalisés, définis par voie de convention ou d’accord collectif, peuvent être fournis par l’entrepreneur de travail temporaire.

Les salariés temporaires ne doivent pas supporter la charge financière des équipements de protection individuelle.

Article L124-4-7

Les salariés liés par un contrat de travail temporaire ont accès, dans l’entreprise utilisatrice, dans les mêmes conditions que les salariés de cette entreprise, aux moyens de transport collectifs et aux installations collectives, notamment de restauration dont peuvent bénéficier ces salariés ; lorsque, de ce fait, des dépenses supplémentaires incombent au comité d’entreprise, celles-ci doivent lui être remboursées suivant des modalités définies au contrat mentionné à l’article L. 124-3.

Article L124-4-8

La suspension du contrat de travail du salarié temporaire ne fait pas obstacle à l’échéance de ce contrat.

Article L124-5

L’entrepreneur de travail temporaire qui rompt le contrat de travail du salarié avant le terme prévu au contrat doit proposer à celui-ci, sauf si la rupture du contrat résulte d’une faute grave du salarié ou de la force majeure, un nouveau contrat de travail prenant effet dans un délai maximum de trois jours ouvrables.

Le nouveau contrat ne peut comporter de modifications substantielles en ce qui concerne la qualification, la rémunération, l’horaire de travail et le temps de transport.

A défaut, ou si le nouveau contrat est d’une durée inférieure à celle restant à courir du contrat précédent, l’entrepreneur de travail temporaire doit assurer au salarié une rémunération équivalente à celle qu’il aurait perçue jusqu’au terme du contrat, y compris l’indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation mentionnée à l’article L. 124-4-4.

Toutefois, lorsque la durée restant à courir du contrat rompu est supérieure à quatre semaines, les obligations visées aux alinéas précédents peuvent être satisfaites au moyen de trois contrats successifs au plus.

La rupture du contrat de mise à disposition défini à l’article L. 124-3 ne constitue pas un cas de force majeure.

La résiliation du contrat de travail à l’initiative du salarié ouvre droit à des dommages-intérêts correspondant au préjudice subi.

Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque le contrat est rompu par le salarié qui justifie d’une embauche pour une durée indéterminée. Sauf accord des parties, le salarié est alors tenu de respecter une période de préavis dont la durée est calculée à raison d’un jour par semaine compte tenu de la durée totale du contrat, renouvellement inclus, si celui-ci comporte un terme précis, ou de la durée effectuée lorsque le contrat ne comporte pas un terme précis, sans que cette période puisse être inférieure à un jour ni supérieure à deux semaines dans les deux cas.

Article L124-6

Lorsque l’utilisateur embauche, après une mission, un salarié mis à sa disposition par un entrepreneur de travail temporaire, la durée des missions effectuées chez l’utilisateur au cours des trois mois précédant l’embauche est prise en compte pour le calcul de l’ancienneté du salarié. Elle est déduite de la période d’essai éventuellement prévue.

Article L124-7

Si l’utilisateur continue à faire travailler après la fin de sa mission un salarié temporaire sans avoir conclu avec lui un nouveau contrat de travail ou sans nouveau contrat de mise à disposition, ce salarié est réputé lié à l’utilisateur par un contrat de travail à durée indéterminée. Dans ce cas l’ancienneté du salarié est appréciée à compter du premier jour de sa mission chez l’utilisateur. Elle est déduite de période d’essai éventuellement prévue.

Lorsqu’un utilisateur a recours à un salarié d’une entreprise de travail temporaire en violation caractérisée des dispositions des articles L. 124-2 à L. 124-2-4, ce salarié peut faire valoir auprès de l’utilisateur les droits afférents à un contrat à durée indéterminée prenant effet au premier jour de sa mission.

A l’expiration du contrat de mission d’un salarié intérimaire, il ne peut être recouru pour pourvoir le poste à un salarié sous contrat à durée déterminée ou sous contrat de travail temporaire avant l’expiration d’une période égale au tiers de la durée du contrat de mission venu à expiration renouvellement inclus si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est au moins égale à quatorze jours et avant l’expiration d’une période égale à la moitié de la durée du contrat, renouvellement inclus, si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est inférieure à quatorze jours. Pour l’appréciation du délai devant séparer les deux contrats, il est fait référence aux jours d’ouverture de l’entreprise ou de l’établissement concernés.

Les dispositions de l’alinéa ci-dessus ne sont pas applicables, lorsque le contrat de travail temporaire est conclu pour assurer le remplacement d’un salarié temporairement absent ou dont le contrat de travail est suspendu, en cas de nouvelle absence du salarié remplacé. Il en est de même lorsque le contrat de travail temporaire est conclu pour l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité et au titre des 3°, 4° et 5° de l’article L. 124-2-1.

Elles ne sont pas non plus applicables en cas de rupture anticipée du fait du salarié, et en cas de refus par le salarié du renouvellement de son contrat, pour la durée du contrat non renouvelé.

Article L124-7-1

Lorsqu’un conseil de prud’hommes est saisi d’une demande de requalification d’une mission d’intérim en contrat à durée indéterminée, l’affaire est portée directement devant le bureau de jugement qui doit statuer au fond dans le délai d’un mois suivant sa saisine. La décision du conseil de prud’hommes est exécutoire de droit à titre provisoire. Si le tribunal fait droit à la demande du salarié, il doit lui accorder, à la charge de l’utilisateur, une indemnité qui ne peut être inférieure à un mois de salaire, sans préjudice de l’application des dispositions de la section II du chapitre II du titre II du livre Ier du présent code.

Article L124-8

Tout entrepreneur de travail temporaire est tenu, à tout moment, de justifier d’une garantie financière assurant, en cas de défaillance de sa part, le paiement :

Des salaires et de leurs accessoires ;

Des indemnités résultant du présent chapitre ;

Des cotisations obligatoires dues à des organismes de sécurité sociale ou à des institutions sociales ;

Le cas échéant, des remboursements qui peuvent incomber aux employeurs à l’égard de ces organismes et institutions dans les conditions prévues à l’article L. 244-8 du code de la sécurité sociale.

En cas d’insuffisance de la caution, l’utilisateur est substitué à l’entrepreneur de travail temporaire pour le paiement des sommes qui restent dues aux salariés et aux organismes de sécurité sociale ou aux institutions sociales dont relèvent ces salariés, pour la durée de la mission accomplie dans son entreprise.

Les entreprises de travail temporaire sont tenues de fournir aux entreprises utilisatrices, sur leur demande, une attestation des organismes de sécurité sociale précisant leur situation au regard du recouvrement des cotisations dues à ces organismes.

Les conditions d’application de cet article, notamment celles relatives à la défaillance de l’entrepreneur de travail temporaire, à la mise en jeu de la garantie financière, à la subrogation des organismes assurant cette garantie dans les droits et actions des salariés, des organismes de sécurité sociale et des institutions sociales ainsi qu’à la substitution de l’utilisateur à l’entrepreneur de travail temporaire sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

Article L124-8-1

La garantie financière visée à l’article L. 124-8 ne peut résulter que d’un engagement de caution pris par une société de caution mutuelle, un organisme de garantie collective, une compagnie d’assurance, une banque ou un établissement financier habilité à donner caution.

Article L124-8-2

La garantie financière visée à l’article L. 124-8 est calculée en pourcentage du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise concernée. Elle ne peut être inférieure à un minimum fixé annuellement par décret, compte tenu de l’évolution moyenne des salaires.

Article L124-9

Sous réserve des dispositions qui précèdent, il n’est pas dérogé au droit commun en ce qui concerne les rapports nés du contrat de travail unissant l’entrepreneur de travail temporaire à des salariés.

Section 3 : Règles de contrôle.

Article L124-10

L’activité d’entrepreneur de travail temporaire ne peut être exercée qu’après déclaration faite à l’autorité administrative et obtention d’une garantie financière conformément à l’article L. 124-8.

Une déclaration préalable est également exigée dans le cas où un entrepreneur de travail temporaire déplace le siège de son entreprise ou ouvre des succursales, agences ou bureaux annexes.

Les entrepreneurs de travail temporaire exerçant leur activité à la date d’entrée en vigueur du décret prévu au dernier alinéa du présent article sont tenus aux mêmes déclarations.

La déclaration à l’autorité administrative doit mentionner les caractéristiques juridiques de l’entreprise, le nom de ses dirigeants et le domaine géographique et professionnel dans lequel l’entreprise entend mettre les salariés à la disposition d’utilisateurs.

Toute entreprise de travail temporaire cessant ses activités est tenue d’en faire déclaration à l’autorité administrative.

Un décret en Conseil d’Etat précise le contenu desdites déclarations ; il fixe leurs modalités et détermine le délai de leur présentation à l’autorité administrative.

Article L124-11

Les entrepreneurs de travail temporaire sont tenus de fournir aux organismes mentionnés à l’article L. 351-21, notamment pour la vérification des droits des salariés au revenu de remplacement prévu à l’article L. 351-2, le relevé des contrats de travail défini à l’article L. 124-4 qu’ils ont conclus avec leurs salariés.

Les informations fournies en application du premier alinéa ci-dessus sont communiquées par les organismes mentionnés à l’article L. 351-21 à l’autorité administrative pour l’exercice de ses missions de contrôle.

Un décret en Conseil d’Etat précise la nature des informations se rapportant aux contrats que doit comprendre le relevé, la périodicité et les modalités de présentation de celui-ci.

Article L124-13

Les fonctionnaires et agents du contrôle de l’application du droit du travail, des lois sociales en agriculture et du droit de la sécurité sociale et notamment les agents de contrôle des organismes de sécurité sociale, ainsi que les officiers de police judiciaire sont habilités à constater les infractions aux dispositions du présent chapitre et des textes pris pour leur application.

Ils peuvent se faire présenter les contrats prévus aux articles L. 124-3, L. 124-4 ci-dessus.

Les dispositions de l’article L. 243-11 du code de la sécurité sociale sont applicables aux utilisateurs.

Article L124-13-1

Lorsqu’un entrepreneur de travail temporaire exerce son activité sans avoir fait les déclarations prévues à l’article L. 124-10 ou sans avoir obtenu la garantie financière prévue à l’article L. 124-8 et qu’il en résulte un risque sérieux de préjudice pour le salarié temporaire, le président du tribunal de grande instance, saisi par l’inspecteur du travail après que celui-ci ait adressé à l’entrepreneur de travail temporaire une mise en demeure restée infructueuse, peut ordonner la fermeture de l’entreprise pour une durée qui ne peut excéder deux mois.

Lorsque ces mesures entraînent le licenciement du personnel permanent celui-ci a droit, en dehors de l’indemnité de préavis et de l’indemnité de licenciement, aux indemnités prévues aux articles L. 122-14-4 ou L. 122-14-6.

Section 4 : Dispositions diverses.

Article L124-15

Pour l’application aux salariés liés par un contrat de travail temporaire des dispositions législatives ou réglementaires qui se réfèrent à une condition d’ancienneté dans l’entreprise de travail temporaire, cette ancienneté s’apprécie en totalisant les périodes pendant lesquelles lesdits salariés ont été liés à l’entrepreneur de travail temporaire par les contrats définis à l’article L. 124-4.

Article L124-16

Pour l’application des dispositions de l’article L. 931-3 et L. 931-4 [*congé de formation*] l’effectif des salariés employés par les entreprises de travail temporaire est calculé en ajoutant au nombre des salariés permanents le nombre moyen par jour ouvrable des salariés qui ont été liés par un contrat de travail temporaire au cours de l’exercice.

Article L124-17

Pour l’application des dispositions de l’article L. 931-29 (IV, 1.) la durée minimum de présence dans l’entreprise de travail temporaire des salariés non-permanents s’apprécie en totalisant les périodes pendant lesquelles lesdits salariés ont été liés à leur employeur par des contrats de travail temporaire.

Article L124-19

Les règles spéciales au travail temporaire et relatives à la représentation du personnel et à la participation des salariés aux fruits de l’expansion des entreprises figurent aux articles correspondant du livre IV du présent code.

Article L124-20

Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes actions en application du présent chapitre en faveur d’un salarié sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Celui-ci doit avoir été averti par lettre recommandée avec accusé de réception et ne pas s’y être opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l’organisation syndicale lui a notifié son intention. Le salarié peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment.

Article L124-21

Sans remettre en cause le principe de l’exclusivité affirmée par l’article L. 124-1 du présent code, sont assimilées à des missions au sens du chapitre IV du titre II du livre Ier du présent code, les périodes passées par les salariés temporaires des entreprises de travail temporaire, en stages de formation, en bilan de compétences ou en action de validation d’acquis de l’expérience, que ceux-ci soient effectués à l’initiative de l’employeur dans le cadre du plan de formation de l’entreprise ou des actions de professionnalisation visées au chapitre Ier du titre VIII du livre IX ou à l’initiative du salarié dans le cadre d’un congé individuel de formation ou d’un congé de bilan de compétences.

Article L124-21-1

Sans remettre en cause le principe de l’exclusivité affirmé par l’article L. 124-1, sont également assimilées à des missions au sens du présent chapitre les périodes passées par les salariés temporaires des entreprises de travail temporaire pour des actions en lien avec leur activité professionnelle dans les conditions prévues par voie de convention ou d’accord collectif étendu ou de convention ou d’accord d’entreprise ou d’établissement.

Article L124-22

Par dérogation aux dispositions du II de l’article L. 124-2-2, lorsqu’un salarié lié par un contrat de travail temporaire est exposé à des rayonnements ionisants et qu’au terme de son contrat cette exposition excède la valeur limite annuelle rapportée à la durée du contrat, l’entrepreneur de travail temporaire est tenu, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 124-5, de proposer à l’intéressé un ou plusieurs contrats prenant effet dans un délai maximum de trois jours ouvrables après l’expiration du contrat précédent, pour une durée telle que l’exposition constatée à l’expiration du ou des nouveaux contrats soit au plus égale à la valeur limite annuelle rapportée à la durée totale des contrats. Un décret fixe la valeur limite utilisée pour les besoins du présent article.

Article L124-23

L’entreprise utilisatrice doit porter à la connaissance des salariés liés par un contrat de mise à disposition la liste des postes à pourvoir dans l’entreprise sous contrat à durée indéterminée lorsqu’un tel dispositif d’information existe déjà dans l’entreprise pour les salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée.

Chapitre V : Marchandage.

Article L125-1

Toute opération à but lucratif de fourniture de main-d’oeuvre qui a pour effet de causer un préjudice au salarié qu’elle concerne ou d’éluder l’application des dispositions de la loi, de règlement ou de convention ou accord collectif de travail, ou "marchandage", est interdite.

Les associations d’ouvriers qui n’ont pas pour objet l’exploitation des ouvriers les uns par les autres ne sont pas considérées comme marchandage.

Article L125-2

Lorsqu’un chef d’entreprise industriel ou commercial passe un contrat pour l’exécution d’un certain travail ou la fourniture de certains services, avec un entrepreneur qui recrute lui-même la main-d’oeuvre nécessaire et que cet entrepreneur n’est pas propriétaire d’un fonds de commerce ou d’un fonds artisanal, le chef d’entreprise encourt dans les cas suivants et nonobstant toute stipulation contraire les responsabilités ci-après indiquées :

1. Si les travaux sont exécutés ou les services fournis dans son établissement ou dans les dépendances de celui-ci, le chef d’entreprise, en cas de défaillance de l’entrepreneur, est substitué à ce dernier en ce qui concerne les travailleurs que celui-ci emploie pour le paiement des salaires et des congés payés ainsi que pour les obligations résultant de la législation sur les assurances sociales, sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et sur les prestations familiales ;

2. S’il s’agit de travaux exécutés dans des établissements autres que ceux du chef d’entreprise ou de travaux exécutés par des salariés travaillant à domicile, le chef d’entreprise qui se trouve désigné par l’affiche ou sur le bulletin à souche respectivement prévus aux articles R. 125-1 et R. 721-2 est, en cas de défaillance de l’entrepreneur, substitué à ce dernier pour le paiement des salaires et congés payés ainsi que pour le versement de la cotisation des prestations familiales et de la double cotisation des assurances sociales.

Dans les cas ci-dessus cités le salarié lésé, les organismes de sécurité sociale et d’allocations familiales et, éventuellement, la caisse de congés payés peuvent engager, en cas de défaillance de l’entrepreneur, une action directe contre le chef d’entreprise pour qui le travail a été effectué.

Article L125-3

Toute opération à but lucratif ayant pour objet exclusif le prêt de main-d’oeuvre est interdite sous peine des sanctions prévues à l’article L. 152-3 dès lors qu’elle n’est pas effectuée dans le cadre des dispositions du livre 1er, titre II, chapitre IV du présent code relatives au travail temporaire.

Les articles L. 124-4-6, L. 124-4-7, L. 124-9, L. 124-12, L. 341-3, le quatrième alinéa de l’article L. 422-1, ainsi que les articles L. 412-3 à L. 412-7 du code de la sécurité sociale sont applicables aux opérations de prêt de main-d’oeuvre à but non lucratif.

Article L125-3-1

Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes actions en application du présent chapitre en faveur d’un salarié sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Celui-ci doit avoir été averti par lettre recommandée avec accusé de réception et ne pas s’y être opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l’organisation syndicale lui a notifié son intention. Le salarié peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment.

Article L125-3-2

Les agents de contrôle visés aux articles L. 611-1 et L. 611-15 sont habilités à se communiquer réciproquement tous renseignements et tous documents nécessaires à l’accomplissement de leur mission de lutte contre le marchandage et le prêt illicite de main-d’oeuvre.

Dans le cadre de cette mission, ils peuvent se faire présenter les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux opérations de marchandage et de prêt illicite de main-d’oeuvre.

Article L125-4

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux salariés mentionnés à l’article L. 722-20 du code rural.

Chapitre VI : Cautionnements.

Article L126-1

Tout commerçant ou industriel qui, à titre de cautionnement, se fait remettre des sommes d’argent en espèces par ses salariés, doit en verser le montant, au nom du salarié, sur un livret spécial de la caisse nationale d’épargne ou d’une caisse d’épargne ordinaire, si la somme n’est pas supérieure au maximum fixé pour les dépôts dans les caisses d’épargne par des dispositions en vigueur au jour de la remise du cautionnement.

Si la somme est supérieure à ce maximum, le cautionnement doit être déposé par l’employeur à la caisse des dépôts et consignations.

Article L126-2

Lorsque le cautionnement est constitué par des titres, ceux-ci doivent être déposés à la caisse des dépôts et consignations par l’employeur, quel que soit le montant du cautionnement.

Les titres constituant le cautionnement doivent être admis en garantie de prêt par la Banque de France et ne doivent pas avoir été émis par l’employeur pour former le capital social de son entreprise, ni à titre d’actions ni à titre d’obligations.

Article L126-3

L’affectation du livret de caisse d’épargne au cautionnement prévu par l’article L. 126-1 entraîne privilège sur les sommes déposées au profit de l’employeur et à l’égard des tiers qui formeraient des saisies-arrêts aux mains de ce dernier.

Article L126-4

Toute saisie-arrêt formée soit sur un livret de cautionnement entre les mains de l’administration de la caisse d’épargne, soit entre les mains du directeur général de la caisse des dépôts et consignations sur les sommes ou titres mis en cautionnement, est nulle de plein droit.

Chapitre VII : GROUPEMENTS D’EMPLOYEURS.

Article L127-1

Des groupements de personnes physiques ou morales entrant dans le champ d’application d’une même convention collective peuvent être constitués dans le but exclusif de mettre à la disposition de leurs membres des salariés liés à ces groupements par un contrat de travail.

Ces groupements ne peuvent effectuer que des opérations à but non lucratif. Ils sont constitués sous la forme d’associations déclarées de la loi du 1er juillet 1901 : dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, ils sont constitués sous la forme d’associations régies par le code civil local ou de coopératives artisanales.

Lorsqu’un groupement d’employeurs se constitue, l’inspection du travail en est informée. La liste des membres du groupement est tenue en permanence à la disposition de l’inspecteur du travail au siège du groupement.

Une personne physique ou morale ne peut être membre que de deux groupements. Toutefois, une personne physique possédant plusieurs entreprises juridiquement distinctes ou une personne morale possédant plusieurs établissements distincts, enregistrés soit au registre du commerce, soit au registre des métiers, soit au registre de l’agriculture, peut, au titre de chacune de ses entreprises ou établissements, appartenir à un groupement différent.

Les employeurs occupant plus de trois cents salariés, ce seuil étant calculé conformément aux dispositions de l’article L. 620-10, ne peuvent adhérer à un groupement ni en devenir membre, sauf dans le cas prévu à l’article L. 127-1-1.

Les employeurs qui adhèrent à un groupement d’employeurs sont tenus d’informer les institutions représentatives du personnel existant dans leur entreprise de la constitution et de la nature du groupement d’employeurs.

L’activité du groupement s’exerce sous réserve des dispositions législatives relatives à l’exercice illégal de certaines professions.

Les membres du groupement sont solidairement responsables de ses dettes à l’égard des salariés et des organismes créanciers de cotisations obligatoires.

Article L127-1-1

L’adhésion à un groupement d’employeurs des entreprises et organismes mentionnés à l’article L. 431-1 occupant plus de trois cents salariés est subordonnée à la conclusion, dans l’entreprise ou l’organisme concerné, d’un accord collectif définissant les garanties accordées aux salariés du groupement.

Cette adhésion ne peut prendre effet qu’après communication de l’accord à l’autorité compétente de l’Etat.

Article L127-2

Les contrats de travail conclus par le groupement sont écrits. Ils indiquent les conditions d’emploi et de rémunération, la qualification du salarié, la liste des utilisateurs potentiels et les lieux d’exécution du travail.

Les salariés du groupement bénéficient de la convention collective dans le champ d’application de laquelle le groupement a été constitué.

Article L127-3

L’utilisateur, pour chaque salarié mis à sa disposition, est responsable des conditions d’exécution du travail, telles qu’elles sont déterminées par les mesures législatives, réglementaires et conventionnelles applicables au lieu de travail.

Pour l’application de l’alinéa précédent, les conditions d’exécution du travail comprennent limitativement ce qui a trait à la durée du travail, au travail de nuit, au repos hebdomadaire et des jours fériés, à l’hygiène et à la sécurité, au travail des femmes, des enfants et des jeunes travailleurs.

Les obligations afférentes à la médecine du travail sont à la charge du groupement. Lorsque l’activité exercée par le salarié mis à disposition nécessite une surveillance médicale spéciale au sens de la réglementation relative à la médecine du travail, les obligations correspondantes sont à la charge de l’utilisateur.

Article L127-4

Les salariés du groupement ont accès, dans l’entreprise utilisatrice, dans les mêmes conditions que les salariés de cette entreprise, aux moyens de transport collectifs et aux installations collectives, notamment de restauration, dont peuvent bénéficier ces salariés.

Article L127-6

Les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise utilisatrice ou dans le groupement peuvent exercer en justice les actions civiles nées en vertu des dispositions du présent chapitre en faveur des salariés du groupement sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé pourvu que celui-ci ait été averti et n’ait pas déclaré s’y opposer ; le salarié peut toujours intervenir dans l’instance.

Article L127-7

Des personnes physiques ou morales n’entrant pas dans le champ d’application de la même convention collective peuvent également constituer un groupement au sens de l’article L. 127-1 à la condition de déterminer la convention collective applicable audit groupement.

Le groupement ainsi constitué ne peut exercer son activité qu’après déclaration auprès de l’autorité compétente de l’Etat. Cette autorité peut s’opposer à l’exercice de cette activité dans des conditions déterminées par voie réglementaire.

Article L127-9

Lorsqu’un groupement d’employeurs a pour objet principal de mettre des remplaçants à la disposition d’exploitants agricoles, les contrat de travail conclus par ce groupement peuvent, nonobstant l’article L. 127-2, ne pas mentionner la liste des utilisateurs potentiels et ne préciser que la zone géographique d’exécution du contrat [*dérogation*] qui doit prévoir des déplacements limités.

Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions dans lesquelles l’inspecteur du travail est informé de la composition de ce groupement d’employeurs et lui accorde un agrément.

Les dispositions du présent article s’appliquent également aux groupements d’employeurs ayant pour objet principal le remplacement des chefs d’entreprise exerçant les activités mentionnées à l’article L. 722-3 du code rural.

Chapitre VIII : Associations à but non lucratif

Article L128-1

Un chèque-emploi associatif peut être utilisé par les associations à but non lucratif employant trois salariés au plus, pour rémunérer des salariés et pour simplifier les déclarations et paiements afférents aux cotisations et contributions dues au régime de sécurité sociale ou au régime obligatoire de protection sociale des salariés agricoles, au régime d’assurance chômage et aux institutions de retraites complémentaires et de prévoyance.

Le chèque-emploi associatif ne peut être utilisé qu’avec l’accord du salarié. Il se substitue à la remise du bulletin de paie prévue par l’article L. 143-3.

Les associations utilisant le chèque-emploi associatif sont réputées satisfaire à l’ensemble des formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leurs salariés, notamment celles prévues aux articles L. 122-3-1, L. 212-4-3 et L. 320, aux déclarations au titre de la médecine du travail et du régime des prestations mentionnées à l’article L. 351-2, ainsi qu’à l’obligation prévue à l’article L. 620-3.

La rémunération portée sur le chèque-emploi associatif inclut une indemnité de congés payés dont le montant est égal au dixième de la rémunération totale brute due au salarié pour les prestations effectuées.

Les organismes de recouvrement du régime général de sécurité sociale organisent directement, et à titre gratuit, la gestion du chèque-emploi associatif au profit des associations. Pour les salariés d’associations relevant du régime obligatoire de protection sociale des salariés agricoles, les organismes de recouvrement du régime général de sécurité sociale transmettent aux caisses de mutualité sociale agricole les données permettant à ces dernières d’assurer la couverture sociale de ces salariés. Un accord entre les organismes de recouvrement du régime général de sécurité sociale et les caisses de mutualité sociale agricole prévoit les modalités de gestion et de répartition du versement unique des cotisations et contributions sociales dues au titre des rémunérations des salariés concernés.

Les chèques-emploi associatif sont émis et délivrés par les établissements de crédit ou par les institutions ou services énumérés à l’article L. 518-1 du code monétaire et financier qui ont passé convention avec l’Etat.

Chapitre IX : Services aux personnes (en vigueur jusqu’au 1er janvier 2007 au plus tard).

Article L129-1

I. - Les associations et les entreprises qui consacrent exclusivement leur activité à des services aux personnes physiques à leur domicile ainsi qu’à des services favorisant le maintien à leur domicile des personnes âgées, handicapées ou dépendantes doivent être agréées par l’Etat lorsqu’elles poursuivent au moins l’un des deux objets suivants :

1° Le placement de travailleurs auprès de personnes physiques employeurs ainsi que, pour le compte de ces dernières, l’accomplissement des formalités administratives et des déclarations sociales et fiscales liées à l’emploi de ces travailleurs ;

2° L’embauche de travailleurs pour les mettre, à titre onéreux, à la disposition de personnes physiques.

Elles peuvent également recevoir un agrément lorsqu’elles assurent la fourniture de prestations de services aux personnes physiques.

Cet agrément ne peut être délivré qu’aux associations et aux entreprises, dont les activités concernent les tâches ménagères ou familiales, et, obligatoirement, soit la garde des enfants, soit l’assistance aux personnes âgées, handicapées ou à celles qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d’une aide à la mobilité dans l’environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile.

Dans le cas prévu au 1° ci-dessus, les associations et les entreprises peuvent demander aux employeurs une contribution représentative de leurs frais de gestion.

Dans le cas prévu au 2° ci-dessus, l’activité des associations est réputée non lucrative au regard des articles L. 125-1 et L. 125-3.

Dans le cas prévu au 2° ci-dessus, et lorsque les associations assurent la fourniture de prestations de services à des personnes physiques, les dispositions de l’article L. 322-4-7 ne sont pas applicables.

Les associations intermédiaires sont dispensées de la condition d’activité exclusive mentionnée au premier alinéa.

II. - Les entreprises et les associations dont les activités concernent exclusivement les tâches ménagères ou familiales doivent également être agréées par l’Etat lorsqu’elles souhaitent que la fourniture de leurs services au domicile des personnes physiques et de leurs services favorisant le maintien à leur domicile des personnes âgées, handicapées ou dépendantes ouvre droit au bénéfice de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 sexdecies du code général des impôts.

Le mode de paiement de ces prestations de services doit permettre l’identification du payeur et du destinataire.

II bis. - Les établissements publics assurant l’hébergement des personnes âgées, lorsque leurs activités concernent également l’assistance à domicile aux personnes âgées ou handicapées, doivent faire l’objet d’un agrément dans les conditions fixées par le III.

III. - Un décret détermine les modalités et conditions de délivrance des agréments prévus au présent article, et notamment les conditions particulières auxquelles sont soumis les agréments des associations et des entreprises dont l’activité concerne la garde d’enfants ou l’assistance aux personnes âgées ou handicapées.

Ce décret précise les conditions dans lesquelles les associations intermédiaires sont agréées dans ce domaine.

Article L129-2

Un chèque-service peut être utilisé par les particuliers pour assurer la rémunération des salariés occupant des emplois de services mentionnés à l’article L. 129-1 et pour la déclaration en vue du paiement des cotisations sociales.

Le chèque-service ne peut être utilisé pour la rémunération des personnels qui consacrent tout ou partie de leur temps de travail à une activité contribuant à l’exercice de la profession de leur employeur, et pour le compte de celui-ci.

Le chèque-service ne peut être utilisé qu’avec l’accord du salarié. Il se substitue à la remise du bulletin de paie prévue par l’article L. 143-3.

Pour les emplois dont la durée de travail n’excède pas huit heures par semaine ou ne dépasse pas quatre semaines consécutives dans l’année, l’employeur et le salarié qui utilisent le chèque-service sont réputés satisfaire aux obligations mises à la charge de l’un ou l’autre par les articles L. 122-3-1 et L. 212-4-3 du présent code ou par les articles L. 741-9 et L. 741-2 du code rural.

Pour les emplois dont la durée dépasse celles définies ci-dessus, un contrat de travail doit être établi par écrit.

La rémunération portée sur le chèque inclut une indemnité de congés payés dont le montant est égal à un dixième de la rémunération.

Les chèques-service sont émis et délivrés par les établissements de crédit, ou par les institutions ou services énumérés à l’article L. 518-1 du code monétaire et financier, qui ont passé convention avec l’Etat. Toutefois, l’employeur peut faire sa déclaration par voie électronique dans les conditions prévues à l’article L. 133-5 du code de la sécurité sociale.

Les mentions figurant sur le chèque-service ainsi que ses modalités d’utilisation sont fixées par décret.

L’organisme chargé de recevoir et traiter le "chèque-service" est habilité à poursuivre le recouvrement par voie contentieuse des sommes restant dues, pour le compte de l’ensemble des régimes concernés sous les garanties et sanctions applicables au recouvrement des cotisations du régime général de sécurité sociale assises sur les salaires.

Article L129-2-1

Les titres emploi service sont des titres spéciaux de paiement permettant d’acquitter en tout ou en partie le prix de prestations de service fournies par un prestataire agréé ou conventionné par l’Etat. Ils sont délivrés par des personnes physiques ou morales à leurs salariés, agents, ayants droit, retraités, administrés ou adhérents en vue de rémunérer :

1° Des services rendus à des personnes à leur domicile dans les conditions prévues à l’article L. 129-1 ;

2° Des services rendus à des personnes hors de leur domicile, destinés à faciliter la vie quotidienne de familles, de personnes âgées ou handicapées, et dispensés par des personnes agréées, autorisées ou déclarées en application de l’article L. 2324-1 du code de la santé publique, et des articles L. 227-5 et L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles.

Ces titres sont émis par des organismes spécialisés habilités selon des modalités fixées par décret à les émettre, à les céder contre paiement de leur valeur libératoire, et le cas échéant d’une commission, aux personnes physiques et morales mentionnées au premier alinéa qui en font la demande, et à en assurer le remboursement aux organismes prestataires de services.

Ce décret précise notamment les obligations des organismes émetteurs en matière financière, comptable et d’information des utilisateurs au regard des services couverts par les titres emploi-service ainsi que les conditions requises pour que les prestations qu’ils servent à financer ouvrent droit à la réduction d’impôt prévue à l’article 199 sexdecies du code général des impôts.

Article L129-2-2

La contribution prévue à l’article L. 432-9 peut être utilisée pour l’acquisition des titres emploi-service par le comité d’entreprise. Le comité d’entreprise peut en déléguer la gestion à l’employeur.

L’acquisition des titres emploi-service peut être également assurée par une somme versée par l’employeur et négociée en application des dispositions de la section III du chapitre II du titre III du livre Ier du présent code. L’accord détermine les conditions dans lesquelles la gestion est déléguée soit au comité d’entreprise, soit à l’employeur.

Article L129-3

Lorsque l’emploi de salariés par des particuliers pour des services visés à l’article L. 129-2-1, ou la prestation de tels services par une association ou une entreprise mentionnées à l’article 129-1, fait l’objet d’une aide financière du comité d’entreprise ou de l’entreprise en faveur des salariés, les sommes ainsi versées, à l’exception de celles allouées aux gérants salariés et aux mandataires sociaux, n’ont pas le caractère de rémunération au sens de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale et pour l’application de la législation du travail. Elles sont soumises à l’impôt sur le revenu selon les règles fixées au a du 5 de l’article 158 du même code. Elles ne sont pas déduites du montant des dépenses à retenir pour l’assiette de la réduction d’impôt mentionnée à l’article 199 sexdecies du code général des impôts.

Par dérogation aux dispositions de l’article L. 131-7 du code de la sécurité sociale, l’exonération de cotisations sociales prévue à l’alinéa précédent n’est pas compensée par le budget de l’Etat.

Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions d’application du présent article et notamment le montant maximum de l’aide ouvrant droit à l’exonération ci-dessus ainsi que les modalités de justification de la destination de cette aide.

Chapitre X : Dispositions diverses relatives au développement social urbain

Article L12-10-1

En application d’une convention avec l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale, ainsi que leurs établissements publics, les établissements publics locaux d’enseignement, les établissements publics de santé, les offices publics d’habitations à loyer modéré, les offices publics d’aménagement et de construction, les organismes de droit privé à but non lucratif et les personnes morales de droit privé chargées de la gestion d’un service public, sont autorisés à recruter par un contrat de travail de droit privé, pour des activités d’adultes-relais, des personnes âgées d’au moins trente ans, sans emploi ou bénéficiant, sous réserve qu’il soit mis fin à ce contrat, soit d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi prévu par l’article L. 322-4-7, soit d’un contrat d’avenir prévu par l’article L. 322-4-10, et résidant en zone urbaine sensible au sens du 3 de l’article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire ou, à titre dérogatoire, dans un autre territoire prioritaire des contrats de ville.

Les activités exercées par les personnes recrutées dans les conditions mentionnées à l’alinéa précédent visent à améliorer, dans les zones urbaines sensibles et les autres territoires prioritaires des contrats de ville, les relations entre les habitants de ces quartiers et les services publics, ainsi que les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs.

Les employeurs mentionnés au premier alinéa bénéficient d’une aide financière de l’Etat. Cette aide ne donne lieu à aucune charge fiscale ou parafiscale pour les personnes non assujetties à l’impôt sur les sociétés. Cette aide ne peut être cumulée avec une autre aide de l’Etat à l’emploi.

Les contrats de travail mentionnés au premier alinéa sont des contrats à durée indéterminée ou à durée déterminée en application du 1° de l’article L. 122-2 dans la limite d’une durée de trois ans renouvelable une fois. Les collectivités territoriales et les autres personnes morales de droit public mentionnées au premier alinéa, à l’exception des établissements publics à caractère industriel et commercial, ne peuvent conclure que des contrats à durée déterminée dans les conditions mentionnées ci-dessus.

Les contrats à durée déterminée conclus en application de l’alinéa précédent comportent une période d’essai d’un mois renouvelable une fois.

Sans préjudice de l’application du premier alinéa de l’article L. 122-3-8, ils peuvent être rompus, à l’expiration de chacune des périodes annuelles de leur exécution, à l’initiative du salarié, moyennant le respect d’un préavis de deux semaines, ou de l’employeur, s’il justifie d’une cause réelle et sérieuse.

Dans ce dernier cas, les dispositions des articles L. 122-6 et L. 122-14 sont applicables. En outre, l’employeur qui décide de rompre le contrat du salarié pour une cause réelle et sérieuse doit notifier cette rupture par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Cette lettre ne peut être expédiée au salarié moins d’un jour franc après la date fixée pour l’entretien préalable prévu à l’article L. 122-14. La date de présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du délai-congé prévu par l’article L. 122-6.

Le salarié dont le contrat est rompu par son employeur dans les conditions prévues au sixième alinéa bénéficie d’une indemnité calculée sur la base de la rémunération perçue. Le montant retenu pour le calcul de cette indemnité ne saurait cependant excéder celui qui aura été perçu par le salarié au titre des dix-huit derniers mois d’exécution de son contrat de travail. Son taux est identique à celui prévu au deuxième alinéa de l’article L. 122-3-4.

Par dérogation aux dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 122-3-8, la méconnaissance par l’employeur des dispositions relatives à la rupture du contrat de travail prévues aux sixième, septième et huitième alinéas ouvre droit pour le salarié à des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi. Il en est de même lorsque la rupture du contrat intervient suite au non-respect de la convention mentionnée au premier alinéa ayant entraîné sa dénonciation.

Un décret précise les conditions d’application du présent article.

Titre III : Conventions et accords collectifs de travail

Chapitre Ier : Champ d’application.

Article L131-1

Le présent titre est relatif à la détermination des relations collectives entre employeurs et salariés ; il définit les règles suivant lesquelles s’exerce le droit des salariés à la négociation collective de l’ensemble de leurs conditions d’emploi, de formation professionnelle et de travail et de leurs garanties sociales.

Article L131-2

Les dispositions du présent titre s’appliquent aux professions industrielles et commerciales, aux professions agricoles qui utilisent les services des salariés [*agricoles*] définis par l’article 1144 (1° au 7°, 9 et 10°) du code rural, aux professions libérales, aux offices publics et ministériels, aux employés de maison, aux concierges et gardiens d’immeubles à usage ou non d’habitation ou à usage mixte, aux travailleurs à domicile, aux assistantes maternelles, au personnel des sociétés civiles, des syndicats professionnels, des sociétés mutualistes, des organismes de sécurité sociale qui n’ont pas le caractère d’établissements publics et des associations ou de tout organisme de droit privé, quels que soient leur forme et leur objet.

Elles s’appliquent aux entreprises publiques, aux établissements publics à caractère industriel et commercial et aux établissements publics qui assurent tout à la fois une mission de service public à caractère administratif et à caractère industriel et commercial dans les conditions définies au chapitre IV du présent titre.

Elles s’appliquent également aux ateliers protégés et aux centres de distribution du travail à domicile [*pour handicapés*].

Article L131-3

En ce qui concerne les professions agricoles, les attributions conférées par les dispositions du présent titre au ministre chargé du travail sont exercées en accord avec celui-ci par le ministre chargé de l’agriculture.

Chapitre II : Nature et validité des conventions et accords collectifs de travail

Article L132-1

La convention collective a vocation à traiter de l’ensemble des matières visées à l’article L. 131-1, pour toutes les catégories professionnelles intéressées. L’accord collectif traite un ou des sujets déterminés dans cet ensemble.

Section 1 : Dispositions communes.

Article L132-2

La convention ou l’accord collectif de travail est un acte, écrit à peine de nullité, qui est conclu entre :

Les associations d’employeurs constituées conformément aux dispositions de la loi du 1er juillet 1901, qui ont compétence pour négocier des conventions et accords collectifs, sont assimilées aux organisations syndicales pour les attributions conférées à celles-ci par le présent titre.

Article L132-2-1

Les conventions et accords collectifs de travail et les conventions d’entreprise ou d’établissement doivent être rédigés en français. Toute disposition rédigée en langue étrangère [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 94-345 DC du 29 juillet 1994] est inopposable au salarié à qui elle ferait grief.

Article L132-2-2

I. - La validité d’un accord interprofessionnel est subordonnée à l’absence d’opposition de la majorité des organisations syndicales de salariés représentatives dans le champ d’application de l’accord. L’opposition est exprimée dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification de cet accord.

II. - Lorsqu’une convention de branche ou un accord professionnel étendu, conclu conformément aux dispositions du I, le prévoit, la validité des conventions ou accords conclus dans le même champ d’application professionnel est subordonnée à leur signature par une ou des organisations syndicales représentant une majorité de salariés de la branche.

La convention ou l’accord mentionné à l’alinéa précédent définit la règle selon laquelle cette majorité est appréciée en retenant les résultats :

a) Soit d’une consultation des salariés concernés, organisée périodiquement, en vue de mesurer la représentativité des organisations syndicales de salariés de la branche ;

b) Soit des dernières élections aux comités d’entreprise, ou à défaut des délégués du personnel.

La consultation prévue au a, à laquelle participent les salariés satisfaisant aux conditions fixées par les articles L. 433-4 ou L. 423-7, doit respecter les principes généraux du droit électoral. Ses modalités et sa périodicité sont fixées par la convention de branche ou l’accord professionnel étendu mentionné au premier alinéa du présent II. Les contestations relatives à cette consultation relèvent de la compétence du tribunal de grande instance.

Dans le cas prévu au b, la convention de branche ou l’accord professionnel étendu fixe le mode de décompte des résultats des élections professionnelles.

A défaut de la conclusion de la convention ou de l’accord étendu prévu au premier alinéa du présent II, la validité d’une convention de branche ou d’un accord professionnel est soumise aux conditions prévues au I.

III. - Une convention de branche ou un accord professionnel étendu conclu conformément aux dispositions du II détermine les conditions de validité des conventions ou accords d’entreprise ou d’établissement, en retenant l’une ou l’autre des modalités énumérées aux 1° et 2° ci-après :

1° Soit la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement est signé par une ou des organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli au moins la moitié des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections au comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel ; si les organisations syndicales de salariés signataires ne satisfont pas à la condition de majorité, le texte peut être soumis, dans des conditions fixées par décret et devant respecter les principes généraux du droit électoral, à l’approbation, à la majorité des suffrages exprimés, des salariés de l’entreprise ou de l’établissement, à l’initiative des organisations syndicales de salariés signataires, à laquelle des organisations syndicales de salariés non signataires peuvent s’associer ;

2° Soit la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement est subordonnée à l’absence d’opposition d’une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli au moins la moitié des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections au comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. L’opposition est exprimée dans un délai de huit jours à compter de la date de notification de cet accord.

En cas de carence d’élections professionnelles, lorsqu’un délégué syndical a été désigné dans l’entreprise ou dans l’établissement, la validité d’une convention ou d’un accord d’entreprise ou d’établissement signé par ce délégué est subordonnée à l’approbation de la majorité des salariés dans les conditions du 1°.

Lorsque la convention ou l’accord n’intéresse qu’une catégorie professionnelle déterminée relevant d’un collège électoral défini à l’article L. 433-2, sa validité est subordonnée à la signature ou à l’absence d’opposition d’organisations syndicales de salariés représentatives ayant obtenu au moins la moitié des suffrages exprimés dans ce collège.

En l’absence de convention ou d’accord étendu tel que prévu au premier alinéa du présent III, la validité de la convention ou de l’accord d’entreprise ou d’établissement est subordonnée à sa conclusion selon les modalités définies au 2°.

IV. - La partie la plus diligente des organisations signataires d’une convention ou d’un accord collectif en notifie le texte à l’ensemble des organisations représentatives à l’issue de la procédure de signature.

V. - L’opposition est exprimée par écrit et motivée. Elle précise les points de désaccord. Elle est notifiée aux signataires.

Les textes frappés d’opposition majoritaire et les textes n’ayant pas obtenu l’approbation de la majorité des salariés sont réputés non écrits. Les accords mentionnés au I, les conventions et accords étendus mentionnés au premier alinéa du II, les conventions et accords mentionnés au dernier alinéa du II et aux troisième, cinquième et sixième alinéas du III ne peuvent être déposés en application de l’article L. 132-10 qu’à l’expiration du délai d’opposition.

Article L132-3

Les représentants des organisations mentionnées à l’article précédent peuvent contracter, au nom de l’organisation qu’ils représentent, en vertu :

1° Soit d’une stipulation statutaire de cette organisation ;

2° Soit d’une délibération spéciale de cette organisation ;

3° Soit de mandats spéciaux écrits qui leur sont donnés individuellement par tous les adhérents de cette organisation.

Les groupements d’employeurs déterminent eux-mêmes leur mode de délibération.

Article L132-4

La convention et l’accord collectif de travail peuvent comporter des dispositions plus favorables aux salariés que celles des lois et règlements en vigueur. Ils ne peuvent déroger aux dispositions d’ordre public de ces lois et règlements.

Article L132-5

Les conventions et accords collectifs de travail déterminent leur champ d’application territorial et professionnel. Le champ d’application professionnel est défini en termes d’activités économiques [*codes INSEE*].

Les conventions et accords collectifs de travail dont le champ d’application est national précisent si celui-ci comprend les départements d’outre-mer.

Lorsque le champ d’application d’un avenant ou d’une annexe diffère de celui de la convention ou de l’accord qu’il modifie ou complète, il doit être précisé conformément aux dispositions des alinéas ci-dessus.

Article L132-5-1

La convention collective applicable est celle dont relève l’activité principale exercée par l’employeur. En cas de concours d’activités rendant incertaine l’application de ce critère pour le rattachement d’une entreprise à un champ conventionnel, les conventions collectives et les accords professionnels peuvent, par des clauses réciproques et de nature identique, prévoir les conditions dans lesquelles l’entreprise détermine les conventions et accords qui lui sont applicables.

Article L132-5-2

La convention de branche ou l’accord professionnel prévoit les modalités de prise en compte dans la branche ou l’entreprise des demandes relatives aux thèmes de négociation émanant d’une ou des organisations syndicales de salarié représentatives, sans préjudice des obligations formulées aux articles L. 132-12 et L. 132-27.

Article L132-6

La convention ou l’accord collectif de travail est conclu pour une durée déterminée ou pour une durée indéterminée. A défaut de stipulations contraires, la convention ou l’accord à durée déterminée qui arrive à expiration continue à produire ses effets comme une convention ou un accord à durée indéterminée.

Quand la convention ou l’accord est conclu pour une durée déterminée, celle-ci ne peut être supérieure à cinq ans.

Article L132-7

La convention et l’accord collectif de travail prévoient les formes selon lesquelles et l’époque à laquelle ils pourront être renouvelés ou révisés.

Les organisations syndicales de salariés représentatives au sens de l’article L. 132-2 qui sont signataires d’une convention ou d’un accord collectif de travail ou qui y ont adhéré conformément aux dispositions de l’article L. 132-9 sont seules habilitées à signer, dans les conditions visées à l’article L. 132-2-2, les avenants portant révision de cette convention ou de cet accord.

L’avenant portant révision de tout ou partie de la convention ou de l’accord collectif se substitue de plein droit aux stipulations de la convention ou de l’accord qu’il modifie et est opposable, dans les conditions fixées à l’article L. 132-10, à l’ensemble des employeurs et des salariés liés par la convention ou l’accord collectif de travail.

Article L132-8

La convention et l’accord collectif de travail à durée indéterminée peuvent être dénoncés par les parties signataires. Ils prévoient les conditions dans lesquelles ils peuvent être dénoncés, et notamment la durée du préavis qui doit précéder la dénonciation. En l’absence de stipulation expresse, cette durée est de trois mois.

La dénonciation est notifiée, par son auteur, aux autres signataires de la convention ou de l’accord, et doit donner lieu à dépôt conformément à l’article L. 132-10.

Lorsque la dénonciation émane de la totalité des signataires employeurs ou des signataires salariés, la convention ou l’accord continue de produire effet jusqu’à l’entrée en vigueur de la convention ou de l’accord qui lui est substitué ou, à défaut, pendant une durée d’un an à compter de l’expiration du délai de préavis, sauf clause prévoyant une durée déterminée supérieure.

Lorsque la dénonciation est le fait d’une partie seulement des signataires employeurs ou des signataires salariés, elle ne fait pas obstacle au maintien en vigueur de la convention ou de l’accord entre les autres parties signataires. Dans ce cas, les dispositions de l’alinéa précédent s’appliquent également à l’égard des auteurs de la dénonciation.

Lorsqu’une convention ou un accord a été dénoncé par la totalité des signataires employeurs ou des signataires salariés, une nouvelle négociation doit s’engager, à la demande d’une des parties intéressées, dans les trois mois qui suivent la date de la dénonciation. Il en est de même, à la demande d’une des organisations syndicales représentatives de salariés intéressés, en cas de dénonciation de la convention ou de l’accord dans les conditions prévues à l’article L. 132-14, en ce qui concerne le secteur visé par la dénonciation.

Lorsque la convention ou l’accord qui a été dénoncé n’a pas été remplacé par une nouvelle convention ou un nouvel accord dans les délais précisés au troisième alinéa ci-dessus, les salariés des entreprises concernées conservent les avantages individuels qu’ils ont acquis, en application de la convention ou de l’accord, à l’expiration de ces délais.

Lorsque l’application d’une convention ou d’un accord est mise en cause dans une entreprise déterminée en raison notamment d’une fusion, d’une cession, d’une scission ou d’un changement d’activité, ladite convention ou ledit accord continue de produire effet conformément aux troisième et sixième alinéas du présent article. En outre, une nouvelle négociation doit s’engager dans l’entreprise en cause, conformément au cinquième alinéa du présent article, soit pour l’adaptation aux dispositions conventionnelles nouvellement applicables, soit pour l’élaboration de nouvelles dispositions, selon le cas.

Article L132-9

Peuvent adhérer à une convention ou à un accord collectif de travail toute organisation syndicale représentative de salariés au sens de l’article L. 132-2 du présent titre ainsi que toute organisation syndicale ou association ou groupement d’employeurs ou des employeurs pris individuellement.

Toutefois, si l’activité qu’ils exercent ou qu’exercent leurs adhérents n’entre pas dans le champ d’application de la convention ou de l’accord, leur adhésion est soumise aux dispositions des articles L. 132-16 ou L. 132-25, selon le cas.

L’adhésion est notifiée aux signataires de la convention ou de l’accord et, en outre, fait l’objet du dépôt prévu à l’article L. 132-10, à la diligence de son ou de ses auteurs.

Article L132-10

Sans préjudice des dispositions de l’article L. 742-2, les conventions et accords collectifs de travail, ainsi que leurs avenants et annexes, sont déposés par la partie la plus diligente auprès des services du ministre chargé du travail et, pour ce qui concerne les professions agricoles, auprès des services du ministre chargé de l’agriculture.

La partie la plus diligente remet également un exemplaire de chaque convention ou accord collectif de travail au secrétariat-greffe du conseil de prud’hommes du lieu de conclusion.

Les textes sont applicables, sauf stipulations contraires, à partir du jour qui suit leur dépôt auprès du service compétent.

Il peut être donné communication et délivré copie des textes déposés.

Section 2 : Conventions collectives de branches et accords professionnels et interprofessionnels.

Article L132-11

Le champ d’application territorial des conventions de branches et des accords professionnels et interprofessionnels peut être national, régional ou local.

Article L132-12

Les organisations qui sont liées par une convention de branche ou, à défaut, par des accords professionnels, se réunissent, au moins une fois par an, pour négocier sur les salaires et, au moins une fois tous les cinq ans, pour examiner la nécessité de réviser les classifications.

La négociation sur les salaires est l’occasion, au moins une fois par an, d’un examen, par les parties, de l’évolution économique et de la situation de l’emploi dans la branche, de son évolution et des prévisions annuelles ou pluriannuelles établies, notamment pour ce qui concerne les contrats de travail à durée déterminée et les missions de travail temporaire, ainsi que des actions éventuelles de prévention envisagées compte tenu de ces prévisions ainsi que de l’évolution des salaires effectifs moyens par catégories professionnelles et par sexe, au regard, le cas échéant, des salaires minima hiérarchiques. A cet effet, un rapport est remis par la partie patronale aux organisations de salariés au moins quinze jours avant la date d’ouverture de la négociation. Au cours de cet examen, la partie patronale fournira aux organisations syndicales les informations nécessaires pour permettre de négocier en toute connaissance de cause.

Les organisations visées au premier alinéa se réunissent pour négocier tous les trois ans sur les mesures tendant à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et sur les mesures de rattrapage tendant à remédier aux inégalités constatées. La négociation porte notamment sur les points suivants :

La négociation sur l’égalité professionnelle se déroule sur la base d’un rapport présentant la situation comparée des hommes et des femmes dans ces domaines et sur la base d’indicateurs pertinents, reposant sur des éléments chiffrés, pour chaque secteur d’activité.

Les organisations visées au premier alinéa se réunissent, au moins une fois tous les trois ans à compter de la fin de la négociation prévue au I de l’article 12 de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites, pour négocier sur les conditions de travail et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences des salariés âgés et sur la prise en compte de la pénibilité du travail.

Les organisations visées au premier alinéa se réunissent également, une fois tous les cinq ans, pour engager une négociation sur l’institution d’un ou plusieurs plans d’épargne interentreprises ou plans d’épargne pour la retraite collectifs interentreprises mentionnés aux articles L. 443-1-1 et L. 443-1-2, lorsqu’il n’existe aucun accord conclu à ce niveau en la matière.

Article L132-12-1

Les négociations prévues au premier alinéa de l’article L. 132-12 prennent en compte l’objectif d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Article L132-12-2

Les organisations mentionnées à l’article L. 132-12 se réunissent tous les trois ans pour négocier sur les matières définies à l’article L. 320-2.

Article L132-13

Une convention de branche ou un accord professionnel ou interprofessionnel ne peut comporter des dispositions moins favorables aux salariés que celles qui leur sont applicables en vertu d’une convention ou d’un accord couvrant un champ territorial ou professionnel plus large, à la condition que les signataires de cette convention ou de cet accord aient expressément stipulé qu’il ne pourrait y être dérogé en tout ou en partie.

S’il vient à être conclu une convention ou un accord de niveau supérieur à la convention ou à l’accord intervenu, les parties adaptent celles des clauses de leur convention ou accord antérieur qui seraient moins favorables aux salariés si une disposition de la convention ou de l’accord de niveau supérieur le prévoit expressément.

Article L132-14

Lorsque la dénonciation d’une convention de branche ou d’un accord professionnel ou interprofessionnel émane d’une organisation seule signataire, soit pour la partie employeurs, soit pour la partie salariés, en ce qui concerne un secteur territorial ou professionnel inclus dans le champ d’application du texte dénoncé, ledit champ d’application est modifié en conséquence.

Article L132-15

Lorsqu’une organisation syndicale de salariés représentative dans le champ d’application du texte au sens de l’article L. 132-2, ou lorsqu’une organisation d’employeurs représentative dans le champ d’application du texte, adhère à la totalité des clauses d’une convention de branche ou d’un accord professionnel ou interprofessionnel dans les conditions prévues à l’article L. 132-9, ladite organisation a les mêmes droits et obligations que les parties signataires. Elle peut notamment siéger dans les organismes paritaires et participer à la gestion des institutions créées par la convention de branche ou l’accord professionnel ou interprofessionnel, ainsi que prendre part aux négociations portant sur la modification ou la révision du texte en cause.

Article L132-16

Si l’adhésion a pour objet de rendre la convention de branche ou l’accord professionnel ou interprofessionnel applicable dans un secteur territorial ou professionnel non compris dans son champ d’application, elle doit prendre la forme d’un accord collectif entre, d’une part, les parties intéressées conformément aux dispositions de l’article L. 132-2, d’autre part, les parties signataires de ladite convention ou dudit accord. Le champ d’application en est modifié en conséquence.

Article L132-17

Les conventions de branche et les accords professionnels ou interprofessionnels doivent comporter des dispositions relatives aux modalités d’exercice du droit de s’absenter, à la compensation des pertes de salaires ou au maintien de ceux-ci, ainsi qu’à l’indemnisation des frais de déplacement de salariés d’entreprises appelés à participer aux négociations, de même qu’aux réunions des instances paritaires qu’ils instituent.

Ils doivent instituer des commissions paritaires d’interprétation.

Article L132-17-1

Les conventions de branche ou les accords professionnels instituent des observatoires paritaires de la négociation collective. Ils fixent les modalités suivant lesquelles, en l’absence de stipulation conventionnelle portant sur le même objet, ces observations sont destinataires des accords d’entreprise ou d’établissement conclus pour la mise en oeuvre d’une disposition législative.

Section 3 : Conventions et accords collectifs d’entreprise.

Article L132-18

La présente section détermine les conditions dans lesquelles s’exerce le droit des salariés à la négociation dans l’entreprise et dans le groupe.

Sous-section 1 : Dispositions générales.

Article L132-19

La convention ou, à défaut, les accords d’entreprise sont négociés entre l’employeur et les organisations syndicales de salariés représentatives dans l’entreprise au sens de l’article L. 132-2.

Une convention ou des accords peuvent être conclus au niveau d’un établissement ou d’un groupe d’établissements dans les mêmes conditions.

Article L132-19-1

La convention ou l’accord de groupe fixe son champ d’application constitué de tout ou partie des entreprises constitutives du groupe. La convention ou l’accord de groupe est négocié et conclu entre, d’une part, l’employeur de l’entreprise dominante ou un ou plusieurs représentants, mandatés à cet effet, des employeurs des entreprises concernées par le champ de la convention ou de l’accord et, d’autre part, les organisations syndicales de salariés représentatives, au sens de l’article L. 132-2, dans le groupe ou dans l’ensemble des entreprises concernées par le champ de la convention ou de l’accord. Pour la négociation en cause, les organisations syndicales de salariés représentatives peuvent désigner un ou des coordonnateurs syndicaux de groupe choisis parmi les délégués syndicaux du groupe et habilités à négocier et à signer la convention ou l’accord de groupe. La convention ou l’accord de groupe emporte les mêmes effets que la convention ou l’accord d’entreprise.

Les conditions de validité des conventions ou accords d’entreprise ou d’établissements prévues au III de l’article L. 132-2-2 sont applicables aux conventions ou accords de groupe. Lorsque le groupe relève de différentes branches et que les conditions de validité prévues par ces branches pour les conventions ou les accords d’entreprise ou d’établissement diffèrent, la condition de validité applicable à la convention ou à l’accord de groupe est celle fixée au 2° du III de l’article L. 132-2-2.

Les conventions ou les accords de groupe ne peuvent comporter des dispositions dérogatoires à celles qui sont applicables en vertu de conventions de branche ou d’accords professionnels dont relèvent les entreprises ou établissements appartenant à ce groupe, sauf disposition expresse de ces conventions de branche ou accords professionnels.

Article L132-20

La délégation de chacune des organisations représentatives parties à des négociations dans l’entreprise comprend obligatoirement le délégué syndical de l’organisation dans l’entreprise ou, en cas de pluralité de délégués, au moins deux délégués syndicaux.

Chaque organisation peut compléter sa délégation par des salariés de l’entreprise, dont le nombre est fixé par accord entre l’employeur et l’ensemble des organisations visées à l’alinéa précédent. A défaut d’accord, ce nombre est au plus égal, par délégation, à celui des délégués syndicaux de la délégation. Toutefois, dans les entreprises n’ayant qu’un seul délégué syndical, ce nombre peut être porté à deux.

Le temps passé à la négociation est payé comme temps de travail à échéance normale.

Article L132-21

Lorsqu’une entreprise emploie soit dans ses locaux, soit dans un chantier dont elle assume la direction en tant qu’entreprise générale, des travailleurs appartenant à une ou plusieurs entreprises extérieures, les délégués syndicaux des organisations représentatives dans ces entreprises sont, à leur demande, entendus lors des négociations.

Article L132-22

Sans préjudice des dispositions prévues aux articles L. 132-27, L. 132-28, L. 932-2 et L. 932-4 (1) ci-après, l’objet et la périodicité des négociations sont fixés par accord entre les parties visées à l’article L. 132-19, ainsi que les informations nécessaires à remettre préalablement aux délégués syndicaux de l’entreprise ou, le cas échéant, de l’établissement.

Article L132-23

La convention ou les accords d’entreprise ou d’établissements peuvent adapter les dispositions des conventions de branche ou des accords professionnels ou interprofessionnels applicables dans l’entreprise aux conditions particulières de celle-ci ou des établissements considérés. La convention ou les accords peuvent comporter des dispositions nouvelles et des clauses plus favorables aux salariés.

Dans le cas où des conventions de branche ou des accords professionnels ou interprofessionnels viennent à s’appliquer dans l’entreprise postérieurement à la conclusion de conventions ou accords négociés conformément à la présente section, les dispositions de ces conventions ou accords sont adaptées en conséquence.

En matière de salaires minima, de classifications, de garanties collectives mentionnées à l’article L. 912-1 du code de la sécurité sociale et de mutualisation des fonds recueillis au titre du livre IX du présent code, la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement ne peut comporter des clauses dérogeant à celles des conventions de branche ou accords professionnels ou interprofessionnels.

Dans les autres matières, la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement peut comporter des dispositions dérogeant en tout ou en partie à celles qui lui sont applicables en vertu d’une convention ou d’un accord couvrant un champ territorial ou professionnel plus large, sauf si cette convention ou cet accord en dispose autrement.

Article L132-24

Les clauses salariales des conventions ou accords d’entreprise ou d’établissement peuvent prévoir des modalités particulières d’application des majorations de salaires décidées par les conventions de branche ou les accords professionnels ou interprofessionnels applicables dans l’entreprise, à condition que l’augmentation de la masse salariale totale soit au moins égale à l’augmentation qui résulterait de l’application des majorations accordées par les conventions ou accords précités pour les salariés concernés et que les salaires minima hiérarchiques soient respectés.

Article L132-25

Lorsque l’entreprise n’entre pas dans le champ d’application territorial ou professionnel soit d’une convention de branche, soit d’un accord professionnel ou interprofessionnel, l’adhésion de l’employeur à une telle convention ou à un tel accord est subordonnée à un agrément des organisations visées à l’article L. 132-19, après négociation à ce sujet.

Article L132-26

I. - Lorsqu’une telle faculté est prévue par une convention de branche ou un accord professionnel étendu, les entreprises dépourvues de délégué syndical peuvent déroger aux articles L. 132-2, L. 132-2-2, L. 132-7, L. 132-19 et L. 132-20 dans les conditions fixées ci-après.

La convention de branche ou l’accord professionnel étendu fixe les thèmes ouverts à ce mode de négociation dérogatoire. Elle détermine également les conditions d’exercice du mandat des salariés visés au III. Elle définit les modalités de suivi des accords ainsi conclus par l’observatoire paritaire de branche de la négociation collective mentionné à l’article L. 132-17-1.

II. - Les conventions de branche ou les accords professionnels étendus mentionnés au I peuvent prévoir qu’en l’absence de délégués syndicaux dans l’entreprise ou l’établissement, ou de délégués du personnel faisant fonction de délégué syndical dans les entreprises de moins de cinquante salariés, les représentants élus du personnel au comité d’entreprise, ou, à défaut, les délégués du personnel, peuvent négocier et conclure des accords collectifs de travail.

Les accords d’entreprise ou d’établissement ainsi négociés n’acquièrent la qualité d’accords collectifs de travail au sens du présent titre qu’après leur approbation par une commission paritaire nationale de branche, dont les modalités de fonctionnement sont prévues par la convention de branche ou l’accord professionnel étendu. Faute d’approbation, l’accord est réputé non écrit.

Ces accords d’entreprise ou d’établissement ne peuvent entrer en application qu’après leur dépôt auprès de l’autorité administrative dans les conditions prévues à l’article L. 132-10, accompagnés de l’extrait de procès-verbal de validation de la commission paritaire nationale de branche compétente. Cette commission peut également se voir confier le suivi de leur application.

La convention de branche ou l’accord professionnel mentionné au I détermine les conditions de majorité de l’accord d’entreprise ou d’établissement négocié en application du présent II.

III. - Les conventions de branche ou les accords professionnels étendus mentionnés au I peuvent également prévoir que, dans les entreprises dépourvues de délégué syndical et lorsqu’un procès-verbal de carence a établi l’absence de représentants élus du personnel, des accords d’entreprise ou d’établissement sont conclus par un ou plusieurs salariés expressément mandatés pour une négociation déterminée, par une ou plusieurs organisations syndicales reconnues représentatives sur le plan national. A cet effet, une même organisation syndicale ne peut mandater qu’un seul salarié.

Les organisations syndicales définies ci-dessus doivent être informées au plan départemental ou local par l’employeur de sa décision d’engager des négociations.

Ne peuvent être mandatés les salariés qui, en raison des pouvoirs qu’ils détiennent, peuvent être assimilés au chef d’entreprise, ainsi que les salariés apparentés au chef d’entreprise mentionnés au premier alinéa des articles L. 423-8 et L. 433-5.

L’accord signé par un salarié mandaté doit avoir été approuvé par les salariés à la majorité des suffrages exprimés, dans des conditions fixées par décret et devant respecter les principes généraux du droit électoral. Faute d’approbation, l’accord est réputé non écrit.

L’accord d’entreprise ou d’établissement signé par le salarié mandaté ne peut entrer en application qu’après avoir été déposé auprès de l’autorité administrative dans les conditions prévues à l’article L. 132-10.

Le salarié mandaté au titre du présent article bénéficie de la protection prévue par les dispositions de l’article L. 412-18 dès que l’employeur a connaissance de l’imminence de sa désignation. La procédure d’autorisation administrative est applicable au licenciement des anciens salariés mandatés pendant une période de douze mois à compter de la date à laquelle leur mandat a pris fin.

En l’absence d’accord, le délai de protection court à la date de la fin de la négociation matérialisée par un procès-verbal de désaccord.

IV. - Les accords d’entreprise conclus selon les modalités définies aux II et III peuvent être renouvelés, révisés ou dénoncés selon les modalités mentionnées à ces paragraphes respectivement par l’employeur signataire, par les représentants élus du personnel ou par un salarié mandaté à cet effet.

Sous-section 2 : Négociation obligatoire.

Article L132-27

Dans les entreprises où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d’organisations représentatives au sens de l’article L. 132-2, l’employeur est tenu d’engager chaque année une négociation sur les salaires effectifs, la durée effective et l’organisation du temps de travail, notamment la mise en place du travail à temps partiel à la demande des salariés. Cette négociation est l’occasion d’un examen par les parties de l’évolution de l’emploi dans l’entreprise, et notamment du nombre de salariés dont les gains et rémunérations sont, en application de l’article L. 241-6-1 du code de la sécurité sociale, exonérés totalement ou partiellement des cotisations d’allocations familiales, du nombre des contrats de travail à durée déterminée, des missions de travail temporaire, du nombre des journées de travail effectuées par les intéressés ainsi que des prévisions annuelles ou pluriannuelles d’emploi établies dans l’entreprise ; cette négociation peut porter également sur la formation ou la réduction du temps de travail. A défaut d’une initiative de ce dernier depuis plus de douze mois suivant la précédente négociation, la négociation s’engage obligatoirement à la demande d’une organisation syndicale représentative dans le délai fixé à l’article L. 132-28 ci-après ; la demande de négociation formulée par l’organisation syndicale est transmise dans les huit jours par l’employeur aux autres organisations représentatives.

Dans les entreprises occupant au moins trois cents salariés, ainsi que dans les entreprises mentionnées aux articles L. 439-1 et L. 439-6 occupant ensemble au moins trois cents salariés, la négociation portant sur les modalités d’information et de consultation du comité d’entreprise sur la stratégie globale de l’entreprise et sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences prévue à l’article L. 320-2 porte également sur les conditions d’accès et de maintien dans l’emploi des salariés âgés et de leur accès à la formation professionnelle.

Dans les entreprises visées au premier alinéa, lorsque les salariés ne sont pas couverts par un accord de branche ou par un accord d’entreprise définissant les modalités d’un régime de prévoyance maladie, l’employeur est tenu d’engager chaque année une négociation sur ce thème.

Dans ces entreprises, comportant des établissements ou groupes d’établissements distincts, cette négociation peut avoir lieu au niveau de ces établissements ou groupes d’établissements.

Lorsque les salariés ne sont pas couverts par un accord de branche ou par un accord conclu en application des articles L. 441-1, L. 442-10, L. 443-1, L. 443-1-1 ou L. 443-1-2, l’employeur est tenu d’engager, chaque année, une négociation sur un ou plusieurs des dispositifs prévus par ces articles et, s’il y a lieu, sur l’affectation d’une partie des sommes collectées dans le cadre du plan mis en place en application de l’article L. 443-1-2 à l’acquisition de parts des fonds solidaires mentionnés au III de l’article L. 443-1-2.

Dans les entreprises visées au premier alinéa, l’employeur est également tenu d’engager chaque année une négociation sur les objectifs en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans l’entreprise, ainsi que sur les mesures permettant de les atteindre, à partir des éléments figurant dans le rapport de situation comparée prévu par l’article L. 432-3-1 et complété éventuellement par des indicateurs qui tiennent compte de la situation particulière de l’entreprise. A défaut d’une initiative de ce dernier depuis plus de douze mois suivant la précédente négociation, la négociation s’engage obligatoirement à la demande d’une organisation syndicale représentative dans le délai fixé à l’article L. 132-28 ; la demande de négociation formulée par l’organisation syndicale est transmise dans les huit jours par l’employeur aux autres organisations représentatives. Lorsqu’un accord collectif comportant de tels objectifs et mesures est signé dans l’entreprise, la périodicité de la négociation est portée à trois ans.

Les mesures permettant d’atteindre les objectifs visés à l’alinéa précédent peuvent être également déterminées dans le cadre des négociations visées au premier alinéa du présent article.

Dans les entreprises visées au 3° de l’article L. 722-1 du code rural, la négociation prévue aux deux alinéas précédents porte sur l’accès aux garanties collectives mentionnées à l’article L. 911-2 du code de la sécurité sociale.

Article L132-27-1

Les négociations prévues à l’article L. 132-27 prennent en compte l’objectif d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Article L132-28

Dans les quinze jours qui suivent la demande formulée par une organisation syndicale, l’employeur doit convoquer les parties à la négociation annuelle.

Lors de la première réunion sont précisés :

Article L132-29

Tant que la négociation est en cours conformément aux dispositions de l’article précédent, l’employeur ne peut dans les matières traitées arrêter de décisions unilatérales concernant la collectivité des salariés, à moins que l’urgence ne le justifie.

Si, au terme de la négociation, aucun accord n’a été conclu, il est établi un procès-verbal de désaccord dans lequel sont consignées, en leur dernier état, les propositions respectives des parties et les mesures que l’employeur entend appliquer unilatéralement. Ce procès-verbal doit donner lieu à dépôt, à l’initiative de la partie la plus diligente, dans les conditions prévues à l’article L. 132-10.

Section 4 : Commissions paritaires

Article L132-30

Des commissions paritaires professionnelles ou interprofessionnelles peuvent être instituées au plan local, départemental ou régional, par accord conclu dans les conditions prévues à l’article L. 132-2.

Ces commissions paritaires :

1° Concourent à l’élaboration et à l’application de conventions et accords collectifs de travail, négocient et concluent des accords d’intérêt local, notamment en matière d’emploi et de formation continue ;

2° Examinent les réclamations individuelles et collectives ;

3° Examinent toute autre question relative aux conditions d’emploi et de travail des salariés intéressés.

Les accords visés au premier alinéa fixent les modalités d’exercice du droit de s’absenter, de la compensation des pertes de salaires ou du maintien de ceux-ci, ainsi que de l’indemnisation des frais de déplacement de salariés appelés à participer aux négociations, de même qu’aux réunions des commissions paritaires. Ces accords déterminent également les modalités de protection contre le licenciement des salariés membres de ces commissions et les conditions dans lesquelles ils bénéficient de la protection prévue par les dispositions de l’article L. 412-18.

Chapitre III : Conventions et accords susceptibles d’être étendus et procédures d’extension et d’élargissement

Section 1 : Conventions et accords susceptibles d’être étendus.

Article L133-1

La convention de branche ou l’accord professionnel ou interprofessionnel, leurs avenants ou annexes doivent, pour pouvoir être étendus, avoir été négociés et conclus en commission composée des représentants des organisations syndicales d’employeurs et de salariés représentatives dans le champ d’application considéré.

A la demande de l’une des organisations susvisées, ou de sa propre initiative, le ministre chargé du travail peut provoquer la réunion d’une commission mixte, composée comme il est dit à l’alinéa précédent, et présidée par son représentant. Il doit convoquer cette commission lorsque deux des organisations susmentionnées en font la demande.

Article L133-2

La représentativité des organisations syndicales est déterminée d’après les critères suivants :

Article L133-3

S’il y a lieu de déterminer la représentativité d’une organisation autre que celles affiliées à l’une des organisations représentatives au plan national, le ministre chargé du travail diligente une enquête. L’organisation en cause est tenue de fournir les éléments d’appréciation dont elle dispose.

Article L133-4

En cas de litige portant sur l’importance des délégations composant la commission mixte, le ministre chargé du travail [*autorité compétente*] peut fixer, dans les convocations, le nombre maximum de représentants par organisation.

Article L133-5

La convention de branche conclue au niveau national contient obligatoirement, pour pouvoir être étendue, outre les clauses prévues aux articles L. 132-5, L. 132-7 et L. 132-17, des dispositions concernant :

1° L’exercice du droit syndical et la liberté d’opinion des salariés, le déroulement de carrière des salariés exerçant des responsabilités syndicales et l’exercice de leurs fonctions ;

2° Les délégués du personnel, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, les comités d’entreprise et le financement des activités sociales et culturelles gérées par lesdits comités ;

2° bis Les conditions d’exercice des mandats de négociation et de représentation au niveau de la branche ;

3° Les éléments essentiels servant à la détermination des classifications professionnelles et des niveaux de qualification, notamment les mentions relatives aux diplômes professionnels ou à leurs équivalences, à condition que ces diplômes aient été créés depuis plus d’un an ;

4° Les éléments énumérés ci-dessous du salaire applicable par catégories professionnelles, ainsi que les procédures et la périodicité prévues pour sa révision :

a) Le salaire minimum national professionnel du salarié sans qualification,

b) Les coefficients hiérarchiques afférents aux diverses qualifications professionnelles,

c) Les majorations pour travaux pénibles, physiquement ou nerveusement, dangereux, insalubres,

d) Les modalités d’application du principe "à travail égal, salaire égal" et les procédures de règlement des difficultés pouvant naître à ce sujet, compte tenu notamment des situations révélées par l’application de l’article L. 132-12, deuxième alinéa ;

5° Les congés payés ;

6° Les conditions d’embauchage des salariés, sans que les dispositions prévues puissent porter atteinte au libre choix du syndicat par ceux-ci ;

7° Les conditions de la rupture des contrats de travail, notamment quant au délai-congé et à l’indemnité de licenciement ;

8° Les modalités d’organisation et de fonctionnement de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la formation permanente dans le cadre de la branche considérée, y compris des modalités particulières aux personnes handicapées ;

9° L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les mesures de rattrapage tendant à remédier aux inégalités constatées. Ces mesures s’appliquent notamment à l’accès à l’emploi, à la formation et à la promotion professionnelle et aux conditions de travail et d’emploi ;

10° L’égalité de traitement entre salariés, quelle que soit leur appartenance à une ethnie, une nation ou une race, notamment en matière d’accès à l’emploi, de formation, de promotion professionnelle et de conditions de travail ;

11° Les conditions propres à concrétiser le droit au travail de toutes personnes handicapées en état d’exercer une profession, notamment par application de l’obligation d’emploi prévue à l’article L. 323-9 ;

12° En tant que de besoin dans la branche :

a) Les conditions particulières de travail des femmes enceintes ou allaitant et des jeunes,

b) Les conditions d’emploi et de rémunération du personnel à temps partiel,

c) Les conditions d’emploi et de rémunération des travailleurs à domicile,

d) Les garanties des salariés appelés à exercer leur activité à l’étranger,

e) Les conditions d’emploi des personnels, salariés d’entreprises extérieures, notamment les travailleurs temporaires,

f) Les conditions dans lesquelles le ou les salariés, auteurs d’une invention dévolue à l’employeur en vertu des dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 611-7 du code de la propriété intellectuelle, bénéficient d’une rémunération supplémentaire ;

13° Les procédures conventionnelles de conciliation suivant lesquelles seront réglés les conflits collectifs de travail susceptibles de survenir entre les employeurs et les salariés liés par la convention ;

14° Les modalités d’accès à un régime de prévoyance maladie ;

15° Les modalités de mise en oeuvre des dispositifs prévus au titre IV relatifs à l’intéressement des salariés, à la participation aux résultats et aux plans d’épargne d’entreprise, et notamment la possibilité d’affecter une partie des sommes collectées dans le cadre du plan prévu à l’article L. 443-1-2, s’il est mis en place, à l’acquisition de parts des fonds solidaires mentionnés au III de l’article L. 443-1-2 ;

16° Les modalités de prise en compte dans la branche ou l’entreprise des demandes relatives aux thèmes de négociation émanant d’une ou des organisations syndicales de salariés représentatives.

Article L133-6

A défaut de convention au plan national, les dispositions de l’article précédent sont applicables aux conventions de branche, conclues à d’autres niveaux territoriaux, pour qu’elles puissent être étendues, sous réserve, le cas échéant, des adaptations nécessitées par les conditions propres aux secteurs territoriaux considérés.

Article L133-7

La convention de branche susceptible d’extension peut également contenir, sans que cette énumération soit limitative, des dispositions concernant [*clauses facultatives*] :

1° Les conditions particulières de travail :

a) Heures supplémentaires,

b) Travaux par roulement,

c) Travaux de nuit,

d) Travaux du dimanche,

e) Travaux des jours fériés ;

2° Les conditions générales de la rémunération du travail au rendement pour les catégories intéressées, sauf s’il s’agit de travaux dangereux, pénibles ou insalubres ;

3° Les primes d’ancienneté et d’assiduité ;

4° Les indemnités pour frais professionnels ou assimilés, notamment les indemnités de déplacement ;

5° Les garanties collectives mentionnées à l’article L. 911-2 du code de la sécurité sociale ;

6° Les procédures conventionnelles d’arbitrage suivant lesquelles seront ou pourront être réglés les conflits collectifs de travail susceptibles de survenir entre les employeurs et les salariés liés par la convention ;

7° Les conditions d’exercice des responsabilités mutualistes.

Section 2 : Procédures d’extension et d’élargissement.

Article L133-8

A la demande d’une des organisations visées à l’article L. 133-1 ou à l’initiative du ministre chargé du travail, les dispositions d’une convention de branche ou d’un accord professionnel ou interprofessionnel, répondant aux conditions particulières déterminées par la section précédente, peuvent être rendues obligatoires pour tous les salariés et employeurs compris dans le champ d’application de ladite convention ou dudit accord, par arrêté du ministre chargé du travail, après avis motivé de la commission nationale de la négociation collective prévue à l’article L. 136-1.

Saisi de la demande mentionnée à l’alinéa précédent, le ministre chargé du travail doit, obligatoirement et sans délai, engager la procédure d’extension.

L’extension des effets et des sanctions de la convention ou de l’accord se fait pour la durée et aux conditions prévues par ladite convention ou ledit accord.

Toutefois, le ministre chargé du travail peut exclure de l’extension, après avis motivé de la commission nationale de la négociation collective, les clauses qui seraient en contradiction avec les textes législatifs et réglementaires en vigueur et celles qui, pouvant être distraites de la convention ou de l’accord sans en modifier l’économie, ne répondraient pas à la situation de la branche ou des branches dans le champ d’application considéré. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre, sous réserve de l’application des textes législatifs et réglementaires en vigueur, les clauses qui sont incomplètes au regard desdits textes.

Article L133-9

Le ministre chargé du travail peut, de même, conformément aux règles fixées à l’article précédent, rendre obligatoires par arrêté les avenants ou annexes à une convention ou à un accord étendu.

L’extension des avenants ou annexes à une convention ou à un accord étendu porte effet dans le champ d’application de la convention ou de l’accord de référence, sauf dispositions expresses déterminant un champ d’application différent.

Article L133-10

Lorsque les avenants à une convention étendue ne portent que sur les salaires, ils sont soumis à une procédure d’examen accéléré dont les modalités sont définies par voie réglementaire après consultation de la commission nationale de la négociation collective. Cette procédure doit être de nature à préserver les droits des tiers.

Dans les professions agricoles, les avenants salariaux à des conventions collectives départementales étendues peuvent être étendus par arrêtés des commissaires de la République.

Article L133-11

Quand l’avis motivé favorable de la commission nationale de la négociation collective a été émis sans opposition écrite et motivée soit de deux organisations d’employeurs, soit de deux organisations de salariés représentées à cette commission, le ministre chargé du travail peut, conformément aux règles fixées aux articles ci-dessus, étendre par arrêté une convention ou un accord ou leurs avenants ou annexes :

1° Lorsque le texte n’a pas été signé par la totalité des organisations les plus représentatives intéressées ;

2° Lorsque la convention ne comporte pas toutes les clauses obligatoires énumérées à l’article L. 133-5 ;

3° Lorsque la convention ne couvre pas l’ensemble des catégories professionnelles de la branche, mais seulement une ou plusieurs d’entre elles.

En cas d’opposition dans les conditions prévues au premier alinéa, le ministre chargé du travail peut consulter à nouveau la commission sur la base d’un rapport qui précise la portée des dispositions en cause ainsi que les conséquences d’une éventuelle extension.

Le ministre chargé du travail peut décider l’extension, au vu du nouvel avis émis par la commission ; cette décision doit être motivée.

Article L133-12

En cas d’absence ou de carence des organisations de salariés ou d’employeurs se traduisant par une impossibilité persistante de conclure une convention ou un accord dans une branche d’activité ou un secteur territorial déterminé, le ministre chargé du travail peut, à la demande d’une des organisations représentatives intéressées ou de sa propre initiative, sauf opposition écrite et motivée de la majorité des membres de la commission nationale de la négociation collective :

1° Rendre obligatoire dans le secteur territorial considéré une convention ou un accord de branche déjà étendu à un secteur territorial différent. Le secteur territorial faisant l’objet de l’arrêté d’élargissement doit présenter des conditions économiques analogues à celles du secteur dans lequel l’extension est déjà intervenue ;

2° Rendre obligatoire dans le secteur professionnel considéré une convention ou un accord professionnel déjà étendu à un autre secteur professionnel. Le secteur professionnel faisant l’objet de l’arrêté d’élargissement doit présenter des conditions analogues à celles du secteur dans lequel l’extension est déjà intervenue, quant aux emplois exercés ;

3° Rendre obligatoire dans une ou plusieurs branches d’activité non comprises dans son champ d’application un accord interprofessionnel étendu ;

4° Lorsque l’élargissement d’une convention ou d’un accord a été édicté conformément aux alinéas précédents, rendre obligatoires leurs avenants ou annexes ultérieurs eux-mêmes étendus dans le ou les secteurs visés par ledit élargissement.

Article L133-13

Lorsqu’une convention de branche n’a pas fait l’objet d’avenant ou annexe pendant cinq ans au moins, ou qu’à défaut de convention des accords n’ont pu y être conclus depuis cinq ans au moins, cette situation peut être assimilée au cas d’absence ou de carence des organisations au sens de l’article précédent et donner lieu à l’application de la procédure prévue audit article.

Article L133-14

L’arrêté d’extension ou d’élargissement est précédé de la publication au Journal officiel d’un avis relatif à l’extension ou à l’élargissement envisagé, invitant les organisations et personnes intéressées à faire connaître leurs observations.

L’arrêté est publié au Journal officiel. Les dispositions étendues font elles-mêmes l’objet d’une publication dans des conditions fixées par voie réglementaire.

Sont également fixées par voie réglementaire les modalités de la publicité à laquelle est soumise la procédure d’extension et d’élargissement applicable aux avenants salariaux aux conventions collectives départementales intéressant les professions agricoles.

Article L133-15

L’arrêté d’extension d’une convention ou d’un accord devient caduc à compter du jour où la convention ou l’accord susvisé cesse d’avoir effet.

L’arrêté d’élargissement devient caduc à compter du jour où l’arrêté d’extension du texte intéressé cesse de produire effet.

Si une convention ou un accord est ultérieurement conclu dans un secteur territorial ou professionnel ayant fait l’objet d’un arrêté d’élargissement, celui-ci devient caduc à l’égard des employeurs liés par ladite convention ou ledit accord ; l’arrêté d’extension de la convention ou de l’accord susmentionné emporte abrogation de l’arrêté d’élargissement dans le champ d’application pour lequel l’extension est prononcée.

Article L133-16

Dans les formes prévues par la présente section, le ministre chargé du travail [*autorité compétente*] peut, à la demande d’une des organisations représentatives intéressées ou de sa propre initiative :

Article L133-17

Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables :

Chapitre IV : CONVENTIONS ET ACCORDS COLLECTIFS DE TRAVAIL DANS LES ENTREPRISES PUBLIQUES ET ETABLISSEMENTS PUBLICS A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL.

Article L134-1

Dans les entreprises publiques et les établissements publics à caractère industriel ou commercial et les établissements publics déterminés par décret qui assurent tout à la fois une mission de service public à caractère administratif et à caractère industriel et commercial, lorsqu’ils emploient du personnel dans les conditions du droit privé, les conditions d’emploi et de travail ainsi que les garanties sociales peuvent être déterminées, en ce qui concerne les catégories de personnel qui ne sont pas soumises à un statut législatif ou réglementaire particulier, par des conventions et accords collectifs de travail conclus conformément aux dispositions du présent titre.

Les dispositions de l’alinéa précédent s’appliquent aux entreprises privées, lorsque certaines catégories de personnel sont régies par le même statut législatif ou réglementaire que celles d’entreprises ou d’établissements publics.

Dans les entreprises privées, les entreprises publiques et les établissements publics à caractère industriel et commercial, des conventions ou accords d’entreprises peuvent compléter les dispositions statutaires ou en déterminer les modalités d’application dans les limites fixées par le statut.

Article L134-2

Lorsqu’une convention de branche ou un accord professionnel ou interprofessionnel fait l’objet d’un arrêté d’extension ou d’élargissement pris en application du chapitre précédent, leurs dispositions sont applicables à ceux des entreprises et établissements mentionnés à l’article précédent qui, en raison de l’activité exercée, se trouvent dans le champ d’application visé par l’arrêté, en ce qui concerne les catégories de personnel ne relevant pas d’un statut législatif ou réglementaire particulier.

Chapitre V : Application des conventions et accords collectifs de travail.

Article L135-1

Sans préjudice des effets attachés à l’extension ou à l’élargissement conformément aux dispositions du chapitre III du présent titre, les conventions et accords collectifs de travail obligent tous ceux qui les ont signés, ou qui sont membres des organisations ou groupements signataires.

L’adhésion à une organisation ou à un groupement signataire emporte les conséquences de l’adhésion à la convention ou à l’accord collectif de travail lui-même, sous réserve que les conditions prévues à l’article L. 132-9 soient réunies.

L’employeur qui démissionne de l’organisation ou du groupement signataire postérieurement à la signature de la convention ou de l’accord collectif demeure lié par ces textes.

Article L135-2

Lorsqu’un employeur est lié par les clauses d’une convention ou d’un accord collectif de travail, ces clauses s’appliquent aux contrats de travail conclus avec lui, sauf dispositions plus favorables.

Article L135-3

Les organisations de salariés et les organisations ou groupements d’employeurs, ou les employeurs pris individuellement, liés par une convention ou un accord collectif de travail, sont tenus de ne rien faire qui soit de nature à en compromettre l’exécution loyale. Ils ne sont garants de cette exécution que dans la mesure déterminée par la convention ou l’accord.

Article L135-4

Les organisations ou groupements ayant la capacité d’ester en justice, dont les membres sont liés par une convention ou un accord collectif de travail, peuvent exercer toutes les actions en justice qui naissent de ce chef en faveur de leurs membres, sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé, pourvu que celui-ci ait été averti et n’ait pas déclaré s’y opposer. L’intéressé peut toujours intervenir [*personnellement*] à l’instance engagée par l’organisation ou le groupement.

Lorsqu’une action née de la convention ou de l’accord collectif de travail est intentée soit par une personne, soit par une organisation ou groupement, toute organisation ou groupement ayant la capacité d’ester en justice, dont les membres sont liés par la convention ou l’accord, peut toujours intervenir à l’instance engagée, à raison de l’intérêt collectif que la solution du litige peut présenter pour ses membres.

Article L135-5

Les organisations ou groupements ayant la capacité d’ester en justice, liés par une convention ou un accord collectif de travail, peuvent en leur nom propre intenter contre les autres organisations ou groupements, leurs propres membres ou toute personne liée par la convention ou l’accord, toute action visant à obtenir l’exécution des engagements contractés et, le cas échéant, des dommages-intérêts.

Article L135-6

Les personnes liées par une convention ou un accord collectif peuvent intenter toute action visant à obtenir l’exécution des engagements contractés et, le cas échéant, des dommages-intérêts contre les autres personnes ou les organisations ou groupements, liés par la convention ou l’accord, qui violeraient à leur égard ces engagements.

Article L135-7

I. - Les conditions d’information des salariés et des représentants du personnel sur le droit conventionnel applicable dans l’entreprise et l’établissement sont définies par convention de branche ou accord professionnel. En l’absence de convention ou d’accord, les modalités définies au II s’appliquent.

II. - Au moment de l’embauche, le salarié reçoit de l’employeur une notice d’information relative aux textes conventionnels applicables dans l’entreprise ou l’établissement.

L’employeur lié par une convention ou un accord collectif de travail doit fournir un exemplaire de ce texte au comité d’entreprise et, le cas échéant, aux comités d’établissement ainsi qu’aux délégués du personnel et aux délégués syndicaux ou aux salariés mandatés dans les conditions prévues au III de l’article L. 132-26.

En outre, l’employeur tient un exemplaire à jour de cette convention ou accord collectif à la disposition du personnel sur le lieu de travail. Un avis est affiché à ce sujet.

Dans les entreprises dotées d’un intranet, l’employeur met sur celui-ci à disposition des salariés un exemplaire à jour de la convention ou de l’accord collectif de travail par lequel il est lié.

Article L135-8

L’employeur fournit chaque année au comité d’entreprise, aux délégués syndicaux ou, à défaut, aux délégués du personnel, la liste des modifications apportées aux conventions ou accords collectifs de travail applicables dans l’entreprise ; à défaut de délégués du personnel, cette information est communiquée aux salariés.

En outre, lorsqu’il démissionne d’une organisation signataire d’une convention ou d’un accord collectif de travail, l’employeur en informe sans délai le personnel dans les conditions définies à l’alinéa ci-dessus.

Chapitre VI : Commission nationale de la négociation collective.

Article L136-1

La commission nationale de la négociation collective comprend *composition* :

Article L136-2

La commission nationale de la négociation collective est chargée :

1° De faire, au ministre chargé du travail, toutes propositions de nature à faciliter le développement de la négociation collective, en particulier en vue d’harmoniser les définitions conventionnelles des branches ;

2° D’émettre un avis sur les projets de lois et décrets relatifs à la négociation collective ;

3° De donner un avis motivé au ministre chargé du travail sur l’extension et l’élargissement des conventions et accords collectifs ainsi que sur l’abrogation des arrêtés d’extension ou d’élargissement ;

4° De donner, à la demande d’au moins la moitié des membres de la commission d’interprétation compétente préalablement saisie, un avis sur l’interprétation de clauses d’une convention ou d’un accord collectif ;

5° De donner un avis motivé au ministre chargé du travail sur la fixation du salaire minimum de croissance dans les conditions prévues par les articles L. 141-4 et L. 141-7 ;

6° De suivre l’évolution des salaires effectifs et des rémunérations minimales déterminées par les conventions et accords collectifs ainsi que l’évolution des rémunérations dans les entreprises publiques ;

7° D’examiner le bilan annuel de la négociation collective ;

8° De suivre annuellement l’application dans les conventions collectives du principe à travail égal salaire égal, du principe de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et du principe d’égalité de traitement entre les salariés sans considération d’appartenance à une ethnie, une nation ou une race, de constater les inégalités éventuellement persistantes et d’en analyser les causes ; la commission nationale a qualité pour faire au ministre chargé du travail toute proposition pour promouvoir dans les faits et dans les textes ces principes d’égalité ;

9° De suivre annuellement l’évolution du taux d’activité des personnes de plus de cinquante ans afin de faire au ministre chargé du travail toute proposition de nature à favoriser leur maintien ou leur retour dans l’emploi.

Article L136-3

Les missions dévolues à la commission nationale de la négociation collective peuvent être exercées par deux sous-commissions constituées en son sein :

Un représentant des intérêts familiaux assiste aux travaux de la sous-commission des salaires en qualité d’expert.

La commission nationale de la négociation collective est assistée d’un secrétariat général.

Article L136-4

La commission nationale de la négociation collective et ses sous-commissions peuvent créer, en leur sein, des groupes de travail pour l’étude de questions particulières et faire éventuellement appel à des experts qualifiés.

Chapitre VII : Dispositions finales.

Article L137-1

Des décrets en Conseil d’Etat déterminent, en tant que de besoin, les modalités d’application du présent titre, notamment en ce qui concerne les articles L. 132-10, L. 132-21, L. 133-10, L. 133-14, L. 135-7, L. 136-1 et L. 136-3.

Titre IV : Salaire.

Article L140-1

Les dispositions des chapitres I à VIII du présent titre [*égalité de rémunération entre les hommes et les femmes - SMIC - Heures supplémentaires - Primes de transport - Conversion de certains avantages en nature - Paiement du salaire - Retenues, salaire de la femme mariée - Contrôle et répartition des pourboires - Economats*] sont applicables notamment aux salariés des offices publics et ministériels, des professions libérales, des sociétés civiles, des syndicats professionnels, des associations de quelque nature que ce soit.

Chapitre préliminaire : Egalité de rémunération entre les hommes et les femmes.

Article L140-2

Tout employeur est tenu d’assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes.

Par rémunération, au sens du présent chapitre, il faut entendre le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum et tous les autres avantages et accessoires payés, directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l’employeur au travailleur en raison de l’emploi de ce dernier.

Sont considérés comme ayant une valeur égale les travaux qui exigent des salariés un ensemble comparable de connaissances professionnelles consacrées par un titre, un diplôme ou une pratique professionnelle, de capacités découlant de l’expérience acquise, de responsabilités et de charge physique ou nerveuse.

Les disparités de rémunération entre les établissements d’une même entreprise ne peuvent pas, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, être fondées sur l’appartenance des salariés de ces établissements à l’un ou l’autre sexe.

Article L140-3

Les différents éléments composant la rémunération doivent être établis selon des normes identiques pour les hommes et pour les femmes.

Les catégories et les critères de classification et de promotion professionnelles ainsi que toutes les autres bases de calcul de la rémunération, notamment les modes d’évaluation des emplois, doivent être communs aux travailleurs des deux sexes.

Article L140-4

Toute disposition figurant notamment dans un contrat de travail, une convention ou accord collectif de travail, un accord de salaires, un règlement ou barème de salaires résultant d’une décision d’employeur ou d’un groupement d’employeurs et qui, contrairement aux articles L. 140-2 et L. 140-3, comporte, pour un ou des travailleurs de l’un des deux sexes, une rémunération inférieure à celle de travailleurs de l’autre sexe pour un même travail ou un travail de valeur égale, est nulle de plein droit.

La rémunération plus élevée dont bénéficient ces derniers travailleurs est substituée de plein droit à celle que comportait la disposition entachée de nullité.

Article L140-5

Les dispositions des articles L. 140-2 à L. 140-4 sont applicables aux relations entre employeurs et salariés non régies par le code du travail et, notamment, aux salariés liés par un contrat de droit public.

Article L140-6

Les inspecteurs du travail et de la main-d’oeuvre, les inspecteurs des lois sociales en agriculture ou, le cas échéant, les autres fonctionnaires de contrôle assimilés sont chargés, dans le domaine de leurs compétences respectives, de veiller à l’application des articles L. 140-2 et L. 140-3 ci-dessus ; ils sont également chargés, concurremment avec les officiers et agents de police judiciaire de constater les infractions à ces dispositions.

Article L140-7

Dans les établissements occupant du personnel féminin, le texte des articles L. 140-2 à L. 140-6 et celui du présent article sont affichés [*publicité*] dans les lieux de travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauchage.

Il en est de même pour les textes pris pour l’application desdits articles.

Article L140-8

En cas de litige relatif à l’application du présent chapitre, les dispositions du cinquième alinéa de l’article L. 123-1 s’appliquent.

Article L140-9

Un décret en Conseil d’Etat détermine en tant que de besoin les modalités d’application des articles L. 140-2 à L. 140-7.

Chapitre Ier : Salaire minimum de croissance

Section 1 : Dispositions générales.

Article L141-1

Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux salariés relevant des professions ou activités définies aux articles L. 131-1 et L. 134-1, premier alinéa.

Article L141-2

Le salaire minimum de croissance assure aux salariés dont les rémunérations sont les plus faibles la garantie de leur pouvoir d’achat et une participation au développement économique de la nation.

Article L141-3

La garantie du pouvoir d’achat des salariés dont les rémunérations sont les plus faibles est assurée par l’indexation du salaire minimum de croissance [*SMIC*] sur l’évolution de l’indice national des prix à la consommation institué comme référence par décret en conseil des ministres après avis de la commission nationale de la négociation collective.

Lorsque cet indice atteint un niveau correspondant à une hausse d’au moins 2 p. 100 par rapport à l’indice constaté lors de l’établissement du salaire minimum de croissance immédiatement antérieur, le salaire minimum de croissance est relevé dans la même proportion à compter du premier jour du mois qui suit la publication de l’indice entraînant ce relèvement.

Article L141-4

Afin d’assurer aux salariés dont les rémunérations sont les plus faibles une participation au développement économique de la nation, le salaire minimum de croissance est fixé, indépendamment de l’application de l’article L. 141-3, chaque année avec effet du 1er juillet, dans les conditions ci-après :

La commission nationale de la négociation collective reçoit en temps utile, du gouvernement, une analyse des comptes économiques de la nation et un rapport sur les conditions économiques générales.

Elle délibère sur ces éléments et compte tenu des modifications déjà intervenues en cours d’année, elle transmet au Gouvernement un avis motivé accompagné d’un rapport relatant, s’il y a lieu, la position de la majorité et celle de la ou des minorités.

Le Gouvernement ayant pris connaissance de ces documents fixe par décret en conseil des ministres le nouveau taux du salaire minimum de croissance.

Article L141-5

En aucun cas, l’accroissement annuel du pouvoir d’achat du salaire minimum de croissance [*SMIC*] ne peut être inférieur à la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires horaires moyens enregistrés par l’enquête trimestrielle du ministère du travail. L’indice de référence peut être modifié par décret en conseil des ministres après avis de la commission nationale de la négociation collective.

Article L141-6

Les relèvements annuels successifs devront tendre à éliminer toute distorsion durable entre la progression du salaire minimum de croissance et l’évolution des conditions économiques générales et des revenus. A cette fin, une procédure d’examen et une programmation seront élaborées et mises en oeuvre dans le cadre du plan pluri-annuel de développement économique et social.

Article L141-7

En cours d’année, un décret en conseil des ministres pris après avis de la commission nationale de la négociation collective, peut porter le salaire minimum de croissance à un niveau supérieur à celui qui résulte de l’application des dispositions de l’article L. 141-3.

Les améliorations du pouvoir d’achat intervenues en vertu de l’alinéa ci-dessus depuis le 1er juillet de l’année précédente, entrent en compte pour l’application, lors de la fixation annuelle du salaire minimum de croissance, de la règle fixée à l’article L. 141-5.

Article L141-8

Dans toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui comportent une référence au SMIG, ce dernier est remplacé à partir de l’entrée en vigueur de la loi n° 70-7 du 2 janvier 1970 par un minimum garanti qui est déterminé par application des dispositions de l’article L. 141-3 sous réserve des dispositions prévues aux articles 4 et 5 de ladite loi.

Ce minimum garanti peut être porté, par décret en conseil des ministres, à un niveau supérieur à celui résultant de l’application de l’alinéa précédent.

Article L141-9

Sont interdites, dans les conventions ou accords collectifs de travail, les clauses comportant des indexations sur le salaire minimum de croissance [*SMIC*] ou des références à ce dernier en vue de la fixation et de la révision des salaires prévus par ces conventions ou accords.

Section 2 : Rémunération mensuelle minimale.

Article L141-10

Tout salarié entrant dans le champ d’application du chapitre 1er du titre III du livre 1er du présent code et lié à son employeur par un contrat de travail comportant un horaire au moins égal à la durée légale hebdomadaire du travail, perçoit, s’il n’est pas apprenti, une rémunération au moins égale [*montant*] au minimum fixé par l’article suivant.

Les dispositions de la présente section ne s’appliquent pas aux travailleurs temporaires régis par le chapitre IV du titre II du présent livre.

Article L141-11

La rémunération mensuelle minimale est égale au produit du montant du salaire minimum de croissance tel qu’il est fixé en application des articles L. 141-2 à L. 141-9 et L. 814-1 à L. 814-4, par le nombre d’heures correspondant à la durée légale du travail pour le mois considéré, sans pouvoir excéder, après déduction des cotisations obligatoires retenues par l’employeur, la rémunération nette qui aurait êté perçue pour un travail effectif de même durée payé au taux du salaire minimum de croissance.

La rémunération mensuelle minimale prévue ci-dessus est réduite à due concurrence lorsque, au cours du mois considéré, le travailleur a effectué un nombre d’heures inférieur à celui qui correspond à la durée légale du travail pour l’un des motifs suivants :

Cette rémunération mensuelle minimale est également réduite à due concurrence lorsque le contrat de travail a débuté ou s’est terminé au cours du mois considéré ou lorsque, par application des dispositions de l’article L. 323-25 (1), un travailleur handicapé perçoit une rémunération horaire inférieure au salaire minimum de croissance.

Article L141-12

Lorsque par suite d’une réduction de l’horaire de travail au-dessous de la durée légale pour des causes autres que celles qui sont énumérées au deuxième alinéa de l’article L. 141-11 un salarié a perçu au cours d’un mois, à titre de salaire et d’allocations légales ou conventionnelles pour privation partielle d’emploi, une somme totale inférieure à la rémunération minimale définie à l’article L. 141-11, il lui est alloué une allocation complémentaire égale à la différence entre la rémunération minimale et la somme qu’il a effectivement perçue.

Pour l’application de la présente section, sont assimilées aux allocations légales ou conventionnelles pour privation partielle d’emploi les indemnités pour intempéries prévues au chapitre Ier du titre III du livre VII.

Article L141-13

Les dispositions fiscales et sociales relatives aux allocations et contributions [*des chômeurs*] prévues au chapitre Ier du titre V du livre III du présent code sont applicables à l’allocation complémentaire prévue à l’article L. 141-12.

Article L141-14

L’allocation complémentaire est à la charge de l’employeur. L’Etat rembourse à l’employeur une fraction de cette allocation.

Le montant cumulé de ce remboursement et de l’aide publique aux travailleurs partiellement privés d’emploi [*chômeurs*] prévue à l’article L. 351-9 du présent code ne peut excéder [*limite*] la moitié de la différence entre la rémunération mensuelle minimale définie à l’article L. 141-11 et le salaire net perçu par un travailleur et correspondant au nombre d’heures pendant lesquelles celui-ci a effectivement travaillé au cours du mois considéré.

Article L141-15

Les inspecteurs du travail et de la main-d’oeuvre et les autres fonctionnaires de contrôle assimilés sont chargés, chacun dans le domaine de ses compétences respectives et concurremment avec les officiers de police judiciaire, de constater les infractions aux dispositions de la présente section.

Article L141-16

Des décrets en Conseil d’Etat déterminent les modalités d’applications de la présente section et notamment :

1. Les conditions, les modalités et les délais de remboursement par l’Etat de la part lui incombant dans l’allocation complémentaire ;

2. En tant que de besoin, les modalités particulières applicables aux travailleurs de l’agriculture, aux travailleurs du bâtiment et des travaux publics, aux marins professionnels, aux dockers professionnels, aux travailleurs des départements d’outre-mer, aux travailleurs à domicile ou intermittents, aux travailleurs handicapés, ainsi qu’aux travailleurs saisonniers pendant la période normale de leur activité. Ces décrets peuvent, si nécessaire, prévoir le calcul de la rémunération minimale sur une période autre que mensuelle.

Article L141-17

Le gouvernement présentera chaque année, en annexe au projet de loi de finances, un rapport sur l’application de la présente section indiquant notamment : le nombre de salariés bénéficiaires de l’allocation complémentaire établie par l’article L. 141-12, le coût du versement de cette allocation pour l’année écoulée, le nombre de bénéficiaires des allocations publiques de chômage total et des allocations publiques de chômage partiel et les mesures prises en application de l’article L. 141-16.

Chapitre II : Heures supplémentaires - Prime de transport - Conversion de certains avantages en nature.

Article L142-1

Les conditions de rémunération des heures supplémentaires sont fixées par les dispositions du livre II relatives à la durée du travail.

Article L142-2

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux entreprises industrielles et commerciales, aux professions libérales, aux offices publics et ministériels, aux syndicats, aux sociétés civiles et associations de quelque nature que ce soit ainsi qu’aux organismes à statut légal spécial. Elles sont également applicables aux personnels des chemins de fer, des exploitations minières et des entreprises électriques et gazières.

Chapitre III : PAIEMENT DU SALAIRE

SECTION 1 : MODE DE PAIEMENT DU SALAIRE .

Article L143-1

Sous réserve des dispositions législatives imposant le paiement des salaires sous une forme déterminée, le salaire doit être payé en monnaie métallique ou fiduciaire ayant cours légal ou par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal, nonobstant toute stipulation contraire, à peine de nullité.

Toutefois, en dessous d’un montant mensuel fixé par décret, le salaire est payé en espèces au salarié qui le demande.

Au-delà d’un montant mensuel fixé par décret, le salaire est payé par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal.

Article L143-2

Les salaires des employés et ceux des ouvriers bénéficiaires d’une convention ou d’un accord de mensualisation doivent être payés au moins une fois par mois ; en l’absence de convention ou d’accord de la nature susmentionnée, les salaires des ouvriers doivent être payés au moins deux fois par mois, à seize jours au plus d’intervalle.

Pour tout travail aux pièces dont l’exécution doit durer plus d’une quinzaine, les dates de paiement peuvent être fixées de gré à gré ; mais l’ouvrier doit recevoir des acomptes chaque quinzaine et être intégralement payé dans la quinzaine qui suit la livraison de l’ouvrage ; en cas de convention ou d’accord de mensualisation, l’ouvrier doit recevoir des acomptes chaque mois et être intégralement payé dans le mois qui suit la livraison de l’ouvrage.

Est une convention ou un accord de mensualisation au sens du présent article une convention ou un accord collectif prévoyant le paiement mensuel des salaires et étendant aux ouvriers tout ou partie des avantages apportés auparavant aux salariés payés mensuellement.

Les conventions ou accords collectifs de mensualisation doivent comporter une clause délimitant les conditions du versement éventuel d’acomptes aux ouvriers.

Article L143-3

Les dispositions du présent article s’appliquent à toutes les personnes apprenties, salariées ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit pour un ou plusieurs employeurs et quels que soient le montant et la nature de leurs rémunérations, la forme, ou la validité de leur contrat.

Lors du paiement de leur rémunération l’employeur doit remettre aux personnes ci-dessus mentionnées une pièce justificative dite bulletin de paie. Les mentions qui doivent figurer ou être annexées au bulletin de paie sont déterminées par décret en Conseil d’Etat.

Lors de la paie du salaire, il ne peut être exigé aucune formalité de signature ou d’émargement autre que celle établissant que la somme reçue correspond bien au montant net figurant sur le bulletin de paie.

Les employeurs doivent conserver un double des bulletins de paie de leurs salariés pendant cinq ans.

Article L143-4

L’acceptation sans protestation ni réserve d’un bulletin de paie par le travailleur ne peut valoir de la part de celui-ci, renonciation au paiement de tout ou partie du salaire et des indemnités ou accessoires de salaire qui lui sont dus en vertu de la loi, du règlement, d’une convention ou accord collectif de travail ou d’un contrat.

Cette acceptation ne peut valoir non plus compte arrêté et réglé au sens des articles 2274 du Code civil et 541 du Code de procédure civile.

Section 2 : Privilèges et garanties de la créance de salaire.

Article L143-6

Les sommes dues aux entrepreneurs de tous travaux ayant le caractère de travaux publics ne peuvent être frappées de saisie-arrêt ni d’opposition au préjudice soit des ouvriers auxquels des salaires sont dus, soit des fournisseurs qui sont créanciers à raison de fournitures de matériaux et d’autres objets servant à la construction des ouvrages.

Les sommes dues aux ouvriers à titre de salaire sont payées de préférence à celles dues aux fournisseurs.

Article L143-7

La créance de salaires des salariés et apprentis est privilégiée sur les meubles et immeubles du débiteur dans les conditions prévues aux articles 2101-4° et 2104-2° du code civil.

Article L143-8

Peuvent en outre faire valoir une action directe ou des privilèges spéciaux :

1. Dans les conditions fixées à l’article 1798 du code civil, les maçons, charpentiers et autres ouvriers employés pour édifier, reconstruire ou réparer des bâtiments, canaux ou ouvrages quelconques ;

2. Dans les conditions fixées à l’article 2102-1° et 3° du code civil, les ouvriers qui ont travaillé soit à la récolte, soit à la fabrication ou à la réparation des ustensiles agricoles, soit à la conservation de la chose ;

3. Dans les conditions fixées à l’article 2102-9° du code civil, les auxiliaires salariés des travailleurs à domicile répondant à la définition des articles L. 721-1 et L. 721-2 ;

4. Les caisses de congé pour le paiement des cotisations qui leur sont dues en application des articles L. 223-16 et suivants">suivants et L. 731-1 et suivants. Ce privilège qui garantit le recouvrement desdites cotisations pendant un an à dater de leur exigibilité porte sur les biens meubles des débiteurs et prend rang immédiatement après celui des gens de service et celui des ouvriers établis par l’article 2104-4° du code civil. Les immeubles des débiteurs sont également grevés d’une hypothèque légale prenant rang à la date de son inscription ;

5. Dans les conditions fixées à l’article 191 (1) du code de commerce, les ouvriers employés à la construction, à la réparation, l’armement et à l’équipement du navire.

Article L143-9

Sans préjudice des règles fixées aux articles L. 621-130 et L. 621-131 du code de commerce, les créances résultant du contrat de travail ou du contrat d’apprentissage sont garanties dans les conditions fixées aux articles L. 143-10 à L. 143-11-9.

Article L143-10

Lorsqu’est ouverte une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, les rémunérations de toute nature dues aux salariés et apprentis et l’indemnité mentionnée à l’article L. 980-11-1 due par l’employeur aux bénéficiaires d’un stage d’initiation à la vie professionnelle pour les soixante derniers jours de travail ou d’apprentissage doivent, déduction faite des acomptes déjà perçus, être payées, nonobstant l’existence de toute autre créance privilégiée, jusqu’à concurrence d’un plafond mensuel identique pour toutes les catégories de bénéficiaires.

Ce plafond est fixé par voie réglementaire sans pouvoir être inférieur à deux fois le plafond retenu pour le calcul des cotisations de sécurité sociale.

Les rémunérations prévues au premier alinéa ci-dessus comprennent non seulement les salaires, appointements ou commissions proprement dites mais encore tous les accessoires et notamment l’indemnité mentionnée à l’article L. 122-3-4, l’indemnité pour inobservation du délai congé mentionnée à l’article L. 122-8, l’indemnité compensatrice mentionnée à l’article L. 122-32-6 et l’indemnité mentionnée à l’article L. 124-4-4.

Article L143-11

En outre, lorsqu’est ouverte une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, les indemnités de congés payés prévues aux articles L. 223-11 à L. 223-15 et R. 223-2 doivent être payées nonobstant l’existence de toute créance privilégiée, jusqu’à concurrence d’un plafond identique à celui établi pour une période de trente jours de rémunération par l’article L. 143-9.

Article L143-11-1

Tout employeur ayant la qualité de commerçant, d’artisan, d’agriculteur ou de personne morale de droit privé et occupant un ou plusieurs salariés doit assurer ses salariés, y compris les travailleurs salariés détachés à l’étranger ainsi que les travailleurs salariés expatriés visés à l’article L. 351-4, contre le risque de non-paiement, en cas de procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, des sommes qui leur sont dues et contre le risque de rupture du contrat de travail pour cause de force majeure consécutive à un sinistre en exécution du contrat de travail.

L’assurance couvre :

1° les sommes dues aux salariés à la date du jugement d’ouverture de toute procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ;

2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant pendant la période d’observation, dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de redressement, dans les quinze jours suivant le jugement de liquidation et pendant le maintien provisoire de l’activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire.

3° Lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire, dans la limite d’un montant maximal correspondant à un mois et demi de travail, les sommes dues au cours de la période d’observation, des quinze jours suivant le jugement de liquidation ou du mois suivant le jugement de liquidation en ce qui concerne les représentants des salariés prévus par les articles 10 et 139 de la loi n° 85-98 du 25 janvier 1985 relative au redressement et à la liquidation judiciaires des entreprises et pendant le maintien provisoire de l’activité autorisé par le jugement de liquidation.

La garantie des sommes et créances visées aux 1°, 2° et 3° ci-dessus inclut les cotisations et contributions sociales et salariales d’origine légale, ou d’origine conventionnelle imposée par la loi.

L’assurance couvre les sommes dues aux salariés en application des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1.

Article L143-11-2

Les créances résultant du licenciement des salariés bénéficiaires d’une protection particulière relative au licenciement sont couvertes par l’assurance dès lors que l’administrateur, l’employeur ou le liquidateur, selon le cas, a manifesté, au cours des périodes mentionnées au 2° de l’article L. 143-11-1, son intention de rompre le contrat de travail.

Article L143-11-3

Lorsqu’elles revêtent la forme d’un droit de créance sur l’entreprise, les sommes dues au titre de l’intéressement conformément aux dispositions des articles L. 441-1 et suivants, au titre de la participation des salariés aux fruits de l’expansion conformément aux dispositions des articles L. 442-1 et suivants ou en application d’un accord créant un fonds salarial dans les conditions prévues par les articles L. 471-1 et suivants, sont couvertes par l’assurance prévue à l’article L. 143-11-1.

Les arrérages de préretraite dus à un salarié ou à un ancien salarié en application d’un accord professionnel ou interprofessionnel, d’une convention collective ou d’un accord d’entreprise sont également couverts par l’assurance. Ces dispositions s’appliquent lorsque l’accord ou la convention prévoit le départ en préretraite à cinquante-cinq ans au plus tôt. La garantie prévue par le présent alinéa est limitée dans des conditions fixées par décret.

Les créances visées au premier et au deuxième alinéa sont garanties :

L’assurance prévue à l’article L. 143-11-1 ne couvre pas les sommes qui concourent à l’indemnisation du préjudice causé par la rupture du contrat de travail dans le cadre d’un licenciement pour motif économique, en application d’un accord d’entreprise ou d’établissement ou de groupe ou d’une décision unilatérale de l’employeur, lorsque l’accord a été conclu et déposé ou la décision notifiée moins de dix-huit mois avant la date du jugement d’ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation judiciaires.

Article L143-11-4

Le régime d’assurance prévue à l’article L. 143-11-1 est mis en oeuvre par une association créée par les organisations nationales professionnelles d’employeurs les plus représentatives et agréée par le ministre chargé du travail.

Cette association passe une convention de gestion avec les institutions gestionnaires du régime d’assurance mentionné à la section I du chapitre Ier du titre V du livre III de la première partie du code du travail.

En cas de dissolution de cette association, le ministre chargé du travail confie aux institutions prévues à l’alinéa précédent la gestion du régime d’assurance institué à l’article L. 143-11-1.

Article L143-11-5

Le droit du salarié est indépendant de l’observation par l’employeur tant des prescriptions des articles L. 143-11-1 à L. 143-11-9 que des obligations dont il est tenu à l’égard des institutions prévues à l’article L. 143-11-4.

Article L143-11-6

L’assurance est financée par des cotisations des employeurs qui sont assises sur les rémunérations servant de base au calcul des contributions au régime d’assurance-chômage défini par la section I du chapitre Ier du titre V du livre III du présent code.

Les dispositions de l’article L. 351-6 sont applicables au recouvrement de ces cotisations et des majorations de retard y afférentes.

Article L143-11-7

Le représentant des créanciers établit les relevés des créances dans les conditions suivantes :

1. Pour les créances mentionnées aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15, dans les dix jours suivant le prononcé du jugement d’ouverture de la procédure ;

2. Pour les autres créances également exigibles à la date du jugement d’ouverture de la procédure, dans les trois mois suivant le prononcé du jugement ;

3. Pour les salaires et les indemnités de congés payés couvertes en application du 3° de l’article L. 143-11-1 et les salaires couverts en application du dernier alinéa de ce même article, dans les dix jours suivant l’expiration des périodes de garantie prévues à ce 3° et ce, jusqu’à concurrence du plafond mentionné aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 ;

4. Pour les autres créances, dans les trois mois suivant l’expiration de la période de garantie.

Le relevé des créances précise le montant des cotisations et contributions visées au septième alinéa de l’article L. 143-11-1 dues au titre de chacun des salariés intéressés.

Si les créances ne peuvent être payées en tout ou partie sur les fonds disponibles avant l’expiration des délais prévus ci-dessus, le représentant des créanciers demande, sur présentation des relevés, l’avance des fonds nécessaires aux institutions mentionnées à l’article L. 143-11-4.

Les institutions susmentionnées versent au représentant des créanciers les sommes figurant sur les relevés et restées impayées :

1. Dans les cinq jours suivant la réception des relevés visés aux 1 et 3 ci-dessus ;

2. Dans les huit jours suivant la réception des relevés visés aux 2 et 4 ci-dessus.

Le représentant des créanciers reverse immédiatement les sommes qu’il a reçues aux salariés et organismes créanciers, à l’exclusion des créanciers subrogés, et en informe le représentant des salariés.

Les institutions mentionnées ci-dessus doivent avancer les sommes comprises dans le relevé, même en cas de contestation par un tiers.

Elles doivent également avancer les sommes correspondant à des créances établies par décision de justice exécutoire, même si les délais de garantie sont expirés. Les décisions de justice seront de plein droit opposables à l’association visée à l’article L. 143-11-4. Dans le cas où le représentant des créanciers a cessé ses fonctions, le greffier du tribunal ou le commissaire à l’exécution du plan, selon le cas, adresse un relevé complémentaire aux institutions mentionnées ci-dessus, à charge pour lui de reverser les sommes aux salariés et organismes créanciers.

Article L143-11-7-1

L’employeur des salariés entrant dans le cadre des prévisions des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1 transmet le justificatif des créances prévues aux articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4 aux institutions mentionnées à l’article L. 143-11-4. Celles-ci versent auxdits salariés le montant des indemnités prévues aux articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1 dans les cinq jours suivant la réception de la demande.

Lorsque les institutions mentionnées à l’article L. 143-11-4 refusent pour quelque cause que ce soit de régler la créance résultant de l’application des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1, elles font connaître leur refus au salarié. Celui-ci peut saisir du litige le conseil de prud’hommes.

Article L143-11-8

La garantie des institutions mentionnées à l’article L. 143-11-4 est limitée, toutes créances du salarié confondues, à un ou des montants fixés par décret, en référence au plafond mensuel retenu pour le calcul des contributions du régime d’assurance chômage prévu à la section II du chapitre Ier du titre V du livre III du présent code.

Les sommes versées au salarié en application des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1 sont le cas échéant prises en compte pour la détermination du ou des montants prévus à l’alinéa précédent.

Article L143-11-9

Les institutions mentionnées à l’article L. 143-11-4 sont subrogées dans les droits des salariés pour lesquels elles ont effectué des avances, en ce qui concerne les créances garanties par le privilège prévu aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 et les créances avancées au titre du 3° de l’article L. 143-11-1.

Les autres sommes avancées sont remboursées aux institutions susmentionnées dans les conditions prévues par le code de commerce pour le règlement des créances nées antérieurement au jugement d’ouverture de la procédure et bénéficient des privilèges attachés à celle-ci.

Article L143-12

L’ouvrier détenteur de l’objet par lui ouvré peut exercer un droit de rétention dans les conditions fixées à l’article 570 du code civil.

Article L143-13

Les objets mobiliers confiés à un ouvrier pour être travaillés, façonnés, réparés ou nettoyés et qui n’ont pas été retirés dans un délai de deux ans peuvent être vendus dans les conditions et formes déterminées par la loi du 31 décembre 1903 modifiée par celle du 7 mars 1905.

Article L143-13-1

Les étrangers mentionnés à l’article L. 341-6-1 bénéficient des dispositions de la présente section pour les sommes qui leur sont dues en application de cet article.

Section 3 : Prescription de l’action en paiement du salaire.

Article L143-14

L’action en paiement du salaire se prescrit par cinq ans conformément à l’article 2277 du code civil.

Chapitre IV : Retenues sur le salaire.

Article L144-1

Aucune compensation ne s’opère au profit des employeurs entre le montant des salaires dus par eux à leurs salariés et les sommes qui leur seraient dues à eux-mêmes pour fournitures diverses, quelle qu’en soit la nature, à l’exception toutefois :

1. Des outils et instruments nécessaires au travail ;

2. Des matières ou matériaux dont le salarié a la charge et l’usage ;

3. Des sommes avancées pour l’acquisition de ces mêmes objets.

Article L144-2

Tout employeur qui fait une avance en espèces, en dehors du cas prévu au 3 de l’article précédent, ne peut se rembourser qu’au moyen de retenues successives ne dépassant pas le dixième du montant des salaires exigibles.

La retenue opérée de ce chef ne se confond pas avec la partie saisissable ou cessible.

Les acomptes sur un travail en cours ne sont pas considérés comme avances.

Article L144-3

Dans les hôtels, cafés, restaurants, brasseries et dans tous les établissements similaires, dans les théâtres, concerts, music-halls, cinémas, cercles, casinos, et généralement dans toutes les entreprises de spectacle, ainsi que dans les entreprises de chemin de fer, de navigation et de transport, il est interdit, sous réserve des dispositions de l’article 1382 du code civil, aux employeurs, directeurs, gérants ou concessionnaires de ces établissements et entreprises, d’imposer aux employés ou ouvriers des versements d’argent ou d’opérer des retenues d’argent sous la dénomination de frais ou sous toute autre dénomination pour quelque objet que ce soit, à l’occasion de l’embauchage ou du débauchage et à l’occasion de l’exercice normal du travail de ces salariés.

Chapitre V : Saisie et cession de rémunérations dues par un employeur.

Article L145-1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux sommes dues à titre de rémunération à toutes les personnes salariées ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs, quels que soient le montant et la nature de leur rémunération, la forme et la nature de leur contrat.

Article L145-2

Sous réserve des dispositions relatives aux créances d’aliments, les sommes dues à titre de rémunération ne sont saisissables ou cessibles que dans des proportions et selon des seuils de rémunération affectés d’un correctif pour toute personne à charge, fixés par décret en Conseil d’Etat. Ce décret précise les conditions dans lesquelles ces seuils et correctifs sont révisés en fonction de l’évolution des circonstances économiques.

Pour la détermination de la fraction insaisissable, il est tenu compte du montant de la rémunération, de ses accessoires ainsi que, le cas échéant, de la valeur des avantages en nature, après déduction des cotisations et contributions sociales obligatoires. Il est en outre tenu compte d’une fraction insaisissable, égale au montant de ressources dont disposerait le salarié s’il ne percevait que le revenu minimum d’insertion. Sont exceptées les indemnités insaisissables, les sommes allouées à titre de remboursement de frais exposés par le travailleur et les allocations ou indemnités pour charges de famille.

Article L145-3

Lorsqu’un débiteur perçoit de plusieurs payeurs des sommes saisissables ou cessibles dans les conditions prévues par le présent chapitre, la fraction saisissable est calculée sur l’ensemble de ces sommes. Les retenues sont opérées selon les modalités déterminées par le juge.

Article L145-4

Le prélèvement direct du terme mensuel courant et des six derniers mois impayés des créances visées à l’article 1er de la loi n° 73-5 du 2 janvier 1973 relative au paiement direct de la pension alimentaire peut être poursuivi sur l’intégralité de la rémunération. Il est d’abord imputé sur la fraction insaisissable et, s’il y a lieu, sur la fraction saisissable.

Toutefois, une somme est, dans tous les cas, laissée à la disposition du bénéficiaire de la rémunération dans des conditions fixées par le décret prévu à l’article L. 145-2.

Article L145-5

Par dérogation aux dispositions de l’article L. 311-12-1 du code de l’organisation judiciaire, le juge compétent pour connaître de la saisie des rémunérations est le juge du tribunal d’instance. Il exerce les pouvoirs du juge de l’exécution.

La procédure ouverte par un créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible est précédée d’une tentative de conciliation.

Article L145-6

Les rémunérations ne peuvent faire l’objet d’une saisie conservatoire.

Article L145-7

En cas de pluralité de saisies, les créanciers viennent en concours sous réserve des causes légitimes de préférence.

Article L145-8

Le tiers saisi doit faire connaître la situation de droit existant entre lui-même et le débiteur saisi ainsi que les cessions, saisies, avis à tiers détenteur ou paiement direct de créances d’aliments en cours d’exécution.

Le tiers saisi qui s’abstient sans motif légitime de faire cette déclaration ou fait une déclaration mensongère peut être condamné par le juge au paiement d’une amende civile sans préjudice d’une condamnation à des dommages-intérêts et de l’application des dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 145-9.

Article L145-9

Le tiers saisi a l’obligation de verser mensuellement les retenues pour lesquelles la saisie est opérée dans les limites des sommes disponibles.

A défaut, le juge, même d’office, le déclare débiteur des retenues qui auraient dû être opérées et qu’il détermine, s’il y a lieu, au vu des éléments dont il dispose.

Le recours du tiers saisi contre le débiteur ne peut être exercé qu’après mainlevée de la saisie.

Article L145-10

Les lettres recommandées auxquelles donne lieu la procédure de cession ou de saisie des rémunérations jouissent de la franchise postale.

Article L145-11

Les parties peuvent se faire représenter par un avocat, par un officier ministériel du ressort, lequel est dispensé de produire une procuration, ou par tout autre mandataire de leur choix muni d’une procuration ; si ce mandataire représente le créancier saisissant, sa procuration doit être spéciale à l’affaire pour laquelle il représente son mandant.

Article L145-12

En cas de saisie portant sur une rémunération sur laquelle une cession a été antérieurement consentie et régulièrement notifiée, le cessionnaire est de droit réputé saisissant pour les sommes qui lui restent dues, tant qu’il est en concours avec d’autres créanciers saisissants.

Article L145-13

En considération de la quotité saisissable de la rémunération, du montant de la créance et du taux des intérêts dus, le juge peut décider, à la demande du débiteur ou du créancier, que la créance cause de la saisie produira intérêt à un taux réduit à compter de l’autorisation de saisie ou que les sommes retenues sur la rémunération s’imputeront d’abord sur le capital.

Les majorations de retard prévues par l’article L. 313-3 du code monétaire et financier cessent de s’appliquer aux sommes retenues à compter du jour de leur prélèvement sur la rémunération.

Chapitre VI : Salaire de la femme mariée.

Article L146-1

Les droits de la femme mariée sur les produits de son travail personnel et les économies en provenant sont déterminés par les articles 224 (1) à 226 du code civil.

Chapitre VII : Règles particulières au contrôle et à la répartition des pourboires.

Article L147-1

Dans tous les établissements commerciaux où existe la pratique du pourboire, toutes les perceptions faites "pour le service" par tout employeur sous forme de pourcentage obligatoirement ajouté aux notes des clients ou autrement, ainsi que toutes sommes remises volontairement par les clients pour le service entre les mains de l’employeur, ou centralisées par lui, doivent être intégralement versées au personnel en contact avec la clientèle et à qui celle-ci avait coutume de les remettre directement.

Article L147-2

Les sommes mentionnées à l’article précédent ne doivent pas être confondues avec le salaire fixe ni lui être substituées, sauf dans le cas où un salaire minimum a été garanti par l’employeur.

Chapitre VIII : Economats.

Article L148-1

Il est interdit à tout employeur :

1. D’annexer à son établissement un économat destiné à la vente, directe ou indirecte, aux salariés et à leurs familles de denrées ou marchandises de quelque nature que ce soit ;

2. D’imposer à ses salariés l’obligation de dépenser tout ou partie de leur salaire dans des magasins désignés par lui.

Cette interdiction ne vise ni le cas où le contrat de travail stipule que le salarié logé et nourri reçoit en outre un salaire déterminé en argent, ni celui où pour l’exécution d’un contrat de travail, l’employeur cède au salarié des fournitures à prix coûtant.

Article L148-2

L’interdiction posée à l’article précédent ne s’applique pas aux économats de la Société nationale des chemins de fer français et des réseaux de chemins de fer placés sous le contrôle de l’Etat dès lors que :

1. Le personnel n’est pas obligé de se fournir dans ces économats ;

2. La vente ne rapporte aucun bénéfice à l’employeur ;

3. L’économat est géré sous le contrôle d’une commission composée pour un tiers au moins de délégués élus par les salariés de ces entreprises ;

4. Il est procédé tous les cinq ans dans les conditions fixées par un arrêté ministériel à une consultation du personnel sur la suppression ou le maintien desdits économats.

Article L148-3

Les dispositions de l’article précédent s’appliquent aux économats annexés aux établissements industriels dépendant de sociétés dont le capital appartient en majorité aux salariés en activité ou en retraite et dont les assemblées générales sont statutairement composées en majorité des mêmes personnes.

Titre V : Pénalités

Chapitre Ier : Apprentissage.

Article L151-1

Sera puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 37500 euros toute personne physique qui, en qualité de responsable d’un des organismes collecteurs visés à l’article L. 118-2-4, aura utilisé frauduleusement les fonds collectés.

Chapitre II : Contrat de travail

Section 1 : Contrat de travail - Règlement intérieur

Sous-section 1 : Contrat de travail.

Article L152-1

Quiconque aura porté ou tenté de porter atteinte à l’exercice régulier des fonctions de conseiller du salarié ou du médiateur visé à l’article L. 122-54, notamment par la méconnaissance des articles L. 122-14-14, L. 122-14-15, L. 122-14-16 et L. 122-14-17 ainsi que des textes réglementaires pris pour leur application, sera puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3750 euros ou de l’une de ces deux peines seulement.

En cas de récidive, l’emprisonnement pourra être porté à deux ans et l’amende à 7500 euros.

Article L152-1-1

Toute infraction aux dispositions des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 123-1 sera punie d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3750 euros ou de l’une de ces deux peines seulement.

Le tribunal pourra ordonner, aux frais de la personne condamnée, l’affichage du jugement dans les conditions prévues à l’article 131-35 du code pénal et son insertion, intégrale ou par extraits, dans les journaux qu’il désigne, sans que ces frais puissent excéder le maximum de l’amende encourue.

Article L152-1-2

Les dispositions des articles 132-58 à 132-62 du code pénal relatives à l’ajournement du prononcé de la peine sont applicables dans le cas de poursuites pour infraction aux dispositions des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 123-1, sous réserve des mesures particulières suivantes :

L’ajournement comporte injonction à l’employeur de définir, après consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, et dans un délai déterminé, les mesures propres à assurer dans l’entreprise en cause le rétablissement de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. L’ajournement peut, le cas échéant, comporter également injonction à l’employeur d’exécuter dans le même délai les mesures définies.

Le tribunal peut ordonner l’exécution provisoire de sa décision.

Article L152-1-3

A l’audience de renvoi et au vu des mesures définies et, le cas échéant, exécutées par l’employeur, le tribunal apprécie s’il y a lieu de prononcer une dispense de peine ou d’infliger les peines prévues par la loi.

Toutefois, dans le cas où le délai prévu au deuxième alinéa de l’article L. 152-1-1 n’a pas été respecté, le tribunal peut prononcer un nouvel et dernier ajournement et impartir un nouveau délai au prévenu pour exécuter l’injonction.

Article L152-1-4

Toute violation par l’employeur des dispositions des articles L. 122-1, L. 122-1-1, L. 122-1-2, L. 122-2, L. 122-2-1, L. 122-3, des premier et dernier alinéas de l’article L. 122-3-1, du deuxième alinéa de l’article L. 122-3-3 et des articles L. 122-3-11 et L. 122-3-17 est punie d’une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d’une amende de 7500 euros et d’un emprisonnement de six mois ou de l’une de ces deux peines seulement.

Sous-section 2 : Règlement intérieur.

Article L152-1-5

Toute infraction aux dispositions de l’article L. 122-42 est punie d’une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d’une amende de 7500 euros.

Section 2 : Travail temporaire.

Article L152-2

Toute infraction aux dispositions de l’article L. 124-1 est punie d’une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d’une amende de 7500 euros et d’un emprisonnement de six mois ou de l’une de ces deux peines seulement.

Est puni des mêmes peines :

1° Tout entrepreneur de travail temporaire qui aura :

a) Mis un salarié temporaire à la disposition d’un utilisateur sans avoir conclu avec celui-ci dans le délai prévu à l’article L. 124-3 un contrat écrit de mise à disposition ;

b) Embauché un salarié temporaire sans avoir adressé à celui-ci dans le délai prévu à l’article L. 124-4 un contrat écrit ou en ayant conclu un contrat ne comportant pas les mentions prévues aux 1° et 3° de l’article L. 124-4 ou comportant ces mentions de manière volontairement inexacte ;

c) Exercé son activité sans avoir fait les déclarations prévues à l’article L. 124-10 ;

d) Exercé son activité sans avoir obtenu la garantie financière prévue à l’article L. 124-8 ;

e) Méconnu l’obligation de proposer au salarié temporaire un ou des contrats dans les conditions prévues à l’article L. 124-22 ;

f) Méconnu en connaissance de cause les dispositions du premier alinéa de l’article L. 124-4-2 ;

2° Tout utilisateur qui aura :

a) Méconnu les dispositions des articles L. 124-2, L. 124-2-1, L. 124-2-2, L. 124-2-3, L. 124-2-7 et L. 124-7, troisième alinéa ;

b) Recouru à un salarié temporaire sans avoir conclu avec un entrepreneur de travail temporaire, dans le délai prévu à l’article L. 124-3, un contrat écrit de mise à disposition ou ayant omis de communiquer, dans le contrat de mise à disposition, l’ensemble des éléments de rémunération conformément aux dispositions du 6° de l’article L. 124-3.

Dans les cas prévus au premier alinéa et au 1° du deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut prononcer en outre l’interdiction d’exercer l’activité d’entrepreneur de travail temporaire pour une durée de deux ans à dix ans. Les dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 124-13-1 sont applicables.

Article L152-2-1

Dans tous les cas, le tribunal peut ordonner, aux frais de l’entrepreneur de travail temporaire ou de l’utilisateur condamné, l’affichage du jugement aux portes de l’entreprise [*lieu*] et sa publication dans les journaux qu’il désigne.

Article L152-2-2

Sont passibles d’une amende de 6000 euros et d’un emprisonnement de six mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, directement ou par personne interposée, auront contrevenu à l’interdiction d’exercer l’activité d’entrepreneur de travail temporaire prévue à l’article L. 152-2.

Section 3 : Marchandage

Article L152-3

Toute infraction aux dispositions des articles L. 125-1 et L. 125-3 est punie d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 30000 euros ou de l’une de ces deux peines seulement.

Le tribunal peut prononcer, en outre, l’interdiction d’exercer l’activité de sous-entrepreneur de main-d’oeuvre pour une durée de deux ans à dix ans.

Sont passibles d’une amende de 12000 euros et d’un emprisonnement de douze mois ou de l’une de ces deux peines seulement, ceux qui, directement ou par personne interposée, contreviennent à l’interdiction prononcée en application de l’alinéa qui précède.

Dans tous les cas, le tribunal peut ordonner, aux frais de la personne condamnée, l’affichage du jugement aux portes des établissements de l’entreprise et sa publication dans les journaux qu’il désigne.

Article L152-3-1

Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l’article 121-2 du code pénal, des infractions aux articles L. 125-1 et L. 125-3 du présent code.

Les peines encourues par les personnes morales sont :

1° L’amende, suivant les modalités prévues par l’article 131-38 du code pénal ;

2° Les peines mentionnées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal.

L’interdiction visée au 2° de l’article 131-39 porte sur l’activité dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise.

Section 4 : Cautionnement.

Article L152-4

Si l’employeur a retenu ou utilisé, dans un intérêt personnel ou pour les besoins de son commerce, les espèces ou titres remis à titre de cautionnement mentionné au chapitre VI, titre II du présent livre, les peines encourues seront celles de l’abus de confiance prévues par les articles 314-1 et 314-10 du code pénal.

Section 5 : Groupements d’employeurs.

Article L152-5

Toute infraction aux dispositions des articles L. 127-1, L. 127-2 et L. 127-7 est punie d’une amende de 3750 euros. La récidive est punie d’une amende de 7500 euros et d’un emprisonnement de six mois ou de l’une de ces deux peines seulement.

Dans tous les cas, le tribunal peut ordonner, aux frais de la personne condamnée, l’affichage du jugement à la porte du siège du groupement et aux portes des entreprises utilisatrices et sa publication dans les journaux qu’il désigne.

Section 6 : Corruption

Article L152-6

Le fait, par tout directeur ou salarié, de solliciter ou d’agréer, directement ou indirectement, à l’insu et sans l’autorisation de son employeur, des offres ou des promesses, des dons, présents, escomptes ou primes pour accomplir ou s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction ou facilité par sa fonction, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros (1) d’amende.

Est puni des mêmes peines le fait, par quiconque, de céder aux sollicitations définies à l’alinéa précédent ou d’en prendre l’initiative.

Dans les cas prévus au présent article, le tribunal peut également prononcer, à titre de peine complémentaire, pour une durée de cinq ans au plus, l’interdiction des droits civiques, civils et de famille prévue par l’article 131-26 du code pénal.

(1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994.

Section 7 : Violation des secrets de fabrique

Article L152-7

Le fait, par tout directeur ou salarié d’une entreprise où il est employé, de révéler ou de tenter de révéler un secret de fabrique est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Le tribunal peut également prononcer, à titre de peine complémentaire, pour une durée de cinq ans au plus, l’interdiction des droits civiques, civils et de famille prévue par l’article 131-26 du code pénal.

Chapitre III : Conventions et accords collectifs de travail.

Article L153-1

Lorsqu’en vertu d’une disposition législative expresse dans une matière déterminée, une convention ou un accord collectif étendu déroge à des dispositions législatives ou réglementaires, les infractions aux stipulations dérogatoires sont passibles des sanctions qu’entraînerait la violation des dispositions législatives ou réglementaires en cause.

Article L153-2

L’employeur qui se soustrait aux obligations prévues à l’article L. 132-27, à celle prévue à l’article L. 132-28 premier alinéa, ou à celle prévue aux articles L. 932-2 et L. 932-4 (1), est passible des peines fixées par l’article L. 471-2 du présent code.

Chapitre IV : SALAIRE

Section 1 : Salaire.

Article L154-1

Les dispositions des articles L. 152-1-1 et L. 152-1-2 sont applicables en cas d’infraction aux dispositions des articles L. 140-2 à L. 140-4.

Section 3 : Economat.

Article L154-3

Toute infraction aux dispositions des articles L. 148-1 à L. 148-3 est punie d’une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d’une amende de 7500 euros.

Livre II : Réglementation du travail

Chapitre préliminaire

Section 1 : Généralités.

Article L200-1

Sont soumis aux dispositions du présent livre les établissements industriels et commerciaux et leurs dépendances, de quelque nature qu’ils soient, publics ou privés, laïques ou religieux, même s’ils ont un caractère d’enseignement professionnel ou de bienfaisance, les offices publics et ministériels, les professions libérales, les sociétés civiles et les syndicats professionnels et associations de quelque nature que ce soit.

Sont également soumis à ces dispositions les établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l’autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur, même lorsque ces établissements exercent leur activité sur la voie publique.

Article L200-2

Les dispositions du présent livre s’appliquent aux travailleurs étrangers.

Article L200-3

L’entrepreneur principal est tenu, lorsqu’un contrat de sous-entreprise porte essentiellement sur la main d’oeuvre des travaux à accomplir et que le sous-entrepreneur n’est pas un chef d’établissement propriétaire d’un fonds de commerce ou d’un fonds artisanal, d’observer toutes les prescriptions du présent livre à l’occasion de l’emploi dans des ateliers, magasins ou chantiers, de salariés du sous-entrepreneur, comme s’il s’agissait de ses propres ouvriers ou employés et sous les mêmes sanctions.

Article L200-4

Les décrets en Conseil d’Etat nécessaires à l’application des dispositions concernant le travail des femmes et des jeunes travailleurs sont pris après avis de la commission d’hygiène industrielle ou de la commission de sécurité du travail ou de ces deux organismes s’il y a lieu.

Section 2 : Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

Article L200-5

L’agence pour l’amélioration des conditions de travail est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé du travail.

Article L200-6

L’agence pour l’amélioration des conditions de travail a pour mission *attributions* :

De contribuer au développement et à l’encouragement de recherches, d’expériences ou réalisations en matière d’amélioration des conditions de travail ;

De rassembler et de diffuser les informations concernant, en France et à l’étranger, toute action tendant à améliorer les conditions de travail ;

D’appuyer les démarches d’entreprise en matière d’évaluation et de prévention des risques professionnels, en lien avec la médecine du travail et les autres organismes concernés, d’apporter un appui méthodologique en vue de favoriser une diminution de l’exposition des salariés aux risques, par une approche organisationnelle et de faciliter l’implication de l’ensemble des acteurs concernés dans cette démarche ;

De servir de correspondant à toute institution étrangère ou internationale traitant de l’amélioration des conditions de travail ;

D’établir à ces différentes fins toutes les liaisons utiles avec les organisations professionnelles, les entreprises, les établissements d’enseignement et, plus généralement, tout organisme traitant des problèmes d’amélioration des conditions de travail.

Article L200-7

L’agence pour l’amélioration des conditions de travail est administrée par un conseil d’administration qui comprend en nombre égal :

Des représentants des organisations d’employeurs les plus représentatives sur le plan national ;

Des représentants des organisations syndicales de travailleurs les plus représentatives sur le plan national ;

Des représentants des ministres intéressés et des personnes qualifiées dans les domaines définis à l’article L. 437-1 (1).

En outre, participent au conseil d’administration, à titre consultatif, un représentant de chacune des commissions chargées des affaires sociales au Parlement, ainsi qu’un représentant de la section chargée des affaires sociales au Conseil économique et social.

Le conseil d’administration de l’agence élit parmi ses membres un président.

Celui-ci est assisté par un directeur qui est nommé par le ministre chargé du travail.

Article L200-8

Le conseil d’administration délibère notamment sur le budget de l’agence, ainsi que sur le programme des actions que celle-ci doit mener.

Les crédits budgétaires nécessaires à la mise en place et au fonctionnement de l’agence sont inscrits au budget de l’Etat au titre du ministère chargé du travail.

Article L200-9

Un décret en Conseil d’Etat détermine les mesures d’application des articles L. 200-5 à L. 200-8.

Titre Ier : Conditions du travail

Chapitre Ier : Age d’admission

Section 1 : Dispositions générales.

Article L211-1

I. - Sous réserve des dispositions de la deuxième phrase de l’article L. 117-3, les mineurs de moins de seize ans ne peuvent être admis ou employés dans les établissements et professions mentionnés au premier alinéa de l’article L. 200-1 que dans les cas suivants :

1° Les élèves de l’enseignement général peuvent faire des visites d’information organisées par leurs enseignants ou, durant les deux dernières années de leur scolarité obligatoire, suivre des séquences d’observation selon des modalités déterminées par décret ;

2° Les élèves qui suivent un enseignement alterné ou un enseignement professionnel peuvent accomplir, durant les deux dernières années de leur scolarité obligatoire, des stages d’initiation, d’application ou des périodes de formation en milieu professionnel selon des modalités déterminées par décret.

Dans tous les cas mentionnés ci-dessus, une convention est passée entre l’établissement d’enseignement dont relève l’élève et l’entreprise. Aucune convention ne peut être conclue avec une entreprise aux fins d’admettre ou d’employer un élève dans un établissement où il a été établi par les services de contrôle que les conditions de travail sont de nature à porter atteinte à la sécurité, à la santé ou à l’intégrité physique ou morale des personnes qui y sont présentes.

Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que ces mineurs, lorsqu’ils ont plus de quatorze ans, se livrent à des travaux adaptés à leur âge pendant leurs vacances scolaires, à condition que leur soit assuré un repos effectif d’une durée au moins égale à la moitié de chaque période de congés. Les employeurs sont tenus d’adresser une déclaration préalable à l’inspecteur du travail qui dispose d’un délai de huit jours pour s’y opposer.

Les modalités d’application de l’alinéa précédent, notamment la nature des travaux, la durée de la période pendant laquelle ils peuvent être faits, les conditions dans lesquelles l’inspecteur du travail peut s’y opposer, ainsi que, en tant que de besoin, les conditions particulières dans lesquelles est assurée la couverture en matière de sécurité sociale des jeunes gens concernés par ledit alinéa, sont déterminées par décret.

II. - Les dispositions prévues au I ci-dessus ne sont pas applicables dans les établissements mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 200-1, sous réserve qu’il s’agisse de travaux occasionnels ou de courte durée, qui ne puissent être considérés comme étant nuisibles, préjudiciables ou dangereux. Un décret en Conseil d’Etat fixe la liste des travaux considérés comme étant nuisibles, préjudiciables ou dangereux.

Article L211-2

Les inspecteurs du travail peuvent toujours requérir un examen médical de tous les enfants au-dessus de seize ans déjà admis dans les établissements sus-mentionnés, à l’effet de constater si le travail dont ils sont chargés excède leurs forces.

Dans ce cas, les inspecteurs du travail ont le droit d’exiger leur renvoi de l’établissement sur l’avis conforme d’un médecin de l’inspection médicale générale du travail et de la main-d’oeuvre ou d’un médecin désigné par le médecin inspecteur du travail et de la main-d’oeuvre et, après examen contradictoire, si les parents le réclament.

Article L211-4

Les dispositions de l’article L. 211-8 sont applicables aux rémunérations de toute nature perçues par des enfants n’ayant pas dépassé l’âge de la fréquentation scolaire obligatoire pour l’exercice d’une activité artistique ou littéraire, autre que celles mentionnées à l’article L. 211-6, ou d’une activité sportive.

La commission [*constituée au sein du conseil départemental de protection de l’enfance*] prévue à l’article L. 211-7 statue sur requête des contractants, présentée préalablement à toute exécution.

Les dispositions de l’article L. 211-10 sont également applicables en ce qui concerne les mineurs de dix-huit ans qui exercent une activité mentionnée à l’alinéa premier.

Article L211-5

Il est interdit d’employer ou de recevoir en stage des mineurs dans les débits de boissons à consommer sur place, à l’exception du conjoint du débitant et de ses parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclusivement.

Dans les débits de boissons ayant fait l’objet d’un agrément, cette interdiction ne s’applique pas aux mineurs de plus de seize ans bénéficiaires d’une formation comportant une ou plusieurs périodes accomplies en entreprise leur permettant d’acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre homologué dans les conditions prévues à l’article 8 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d’orientation sur l’enseignement technologique (1).

L’agrément est accordé, refusé, non renouvelé ou retiré dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat.

Section 2 : Emploi des enfants dans les spectacles et les professions ambulantes - Emploi des enfants comme mannequins dans la publicité et la mode.

Article L211-6

Les enfants de l’un ou de l’autre sexe qui n’ont pas dépassé l’âge de la fréquentation scolaire obligatoire ne peuvent, sans autorisation individuelle préalable, être, à quelque titre que ce soit, engagés ou produits, soit dans une entreprise de spectacles, sédentaire ou itinérante, soit dans une entreprise de cinéma, de radiophonie, de télévision ou d’enregistrements sonores.

Une autorisation individuelle préalable est également exigée pour les enfants engagés ou produits par une personne physique ou morale en vue d’exercer une activité de mannequin au sens de l’article L. 763-1.

Toutefois, l’autorisation prévue à l’alinéa précédent n’est pas requise si l’enfant est engagé par une agence de mannequins titulaire de la licence prévue à l’article L. 763-3 et qui a obtenu un agrément lui permettant d’engager des enfants.

L’emploi d’un mineur de plus de treize ans, en vue d’exercer les activités définies aux deux premiers alinéas, est subordonné à son avis favorable écrit.

Article L211-7

Les autorisations individuelles sont accordées par le préfet sur avis conforme d’une commission constituée au sein du conseil départemental de protection de l’enfance, à laquelle est adjoint, en la circonstance, le directeur départemental du travail et de l’emploi.

L’agrément est accordé aux agences de mannequins par le préfet pour une durée d’un an renouvelable sur avis conforme de la commission prévue au premier alinéa.

Les autorisations et agréments peuvent être retirés à tout moment par le préfet sur avis conforme de la même commission soit d’office, soit à la requête de toute personne qualifiée. En cas d’urgence, l’agrément peut être suspendu par le préfet pour une durée limitée.

Article L211-7-1

Durant les périodes scolaires, l’emploi d’un enfant scolarisé exerçant l’activité de mannequin et la sélection préalable en vue de cette activité ne peuvent être autorisés que les jours de repos hebdomadaire autres que le dimanche.

L’emploi d’un enfant non scolarisé exerçant l’activité de mannequin et la sélection préalable en vue de cette activité ne peuvent être autorisés que deux jours par semaine à l’exclusion du dimanche.

L’emploi et la sélection d’un enfant scolarisé ou non ne peuvent excéder des durées journalières et hebdomadaires maximales fixées dans les conditions mentionnées à l’article L. 211-9.

Article L211-8

La commission fixe la part de la rémunération perçue par l’enfant dont le montant peut être laissé à la disposition de ses représentants légaux. Le surplus est affecté à la constitution d’un pécule qui est versé à la caisse des dépôts et consignations et géré par cette caisse jusqu’à la majorité de l’enfant. Des prélèvements sur ce pécule peuvent être autorisés en cas d’urgence et à titre exceptionnel par le président de la commission prévue à l’article L. 211-7.

En cas d’émancipation, la commission doit statuer à nouveau.

Lorsque, en application du troisième alinéa de l’article L. 211-6, l’emploi d’un enfant n’est pas soumis à autorisation, les règles de répartition de la rémunération perçue par cet enfant entre ses représentants légaux et le pécule sont fixées par la décision d’agrément de l’agence de mannequins qui emploie l’enfant. Le président de la commission est toutefois compétent pour autoriser des prélèvements sur le pécule dans les conditions fixées au premier alinéa.

Les règles définies par le présent article s’appliquent également à la rémunération à laquelle l’enfant a droit en cas d’utilisation de son image en application de l’article L. 763-2.

Article L211-9

Les conditions d’application des articles L. 211-6, L. 211-7, L. 211-7-1 et L. 211-8 sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

Article L211-10

Il est interdit à toute personne de publier au sujet des mineurs de dix-huit ans engagés ou produits dans les conditions définies à l’article L. 211-6 soit par la voie de la presse ou du livre, soit au cours d’une émission diffusée, soit par tout autre moyen, tous commentaires, informations ou renseignements autres que ceux concernant leur création artistique.

Est interdite toute publicité abusive tendant à attirer les mineurs vers des professions artistiques dont elle souligne le caractère lucratif.

La publicité écrite tendant à proposer à des enfants de moins de seize ans une activité de mannequin ne peut émaner que des agences de mannequins titulaires d’un agrément leur permettant d’engager des enfants de moins de seize ans.

Article L211-11

Il est interdit, sous les peines prévues au titre VI :

1. A toute personne de faire exécuter par des enfants de moins de seize ans des tours de force périlleux ou des exercices de dislocation, ou de leur confier des emplois dangereux pour leur vie, leur santé ou leur moralité ;

2. A toute personne autre que les père et mère pratiquant les professions d’acrobate saltimbanque, montreur d’animaux, directeur de cirque ou d’attraction foraine, d’employer dans ses représentations des enfants âgés de moins de seize ans ;

3. Aux père et mère exerçant des professions ci-dessous désignées, d’employer dans leurs représentations leurs enfants âgés de moins de douze ans ;

4° A toute personne d’employer comme mannequin un enfant durant une période de vacances scolaires pour un nombre de jours supérieur à la moitié de la durée des vacances.

Article L211-12

Les père, mère, tuteurs ou patrons, et généralement toute personne ayant autorité sur un enfant ou en ayant la garde, qui ont livré, soit gratuitement, soit à prix d’argent, leurs enfants, pupilles ou apprentis âgés de moins de seize ans aux personnes exerçant les professions ci-dessus spécifiées ou qui les ont placés sous la conduite de vagabonds, de gens sans aveu ou faisant métier de la mendicité, sont punis de la peine prévue au titre VI.

La même peine est applicable aux intermédiaires ou agents qui ont livré ou fait livrer lesdits enfants et à quiconque a déterminé des enfants âgés de moins de seize ans à quitter le domicile de leurs parents ou tuteurs pour suivre les personnes des professions susmentionnées.

Article L211-13

Toute personne exerçant une des professions spécifiées à l’article L. 211-11 doit être porteur de l’extrait des actes de naissance des enfants placés sous sa conduite, et justifier de leur origine et de leur identité par la production d’un livret ou d’un passeport.

Article L211-14

En cas d’infraction aux dispositions des articles L. 211-6 à L. 211-13, les autorités municipales sont tenues d’interdire toutes représentations aux personnes désignées à l’article L. 211-11.

Ces autorités sont également tenues de requérir la justification, conformément à l’article L. 211-13, de l’origine et de l’identité de tous les enfants placés sous la conduite des personnes mentionnées audit article. A défaut de cette justification, il en est donné avis immédiat au parquet.

Chapitre II : Durée du travail

Section 1 : Dispositions générales.

Article L212-1

Dans les établissements ou professions mentionnés à l’article L. 200-1, ainsi que dans les établissements artisanaux et coopératifs et leurs dépendances, la durée légale du travail effectif des salariés est fixée à trente-cinq heures par semaine.

Dans ces mêmes établissements et professions, la durée quotidienne du travail effectif par salarié ne peut excéder dix heures, sauf dérogations dans des conditions fixées par décret.

Article L212-1-1

En cas de litige relatif à l’existence ou au nombre d’heures de travail effectuées, l’employeur doit fournir au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Au vu de ces éléments et de ceux fournis par le salarié à l’appui de sa demande, le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles.

Si le décompte des heures de travail effectuées par chaque salarié est assuré par un système d’enregistrement automatique, celui-ci doit être fiable et infalsifiable.

Article L212-2

Des décrets en conseil des ministres déterminent les modalités d’application de l’article L. 212-1 pour l’ensemble des branches d’activité ou des professions ou pour une branche ou une profession particulière. Les décrets fixent notamment l’aménagement et la répartition des horaires de travail, les périodes de repos, les conditions de recours aux astreintes, les dérogations permanentes ou temporaires applicables dans certains cas et pour certains emplois, les modalités de récupération des heures de travail perdues et les mesures de contrôle de ces diverses dispositions.

Ces décrets sont pris et révisés après consultation des organisations d’employeurs et de salariés intéressées et au vu, le cas échéant, des résultats des négociations intervenues entre ces dernières.

Il peut être dérogé par convention ou accord collectif étendu ou par convention ou accord d’entreprise ou d’établissement à celles des dispositions de ces décrets qui sont relatives à l’aménagement et à la répartition des horaires de travail à l’intérieur de la semaine, aux périodes de repos, aux conditions de recours aux astreintes, ainsi qu’aux modalités de récupération des heures de travail perdues lorsque la loi permet cette récupération.

En cas de dénonciation ou de non-renouvellement de ces conventions ou accords collectifs, les dispositions de ces décrets auxquelles il avait été dérogé redeviennent applicables.

Article L212-2-2

Seules peuvent être récupérées, selon des modalités déterminées par décret, les heures perdues par suite d’interruption collective du travail :

1° Résultant de causes accidentelles, d’intempéries ou de cas de force majeure ;

2° Pour cause d’inventaire ;

3° A l’occasion du chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou d’un jour précédant les congés annuels.

Article L212-3

La seule diminution du nombre d’heures stipulé au contrat de travail, en application d’un accord de réduction de la durée du travail, ne constitue pas une modification du contrat de travail.

Article L212-4

La durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et doit se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.

Le temps nécessaire à la restauration ainsi que les temps consacrés aux pauses sont considérés comme du temps de travail effectif lorsque les critères définis au premier alinéa sont réunis. Même s’ils ne sont pas reconnus comme du temps de travail, ils peuvent faire l’objet d’une rémunération par voie conventionnelle ou contractuelle.

Lorsque le port d’une tenue de travail est imposé par des dispositions législatives ou réglementaires, par des clauses conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat de travail et que l’habillage et le déshabillage doivent être réalisés dans l’entreprise ou sur le lieu de travail, le temps nécessaire aux opérations d’habillage et de déshabillage fait l’objet de contreparties soit sous forme de repos, soit financières, devant être déterminées par convention ou accord collectif ou à défaut par le contrat de travail, sans préjudice des clauses des conventions collectives, de branche, d’entreprise ou d’établissement, des usages ou des stipulations du contrat de travail assimilant ces temps d’habillage et de déshabillage à du temps de travail effectif.

Le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d’exécution du contrat de travail n’est pas un temps de travail effectif. Toutefois, s’il dépasse le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail, il doit faire l’objet d’une contrepartie soit sous forme de repos, soit financière, déterminée par convention ou accord collectif ou, à défaut, par décision unilatérale de l’employeur prise après consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel, s’ils existent. La part de ce temps de déplacement professionnel coïncidant avec l’horaire de travail ne doit pas entraîner de perte de salaire.

Une durée équivalente à la durée légale peut être instituée dans les professions et pour des emplois déterminés comportant des périodes d’inaction soit par décret, pris après conclusion d’une convention ou d’un accord de branche, soit par décret en Conseil d’Etat. Ces périodes sont rémunérées conformément aux usages ou aux conventions ou accords collectifs.

Article L212-4 bis

Une période d’astreinte s’entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l’employeur, a l’obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d’être en mesure d’intervenir pour effectuer un travail au service de l’entreprise, la durée de cette intervention étant considérée comme un temps de travail effectif. Exception faite de la durée d’intervention, la période d’astreinte est décomptée dans les durées minimales visées aux articles L.220-1 et L. 221-4.

Ces astreintes sont mises en place par des conventions ou accords collectifs étendus ou des accords d’entreprise ou d’établissement, qui en fixent le mode d’organisation ainsi que la compensation financière ou sous forme de repos à laquelle elles donnent lieu. A défaut de conclusion d’une convention ou accord, les conditions dans lesquelles les astreintes sont organisées et les compensations financières ou en repos auxquelles elles donnent lieu sont fixées par l’employeur après information et consultation du comité d’entreprise ou, en l’absence de comité d’entreprise, des délégués du personnel s’il en existe, et après information de l’inspecteur du travail.

La programmation individuelle des périodes d’astreinte doit être portée à la connaissance de chaque salarié concerné quinze jours à l’avance, sauf circonstances exceptionnelles et sous réserve que le salarié en soit averti au moins un jour franc à l’avance. En fin de mois, l’employeur doit remettre à chaque salarié concerné un document récapitulant le nombre d’heures d’astreinte effectuées par celui-ci au cours du mois écoulé ainsi que la compensation correspondante. Ce document, qui est tenu à la disposition des agents de contrôle de l’inspection du travail, est conservé pendant une durée d’un an.

Section 2 : Travail à temps choisi

Paragraphe 1 : Horaires individualisés.

Article L212-4-1

Dans les entreprises industrielles, commerciales et agricoles, dans les offices publics et ministériels, dans les professions libérales, dans les sociétés civiles, dans les syndicats professionnels et associations de quelque nature que ce soit, et pour répondre aux demandes de certains travailleurs, les employeurs sont autorisés à déroger à la règle de l’horaire collectif de travail et à pratiquer des horaires individualisés sous réserve que le comité d’entreprise ou, s’il n’en existe pas, les délégués du personnel n’y soient pas opposés et que l’inspecteur du travail et de la main-d’oeuvre compétent ou, le cas échéant, le fonctionnaire de contrôle assimilé soit préalablement informé.

Dans les entreprises qui ne disposent pas d’une représentation du personnel, la pratique des horaires individualisés est autorisée par l’inspecteur du travail après qu’ait été constaté l’accord du personnel.

Les horaires individualisés peuvent entraîner dans la limite d’un nombre d’heures fixé par décret, des reports d’heures d’une semaine à une autre sans que ces heures aient d’effet sur le nombre et le paiement des heures supplémentaires, pourvu qu’elles résultent d’un libre choix du salarié concerné.

Paragraphe 2 : Travail à temps partiel.

Article L212-4-2

Dans les entreprises, professions et organismes mentionnés à l’article L. 212-4-1, des horaires de travail à temps partiel peuvent être pratiqués sur la base d’une convention collective ou d’un accord de branche étendu ou d’une convention ou d’un accord d’entreprise ou d’établissement. En l’absence d’accord, ils peuvent être pratiqués après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Cet avis est transmis dans un délai de quinze jours à l’inspecteur du travail. En l’absence de représentation du personnel, les horaires de travail à temps partiel peuvent être pratiqués à l’initiative du chef d’entreprise ou à la demande des salariés après information de l’inspecteur du travail.

Sont considérés comme salariés à temps partiel les salariés dont la durée du travail est inférieure :

Article L212-4-3

Le contrat de travail des salariés à temps partiel est un contrat écrit. Il mentionne la qualification du salarié, les éléments de la rémunération, la durée hebdomadaire ou, le cas échéant, mensuelle prévue et, sauf pour les salariés des associations d’aide à domicile, la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois. Il définit en outre les cas dans lesquels une modification éventuelle de cette répartition peut intervenir ainsi que la nature de cette modification. Toute modification doit être notifiée au salarié sept jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu. Le contrat de travail détermine également les modalités selon lesquelles les horaires de travail pour chaque journée travaillée sont communiqués par écrit au salarié.

Le contrat de travail précise par ailleurs les limites dans lesquelles peuvent être effectuées des heures complémentaires au-delà de la durée de travail fixée par le contrat. Le nombre d’heures complémentaires effectuées par un salarié à temps partiel au cours d’une même semaine ou d’un même mois ne peut être supérieur au dixième de la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail prévue dans son contrat.

Les heures complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail effectuée par un salarié au niveau de la durée légale du travail ou à la durée fixée conventionnellement.

Le refus d’effectuer les heures complémentaires proposées par l’employeur au-delà des limites fixées par le contrat ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement. Il en est de même, à l’intérieur de ces limites, lorsque le salarié est informé moins de trois jours avant la date à laquelle les heures complémentaires sont prévues.

Lorsque l’employeur demande au salarié de changer la répartition de sa durée du travail, alors que le contrat de travail n’a pas prévu les cas et la nature de telles modifications, le refus du salarié d’accepter ce changement ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement.

Lorsque l’employeur demande au salarié de changer la répartition de sa durée du travail dans un des cas et selon les modalités préalablement définis dans le contrat de travail, le refus du salarié d’accepter ce changement ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement dès lors que ce changement n’est pas compatible avec des obligations familiales impérieuses, avec le suivi d’un enseignement scolaire ou supérieur, avec une période d’activité fixée chez un autre employeur ou avec une activité professionnelle non salariée. Il en va de même en cas de changement des horaires de travail au sein de chaque journée travaillée qui figurent dans le document devant être transmis au salarié en vertu du premier alinéa.

Lorsque, pendant une période de douze semaines consécutives ou pendant douze semaines au cours d’une période de quinze semaines, l’horaire moyen réellement effectué par un salarié a dépassé de deux heures au moins par semaine, ou de l’équivalent mensuel de cette durée, l’horaire prévu dans son contrat, celui-ci est modifié, sous réserve d’un préavis de sept jours et sauf opposition du salarié intéressé, en ajoutant à l’horaire antérieurement fixé la différence entre cet horaire et l’horaire moyen réellement effectué.

Article L212-4-4

Une convention ou un accord collectif de branche étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut faire varier en deçà de sept jours, jusqu’à un minimum de trois jours ouvrés, le délai prévu au premier alinéa de l’article L. 212-4-3, dans lequel la modification de la répartition de la durée du travail doit être notifiée au salarié. La convention ou l’accord collectif de branche étendu ou la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement doit prévoir des contreparties apportées au salarié lorsque le délai de prévenance est réduit en deçà de sept jours ouvrés. Cet accord ou cette convention peut également porter jusqu’au tiers de la durée stipulée au contrat la limite dans laquelle peuvent être effectuées des heures complémentaires, fixée au deuxième alinéa du même article.

L’accord collectif permettant les dérogations prévues au premier alinéa doit comporter des garanties relatives à la mise en oeuvre, pour les salariés à temps partiel, des droits reconnus aux salariés à temps complet, et notamment de l’égalité d’accès aux possibilités de promotion, de carrière et de formation, ainsi qu’à la fixation d’une période minimale de travail continue et à la limitation du nombre des interruptions d’activité au cours d’une même journée. Lorsque la limite dans laquelle peuvent être effectuées des heures complémentaires est portée au-delà du dixième de la durée hebdomadaire ou mensuelle fixée au contrat de travail, chacune des heures complémentaires effectuées au-delà du dixième de la durée précitée donne lieu à une majoration de salaire de 25 %.

Les horaires de travail des salariés à temps partiel ne peuvent comporter, au cours d’une même journée, plus d’une interruption d’activité ou une interruption supérieure à deux heures que si une convention ou un accord collectif de branche étendu, ou agréé en application de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles, ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement le prévoit soit expressément, soit en définissant les amplitudes horaires pendant lesquelles les salariés doivent exercer leur activité et leur répartition dans la journée de travail, moyennant des contreparties spécifiques et en tenant compte des exigences propres à l’activité exercée. A défaut de convention ou d’accord collectif étendu, un décret en Conseil d’Etat peut prévoir, pour les activités de transport de voyageurs présentant le caractère de service public, les conditions dans lesquelles des dérogations aux dispositions du présent alinéa peuvent être autorisées par l’inspection du travail.

Article L212-4-5

Les salariés employés à temps partiel bénéficient des droits reconnus aux salariés à temps complet par la loi, les conventions et les accords collectifs d’entreprise ou d’établissement sous réserve, en ce qui concerne les droits conventionnels, de modalités spécifiques prévues par une convention ou un accord collectif.

Les périodes d’essai des salariés à temps partiel ne peuvent avoir une durée calendaire supérieure à celle des salariés à temps complet.

Compte tenu de la durée de leur travail et de leur ancienneté dans l’entreprise, leur rémunération est proportionnelle à celle du salarié qui, à qualification égale, occupe à temps complet un emploi équivalent dans l’établissement ou l’entreprise.

Pour la détermination des droits liés à l’ancienneté, la durée de celle-ci est décomptée pour les salariés employés à temps partiel comme s’ils avaient été occupés à temps complet, les périodes non travaillées étant prises en compte en totalité.

L’indemnité de licenciement et l’indemnité de départ à la retraite des salariés ayant été occupés à temps complet et à temps partiel dans la même entreprise sont calculées proportionnellement aux périodes d’emploi effectuées selon l’une et l’autre de ces deux modalités depuis leur entrée dans l’entreprise.

Article L212-4-6

Une convention ou un accord collectif étendu ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que la durée hebdomadaire ou mensuelle peut varier dans certaines limites sur tout ou partie de l’année à condition que, sur un an, la durée hebdomadaire ou mensuelle n’excède pas en moyenne la durée stipulée au contrat de travail.

La convention ou l’accord collectif doit fixer :

1° Les catégories de salariés concernés ;

2° Les modalités selon lesquelles la durée du travail est décomptée ;

3° La durée minimale de travail hebdomadaire ou mensuelle ;

4° La durée minimale de travail pendant les jours travaillés ; une convention de branche ou un accord professionnel étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir plus d’une interruption d’activité ou une interruption supérieure à deux heures ;

5° Les limites à l’intérieur desquelles la durée du travail peut varier, l’écart entre chacune de ces limites et la durée stipulée au contrat de travail ne pouvant excéder le tiers de cette durée ; la durée du travail du salarié ne peut être portée à un niveau égal ou supérieur à la durée légale hebdomadaire ;

6° Les modalités selon lesquelles le programme indicatif de la répartition de la durée du travail est communiqué par écrit au salarié ;

7° Les conditions et les délais dans lesquels les horaires de travail sont notifiés par écrit au salarié ;

8° Les modalités et les délais selon lesquels ces horaires peuvent être modifiés, cette modification ne pouvant intervenir moins de sept jours après la date à laquelle le salarié en a été informé ; ce délai peut être ramené à trois jours par convention ou accord collectif de branche étendu ou convention ou accord d’entreprise ou d’établissement.

Par dérogation aux dispositions des articles L. 143-2 et L. 144-2, la convention ou l’accord peut prévoir que la rémunération versée mensuellement aux salariés est indépendante de l’horaire réel et est calculée dans les conditions prévues par la convention ou l’accord.

Le contrat de travail mentionne la qualification du salarié, les éléments de sa rémunération, la durée hebdomadaire ou mensuelle de référence.

Lorsque sur une année l’horaire moyen réellement effectué par un salarié a dépassé la durée hebdomadaire ou mensuelle fixée au contrat et calculée sur l’année, l’horaire prévu dans le contrat est modifié, sous réserve d’un préavis de sept jours et sauf opposition du salarié intéressé, en ajoutant à l’horaire antérieurement fixé la différence entre cet horaire et l’horaire moyen réellement effectué.

Article L212-4-7

Les salariés qui en font la demande peuvent bénéficier d’une réduction de la durée du travail sous forme d’une ou plusieurs périodes d’au moins une semaine en raison des besoins de leur vie familiale. Leur durée de travail doit être fixée dans la limite annuelle fixée à l’article L. 212-4-2.

Pendant les périodes travaillées, le salarié est occupé selon l’horaire collectif applicable dans l’entreprise ou l’établissement.

Donnent lieu à l’application des dispositions prévues par les articles L. 212-5 et L. 212-5-1 les heures effectuées au cours d’une semaine au-delà de la durée légale fixée à l’article L. 212-1 ou, en cas d’application d’une convention ou d’un accord défini à l’article L. 212-8, les heures effectuées au-delà des limites fixées par cet accord.

L’avenant au contrat de travail doit préciser la ou les périodes non travaillées. Il peut également prévoir, par dérogation aux articles L. 143-2 et L. 144-2, les modalités de calcul de la rémunération mensualisée indépendamment de l’horaire réel du mois.

Article L212-4-9

Les salariés à temps partiel qui souhaitent occuper ou reprendre un emploi à temps complet et les salariés à temps complet qui souhaitent occuper ou reprendre un emploi à temps partiel dans le même établissement ou, à défaut, dans la même entreprise ont priorité pour l’attribution d’un emploi ressortissant à leur catégorie professionnelle ou d’un emploi équivalent. L’employeur porte à la connaissance de ces salariés la liste des emplois disponibles correspondants.

Le refus par un salarié d’effectuer un travail à temps partiel ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

Les conditions de mise en place d’horaires à temps partiel à la demande des salariés sont fixées par une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement. Cette convention ou cet accord prévoit :

1° Les modalités selon lesquelles les salariés à temps complet peuvent occuper un emploi à temps partiel et les salariés à temps partiel occuper un emploi à temps complet dans le même établissement ou, à défaut, dans la même entreprise ;

2° La procédure devant être suivie par les salariés pour faire part de leur demande à leur employeur ;

3° Le délai laissé au chef d’entreprise pour y apporter une réponse motivée. En particulier, en cas de refus, celui-ci doit expliquer les raisons objectives qui le conduisent à ne pas donner suite à la demande.

En l’absence de convention ou d’accord collectif, la demande du salarié doit être communiquée au chef d’entreprise par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit préciser la durée du travail souhaitée ainsi que la date envisagée pour la mise en oeuvre du nouvel horaire. La demande doit être adressée six mois au moins avant cette date. Le chef d’entreprise est tenu de répondre au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de trois mois à compter de la réception de la demande. Celle-ci ne peut être refusée que si le chef d’entreprise justifie de l’absence d’emploi disponible ressortissant de la catégorie professionnelle du salarié ou de l’absence d’emploi équivalent ou s’il peut démontrer que le changement d’emploi demandé aurait des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise.

Le chef d’entreprise communique au moins une fois par an au comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel un bilan du travail à temps partiel réalisé dans l’entreprise portant notamment sur le nombre, le sexe et la qualification des salariés concernés, ainsi que les horaires de travail à temps partiel pratiqués et le nombre de contrats de travail à temps partiel ouvrant droit à l’abattement prévu à l’article L. 322-12 (1). Il communique également le nombre d’heures complémentaires et supplémentaires effectuées par les salariés à temps partiel. Lors de la réunion où est discuté ce bilan, le chef d’entreprise explique les raisons qui l’ont amené à refuser à des salariés à temps complet de passer à temps partiel et à des salariés à temps partiel de travailler à temps complet. Ce bilan est également communiqué aux délégués syndicaux de l’entreprise.

Article L212-4-10

Le temps de travail mensuel d’un salarié à temps partiel ne peut être réduit de plus d’un tiers [*pourcentage*] par l’utilisation du crédit d’heures auquel il peut prétendre pour l’exercice de mandats détenus par lui au sein d’une entreprise. Le solde éventuel de ce crédit d’heures payées peut être utilisé en dehors des heures de travail de l’intéressé.

Article L212-4-11

Des décrets déterminent en tant que de besoin les modalités d’application des articles L. 212-4-2 à L. 212-4-10 soit pour l’ensemble des professions ou des branches d’activité, soit pour une profession ou une branche particulière.

Si, dans une branche ou une profession, la pratique du travail à temps partiel a provoqué un déséquilibre grave et durable des conditions d’emploi, des décrets, pris après consultation des organisations d’employeurs et de salariés intéressées, peuvent instituer des limitations du recours au travail à temps partiel dans la branche ou la profession concernée.

Paragraphe 3 : Travail intermittent.

Article L212-4-12

Dans les entreprises, professions et organismes mentionnés à l’article L. 212-4-1 pour lesquels une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement le prévoit, des contrats de travail intermittent peuvent être conclus afin de pourvoir les emplois permanents, définis par cette convention ou cet accord, qui par nature comportent une alternance de périodes travaillées et de périodes non travaillées.

Article L212-4-13

Le contrat de travail intermittent est un contrat à durée indéterminée. Ce contrat doit être écrit. Il mentionne notamment :

1° La qualification du salarié ;

2° Les éléments de la rémunération ;

3° La durée annuelle minimale de travail du salarié ;

4° Les périodes de travail ;

5° La répartition des heures de travail à l’intérieur de ces périodes.

Les heures dépassant la durée annuelle minimale fixée au contrat ne peuvent excéder le tiers de cette durée sauf accord du salarié.

Dans les secteurs, dont la liste est fixée par décret, où la nature de l’activité ne permet pas de fixer avec précision les périodes de travail et la répartition des heures de travail au sein de ces périodes, la convention ou l’accord collectif détermine les adaptations nécessaires et notamment les conditions dans lesquelles le salarié peut refuser les dates et les horaires de travail qui lui sont proposés.

Article L212-4-14

Les salariés titulaires d’un contrat de travail intermittent bénéficient des droits reconnus aux salariés à temps complet sous réserve, en ce qui concerne les droits conventionnels, de modalités spécifiques prévues par la convention ou l’accord étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement.

Pour la détermination des droits liés à l’ancienneté, les périodes non travaillées sont prises en compte en totalité.

Article L212-4-15

Par dérogation aux dispositions des articles L. 143-2 et L. 144-2, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord collectif d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que la rémunération versée mensuellement aux salariés titulaires d’un contrat de travail intermittent est indépendante de l’horaire réel et est calculée dans les conditions prévues par la convention ou l’accord.

Paragraphe 4 : Encouragement à la pratique du sport.

Article L212-4-16

Tout salarié peut, compte tenu des possibilités de l’entreprise, bénéficier d’aménagements de son horaire de travail pour la pratique régulière et contrôlée d’un sport.

SECTION 3 : HEURES SUPPLEMENTAIRES.

Article L212-5

Dans les établissements et professions assujettis à la réglementation de la durée du travail, les heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée hebdomadaire du travail fixée par l’article L. 212-1 ou de la durée considérée comme équivalente sont régies par les dispositions suivantes :

I. - Les heures supplémentaires donnent lieu à une majoration de salaire dont le taux est fixé par une convention ou un accord de branche étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement. Ce taux ne peut être inférieur à 10 %. A défaut de convention ou d’accord, chacune des huit premières heures supplémentaires donne lieu à une majoration de 25 % et les heures suivantes à une majoration de 50 %.

II. - Une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut, sans préjudice des dispositions de l’article L. 212-5-1, prévoir le remplacement de tout ou partie du paiement des heures supplémentaires, ainsi que des majorations prévues ci-dessus, par un repos compensateur équivalent.

Dans les entreprises non assujetties à l’obligation visée par l’article L. 132-27, ce remplacement est subordonné, en l’absence de convention ou d’accord collectif étendu, à l’absence d’opposition, lorsqu’ils existent, du comité d’entreprise ou des délégués du personnel.

La convention ou l’accord d’entreprise ou le texte soumis à l’avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel mentionné aux deux alinéas précédents peut adapter les conditions et les modalités d’attribution et de prise du repos compensateur à l’entreprise.

Ne s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires prévu à l’article L. 212-6 les heures supplémentaires donnant lieu à un repos équivalent à leur paiement et aux bonifications ou majorations y afférentes.

Les heures supplémentaires se décomptent par semaine civile qui débute le lundi à 0 heure et se termine le dimanche à 24 heures. Toutefois, un accord d’entreprise peut prévoir que la semaine civile débute le dimanche à 0 heure et se termine le samedi à 24 heures.

Dans les entreprises dont la durée collective hebdomadaire de travail est supérieure à la durée légale, la rémunération mensuelle due au salarié peut être calculée en multipliant la rémunération horaire par les 52/12 de cette durée hebdomadaire de travail, sans préjudice des majorations de salaire afférentes.

Article L212-5-1

Les heures supplémentaires de travail mentionnées à l’article L. 212-5 et effectuées à l’intérieur du contingent conventionnel fixé selon les modalités prévues au deuxième alinéa de l’article L. 212-6 lorsqu’il existe, ou, à défaut, du contingent fixé par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 212-6, ouvrent droit à un repos compensateur obligatoire dont la durée est égale à 50 % du temps de travail accompli en heures supplémentaires au-delà de quarante et une heures dans les entreprises de plus de vingt salariés.

Les heures supplémentaires effectuées dans les cas énumérés à l’article L. 221-12 ne s’imputent pas sur le contingent annuel prévu à l’article L. 212-6.

Les heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent conventionnel fixé selon les modalités prévues au deuxième alinéa de l’article L. 212-6 lorsqu’il existe, ou, à défaut, du contingent fixé par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 212-6, ouvrent droit à un repos compensateur obligatoire dont la durée est égale à 50 % de ces heures supplémentaires, pour les entreprises de vingt salariés au plus, et à 100 % pour les entreprises de plus de vingt salariés.

Le repos peut être pris selon deux formules, la journée entière ou la demi-journée, à la convenance du salarié, en dehors d’une période définie par voie réglementaire. Ce repos qui est assimilé à une période de travail effectif pour le calcul des droits du salarié donne lieu à une indemnisation qui ne doit entraîner aucune diminution par rapport à la rémunération que le salarié aurait perçue s’il avait accompli son travail.

Le repos compensateur doit obligatoirement être pris dans un délai maximum de deux mois suivant l’ouverture du droit sous réserve des cas de report définis par décret. Une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut fixer un délai supérieur, dans la limite de six mois. L’absence de demande de prise du repos par le salarié ne peut entraîner la perte de son droit au repos. Dans ce cas, l’employeur est tenu de lui demander de prendre effectivement ses repos dans un délai maximum d’un an.

Un décret détermine, pour les travailleurs des entreprises qui ne relèvent pas d’un accord conclu, en ce domaine, entre des organisations syndicales d’employeurs et de salariés les plus représentatives au plan national :

Les modalités d’information par l’employeur des droits acquis par le salarié ;

Le délai de présentation à l’employeur de la demande du bénéfice du repos compensateur ;

Les conditions dans lesquelles l’attribution du repos compensateur peut être différée compte tenu des impératifs liés au fonctionnement de l’entreprise ou de l’exploitation.

A défaut d’accord entre des organisations syndicales d’employeurs et de salariés les plus représentatives au plan national, un décret fixe également les modalités d’application du présent article en cas d’activités saisonnières.

Le salarié dont le contrat de travail est résilié avant qu’il ait pu bénéficier du repos compensateur auquel il a droit ou avant qu’il ait acquis des droits suffisants pour pouvoir prendre ce repos reçoit une indemnité en espèces correspondant à ses droits acquis, déterminés suivant les modalités prévues au présent article. Cette indemnité est due sans qu’il y ait lieu de distinguer suivant que cette résiliation résulte du fait du salarié ou du fait de l’employeur. Elle est également due aux ayants droit du salarié dont le décès survient avant qu’il ait pu bénéficier du repos compensateur auquel il avait droit ou avant qu’il ait acquis des droits suffisants pour pouvoir prendre ce repos. Elle est alors versée à ceux des ayants droit qui auraient qualité pour obtenir le paiement des salaires arriérés.

L’indemnité ci-dessus a le caractère de salaire.

Article L212-5-2

Dans les branches d’activité à caractère saisonnier mentionnées au second alinéa de l’article L. 221-21, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement, conclu en application de l’article L. 122-3-15, peut, dans des conditions fixées par décret, déroger aux dispositions de la présente section relatives à la détermination des périodes de référence pour le décompte des heures supplémentaires et des repos compensateurs. La convention ou l’accord organise également des procédures de décompte contradictoires des temps et périodes de travail.

Article L212-6

Un décret détermine un contingent annuel d’heures supplémentaires pouvant être effectuées après information de l’inspecteur du travail et, s’ils existent, du comité d’entreprise ou à défaut des délégués du personnel. Ce contingent est réduit lorsque la durée hebdomadaire de travail varie dans les conditions prévues par une convention ou un accord collectif défini à l’article L. 212-8. Toutefois, cette réduction n’est pas applicable lorsque la convention ou l’accord collectif prévoit une variation de la durée hebdomadaire de travail dans les limites de trente et une et trente-neuf heures ou un nombre d’heures au-delà de la durée légale hebdomadaire inférieur ou égal à soixante-dix heures par an.

Le contingent d’heures supplémentaires pouvant être effectuées après information de l’inspecteur du travail peut être fixé, par une convention ou un accord collectif de branche étendu ou par une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement, à un volume supérieur ou inférieur à celui déterminé par le décret prévu au premier alinéa.

Pour le calcul du contingent fixé par le décret prévu au premier alinéa et du contingent mentionné au deuxième alinéa, sont prises en compte les heures effectuées au-delà de trente-cinq heures par semaine.

A défaut de détermination du contingent par voie conventionnelle, les modalités de son utilisation doivent donner lieu au moins une fois par an à une consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel s’ils existent, à moins que celles-ci ne soient prévues par une convention ou un accord d’entreprise.

Article L212-7

Les heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent déterminé en application de l’article L. 212-6 peuvent être autorisées dans les limites fixées à l’alinéa ci-dessous, par l’inspecteur du travail après avis, s’ils existent, du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Celui-ci pourra, en cas de chômage, interdire le recours aux heures supplémentaires en vue de permettre l’embauchage de travailleurs sans emploi.

La durée hebdomadaire de travail calculée sur une période quelconque de douze semaines consécutives ne peut dépasser quarante-quatre heures. Un décret pris après conclusion d’une convention ou d’un accord collectif de branche peut prévoir que cette durée hebdomadaire calculée sur une période de douze semaines consécutives ne peut dépasser quarante-six heures. Au cours d’une même semaine, la durée du travail ne peut dépasser quarante-huit heures.

A titre exceptionnel dans certains secteurs, dans certaines régions ou dans certaines entreprises, des dérogations applicables à des périodes déterminées peuvent être apportées à la limite de quarante-six heures, fixée ci-dessus.

En outre, en cas de circonstances exceptionnelles, certaines entreprises peuvent être autorisées à dépasser pendant une période limitée le plafond de quarante-huit heures fixé au deuxième alinéa du présent article, sans toutefois que ce dépassement puisse avoir pour effet de porter la durée du travail à plus de soixante heures par semaine.

Le comité d’entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel donnent leur avis sur ces dérogations. Cet avis est transmis à l’inspecteur du travail.

Un décret en Conseil d’Etat pris après avis de la commission nationale de la négociation collective fixe l’ensemble des mesures nécessaires à l’application des dispositions des alinéas 3 à 5 ci-dessus.

Article L212-7-1

La durée du travail de l’entreprise ou de l’établissement peut être organisée sous forme de cycles de travail dès lors que sa répartition à l’intérieur d’un cycle se répète à l’identique d’un cycle à l’autre.

Ces cycles de travail, dont la durée est fixée à quelques semaines, peuvent être mis en place :

1° Dans les entreprises qui fonctionnent en continu ;

2° Lorsque cette possibilité est autorisée par décret ou prévue par une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement qui doit alors fixer la durée maximale du cycle.

Lorsque sont organisés des cycles de travail, seules sont considérées comme heures supplémentaires pour l’application des articles L. 212-5, L. 212-5-1 et L. 212-6 celles qui dépassent la durée moyenne de trente-cinq heures calculée sur la durée du cycle de travail.

Article L212-8

Une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que la durée hebdomadaire du travail peut varier sur tout ou partie de l’année à condition que, sur un an, cette durée n’excède pas un plafond de 1 607 heures. La convention ou l’accord peut fixer un plafond inférieur. La convention ou l’accord doit préciser les données économiques et sociales justifiant le recours à la modulation.

Les conventions ou accords définis par le présent article doivent respecter les durées maximales quotidiennes et hebdomadaires définies par les deuxièmes alinéas des articles L. 212-1 et L. 212-7.

Les heures effectuées au-delà de la durée légale, dans les limites fixées par la convention ou l’accord, ne sont pas soumises aux dispositions des articles L. 212-5 et L. 212-5-1 et ne s’imputent pas sur les contingents annuels d’heures supplémentaires prévus à l’article L. 212-6.

Constituent des heures supplémentaires soumises aux dispositions des articles L. 212-5, L. 212-5-1 et L. 212-6 les heures effectuées au-delà de la durée maximale hebdomadaire fixée par la convention ou l’accord, ainsi que, à l’exclusion de ces dernières, les heures effectuées au-delà de 1 607 heures ou d’un plafond inférieur fixé par la convention ou l’accord.

Les conventions et accords définis par le présent article doivent fixer le programme indicatif de la répartition de la durée du travail, les modalités de recours au travail temporaire, les conditions de recours au chômage partiel pour les heures qui ne sont pas prises en compte dans la modulation, ainsi que le droit à rémunération et à repos compensateur des salariés n’ayant pas travaillé pendant la totalité de la période de modulation de la durée du travail et des salariés dont le contrat de travail a été rompu au cours de cette même période.

Le programme de la modulation est soumis pour avis avant sa mise en oeuvre au comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel. Le chef d’entreprise communique au moins une fois par an au comité d’entreprise, ou, à défaut, aux délégués du personnel, un bilan de l’application de la modulation.

Les salariés doivent être prévenus des changements de leurs horaires de travail dans un délai de sept jours ouvrés au moins avant la date à laquelle ce changement doit intervenir. Ce délai peut être réduit dans des conditions fixées par la convention ou l’accord collectif lorsque les caractéristiques particulières de l’activité, précisées dans l’accord, le justifient. Des contreparties au bénéfice du salarié doivent alors être prévues dans la convention ou l’accord.

Les modifications du programme de la modulation font l’objet d’une consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel.

La convention et l’accord définis par le présent article fixent les règles selon lesquelles est établi le programme indicatif de la modulation pour chacun des services ou ateliers concernés et organisent, le cas échéant, l’activité des salariés selon des calendriers individualisés. Dans ce cas, la convention ou l’accord doit préciser les conditions de changement des calendriers individualisés, les modalités selon lesquelles la durée du travail de chaque salarié sera décomptée ainsi que la prise en compte et les conditions de rémunération des périodes de la modulation pendant lesquelles les salariés ont été absents.

Les conventions et accords définis par le présent article peuvent prévoir qu’ils sont applicables aux salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée ou d’un contrat de travail temporaire, ou à certaines catégories d’entre eux.

Les absences rémunérées ou indemnisées, les congés et autorisations d’absence auxquels les salariés ont droit en application de stipulations conventionnelles, ainsi que les absences justifiées par l’incapacité résultant de maladie ou d’accident, ne peuvent faire l’objet d’une récupération par le salarié. Les absences donnant lieu à récupération doivent être décomptées en fonction de la durée de travail que le salarié devait effectuer.

Article L212-8-5

Par dérogation aux dispositions des articles L. 143-2 et L. 144-2, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord collectif d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que la rémunération mensuelle des salariés relevant d’une convention ou d’un accord collectif étendu ou d’une convention ou d’un accord collectif d’entreprise ou d’établissement mentionnés aux articles L. 212-7-1 et L. 212-8 est indépendante de l’horaire réel et est calculée dans les conditions prévues par la convention ou l’accord.

Toutefois, lorsque les heures supplémentaires sont effectuées au-delà des limites prévues par la convention ou l’accord collectif étendu ou par la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement mentionnés à l’alinéa ci-dessus, les rémunérations correspondantes sont payées avec le salaire du mois considéré.

En cas de rupture du contrat de travail pour motif économique intervenant après ou pendant une période de modulation, le salarié conserve le supplément de rémunération qu’il a, le cas échéant, perçu par rapport au nombre d’heures effectivement travaillées.

Article L212-9

I. - La durée hebdomadaire de travail peut être réduite, en tout ou partie, en deçà de trente-neuf heures, par l’attribution sur une période de quatre semaines, selon un calendrier préalablement établi, d’une ou plusieurs journées ou demi-journées de repos équivalant au nombre d’heures effectuées au-delà de la durée hebdomadaire de travail fixée par l’article L. 212-1 ou de la durée conventionnelle si elle est inférieure. Les heures effectuées au-delà de trente-neuf heures par semaine ainsi que, à l’exclusion de ces dernières, celles effectuées au-delà de la durée résultant de l’application sur cette période de la durée légale du travail sont des heures supplémentaires auxquelles s’ap pliquent les dispositions des articles L. 212-5, L. 212-5-1 et L. 212-6. En cas de modification des dates fixées pour la prise des jours de repos, ce changement doit être notifié au salarié dans un délai de sept jours au moins avant la date à laquelle cette modification doit intervenir.

II. - Une convention ou un accord étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que la durée hebdomadaire moyenne sur l’année est réduite, en tout ou partie, en deçà de trente-neuf heures, par l’attribution de journées ou de demi-journées de repos. Lorsque la durée du travail constatée excède une durée annuelle de 1 607 heures, les heures effectuées au-delà de cette durée sont des heures supplémentaires auxquelles s’appliquent les dispositions des articles L. 212-5, L. 212-5-1 et L. 212-6. Ces dispositions sont également applicables aux heures non déjà décomptées à ce titre et qui auraient été effectuées au-delà de trente-neuf heures ou d’un plafond inférieur fixé par la convention ou l’accord.

La convention ou l’accord détermine les modalités de prise des journées ou des demi-journées de repos, pour partie au choix du salarié et pour partie au choix de l’employeur, et, dans la limite de l’année, les délais maxima dans lesquels ces repos sont pris. En cas de modification des dates fixées pour la prise des jours de repos, ce changement doit être notifié au salarié dans un délai de sept jours au moins avant la date à laquelle cette modification doit intervenir. Ce délai peut être réduit dans des conditions fixées par la convention ou l’accord collectif. L’accord précise également les modalités de répartition dans le temps des droits à rémunération en fonction du calendrier de ces repos. L’accord collectif peut en outre prévoir qu’une partie de ces jours de repos alimente un compte épargne-temps dans les conditions définies par l’article L. 227-1.

Les absences rémunérées ou indemnisées, les congés et autorisations d’absence auxquels les salariés ont droit en application de stipulations conventionnelles ainsi que les absences justifiées par l’incapacité résultant de maladie ou d’accident ne peuvent faire l’objet d’une récupération par le salarié. Les absences donnant lieu à récupération doivent être décomptées en fonction de la durée de travail que le salarié devait effectuer.

Article L212-10

Sont passibles des mêmes peines que celles qu’entraînent les infractions aux dispositions des articles L. 212-5, L. 212-5-1 et L. 212-6 :

1° La violation des stipulations d’une convention ou d’un accord d’entreprise ou d’établissement qui dérogent, dans les conditions prévues par la loi, à ces dispositions législatives ou à celles d’une convention ou d’un accord collectif étendu ;

2° L’application des stipulations d’une convention ou d’un accord d’entreprise ou d’établissement qui dérogent à ces mêmes dispositions législatives ou à celles d’une convention ou d’un accord collectif étendu dans des conditions non autorisées par la loi.

Section 4 : Dispositions relatives aux jeunes travailleurs.

Article L212-13

Dans les établissements et professions mentionnés à l’article L. 200-1, les jeunes travailleurs âgés de moins de dix-huit ans ainsi que les jeunes de moins de dix-huit ans qui accomplissent des stages d’initiation ou d’application en milieu professionnel dans le cadre d’un enseignement alterné ou du déroulement de leur scolarité ne peuvent être employés à un travail effectif excédant huit heures par jour, non plus que la durée fixée, pour une semaine, par l’article L. 212-1. L’employeur est tenu de laisser à ceux d’entre eux qui sont soumis à l’obligation de suivre des cours professionnels pendant la journée de travail le temps et la liberté nécessaires au respect de cette obligation.

A titre exceptionnel, des dérogations aux dispositions de l’alinéa précédent peuvent être accordées, dans la limite de cinq heures par semaine, par l’inspecteur du travail après avis conforme du médecin du travail de l’établissement.

La durée du travail des intéressés ne peut en aucun cas être supérieure à la durée quotidienne ou hebdomadaire normale du travail des adultes employés dans l’établissement.

Il est tenu compte du temps consacré à la formation dans un établissement d’enseignement par les jeunes visés au premier alinéa pour l’appréciation du respect des dispositions des premier et troisième alinéas.

Article L212-14

Lorsque le temps de travail quotidien est supérieur à quatre heures et demie, les jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans ainsi que les jeunes de moins de dix-huit ans qui accomplissent des stages d’initiation ou d’application en milieu professionnel dans le cadre d’un enseignement alterné ou du déroulement de leur scolarité doivent bénéficier d’un temps de pause d’au moins trente minutes consécutives. Aucune période de travail effectif ininterrompue ne peut excéder une durée maximale de quatre heures et demie.

Section 5 : Dispositions particulières relatives aux cadres

Article L212-15-1

Les cadres dirigeants ne sont pas soumis aux dispositions du titre 1er et aux chapitres préliminaire, 1er et II du titre II du livre II. Sont considérés comme ayant la qualité de cadre dirigeant les cadres auxquels sont confiées des responsabilités dont l’importance implique une grande indépendance dans l’organisation de leur emploi du temps, qui sont habilités à prendre des décisions de façon largement autonome et qui perçoivent une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans l’entreprise ou leur établissement.

Article L212-15-2

Les salariés ayant la qualité de cadre au sens des conventions collectives de branche ou du premier alinéa de l’article 4 de la convention collective nationale de retraite et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947, dont la nature des fonctions les conduit à suivre l’horaire collectif applicable au sein de l’atelier, du service ou de l’équipe auquel ils sont intégrés, sont soumis aux dispositions relatives à la durée du travail, au repos et aux congés des chapitres II et III du titre Ier et à celles du titre II du livre II.

Article L212-15-3

I. - Les salariés ayant la qualité de cadre au sens des conventions collectives de branche ou du premier alinéa de l’article 4 de la convention nationale de retraite et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947 et qui ne relèvent pas des dispositions des articles L. 212-15-1 et L. 212-15-2 doivent bénéficier d’une réduction effective de leur durée de travail. Leur durée de travail peut être fixée par des conventions individuelles de forfait qui peuvent être établies sur une base hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. La conclusion de ces conventions de forfait doit être prévue par une convention ou un accord collectif étendu ou par une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement qui détermine les catégories de cadres susceptibles de bénéficier de ces conventions individuelles de forfait ainsi que les modalités et les caractéristiques principales des conventions de forfait susceptibles d’être conclues. A défaut de convention ou d’accord collectif étendu ou de convention ou d’accord d’entreprise ou d’établissement, des conventions de forfait en heures ne peuvent être établies que sur une base hebdomadaire ou mensuelle.

II. - Lorsque la convention ou l’accord prévoit la conclusion de conventions de forfait en heures sur l’année, l’accord collectif doit fixer la durée annuelle de travail sur la base de laquelle le forfait est établi, sans préjudice du respect des dispositions des articles L. 212-1-1 et L. 611-9 relatives aux documents permettant de comptabiliser les heures de travail effectuées par chaque salarié. La convention ou l’accord, sous réserve du respect des dispositions des articles L. 220-1, L. 221-2 et L. 221-4, peut déterminer des limites journalières et hebdomadaires se substituant à celles prévues au deuxième alinéa des articles L. 212-1 et L. 212-7, à condition de prévoir des modalités de contrôle de l’application de ces nouveaux maxima conventionnels et de déterminer les conditions de suivi de l’organisation du travail et de la charge de travail des salariés concernés.

La convention ou l’accord peut également préciser que les conventions de forfait en heures sur l’année sont applicables aux salariés itinérants non cadres dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée ou qui disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps pour l’exercice des responsabilités qui leur sont confiées.

III. - La convention ou l’accord collectif prévoyant la conclusion de conventions de forfait en jours doit fixer le nombre de jours travaillés. Ce nombre ne peut dépasser le plafond de deux cent dix-huit jours. La convention ou l’accord définit, au regard de leur autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps, les catégories de cadres concernés. La convention ou l’accord précise en outre les modalités de décompte des journées et des demi-journées travaillées et de prise des journées ou demi-journées de repos. Il détermine les conditions de contrôle de son application et prévoit des modalités de suivi de l’organisation du travail des salariés concernés, de l’amplitude de leurs journées d’activité et de la charge de travail qui en résulte. L’accord peut en outre prévoir que des jours de repos peuvent être affectés sur un compte épargne-temps dans les conditions définies par l’article L. 227-1.

Les salariés concernés ne sont pas soumis aux dispositions de l’article L. 212-1 et du deuxième alinéa de l’article L. 212-7. Les dispositions des articles L. 220-1, L. 221-2 et L. 221-4 leur sont applicables. La convention ou l’accord doit déterminer les modalités concrètes d’application de ces dernières dispositions.

L’employeur doit tenir à la disposition de l’inspecteur du travail, pendant une durée de trois ans, le ou les documents existant dans l’entreprise ou l’établissement permettant de comptabiliser le nombre de jours de travail effectués par les salariés concernés par ces conventions de forfait. Lorsque le nombre de jours travaillés dépasse le plafond annuel fixé par la convention ou l’accord, après déduction, le cas échéant, du nombre de jours affectés sur un compte épargne-temps et des congés payés reportés dans les conditions prévues à l’article L. 223-9, le salarié doit bénéficier, au cours des trois premiers mois de l’année suivante, d’un nombre de jours égal à ce dépassement. Ce nombre de jours réduit le plafond annuel de l’année durant laquelle ils sont pris.

Article L212-15-4

Lorsqu’une convention de forfait en heures a été conclue avec un salarié relevant des dispositions des articles L. 212-15-2 ou L. 212-15-3, la rémunération afférente au forfait doit être au moins égale à la rémunération que le salarié recevrait compte tenu du salaire minimum conventionnel applicable dans l’entreprise et des bonifications ou majorations prévues à l’article L. 212-5.

Lorsque le salarié ayant conclu une convention de forfait en jours en application des dispositions du III de l’article L. 212-15-3 ne bénéficie pas d’une réduction effective de sa durée de travail ou perçoit une rémunération manifestement sans rapport avec les sujétions qui lui sont imposées, ce dernier peut, nonobstant toute clause contraire, conventionnelle ou contractuelle, saisir le tribunal afin que lui soit allouée une indemnité calculée en fonction du préjudice subi eu égard notamment au niveau du salaire minimum conventionnel applicable ou, à défaut, de celui pratiqué dans l’entreprise, et correspondant à sa qualification.

Section 6 : Journée de solidarité

Article L212-16

Une journée de solidarité est instituée en vue d’assurer le financement des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle prend la forme d’une journée supplémentaire de travail non rémunéré pour les salariés et de la contribution prévue au 1° de l’article 11 de la loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées pour les employeurs.

Une convention, un accord de branche ou une convention ou un accord d’entreprise détermine la date de la journée de solidarité. Cet accord peut prévoir soit le travail d’un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai, soit le travail d’un jour de réduction du temps de travail tel que prévu à l’article L. 212-9, soit toute autre modalité permettant le travail d’un jour précédemment non travaillé en application de dispositions conventionnelles ou des modalités d’organisation des entreprises.

Lorsque l’entreprise travaille en continu ou est ouverte tous les jours de l’année, l’accord collectif ou, à défaut, l’employeur peut fixer, le cas échéant, une journée de solidarité différente pour chaque salarié.

Par dérogation au deuxième alinéa, en l’absence de convention ou d’accord, la journée de solidarité est le lundi de Pentecôte.

A défaut de convention ou d’accord de branche ou d’entreprise prévu au deuxième alinéa et lorsque le lundi de Pentecôte était travaillé antérieurement à l’entrée en vigueur de la loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 précitée, les modalités de fixation de la journée de solidarité sont définies par l’employeur, après consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel s’ils existent. Il en est de même pour les salariés ne travaillant pas ordinairement en vertu de la répartition de leur horaire hebdomadaire de travail sur les différents jours de la semaine le jour de la semaine retenu, sur le fondement du deuxième, du troisième ou du quatrième alinéa, pour la journée de solidarité.

Le travail accompli, dans la limite de sept heures, durant la journée de solidarité ne donne pas lieu à rémunération lorsque le salarié est rémunéré en application de la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 relative à la mensualisation et à la procédure conventionnelle ainsi que, dans la limite de la valeur d’une journée de travail, pour les salariés dont la rémunération est calculée par référence à un nombre annuel de jours de travail conformément au III de l’article L. 212-15-3.

Pour les salariés à temps partiel, la limite de sept heures prévue au sixième alinéa est réduite proportionnellement à la durée contractuelle.

Les heures correspondant à la journée de solidarité, dans la limite de sept heures ou de la durée proportionnelle à la durée contractuelle pour les salariés à temps partiel, ne s’imputent ni sur le contingent annuel d’heures supplémentaires prévu à l’article L. 212-6 ni sur le nombre d’heures complémentaires prévu aux articles L. 212-4-3 et L. 212-4-4. Elles ne donnent pas lieu à repos compensateur.

Le travail de la journée de solidarité dans les conditions prévues par le présent article ne constitue pas une modification du contrat de travail.

Les dispositions du présent article s’appliquent aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, par dérogation aux articles 105 a et 105 b du code professionnel local.

Article L212-17

Lorsqu’un salarié a déjà accompli, au titre de l’année en cours, une journée de solidarité au sens de l’article L. 212-16, s’il doit s’acquitter d’une nouvelle journée de solidarité en raison d’un changement d’employeur, les heures travaillées ce jour donnent lieu à rémunération supplémentaire et s’imputent sur le contingent annuel d’heures supplémentaires prévu à l’article L. 212-6 ou sur le nombre d’heures complémentaires prévu aux articles L. 212-4-3 et L. 212-4-4. Elles donnent lieu à repos compensateur. Toutefois, le salarié peut aussi refuser d’exécuter cette journée supplémentaire de travail sans que ce refus constitue une faute ou un motif de licenciement.

Section 7 : Dispositions particulières relatives à certains salariés du secteur des transports

Article L212-18

Les dispositions de la présente section s’appliquent aux salariés des entreprises de transport routier, de navigation intérieure, de transport ferroviaire ainsi que des entreprises assurant la restauration et exploitant les places couchées dans les trains. Toutefois elles ne s’appliquent pas aux salariés, soumis à des règles spéciales, de la Société nationale des chemins de fer français, des entreprises exploitant des voies ferrées d’intérêt local, de la Régie autonome des transports parisiens et des entreprises de transport public urbain régulier de voyageurs.

Des décrets, pris après consultation des organisations syndicales représentatives au plan national des employeurs et des salariés des secteurs d’activité mentionnés au premier alinéa et au vu, le cas échéant, des résultats des négociations intervenues entre ces dernières, déterminent les conditions dans lesquelles il peut être dérogé :

1° Pour l’ensemble des salariés de ces entreprises, aux dispositions de l’article L. 212-7-1, afin de permettre l’organisation de la durée du travail sous forme de cycles de travail d’une durée pouvant aller jusqu’à douze semaines et sans que la répartition du travail à l’intérieur d’un cycle se répète à l’identique d’un cycle à l’autre ;

2° Pour les salariés des entreprises de transport routier et de navigation intérieure :

a) A l’article L. 212-5, pour la période de référence servant au décompte des heures supplémentaires, sans que la période de référence soit supérieure à trois mois ;

b) A l’article L. 212-5-1, en vue de déterminer le droit à un repos compensateur en fonction du seul nombre des heures supplémentaires effectuées et porter à trois mois au plus le délai dans lequel ce repos doit être pris ;

c) A l’article L. 212-7, en ce qui concerne la durée maximale hebdomadaire moyenne de travail, dans la limite de quarante-six heures par semaine, calculée sur une période de référence de trois mois.

Il peut être dérogé, par convention ou accord collectif étendu ou par convention ou accord d’entreprise ou d’établissement à celles des dispositions de ces décrets qui sont relatives à l’aménagement et à la répartition des horaires de travail à l’intérieur de la semaine, aux conditions de recours aux astreintes, aux modalités de récupération des heures de travail perdues, à la période de référence sur laquelle est calculée la durée maximale hebdomadaire moyenne de travail et sont décomptées les heures supplémentaires, dans la limite de quatre mois, à l’amplitude de la journée de travail et aux coupures.

Il peut être dérogé par convention ou accord collectif de branche étendu aux dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 212-8 pour le personnel navigant travaillant sur des bateaux exploités en relèves.

Article L212-19

Le second alinéa du II de l’article L. 212-15-3 relatif aux salariés itinérants non cadres n’est pas applicable aux salariés appartenant au personnel roulant des entreprises de transport routier.

Chapitre III : TRAVAIL DE NUIT

Section 1 : Dispositions générales.

Article L213-1

Le recours au travail de nuit doit être exceptionnel. Il doit prendre en compte les impératifs de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs et doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale.

La mise en place dans une entreprise ou un établissement du travail de nuit au sens de l’article L. 213-2 ou son extension à de nouvelles catégories de salariés sont subordonnées à la conclusion préalable d’une convention ou d’un accord collectif de branche étendu ou d’un accord d’entreprise ou d’établissement.

Cet accord collectif doit comporter les justifications du recours au travail de nuit visées au premier alinéa.

Article L213-1-1

Tout travail entre 21 heures et 6 heures est considéré comme travail de nuit.

Une autre période de neuf heures consécutives, comprise entre 21 heures et 7 heures mais comprenant, en tout état de cause, l’intervalle compris entre 24 heures et 5 heures, peut être substituée à la période mentionnée au premier alinéa par une convention ou un accord collectif étendu ou un accord d’entreprise ou d’établissement. A défaut d’accord et lorsque les caractéristiques particulières de l’activité de l’entreprise le justifient, cette substitution peut être autorisée par l’inspecteur du travail après consultation des délégués syndicaux et avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel s’ils existent.

Par dérogation au premier alinéa, pour les activités de production rédactionnelle et industrielle de presse, de radio, de télévision, de production et d’exploitation cinématographiques, de spectacles vivants et de discothèque, la période de nuit est fixée entre 24 heures et 7 heures. Une autre période de travail de nuit peut être fixée par une convention ou un accord collectif de branche étendu, un accord d’entreprise ou d’établissement. Cette période de substitution devra comprendre en tout cas l’intervalle compris entre 24 heures et 5 heures.

Article L213-2

Est travailleur de nuit tout travailleur qui :

1° Soit accomplit, au moins deux fois par semaine, selon son horaire de travail habituel, au moins trois heures de son temps de travail quotidien durant la période définie aux articles L. 213-1-1 et L. 213-11 ;

2° Soit accomplit, au cours d’une période de référence, un nombre minimal d’heures de travail de nuit au sens des articles L. 213-1-1 et L. 213-11.

Le nombre minimal d’heures de travail de nuit et la période de référence mentionnés au 2° sont fixés par convention ou accord collectif étendu ou, à défaut, par décret en Conseil d’Etat pris après consultation des organisations syndicales les plus représentatives au plan national des employeurs et des salariés.

Article L213-3

La durée quotidienne du travail effectué par un travailleur de nuit ne peut excéder huit heures.

Il peut être dérogé aux dispositions de l’alinéa précédent par convention ou accord collectif de branche étendu ou par convention ou accord d’entreprise ou d’établissement, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat, ou lorsqu’il est fait application des dispositions de l’article L. 221-5-1. Il peut également être dérogé aux dispositions du même alinéa en cas de circonstances exceptionnelles, sur autorisation de l’inspecteur du travail donnée après consultation des délégués syndicaux et après avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel s’ils existent, selon des modalités fixées par le décret mentionné au présent alinéa.

La durée hebdomadaire de travail des travailleurs de nuit, calculée sur une période quelconque de douze semaines consécutives, ne peut dépasser quarante heures. Une convention ou un accord de branche étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut porter cette limite à quarante-quatre heures lorsque les caractéristiques propres à l’activité d’un secteur le justifient. Un décret peut fixer la liste des secteurs pour lesquels cette durée est fixée entre quarante et quarante-quatre heures.

Article L213-4

Les travailleurs de nuit bénéficient de contreparties au titre des périodes de nuit pendant lesquelles ils sont occupés sous forme de repos compensateur et, le cas échéant, sous forme de compensation salariale.

L’accord collectif visé à l’article L. 213-1 doit prévoir une contrepartie sous forme de repos compensateur et, le cas échéant, sous forme de compensation salariale. L’accord collectif prévoit, en outre, des mesures destinées à améliorer les conditions de travail des travailleurs, à faciliter l’articulation de leur activité nocturne avec l’exercice de responsabilités familiales et sociales, notamment en ce qui concerne les moyens de transport, et à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment par l’accès à la formation. L’accord collectif prévoit également l’organisation des temps de pause.

Pour les activités visées au troisième alinéa de l’article L. 213-1-1, lorsque la durée effective du travail de nuit est inférieure à la durée légale, les contreparties visées aux deux alinéas ci-dessus ne sont pas obligatoirement données sous forme de repos compensateur.

Par dérogation à l’article L. 213-1, à défaut de convention ou d’accord collectif et à condition que l’employeur ait engagé sérieusement et loyalement des négociations tendant à la conclusion d’un tel accord, les travailleurs peuvent être affectés à des postes de nuit après autorisation de l’inspecteur du travail accordée notamment après vérification des contreparties qui leur seront accordées au titre de l’obligation définie au premier alinéa ci-dessus, de l’existence de temps de pause et selon des modalités fixées par décret en Conseil d’Etat.

L’engagement de négociations loyales et sérieuses visé ci-dessus implique le respect par l’employeur des obligations prévues au présent alinéa. Il doit avoir convoqué à la négociation les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise et fixé le lieu et le calendrier des réunions. Il doit également leur avoir communiqué les informations nécessaires pour leur permettre de négocier en toute connaissance de cause et avoir répondu aux éventuelles propositions des organisations syndicales.

Article L213-4-1

Les travailleurs de nuit au sens de l’article L. 213-2 qui souhaitent occuper ou reprendre un poste de jour et les salariés occupant un poste de jour qui souhaitent occuper ou reprendre un poste de nuit dans le même établissement ou, à défaut, dans la même entreprise ont priorité pour l’attribution d’un emploi ressortissant à leur catégorie professionnelle ou d’un emploi équivalent. L’employeur porte à la connaissance de ces salariés la liste des emplois disponibles correspondants.

Article L213-4-2

Lorsque le travail de nuit est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, notamment avec la garde d’un enfant ou la prise en charge d’une personne dépendante, le salarié peut demander son affectation sur un poste de jour.

Article L213-4-3

Lorsque le travail de nuit est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, notamment avec la garde d’un enfant ou la prise en charge d’une personne dépendante, le salarié peut refuser d’accepter ce changement sans que ce refus constitue une faute ou un motif de licenciement.

Article L213-5

Tout travailleur de nuit bénéficie, avant son affectation sur un poste de nuit et à intervalles réguliers d’une durée ne pouvant excéder six mois par la suite, d’une surveillance médicale particulière dont les conditions d’application sont déterminées par décret en Conseil d’Etat.

Le travailleur de nuit, lorsque son état de santé, constaté par le médecin du travail, l’exige, doit être transféré à titre définitif ou temporaire sur un poste de jour correspondant à sa qualification et aussi comparable que possible à l’emploi précédemment occupé.

L’employeur ne peut prononcer la rupture du contrat de travail du travailleur de nuit du fait de son inaptitude au poste comportant le travail de nuit au sens des articles L. 213-1-1 et L. 213-2, à moins qu’il ne justifie par écrit soit de l’impossibilité dans laquelle il se trouve de proposer un poste dans les conditions fixées à l’alinéa précédent, soit du refus du salarié d’accepter le poste proposé dans ces conditions.

Ces dispositions s’appliquent sans préjudice des articles L. 122-24-4, L. 122-32-5 et L. 241-10-1.

Dans le cadre du rapport annuel, tel que défini à l’article L. 236-4, soumis par le chef d’établissement pour avis au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, la question du travail de nuit est traitée spécifiquement.

Le médecin du travail est consulté avant toute décision importante relative à la mise en place ou à la modification de l’organisation du travail de nuit. Les conditions d’application de cette consultation sont déterminées par décret en Conseil d’Etat.

SECTION 2 : DISPOSITIONS RELATIVES AUX JEUNES TRAVAILLEURS .

Article L213-7

Le travail de nuit est interdit pour les jeunes travailleurs âgés de moins de dix-huit ans occupés dans les établissements et professions mentionnés au premier alinéa de l’article L. 200-1.

Il est également interdit pour les jeunes de moins de dix-huit ans qui accomplissent des stages d’initiation ou d’application en milieu professionnel dans le cadre d’un enseignement alterné ou du déroulement de leur scolarité.

A titre exceptionnel, des dérogations aux dispositions du premier alinéa peuvent être accordées par l’inspecteur du travail pour les établissements commerciaux et ceux du spectacle. En ce qui concerne les professions de la boulangerie, de la restauration et de l’hôtellerie, un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées.

Sous réserve des dispositions de l’article L. 213-10, il ne peut être accordé de dérogation pour l’emploi des jeunes travailleurs mentionnés au premier alinéa entre minuit et 4 heures.

Il ne peut être accordé de dérogation pour l’emploi de mineurs de moins de seize ans que s’il s’agit de ceux mentionnés au premier alinéa de l’article L. 211-6.

Article L213-8

Pour l’application de l’article L. 213-7 aux jeunes travailleurs âgés de plus de seize ans et de moins de dix-huit ans, tout travail entre 22 heures et 6 heures est considéré comme travail de nuit.

Pour l’application du même article aux enfants de moins de seize ans, tout travail entre 20 heures et 6 heures est considéré comme travail de nuit.

Article L213-9

La durée minimale du repos quotidien des jeunes mentionnés à l’article L. 212-13 ne peut être inférieure à douze heures consécutives, et à quatorze heures consécutives s’ils ont moins de seize ans.

Dans le cas des dérogations prévues à l’article L. 213-7, un repos continu de douze heures doit être assuré aux jeunes travailleurs.

Article L213-10

En cas d’extrême urgence, si des travailleurs adultes ne sont pas disponibles, il peut être dérogé aux dispositions des articles L. 213-7 et L. 213-8, en ce qui concerne les jeunes de seize à dix-huit ans, pour des travaux passagers destinés à prévenir des accidents imminents ou à réparer les conséquences des accidents survenus. Une période équivalente de repos compensateur doit leur être accordée dans un délai de trois semaines.

Section 3 : Dispositions particulières relatives à certains salariés du secteur des transports

Article L213-11

Les dispositions de la présente section s’appliquent aux salariés appartenant au personnel roulant ou navigant des entreprises de transport routier, de navigation intérieure, de transport ferroviaire ainsi que des entreprises assurant la restauration et exploitant les places couchées dans les trains. Toutefois, elles ne s’appliquent pas aux salariés, soumis à des règles spéciales, de la Société nationale des chemins de fer français, des entreprises exploitant des voies ferrées d’intérêt local, de la Régie autonome des transports parisiens et des entreprises de transport public urbain régulier de voyageurs.

I. - Tout travail entre 22 heures et 5 heures est considéré comme travail de nuit.

Une autre période de sept heures consécutives, comprise entre 21 heures et 7 heures mais comprenant en tout état de cause l’intervalle entre 24 heures et 5 heures, peut être substituée à la période fixée à l’alinéa précédent par une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement. A défaut d’accord et lorsque les caractéristiques particulières de l’activité de l’entreprise le justifient, cette substitution peut être autorisée par l’inspecteur du travail après consultation des délégués syndicaux et avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel s’ils existent.

II. - La durée quotidienne de travail effectuée par un travailleur de nuit ne peut excéder huit heures en moyenne par période de vingt-quatre heures sur une période de référence définie par convention ou accord collectif étendu ou, à défaut, par décret en Conseil d’Etat pris après consultation des organisations syndicales représentatives au plan national des employeurs et des salariés des secteurs d’activité intéressés.

Il peut être dérogé à la durée quotidienne de travail fixée à l’alinéa précédent par convention ou accord collectif étendu ou par convention ou accord d’entreprise ou d’établissement, sous réserve que ces conventions ou accords prévoient en contrepartie des périodes de repos compensateur dont ils déterminent la durée. Pour les personnels roulants des entreprises de transport ferroviaire et les personnels des entreprises assurant la restauration ainsi que l’exploitation des places couchées dans les trains, ces conventions ou accords doivent prévoir des périodes équivalentes de repos compensateur.

III. - Lorsqu’un salarié appartenant au personnel roulant d’une entreprise de transport routier accomplit, sur une période de vingt-quatre heures, une partie de son travail dans l’intervalle compris entre 24 heures et 5 heures, la durée quotidienne de son travail ne peut excéder dix heures conformément au second alinéa de l’article L. 212-1. Il ne peut être dérogé à ces dispositions qu’en cas de circonstances exceptionnelles, dans des conditions et selon des modalités fixées par décret pris après consultation des organisations syndicales représentatives au plan national des employeurs et des salariés du secteur.

Titre II : Repos et congés

Chapitre préliminaire : Repos quotidien

Article L220-1

Tout salarié bénéficie d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives.

Une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut déroger aux dispositions de l’alinéa précédent, dans des conditions fixées par décret, notamment pour des activités caractérisées par la nécessité d’assurer une continuité du service ou par des périodes d’intervention fractionnées.

Ce décret prévoit également les conditions dans lesquelles il peut être dérogé aux dispositions du premier alinéa à défaut de convention ou d’accord, et en cas de travaux urgents en raison d’un accident ou d’une menace d’accident ou de surcroît exceptionnel d’activité.

Article L220-2

Aucun temps de travail quotidien ne peut atteindre six heures sans que le salarié bénéficie d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes, sauf dispositions conventionnelles plus favorables fixant un temps de pause supérieur.

Article L220-3

Les dispositions du présent article s’appliquent aux salariés des entreprises de transport routier, de navigation intérieure, de transport ferroviaire ainsi que des entreprises assurant la restauration et exploitant les places couchées dans les trains. Toutefois elles ne s’appliquent pas aux salariés, soumis à des règles spéciales, de la Société nationale des chemins de fer français, des entreprises exploitant des voies ferrées d’intérêt local, de la Régie autonome des transports parisiens et des entreprises de transport public urbain régulier de voyageurs.

A défaut d’accord prévu à l’article L. 220-1 et lorsque les caractéristiques particulières de l’activité le justifient, un décret peut prévoir les conditions dans lesquelles il peut être dérogé à la durée minimale de repos quotidien fixée à onze heures consécutives.

En outre, par dérogation à l’article L. 220-2, pour les personnels roulants ou navigants des entreprises relevant du premier alinéa ci-dessus à l’exception des entreprises de transport routier, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir le remplacement de la période de pause par une période équivalente de repos compensateur attribuée au plus tard avant la fin de la journée suivante.

Les salariés appartenant au personnel roulant des entreprises de transport routier bénéficient d’une pause d’au moins trente minutes lorsque le temps total de leur travail quotidien est supérieur à six heures, le temps de pause étant porté à au moins quarante-cinq minutes lorsque le temps total de leur travail quotidien est supérieur à neuf heures. Les pauses peuvent être subdivisées en périodes d’une durée d’au moins quinze minutes chacune. L’application de ces dispositions ne peut avoir pour effet de réduire les pauses dues à raison du temps de conduite en application du règlement (CEE) n° 3820/85 du 20 décembre 1985 relatif à l’harmonisation de certaines dispositions en matière sociale dans le domaine des transports par route.

Chapitre Ier : Repos hebdomadaire.

Article L221-1

Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux personnes occupées dans les établissements mentionnés à l’alinéa 1er de l’article L. 200-1.

Pour les salariés des entreprises de transport routier, de navigation intérieure, de transport ferroviaire et des entreprises assurant la restauration ainsi que l’exploitation des places couchées dans les trains, elles s’appliquent selon des modalités fixées par décret en Conseil d’Etat. Elles ne s’appliquent pas aux salariés, soumis à des règles spéciales, de la Société nationale des chemins de fer français, des entreprises exploitant des voies ferrées d’intérêt local, de la Régie autonome des transports parisiens et des entreprises de transport public urbain régulier de voyageurs.

Article L221-2

Il est interdit d’occuper plus de six jours par semaine un même salarié.

Article L221-3

Les apprentis âgés de moins de dix-huit ans ne peuvent être tenus en aucun cas vis-à-vis de leur maître à aucun travail de leur profession les dimanches.

Pour les établissements non mentionnés à l’article L. 200-1, si l’apprenti est obligé, par suite de conventions ou conformément à l’usage de ranger l’atelier les dimanches, ce travail ne peut pas se prolonger au-delà de 10 heures du matin.

Article L221-4

Le repos hebdomadaire doit avoir une durée minimale de vingt-quatre heures consécutives auxquelles s’ajoutent les heures consécutives de repos quotidien prévu à l’article L. 220-1.

Les jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans ainsi que les jeunes de moins de dix-huit ans qui accomplissent des stages d’initiation ou d’application en milieu professionnel dans le cadre d’un enseignement alterné ou d’un cursus scolaire bénéficient de deux jours de repos consécutifs.

Lorsque les caractéristiques particulières de l’activité le justifient, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut définir les conditions dans lesquelles il peut être dérogé aux dispositions du précédent alinéa pour les jeunes libérés de l’obligation scolaire, sous réserve qu’ils bénéficient d’une période minimale de repos de trente-six heures consécutives. A défaut d’accord, un décret en Conseil d’Etat définit les conditions dans lesquelles cette dérogation peut être accordée par l’inspecteur du travail.

Article L221-5

Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche.

Article L221-5-1

Une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que les entreprises industrielles fonctionnant à l’aide d’un personnel d’exécution composé de deux groupes dont l’un a pour seule fonction de remplacer l’autre pendant le ou les jours de repos accordés à celui-ci sont autorisées à donner le repos hebdomadaire un jour autre que le dimanche. Cette dérogation s’applique également au personnel nécessaire à l’encadrement de l’équipe de suppléance.

La convention ou l’accord prévu au premier alinéa comporte obligatoirement des dispositions concernant :

1° Les conditions particulières de mise en oeuvre de la formation du personnel travaillant en équipe de suppléance et la rémunération du temps de formation ;

2° Les modalités d’exercice du droit des salariés de l’équipe de suppléance d’occuper un emploi autre que de suppléance.

La rémunération de ces salariés est majorée d’au moins 50 p. 100 par rapport à celle qui serait due pour une durée équivalente effectuée suivant l’horaire normal de l’entreprise. Cette majoration ne s’applique pas lorsque les salariés de l’équipe de suppléance sont amenés à remplacer durant la semaine les salariés partis en congé.

A défaut de convention ou d’accord, l’utilisation de la dérogation prévue au premier alinéa est subordonnée à l’autorisation de l’inspecteur du travail donnée après consultation des délégués syndicaux et avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel, s’ils existent, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’Etat.

Les dispositions du présent article s’appliquent aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, par dérogation à l’article 105 (a) et au premier alinéa de l’article 105 (b) du code professionnel local.

Article L221-6

Lorsqu’il est établi que le repos simultané, le dimanche, de tout le personnel d’un établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de cet établissement, le repos peut être donné, soit toute l’année, soit à certaines époques de l’année seulement suivant l’une des modalités ci-après :

a) Un autre jour que le dimanche à tout le personnel de l’établissement ;

b) Du dimanche midi au lundi midi ;

c) Le dimanche après-midi avec un repos compensateur d’une journée par roulement et par quinzaine ;

d) Par roulement à tout ou partie du personnel.

Les autorisations nécessaires ne peuvent être accordées que pour une durée limitée. Elles sont données après avis du conseil municipal, de la chambre de commerce et d’industrie et des syndicats d’employeurs et de travailleurs intéressés de la commune.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux clercs, commis et employés des études et greffes dans les offices ministériels.

Article L221-7

L’autorisation accordée à un établissement en vertu de l’article précédent peut être étendue aux établissements de la même localité faisant le même genre d’affaires, s’adressant à la même clientèle, et compris dans la même classe de patente, une fraction d’établissement ne pouvant, en aucun cas, être assimilée à un établissement.

Les autorisations accordées en vertu de l’article précédent à plusieurs ou à la totalité des établissements d’une même localité faisant le même genre d’affaires, s’adressant à la même clientèle et compris dans la même classe de patente peuvent être toutes retirées lorsque la demande en est faite par la majorité des établissements intéressés.

Les décisions d’extension et de retrait sont prises après qu’il ait été procédé aux consultations prévues à l’article L. 221-6.

Article L221-8

Les recours pour excès de pouvoir présentés devant les tribunaux administratifs contre les décisions prévues aux articles L. 221-6 et L. 221-7 ont un effet suspensif.

Article L221-8-1

Sans préjudice des dispositions de l’article L. 221-6, dans les communes touristiques ou thermales et dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente, le repos hebdomadaire peut être donné par roulement pour tout ou partie du personnel, pendant la ou les périodes d’activités touristiques, dans les établissements de vente au détail qui mettent à disposition du public des biens et des services destinés à faciliter son accueil ou ses activités de détente ou de loisirs d’ordre sportif, récréatif ou culturel.

La liste des communes touristiques ou thermales concernées est établie par le préfet, sur demande des conseils municipaux, selon des critères et des modalités définis par voie réglementaire. Pour les autres communes, le périmètre des zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente est délimité par décision du préfet prise sur proposition du conseil municipal.

Les autorisations nécessaires sont accordées par le préfet après avis des instances mentionnées au sixième alinéa de l’article L. 221-6.

Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent article.

Article L221-9

Sont admis de droit à donner le repos hebdomadaire par roulement les établissements appartenant aux catégories suivantes :

1. Fabrication de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate ;

2. Hôtels, restaurants et débits de boissons ;

3. Débits de tabac ;

4. Magasins de fleurs naturelles ;

5. Hôpitaux, hospices, asiles, hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite, dispensaires, maisons de santé, pharmacies ;

6. Etablissements de bains ;

7. Entreprises de journaux et d’information ;

8. Entreprises de spectacles ;

9. Musées et expositions ;

10. Entreprises de location de chaises, de moyens de locomotion ;

11. Entreprise d’éclairage et de distribution d’eau et de force motrice ;

12. Entreprises de transport par terre autres que les chemins de fer ; entreprises de transport et de travail aériens ;

13. Entreprises d’émission et de réception de télégraphie sans fil ;

14. Espaces de présentation et d’exposition permanente dont l’activité est exclusive de toute vente au public, réservés aux producteurs, revendeurs ou prestataires de services.

Un décret en Conseil d’Etat énumère les autres catégories d’établissements qui peuvent bénéficier du droit de donner le repos hebdomadaire par roulement.

Article L221-10

Sont également admises de droit à donner le repos hebdomadaire par roulement :

1. Les industries où sont mises en oeuvre les matières susceptibles d’altération très rapide ;

2. Les industries dans lesquelles toute interruption de travail entraînerait la perte ou la dépréciation du produit en cours de fabrication ;

3. Les industries ou les entreprises industrielles dans lesquelles une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou accord d’entreprise prévoit la possibilité d’organiser le travail de façon continue pour des raisons économiques. A défaut de convention ou d’accord collectif étendu ou de convention ou d’accord d’entreprise, un décret en Conseil d’Etat peut prévoir les conditions dans lesquelles la dérogation prévue au premier alinéa peut être accordée. Les dispositions du présent alinéa s’appliquent aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, par dérogation à l’article 105 (a) et au premier alinéa de l’article 105 (b) du code professionnel local.

Un décret en Conseil d’Etat fixe la nomenclature des industries comprises dans les deux premières catégories ci-dessus définies.

Article L221-11

Les modalités d’application du repos hebdomadaire aux spécialistes occupés aux fabrications ou opérations continues dans les usines à feu continu ou à marche continue, sont déterminées par un décret en Conseil d’Etat. Les repos auxquels ces spécialistes ont droit peuvent être en partie différés sous réserve que, dans une période donnée, le nombre de repos de vingt-quatre heures consécutives soit toujours au moins égal à celui des semaines comprises dans ladite période et que chaque salarié ait le plus possible de repos le dimanche.

Le décret en Conseil d’Etat énumère les fabrications ou opérations auxquelles s’applique cette dérogation et détermine, pour chacune d’elles, la durée maximale de la période ci-dessus.

Article L221-12

En cas de travaux urgents dont l’exécution immédiate est nécessaire pour organiser des mesures de sauvetage, pour prévenir des accidents imminents ou réparer des accidents survenus au matériel, aux installations ou aux bâtiments de l’établissement, le repos hebdomadaire peut être suspendu pour le personnel nécessaire à l’exécution des travaux urgents.

Cette faculté de suspension s’applique non seulement aux salariés de l’entreprise où les travaux urgents sont nécessaires, mais aussi à ceux d’une autre entreprise faisant les réparations pour le compte de la première. Dans cette seconde entreprise chaque salarié doit jouir d’un repos compensateur d’une durée égale au repos supprimé. Il en est de même pour les salariés de la première entreprise préposés habituellement au service d’entretien et de réparation.

Article L221-13

Dans tout établissement industriel ou commercial qui a le repos hebdomadaire au même jour pour tout le personnel, ce repos peut être réduit à une demi-journée pour les personnes employées à la conduite des générateurs et des machines motrices, au graissage et à la visite des transmissions, au nettoyage des locaux industriels, aux soins à donner aux chevaux et généralement à tous les travaux d’entretien qui doivent être faits nécessairement le jour de repos collectif et qui sont indispensables pour éviter un retard dans la reprise normale du travail.

Au cas où le repos hebdomadaire a été réduit en vertu de l’alinéa précédent, un repos compensateur doit être donné à raison d’une journée entière pour deux réductions d’une demi-journée.

Article L221-14

Les dérogations au repos hebdomadaire prévues par les articles L. 221-12 et L. 221-13, ne sont pas applicables aux jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans et aux femmes.

Article L221-15

Les gardiens et concierges des établissements industriels et commerciaux auxquels le repos hebdomadaire ne peut être donné doivent avoir un repos compensateur.

La dérogation au repos hebdomadaire prévue par le présent article n’est pas applicable aux jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans et aux filles mineures.

Article L221-16

Un décret en Conseil d’Etat détermine les établissements de vente de denrées alimentaires au détail où le repos peut être donné le dimanche à partir de midi avec un repos compensateur, par roulement et par semaine, d’un autre après-midi pour les salariés âgés de moins de vingt et un ans logés chez les employeurs et par roulement et par quinzaine, d’une journée entière pour les autres salariés.

Article L221-16-1

L’inspecteur du travail peut, nonobstant toutes poursuites pénales, saisir en référé le président du tribunal de grande instance pour voir ordonner toutes mesures propres à faire cesser dans les établissements de vente au détail et de prestations de services au consommateur l’emploi illicite de salariés en infraction aux dispositions des articles L. 221-5 et L. 221-16 ou en infraction aux articles 41 (a et b) et 105 (i) du code des professions applicable dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Le président du tribunal peut notamment ordonner la fermeture le dimanche du ou des établissements concernés. Il peut assortir sa décision d’une astreinte qui sera liquidée au profit du Trésor.

Article L221-17

Lorsqu’un accord est intervenu entre les syndicats d’employeurs et de travailleurs d’une profession et d’une région déterminées sur les conditions dans lesquelles le repos hebdomadaire est donné au personnel suivant un des modes prévus par les articles précédents, le préfet du département peut, par arrêté, sur la demande des syndicats intéressés, ordonner la fermeture au public des établissements de la profession ou de la région pendant toute la durée de ce repos. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux activités dont les modalités de fonctionnement et de paiement sont automatisées.

Toutefois, lorsque cet arrêté concerne des établissements concourant d’une façon directe au ravitaillement de la population en denrées alimentaires, il peut être abrogé ou modifié par le ministre chargé du travail. La décision du ministre ne peut intervenir qu’après l’expiration d’un délai de six mois à compter de la mise en application de l’arrêté préfectoral ; elle doit être précédée de la consultation des organisations professionnelles intéressées.

Article L221-18

La fermeture prévue à l’article précédent ne s’applique pas aux stands des exposants dans l’enceinte des expositions, foires ou salons figurant sur une liste déterminée, après consultation des organisations d’employeurs et de travailleurs intéressées, par arrêté pris de concert entre les ministres chargés du travail et du commerce.

Ne peuvent figurer sur la liste prévue à l’alinéa précédent que les manifestations dont la durée n’excède pas trois semaines et qui sont organisées par des établissements publics, reconnus d’utilité publique ou ayant obtenu, pendant cinq années consécutives, le patronage du ministre chargé du commerce.

Les exposants admis à bénéficier des dispositions ci-dessus peuvent accorder le repos hebdomadaire à leur personnel dans les conditions prévues par les articles L. 221-9 et L. 221-10.

Article L221-19

Dans les établissements de commerce de détail où le repos hebdomadaire a lieu normalement le dimanche, ce repos peut être supprimé les dimanches désignés, pour chaque commerce de détail, par un arrêté du maire (ou du préfet, s’il s’agit de Paris) pris après avis des organisations d’employeurs et de travailleurs intéressées. Le nombre de ces dimanches ne peut excéder cinq par an.

Chaque salarié ainsi privé du repos du dimanche doit bénéficier d’un repos compensateur et d’une majoration de salaire pour ce jour de travail exceptionnel, égale à la valeur d’un trentième de son traitement mensuel ou à la valeur d’une journée de travail si l’intéressé est payé à la journée. L’arrêté municipal (ou préfectoral, s’il s’agit de Paris) détermine les conditions dans lesquelles ce repos est accordé, soit collectivement, soit par roulement dans une période qui ne peut excéder la quinzaine qui précède ou suit la suppression du repos. Si le repos dominical est supprimé un dimanche précédant une fête légale, le repos compensateur est donné le jour de cette fête.

Article L221-20

L’emploi de travailleurs le jour de repos hebdomadaire aux travaux de chargement et de déchargement dans les ports, débarcadères et stations est autorisé dans les mêmes cas et sous les mêmes conditions que ceux dans lesquels leur durée du travail peut être prolongée pour les mêmes travaux en vertu des décrets déterminant les conditions d’application des dispositions législatives relatives à la durée du travail.

Article L221-21

Un décret en Conseil d’Etat détermine les industries ne fonctionnant que pendant une partie de l’année dans lesquelles le repos hebdomadaire peut être en partie différé dans les conditions prévues par l’article L. 221-11 pour les usines à feu continu ou à marche continue, sous réserve que chaque travailleur bénéficie au moins de deux [*nombre*] jours par mois, autant que possible le dimanche.

Les établissements qui appartiennent aux branches d’activité à caractère saisonnier déterminées par décret et qui n’ouvrent en tout ou partie que pendant une période de l’année peuvent bénéficier de la même dérogation.

Article L221-22

Les industries traitant des matières périssables ou ayant à répondre à certains moments à un surcroît extraordinaire de travail et qui sont déterminées par un décret en Conseil d’Etat peuvent suspendre le repos hebdomadaire de leur personnel deux fois au plus par mois et sans que le nombre de ces suspensions dans l’année soit supérieur à six.

Les heures de travail ainsi effectuées le jour du repos hebdomadaire sont considérées comme heures supplémentaires et imputées sur le crédit d’heures supplémentaires prévu par les décrets déterminant les conditions d’applications des dispositions législatives relatives à la durée du travail.

Article L221-23

Un décret en Conseil d’Etat établit la nomenclature des industries particulières qui doivent être comprises dans les catégories générales énoncées aux articles L. 221-20, L. 221-21 et L. 221-22 en ce qui concerne les jeunes travailleurs et les femmes.

Article L221-24

Les décrets en Conseil d’Etat prévus par les articles L. 221-11, L. 221-16, L. 221-21, L. 221-22 et L. 221-23 sont pris dans les formes prévues à l’article L. 212-2 pour les décrets qui déterminent les conditions d’application des dispositions législatives relatives à la durée du travail.

Article L221-25

Dans les établissements de l’Etat ainsi que dans ceux où sont exécutés des travaux pour le compte de l’Etat et dans l’intérêt de la défense nationale, le repos hebdomadaire peut être temporairement suspendu par les ministres intéressés.

Article L221-26

Des décrets en Conseil d’Etat organisent le contrôle des jours de repos pour tous les établissements, que le repos hebdomadaire soit collectif ou qu’il soit organisé par roulement.

Ils déterminent également les conditions du préavis qui doit être adressé à l’inspecteur du travail par le chef de tout établissement qui bénéficie des dérogations.

Article L221-27

Les chambres de discipline dont relèvent les offices ministériels assurent, sous le contrôle du parquet, l’application du présent chapitre aux clercs, commis et employés des études et greffes dans ces offices.

Chapitre II : JOURS FERIES

SECTION 1 : DISPOSITIONS GENERALES.

Article L222-1

Les fêtes légales ci-après désignées sont des jours fériés :

Article L222-1-1

Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés, ne peuvent donner lieu à récupération.

Article L222-2

Les jeunes travailleurs, âgés de moins de dix-huit ans ne peuvent être employés les jours de fête reconnus par la loi, même pour rangement d’atelier, dans les usines, manufactures, mines, carrières, chantiers, ateliers et leurs dépendances de quelque nature que ce soit, publics ou privés, laïques ou religieux, même lorsque ces établissements ont un caractère d’enseignement professionnel ou de bienfaisance, ainsi que dans les offices publics et ministériels, les professions libérales, les sociétés civiles, les syndicats professionnels et associations de quelque nature que ce soit.

Article L222-3

Néanmoins, dans les usines à feu continu, les jeunes travailleurs du sexe masculin peuvent être employés tous les jours de la semaine, à la condition qu’ils aient au moins un jour de repos par semaine.

Article L222-4

Les apprentis, âgés de moins de dix-huit ans, ne peuvent être tenus en aucun cas, vis-à-vis de leur maître, à aucun travail de leur profession les jours de fêtes reconnues et légales.

Pour les établissements non mentionnés à l’article L. 200-1, si l’apprenti est obligé, par suite de conventions ou conformément à l’usage, de ranger l’atelier aux jours ci-dessus mentionnés, ce travail ne peut pas se prolonger au-delà de 10 heures du matin.

Article L222-4-1

Dans le département de la Moselle, le préfet, après consultation des organismes professionnels concernés et des organisations syndicales des professions de commerce et de distribution, peut, par arrêté, autoriser ou interdire l’ouverture des établissements commerciaux le Vendredi Saint et ceci de manière uniforme dans le département, indépendamment de la présence d’un temple protestant ou d’une église mixte dans les communes.

Section 2 : Dispositions particulières à la journée du 1er mai.

Article L222-5

Le 1er mai [*date*] est jour férié et chômé.

Article L222-6

Le chômage du 1er mai ne peut être une cause de réduction des traitements et salaires mensuels, bimensuels ou hebdomadaires.

Les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité égale au salaire qu’ils ont perdu du fait de ce chômage. Cette indemnité est à la charge de l’employeur.

Article L222-7

Dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail effectué, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur.

Article L222-9

Les dispositions de la présente section sont applicables aux salariés définis à l’article 1144 (1° à 7°, 9° et 10°) (1) du code rural.

Chapitre III : Congés annuels

Section 1 : Droit au congé.

Article L223-1

Tout ouvrier, employé ou apprenti des établissements industriels, commerciaux, artisanaux, agricoles, même s’ils ont la forme coopérative, et tout salarié des professions libérales, des offices ministériels, des syndicats professionnels, des sociétés civiles, associations et groupements de quelque nature que ce soit, a droit chaque année à un congé payé à la charge de l’employeur dans les conditions fixées par les articles suivants.

Section 2 : Durée du congé.

Article L223-2

Le travailleur qui, au cours de l’année de référence, justifie avoir été occupé chez le même employeur pendant un temps équivalent à un minimum d’un mois de travail effectif, a droit à un congé dont la durée est déterminée à raison de deux jours et demi ouvrables par mois de travail sans que la durée totale du congé exigible puisse excéder trente jours ouvrables.

Sauf dispositions contraires prévues par une convention ou un accord collectif mentionné aux articles L. 212-8 et L. 212-9, un décret en Conseil d’Etat fixe le début de la période de référence.

Les congés peuvent être pris dès l’ouverture des droits, sans préjudice des articles L. 223-7 et L. 223-8.

L’absence du travailleur ne peut avoir pour effet d’entraîner une réduction de ses droits à congé plus que proportionnelle à la durée de cette absence.

Lorsque le nombre de jours ouvrables calculé conformément aux deux alinéas précédents n’est pas un nombre entier, la durée du congé est portée au nombre entier immédiatement supérieur.

Article L223-3

La durée du congé annuel peut être majorée en raison de l’âge ou de l’ancienneté selon des modalités qui sont déterminées par convention ou accord collectif de travail.

Quelle que soit leur ancienneté dans l’entreprise, les jeunes travailleurs et apprentis âgés de moins de vingt et un ans au 30 avril de l’année précédente, ont droit, s’ils le demandent, à un congé de trente jours ouvrables. Ils ne peuvent exiger aucune indemnité de congé payé pour les journées de vacances dont ils réclament le bénéfice en sus de celles qu’ils ont acquises, à raison du travail accompli au cours de la période de référence.

Article L223-4

Sont assimilées à un mois de travail effectif pour la détermination de la durée du congé les périodes équivalentes à quatre semaines ou vingt-quatre jours de travail. Les périodes de congé payé, les repos compensateurs prévus par l’article L. 212-5-1 du présent code et par l’article L. 713-9 du Code Rural, les périodes de repos des femmes en couches prévues aux articles L. 122-25 à L. 122-30, les jours de repos acquis au titre de la réduction du temps de travail et les périodes limitées à une durée ininterrompue d’un an pendant lesquelles l’exécution du contrat de travail est suspendue pour cause d’accident du travail ou de maladie professionnelle, sont considérées comme périodes de travail effectif. Sont également considérées comme période de travail effectif pour la détermination de la durée du congé, les périodes pendant lesquelles un salarié ou un apprenti se trouve maintenu ou rappelé au service national à un titre quelconque.

Article L223-5

Les femmes salariées ou apprenties âgées de moins de vingt et un ans au 30 avril de l’année précédente bénéficient de deux jours de congé supplémentaire par enfant à charge. Le congé supplémentaire est réduit à un jour si le congé légal n’excède pas six jours.

En ce qui concerne les salariées âgées de plus de vingt et un ans à la date précitée, le supplément de deux jours par enfant à charge est confondu avec le congé principal prévu à l’article L. 223-2.

Est réputé enfant à charge l’enfant qui vit au foyer et est âgé de moins de quinze ans au 30 avril de l’année en cours.

Article L223-6

Les dispositions qui précèdent ne portent pas atteinte aux stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ou des contrats individuels de travail ni aux usages qui assureraient des congés payés de plus longue durée.

Article L223-7

La période de congé payé est fixée par les conventions ou accords collectifs de travail. Elle doit comprendre dans tous les cas la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année.

A défaut de convention ou accord collectif de travail elle est fixée par l’employeur, en se référant aux usages et après consultation des délégués du personnel et du comité d’entreprise.

A l’intérieur de la période des congés et à moins que l’ordre des départs ne résulte des stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ou des usages, cet ordre est fixé par l’employeur après avis, le cas échéant, des délégués du personnel, compte tenu de la situation de famille des bénéficiaires, notamment des possibilités de congé du conjoint dans le secteur privé ou public et de la durée de leurs services chez l’employeur ainsi que, le cas échéant, de leur activité chez un ou plusieurs autres employeurs. Sauf en cas de circonstances exceptionnelles, l’ordre et les dates de départ fixés par l’employeur ne peuvent être modifiés dans le délai d’un mois avant la date prévue du départ.

Les conjoints travaillant dans une même entreprise ont droit à un congé simultané.

Article L223-7-1

Pour les salariés définis à l’article 1144 (1) (1° à 7°, 9° et 10°) du code rural, il peut être dérogé aux dispositions de la deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 223-7.

Des autorisations d’absence de plus de vingt-quatre heures au titre du congé annuel ne peuvent être exigées par ces salariés durant les périodes de grands travaux. La durée de ces périodes ne peut excéder chaque année cinq mois consécutifs ou non.

Article L223-8

Le congé payé ne dépassant pas douze jours ouvrables doit être continu. La durée des congés pouvant être pris en une seule fois ne peut excéder vingt-quatre jours ouvrables. Il peut être dérogé individuellement à cette disposition pour ceux des salariés qui justifient de contraintes géographiques particulières.

Le congé principal d’une durée supérieure à douze jours ouvrables et au plus égale à vingt-quatre jours ouvrables peut être fractionné par l’employeur avec l’agrément du salarié. Dans ce cas, une fraction doit être au moins de douze jours ouvrables continus compris entre deux jours de repos hebdomadaire.

Cette fraction doit être attribuée pendant la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année. Les jours restant dus peuvent être accordés en une ou plusieurs fois en dehors de cette période. Il est attribué deux jours ouvrables de congé supplémentaire lorsque le nombre de jours de congé pris en dehors de cette période est au moins égal à six et un seul lorsqu’il est compris entre trois et cinq jours. Les jours de congé principal dus en sus de vingt-quatre jours ouvrables ne sont pas pris en compte pour l’ouverture du droit à ce supplément.

Des dérogations peuvent être apportées aux dispositions de l’alinéa précèdent soit après accord individuel du salarié, soit par convention collective ou accord collectif d’établissement.

Lorsque le congé s’accompagne de la fermeture de l’établissement, le fractionnement peut être effectué par l’employeur sur avis conforme des délégués du personnel ou à défaut de délégués, avec l’agrément des salariés.

Article L223-9

Lorsque la durée du travail d’un salarié est décomptée, en vertu d’une disposition légale, à l’année, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord collectif d’entreprise ou d’établissement peut prévoir que les droits à congés ouverts au titre de l’année de référence en application de l’article L. 223-2 peuvent être exercés durant l’année civile suivant celle pendant laquelle a débuté l’année comprenant la période de prise de ces congés, sans préjudice des articles L. 122-32-25 et L. 227-1. L’accord doit préciser :

Section 3 : Indemnités de congé.

Article L223-11

L’indemnité afférente au congé prévu par l’article L. 223-2 est égale au dixième de la rémunération totale perçue par le salarié au cours de la période de référence. Pour la détermination de la rémunération totale, il est tenu compte de l’indemnité de congé de l’année précédente ainsi que les indemnités afférentes au repos compensateur prévues à l’article L. 212-5-1 du présent code et par l’article L. 713-9 du code rural et les périodes assimilées à un temps de travail par l’article L. 223-4 sont considérées comme ayant donné lieu à rémunération en fonction de l’horaire de travail de l’établissement.

Lorsque la durée du congé est différente de celle qui est prévue à l’article L. 223-2, l’indemnité est calculée selon les règles fixées ci-dessus et proportionnellement à la durée du congé effectivement dû.

Toutefois, l’indemnité prévue par les deux alinéas précédents ne peut être inférieure au montant de la rémunération qui aurait été perçue pendant la période de congé si le salarié avait continué à travailler, cette rémunération étant, sous réserve de l’observation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, calculée à raison tout à la fois du salaire gagné pendant la période précédant le congé et la durée du travail effectif de l’établissement.

Un arrêté du ministre chargé du travail détermine les modalités d’application de cette disposition dans les professions mentionnées au premier alinéa de l’article L. 223-16.

Article L223-12

Dans les professions où, d’après les stipulations du contrat de travail, la rémunération du personnel est constituée en totalité ou en partie de pourboires versés par la clientèle, la rémunération à prendre en considération pour la détermination de l’indemnité de congé est évaluée conformément aux règles applicables en matière de sécurité sociale. En aucun cas, l’indemnité de congé payé ne peut être prélevée sur la masse des pourboires ou du pourcentage perçu pour le service.

Article L223-13

Les dispositions qui précèdent ne portent pas atteinte aux stipulations contractuelles ou aux usages qui assureraient des indemnités d’un montant plus élevé.

Pour la fixation de l’indemnité, il doit être tenu compte des avantages accessoires et des prestations en nature dont le salarié ne continuerait pas à jouir pendant la durée de son congé.

La valeur de ces avantages et prestations ne peut être inférieure à celle qui est fixée par l’autorité administrative compétente.

Article L223-14

Lorsque le contrat de travail est résilié avant que le salarié ait pu bénéficier de la totalité du congé auquel il avait droit, il doit recevoir pour la fraction de congé dont il n’a pas bénéficié, une indemnité compensatrice déterminée d’après les dispositions des articles L. 223-11 à L. 223-13. L’indemnité compensatrice est due dès lors que la résiliation du contrat de travail n’a pas été provoquée par la faute lourde du salarié et sans qu’il y ait lieu de distinguer suivant que cette résiliation résulte du fait du salarié ou du fait de l’employeur.

Dans le cas de résiliation du contrat de travail d’un salarié qui, par suite de l’ordre fixé pour les départs en congé, a pris un congé comportant une indemnité d’un montant supérieur à celle à laquelle, au moment de la résiliation, il aurait pu prétendre à raison de la durée de ses services, ce salarié doit rembourser le trop-perçu à l’employeur. Le remboursement n’est pas dû si la résiliation du contrat de travail par le salarié est provoquée par une faute lourde de l’employeur.

Les dispositions qui précèdent ne sont toutefois pas applicables dans le cas où l’employeur est tenu d’adhérer à une caisse de congés par application de l’article L. 223-16.

L’indemnité prévue au premier alinéa du présent article est également due aux ayants droit du salarié dont le décès survient avant qu’il ait pris son congé annuel payé. L’indemnité est versée à ceux des ayants droit qui auraient qualité pour obtenir le paiement des salaires arriérés.

Article L223-15

Lorsque le maintien en activité d’un établissement n’est pas assuré pendant un nombre de jours dépassant la durée fixée pour la durée des congés légaux annuels, l’employeur est tenu [*obligation*] pour chacun des jours ouvrables de fermeture excédant cette durée, de verser à son personnel une indemnité qui ne peut être inférieure à l’indemnité journalière de congés payés. Cette indemnité journalière n’est pas cumulable avec l’indemnité de congés payés.

Section 4 : Caisse de congés payés.

Article L223-16

Des décrets déterminent les professions, industries et commerces et en particulier ceux où les salariés ne sont pas habituellement occupés d’une façon continue chez un même employeur au cours de la période reconnue pour l’appréciation du droit au congé, où l’application des dispositions du présent chapitre comporte des modalités spéciales, sous forme notamment de la constitution de caisses de congé auxquelles doivent obligatoirement s’affilier les employeurs intéressés. Les décrets fixent, en particulier, la nature et l’étendue des obligatoires des employeurs, les règles d’organisation et de fonctionnement des caisses ainsi que la nature et les conditions d’exercice du contrôle de l’Etat à leur égard.

Article L223-17

Les caisses de congés payés peuvent nommer des contrôleurs chargés de collaborer à la surveillance de l’application de la législation sur les congés payés par les employeurs intéressés. Ceux-ci sont tenus à tout moment de fournir aux contrôleurs toutes justifications de nature à établir qu’ils se sont acquittés de leurs obligations.

Pour l’accomplissement de leur mission les contrôleurs disposent des mêmes pouvoirs que ceux qui sont attribués aux inspecteurs du travail. Tout obstacle à l’accomplissement de cette mission est passible des sanctions prévues à l’article L. 631-1.

Les contrôleurs doivent être agréés. Cet agrément est révocable à tout moment.

Les contrôleurs ne doivent rien révéler des secrets de fabrication ni des procédés et résultats d’exploitation dont ils pourraient prendre connaissance dans l’exercice de leur mission.

Chapitre IV : Repos des femmes en couches et des femmes allaitant leurs enfants.

Article L224-1

Les salariées ne peuvent être occupées pendant une période de huit semaines au total avant et après leur accouchement.

Il est interdit d’employer des femmes en couches dans les six semaines qui suivent leur délivrance.

Article L224-2

Pendant une année à compter du jour de la naissance, les mères allaitant leurs enfants disposent à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail.

Cette heure est indépendante des repos prévus à l’article L. 212-9.

Article L224-3

La mère peut toujours allaiter son enfant dans l’établissement. Les conditions auxquelles doit satisfaire le local où la mère sera admise à allaiter son enfant sont déterminées suivant l’importance et la nature des établissements, par décret en Conseil d’Etat.

Article L224-4

Les chefs d’établissements occupant plus de cent femmes de plus de quinze ans peuvent être mis en demeure d’installer dans leurs établissements ou à proximité, des chambres d’allaitement.

Article L224-5

Un décret en Conseil d’Etat pris après avis du conseil permanent d’hygiène sociale et de la commission d’hygiène industrielle, détermine les mesures propres à assurer l’exécution du présent chapitre, et notamment les conditions d’installation d’hygiène et de surveillance des chambres d’allaitement affectées aux enfants nourris au sein en totalité ou en partie.

Article L224-6

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux salariées mentionnées à l’article 1144 (1), alinéas 1° à 7°, 9° et 10°, du code rural.

Chapitre V : Congés non rémunérés

Section 1 : Congés de formation de cadres et d’animateurs pour la jeunesse.

Article L225-1

Les travailleurs salariés et apprentis des deux sexes des secteurs public et privé, âgés [*limite*] de moins de vingt-cinq ans, désireux de participer aux activités des organisations de jeunesse et d’éducation populaire, des fédérations et des associations sportives et de plein air légalement constituées, destinées à favoriser la préparation et la formation ou le perfectionnement de cadres et animateurs, ont droit, sur leur demande, à un congé non rémunéré de six jours ouvrables par an [*durée*] pouvant être pris en une ou deux fois à la demande du bénéficiaire.

Article L225-2

La durée du congé est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination [*calcul*] de la durée des congés payés ainsi que pour l’ensemble des autres droits résultant pour l’intéressé de son contrat.

Article L225-3

La durée du congé ne peut être imputée [*interdiction*] sur la durée du congé payé annuel.

Le congé ne peut se cumuler avec le congé d’éducation ouvrière qu’à concurrence de douze [*nombre maximum*] jours ouvrables pour une même année.

Article L225-4

Les conditions dans lesquelles le congé est attribué aux agents des services publics et des entreprises publiques ainsi qu’aux travailleurs jouissant d’un régime de congé plus avantageux que celui qui résulte du chapitre III du présent titre, sont déterminées par décret en Conseil d’Etat.

Article L225-5

Les modalités d’application de la présente section sont précisées par des décrets en Conseil d’Etat.

Ceux-ci fixent [*mentions*] notamment :

1. Les règles selon lesquelles est déterminé, par établissement, le nombre maximum de travailleurs ou apprentis susceptibles de bénéficier du congé au cours d’une année ;

2. Les conditions dans lesquelles l’employeur peut, le cas échéant, différer le congé, en raison des nécessités propres de son entreprise ou de son exploitation :

3. Les conditions dans lesquelles les salariés âgés de plus de vingt-cinq ans peuvent être exceptionnellement admis à bénéficier du congé ;

4. Les conditions dans lesquelles est établie la liste des organismes dont les activités ouvrent droit au congé. Cette liste est proposée par le haut comité de la jeunesse ou le haut comité des sports pour ce qui concerne ses attributions, et arrêtée par le Premier ministre, après avis des ministres intéressés.

Section 2 : Congés d’éducation ouvrière.

Article L225-6

Les dispositions relatives aux congés d’éducation ouvrière sont contenues dans le livre IV du présent code.

Section 3 : Congé mutualiste.

Article L225-7

Les administrateurs d’une mutuelle au sens de l’article L. 125-3 (1) du code de la mutualité bénéficient, dans les conditions et limites prévues aux articles L. 225-2, L. 225-3, premier alinéa, L. 225-4 et L. 225-5, premier à quatrième alinéas, du présent code, d’un congé non rémunéré de formation d’une durée maximale de neuf jours ouvrables par an. Les modalités d’application de la présente section, notamment les conditions dans lesquelles est établie la liste des stages ou organismes ouvrant droit à ce congé, sont déterminées par décret en Conseil d’Etat.

Section 4 : Congé de représentation

Article L225-8

I. - Lorsqu’un travailleur salarié ou apprenti, membre d’une association déclarée en application de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association ou inscrite au registre des associations en application de la loi du 19 avril 1908 applicable au contrat d’association dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle ou d’une mutuelle au sens du code de la mutualité, est désigné comme représentant de cette association ou de cette mutuelle pour siéger dans une instance, consultative ou non, instituée par une disposition législative ou réglementaire auprès d’une autorité de l’Etat à l’échelon national, régional ou départemental, ou d’une collectivité territoriale, l’employeur est tenu de lui accorder le temps nécessaire pour participer aux réunions de cette instance.

II. - Si à l’occasion de cette représentation le salarié subit une diminution de rémunération, il reçoit de l’Etat ou de la collectivité territoriale une indemnité compensant, en totalité ou partiellement et, le cas échéant, sous forme forfaitaire, la diminution de rémunération. L’employeur peut décider de maintenir celle-ci en totalité ou partie, au-delà de l’indemnité compensatrice. En ce cas, les sommes versées peuvent faire l’objet d’une déduction fiscale, dans les conditions fixées à l’article 238 bis du code général des impôts.

III. - La durée du congé de représentation ne peut dépasser neuf jours ouvrables par an. Elle peut être fractionnée en demi-journées. Elle est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour l’ensemble des autres droits résultant pour l’intéressé de son contrat et ne peut être imputée sur la durée du congé payé annuel.

IV. - L’autorisation d’absence ne peut être refusée par l’employeur que dans le cas où il estime, après avis, s’ils existent, du comité d’entreprise, ou, à défaut, des délégués du personnel, que cette absence aurait des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise.

Le refus doit être motivé à peine de nullité. Il peut être directement contesté devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes qui est saisi et statue en dernier ressort selon les formes applicables au référé.

V. - Les dispositions du présent article sont applicables aux salariés mentionnés aux 1° à 7°, 9° et 10° de l’article 1144 (1) du code rural.

VI. - Ces dispositions s’appliquent en l’absence de dispositions législatives particulières existant à la date de leur entrée en vigueur.

VII. - Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article, et notamment :

1° Les conditions d’indemnisation du salarié par l’Etat ;

2° Les règles selon lesquelles est déterminé, par établissement, le nombre maximum de salariés susceptibles de bénéficier des dispositions du présent article au cours d’une année.

Section 5 : Congé de solidarité internationale

Article L225-9

Le salarié a droit, sous réserve qu’il justifie d’une ancienneté dans l’entreprise d’au moins douze mois, consécutifs ou non, à un congé de solidarité internationale pour participer à une mission hors de France pour le compte d’une association à objet humanitaire déclarée en application de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association ou inscrite au registre des associations en application de la loi du 19 avril 1908 applicable au contrat d’association dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, ou pour le compte d’une organisation internationale dont la France est membre.

La durée de ce congé, pendant lequel le contrat de travail est suspendu, et la durée cumulée de plusieurs congés de solidarité internationale pris de façon continue ne peuvent excéder six mois.

La liste des associations mentionnées au premier alinéa du présent article est fixée par arrêté interministériel.

Article L225-10

Le salarié informe son employeur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, au moins un mois à l’avance, de la date de départ en congé et de la durée de l’absence envisagée, en précisant le nom de l’association pour le compte de laquelle la mission sera effectuée.

Le congé peut être refusé par l’employeur s’il estime qu’il aura des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l’entreprise. Ce refus, qui doit être motivé, est notifié au salarié, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, dans un délai de quinze jours après réception de la demande. Il peut être directement contesté devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes qui est saisi et statue en dernier ressort selon les formes applicables au référé.

A défaut de réponse de l’employeur dans un délai de quinze jours, son accord est réputé acquis.

Un décret fixe les règles selon lesquelles est déterminé, en fonction de l’effectif de l’établissement, le nombre maximum de salariés susceptibles de bénéficier simultanément du congé.

En cas d’urgence, le salarié peut solliciter un congé d’une durée maximale de six semaines, sous préavis de quarante-huit heures. L’employeur lui fait connaître sa réponse dans un délai de vingt-quatre heures. Il n’est pas, dans ce cas, tenu de motiver son refus, et son silence ne vaut pas accord.

Le salarié remet à l’employeur, à l’issue du congé, une attestation constatant l’accomplissement de la mission et délivrée par l’association ou l’organisation concernée.

Article L225-11

Le chef d’entreprise communique semestriellement au comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel la liste des demandes de congé avec l’indication de la suite qui y a été donnée, ainsi que les motifs de refus de demande de congé de solidarité internationale.

Article L225-12

La durée du congé ne peut être, sauf d’un commun accord, imputée sur celle du congé annuel.

Elle est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des avantages légaux et conventionnels liés à l’ancienneté.

Article L225-13

A l’issue du congé, ou à l’occasion de son interruption pour un motif de force majeure, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Article L225-14

Les dispositions de la présente section sont applicables aux salariés définis à l’article 1144 (1) (1° à 7° et 10°) du code rural.

Section 6 : Congé de solidarité familiale

Article L225-15

Tout salarié dont un ascendant, descendant ou une personne partageant son domicile souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital a le droit de bénéficier d’un congé de solidarité familiale, dans des conditions définies par décret.

Il peut, avec l’accord de son employeur, transformer ce congé en période d’activité à temps partiel.

Le congé de solidarité familiale a une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois. Il prend fin soit à l’expiration de cette période, soit dans les trois jours qui suivent le décès de la personne assistée, sans préjudice du bénéfice des dispositions relatives aux congés pour événements personnels et aux congés pour événements familiaux, soit à une date antérieure. Dans tous les cas, le salarié informe son employeur de la date prévisible de son retour avec un préavis de trois jours francs.

Le salarié doit adresser à son employeur, au moins quinze jours avant le début du congé, une lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou lui remettre en main propre une lettre contre décharge l’informant de sa volonté de bénéficier du congé de solidarité familiale, ainsi qu’un certificat médical attestant que la personne assistée souffre effectivement de la pathologie susmentionnée.

En cas d’urgence absolue constatée par écrit par le médecin qui établit le certificat médical visé à l’alinéa précédent, le congé de solidarité familiale débute sans délai à la date de réception par l’employeur de la lettre du salarié.

Article L225-16

Le salarié en congé de solidarité familiale ou qui travaille à temps partiel conformément aux dispositions de l’article L. 225-15 ne peut exercer par ailleurs aucune activité professionnelle.

Article L225-17

A l’issue du congé de solidarité familiale ou de sa période d’activité à temps partiel, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Article L225-18

La durée du congé de solidarité familiale est prise en compte pour la détermination des avantages liés à l’ancienneté. Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début du congé.

Article L225-19

Toute convention contraire aux articles L. 225-15, L. 225-17 et L. 225-18 est nulle de plein droit.

Chapitre VI : Congés pour événements familiaux.

Article L226-1

Tout salarié bénéficie, sur justification et à l’occasion de certains événements familiaux, d’une autorisation exceptionnelle d’absence de :

Quatre jours pour le mariage du salarié ;

Trois jours pour chaque naissance survenue à son foyer ou pour l’arrivée d’un enfant placé en vue de son adoption ; ces jours d’absence ne peuvent se cumuler avec les congés accordés pour ce même enfant dans le cadre du congé de maternité prévu au premier alinéa de l’article L. 122-26 ;

Deux jours pour le décès d’un conjoint ou d’un enfant ;

Un jour pour le mariage d’un enfant ;

Un jour pour le décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une soeur.

Ces jours d’absence n’entraînent pas de réduction de la rémunération. Ils sont assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel.

Les dispositions du présent article sont applicables aux salariés définis à l’article 1144 (1) (1° à 7°, 9° et 10°) du code rural.

Chapitre VII : Compte épargne-temps

Article L227-1

Une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir la création d’un compte épargne-temps au profit des salariés.

Le compte épargne-temps a pour objet de permettre au salarié qui le désire d’accumuler des droits à congé rémunéré ou de se constituer une épargne, notamment en vue de la mise en oeuvre des dispositions de l’article L. 351-14-1 du code de la sécurité sociale. Le congé doit être pris avant l’expiration d’un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle le salarié a accumulé un nombre de jours de congé égal à la durée minimale définie au neuvième alinéa du présent article. Lorsque le salarié a un enfant âgé de moins de seize ans à l’expiration de ce délai et lorsque l’un des parents du salarié est dépendant ou âgé de plus de soixante-quinze ans, la période dans laquelle il doit utiliser ses droits à congés est portée à dix ans.

Le compte épargne-temps peut être alimenté, par dérogation à l’article L. 223-1, par le report des congés payés annuels dans la limite de dix jours par an. Le report des congés prévu par l’article L. 122-32-25 peut se cumuler avec le report prévu au présent alinéa.

Le compte épargne-temps peut également être alimenté par tout ou partie de primes conventionnelles ou indemnités et par tout ou partie des sommes versées dans les conditions définies à l’article L. 444-6.

Une fraction de l’augmentation individuelle de salaire prévue par un accord de salaires peut être affectée au compte épargne-temps du salarié, dans les conditions fixées par la convention ou l’accord collectif.

Peuvent également être affectées au compte épargne-temps du salarié, dans les conditions fixées par la convention ou l’accord collectif, les heures de repos acquises au titre du repos compensateur de remplacement défini au premier alinéa du II de l’article L. 212-5 et une partie des jours de repos issus d’une réduction collective de la durée du travail utilisables à l’initiative du salarié.

La totalité des jours affectés au compte épargne-temps en application des troisième et sixième alinéas du présent article ne peut excéder vingt-deux jours par an. Dans les conditions prévues par la convention ou l’accord collectif, l’employeur peut compléter le crédit inscrit au compte épargne-temps.

Lorsque les caractéristiques des variations de l’activité le justifient, une convention ou un accord collectif étendu ou une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement peut prévoir les conditions dans lesquelles les heures effectuées au-delà de la durée collective du travail peuvent être affectées sur le compte épargne-temps dans la limite de cinq jours par an et sans pouvoir excéder au total quinze jours. La convention ou l’accord collectif doit préciser notamment les modalités selon lesquelles ces jours affectés sur le compte épargne-temps peuvent être utilisés à titre individuel ou collectif.

Le compte épargne-temps est utilisé pour indemniser en tout ou partie, sur la base du salaire perçu au moment de la prise du congé, des congés sans solde d’une durée minimale de deux mois, notamment pour les congés visés aux articles L. 122-28-1, L. 122-32-12 et L. 122-32-17. Cette durée minimale peut être modifiée par la convention ou l’accord collectif. Le compte épargne-temps est également utilisé pour indemniser tout ou partie des heures non travaillées lorsque le salarié choisit de passer à temps partiel dans les conditions définies aux articles L. 122-28-1, L. 122-28-9, L. 122-32-12 et L. 212-4-9.

Le compte épargne-temps peut être utilisé, notamment dans le cadre des actions de formation prévues aux articles L. 932-1 et L. 932-2, pour rémunérer les temps de formation effectués hors du temps de travail. Il peut également être utilisé par les salariés âgés de plus de cinquante ans désirant cesser leur activité, de manière progressive ou totale, sans que la limite fixée au deuxième alinéa leur soit opposable.

La convention ou l’accord collectif détermine notamment la durée minimale d’ancienneté dans l’entreprise pour que le bénéfice du compte épargne-temps soit ouvert, les modalités de valorisation en temps ou en argent des éléments affectés au compte, les conditions d’utilisation de ce compte, d’octroi du congé, de calcul, de liquidation et de versement des indemnités compensatrices, les conditions de transfert des droits des salariés en cas de mutation d’un établissement à un autre ou dans une filiale du même groupe, les conditions de liquidation du compte si le salarié renonce à son congé. Les droits à congés payés affectés au compte épargne-temps peuvent être valorisés en argent dans la limite de cinq jours par an.

Sauf si une convention ou un accord interprofessionnel ou une convention ou un accord collectif étendu prévoit des conditions de transfert des droits des salariés d’une entreprise à une autre, en cas de rupture du contrat de travail, le salarié perçoit une indemnité compensatrice d’un montant correspondant aux droits acquis dans le cadre du compte épargne-temps à la date de la rupture.

Les droits acquis dans le cadre du compte épargne-temps sont garantis dans les conditions de l’article L. 143-11-1.

Sauf lorsque le compte épargne-temps précède une cessation volontaire d’activité prévue par la convention ou l’accord, le salarié retrouve, à l’issue de son congé, son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Les dispositions du présent article sont applicables aux salariés définis à l’article 1144 (1° à 7°, 9° et 10°) du code rural.

Titre III : Hygiène, sécurité et conditions de travail

Chapitre préliminaire : Principes généraux de prévention

Article L230-1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements et organismes mentionnés au chapitre 1er du présent titre.

Article L230-2

I. - Le chef d’établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs de l’établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, d’information et de formation ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Il veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

II. - Le chef d’établissement met en oeuvre les mesures prévues au I ci-dessus sur la base des principes généraux de prévention suivants :

a) Eviter les risques ;

b) Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;

c) Combattre les risques à la source ;

d) Adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;

e) Tenir compte de l’état d’évolution de la technique ;

f) Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;

g) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’influence des facteurs ambiants, notamment en ce qui concerne les risques liés au harcèlement moral, tel qu’il est défini à l’article L. 122-49 ;

h) Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;

i) Donner les instructions appropriées aux travailleurs.

III. - Sans préjudice des autres dispositions du présent code, le chef d’établissement doit, compte tenu de la nature des activités de l’établissement :

a) Evaluer les risques pour la sécurité et la santé des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail ; à la suite de cette évaluation et en tant que de besoin, les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production mises en oeuvre par l’employeur doivent garantir un meilleur niveau de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs et être intégrées dans l’ensemble des activités de l’établissement et à tous les niveaux de l’encadrement ;

b) Lorsqu’il confie des tâches à un travailleur, prendre en considération les capacités de l’intéressé à mettre en oeuvre les précautions nécessaires pour la sécurité et la santé ;

c) Consulter les travailleurs ou leurs représentants sur le projet d’introduction et l’introduction de nouvelles technologies mentionnées à l’article L. 432-2, en ce qui concerne leurs conséquences sur la sécurité et la santé des travailleurs.

IV. - Sans préjudice des autres dispositions du présent code, lorsque dans un même lieu de travail les travailleurs de plusieurs entreprises sont présents, les employeurs doivent coopérer à la mise en oeuvre des dispositions relatives à la sécurité, à l’hygiène et à la santé selon des conditions et des modalités définies par décret en Conseil d’Etat.

En outre, dans les établissements comprenant au moins une installation figurant sur la liste prévue au IV de l’article L. 515-8 du code de l’environnement ou visée à l’article 3-1 du code minier, lorsqu’un salarié ou le chef d’une entreprise extérieure ou un travailleur indépendant est appelé à réaliser une intervention pouvant présenter des risques particuliers en raison de sa nature ou de la proximité de cette installation, le chef d’établissement de l’entreprise utilisatrice et le chef de l’entreprise extérieure définissent conjointement les mesures prévues aux I, II et III. Le chef d’établissement de l’entreprise utilisatrice veille au respect par l’entreprise extérieure des mesures que celle-ci a la responsabilité d’appliquer, compte tenu de la spécificité de l’établissement, préalablement à l’exécution de l’opération, durant son déroulement et à son issue.

Article L230-3

Conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur ou le chef d’établissement, dans les conditions prévues, pour les entreprises assujetties à l’article L. 122-33 du présent code, au règlement intérieur, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail.

Article L230-4

Les dispositions de l’article L. 230-3 n’affectent pas le principe de la responsabilité des employeurs ou chefs d’établissement.

Article L230-5

Le directeur départemental du travail et de l’emploi, sur le rapport de l’inspecteur du travail constatant une situation dangereuse résultant d’un non-respect des dispositions de l’article L. 230-2, peut mettre en demeure les chefs d’établissement de prendre toutes mesures utiles pour y remédier. Cette mise en demeure est faite par écrit, datée et signée et fixe un délai d’exécution tenant compte des difficultés de réalisation. Si, à l’expiration de ce délai, l’inspecteur du travail constate que la situation dangereuse n’a pas cessé, il peut dresser procès-verbal au chef d’établissement, qui est alors puni d’une peine de police.

Chapitre Ier : Dispositions générales.

Article L231-1

Sous réserve des exceptions prévues à l’article L. 231-1-1, sont soumis aux dispositions du présent titre les établissements industriels, commerciaux et agricoles et leurs dépendances, de quelque nature que ce soit, publics ou privés, laïques ou religieux, même s’ils ont un caractère coopératif, d’enseignement professionnel ou de bienfaisance, y compris les établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l’autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur.

Sont également soumis à ces dispositions les offices publics ou ministériels, les professions libérales, les sociétés civiles, les syndicats professionnels, les associations et groupements de quelque nature que ce soit, ainsi que les établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et les établissements de soins privés.

Sont également soumis aux dispositions du présent titre les établissements publics à caractère industriel et commercial et les établissements publics déterminés par décret qui assurent tout à la fois une mission de service public à caractère administratif et à caractère industriel et commercial, lorsqu’ils emploient du personnel dans les conditions du droit privé. Toutefois, ces dispositions peuvent, compte tenu des caractères particuliers de certains de ces établissements et des organismes de représentation du personnel éventuellement existants, faire l’objet d’adaptations sous réserve d’assurer les mêmes garanties aux salariés de ces établissements. Ces adaptations résultent de décrets en Conseil d’Etat.

Les ateliers des établissements publics dispensant un enseignement technique ou professionnel sont soumis aux dispositions des chapitres II, III et IV du présent titre, en ce qui concerne tant les personnels que les élèves. Un décret d’application fixe les conditions de mise en oeuvre de ces dispositions eu égard aux finalités spécifiques des établissements d’enseignement.

Article L231-1-1

Ne sont pas soumises aux dispositions de l’article L. 231-1 :

1. Les mines et carrières et leurs dépendances ;

2. Les entreprises de transport par fer, par route, par eau et par air dont les institutions particulières ont été fixées par voie statutaire.

Toutefois, ces dispositions ou celles qui sont prises en application de l’article L. 231-2 peuvent être rendues applicables, en tout ou en partie, aux entreprises ou établissements mentionnés à l’alinéa précédent ou à certaines parties de ceux-ci par des décrets qui déterminent leurs conditions d’application.

Article L231-1-2

Les attributions conférées par le présent titre et par le chapitre III du titre VI du livre II [*pénalités*] soit au ministre chargé du travail, soit aux inspecteurs du travail dont il dispose sont respectivement exercées par le ministre chargé de l’agriculture et par les inspecteurs du travail placés sous l’autorité de ce ministre en ce qui concerne les établissements agricoles prévus à l’article L. 231-1.

Article L231-1-3

Le ministre de l’agriculture est assisté par un ou des organismes consultatifs qui sont notamment chargés de donner sur les règlements applicables aux établissements agricoles, au sens de l’article L. 231-1, l’avis prévu à l’article L. 231-3.

Un décret en Conseil d’Etat détermine la composition, les règles de fonctionnement ainsi que, le cas échéant, les attributions, autres que celle qui a été ci-dessus établie, du ou des organismes prévus à l’alinéa précédent.

Ce ou ces organismes comprennent un nombre égal de représentants des organisations d’employeurs et de représentants des organisations de salariés.

Article L231-2

Des décrets en Conseil d’Etat déterminent :

1. Les mesures générales de protection et de salubrité applicables à tous les établissements assujettis, notamment en ce qui concerne l’éclairage, l’aération ou la ventilation, les eaux potables, les fosses d’aisance, l’évacuation des poussières et vapeurs, les précautions à prendre contre les incendies, le couchage du personnel, etc. ;

2. Au fur et à mesure des nécessités constatées les prescriptions particulières relatives soit à certaines professions, soit à certains modes de travail ;

3. Les modalités de l’évaluation et de la prévention des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs prévues aux III et IV de l’article L. 230-2 ;

4. L’organisation, le fonctionnement ainsi que les modalités de participation des établissements au financement d’organismes professionnels d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, constitués dans les branches d’activités à haut risque ; ces organismes, qui doivent associer les représentants des organisations professionnelles d’employeurs et de salariés les plus représentatives et dont l’activité est coordonnée par l’agence pour l’amélioration des conditions de travail prévue à l’article L. 200-5, sont chargés notamment de promouvoir la formation à la sécurité, de déterminer les causes techniques des risques professionnels, de susciter les initiatives professionnelles en matière de prévention et de proposer aux pouvoirs publics toutes mesures dont l’expérience aura fait apparaître l’utilité.

Les établissements tenus de constituer un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, notamment en application de l’article L. 236-1, ne sont pas exonérés de l’obligation d’adhérer à un organisme professionnel créé dans une branche d’activité en application de l’alinéa précédent.

Les décrets en Conseil d’Etat ci-dessus prévus et qui ont pour objet l’hébergement du personnel par les entreprises sont également applicables aux installations établies en dehors des limites des établissements ou chantiers régis par les dispositions du présent article.

Le contrôle de l’inspection du travail portera notamment sur l’installation et l’aménagement intérieur des locaux.

Article L231-2-1

I. - Des commissions d’hygiène et de sécurité, composées de représentants des employeurs et des salariés, sont chargées de promouvoir la formation à la sécurité et de contribuer à l’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité. Ces dispositions ne sont pas applicables aux exploitations et aux entreprises agricoles qui ne disposent pas de comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail prévu à l’article L. 236-1, ces exploitations et entreprises relevant du II ci-après.

A défaut de constitution de ces commissions par application du titre III du livre 1er du présent code, leur mission est assurée par des organismes créés conformément aux dispositions du 4. de l’article L. 231-2 du présent code.

En l’absence de stipulations de convention ou accord collectif de travail sur ce point, le règlement prévu par l’article L. 231-2 détermine les règles selon lesquelles les membres salariés des commissions ou des organismes susmentionnés sont indemnisés au titre de l’exercice de leurs fonctions.

II. - Des commissions paritaires d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail en agriculture sont instituées dans chaque département. Elles sont chargées de promouvoir la formation à la sécurité, de contribuer à l’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité et à l’évaluation des risques pour la sécurité et la santé des travailleurs des exploitations et entreprises agricoles énumérées aux 1°, 2°, 3° et 4° de l’article L. 722-1 du code rural et qui sont dépourvues de comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou de délégués du personnel.

Chaque commission comprend, en nombre égal, des représentants des organisations d’employeurs et de salariés les plus représentatives au plan national dans les branches professionnelles concernées, ou des organisations locales représentatives dans les départements d’outre-mer, nommés par le préfet. Ces représentants doivent exercer leur activité dans une exploitation ou entreprise visée à l’alinéa ci-dessus située dans le ressort territorial de la commission.

Les commissions susvisées sont présidées alternativement par période d’un an par un représentant des salariés ou un représentant des employeurs. Le sort détermine la qualité de celui qui est élu la première fois.

Le temps passé par les membres salariés aux réunions de la commission est de plein droit considéré comme temps de travail, et rémunéré comme tel. Les intéressés bénéficient en outre d’une autorisation d’absence rémunérée pour exercer leurs fonctions, dans la limite de quatre heures par mois. Les membres employeurs bénéficient de l’indemnité forfaitaire représentative du temps passé prévue par l’article 1022 (1) du code rural pour les administrateurs du troisième collège de la caisse de mutualité sociale agricole. Les frais de déplacement exposés par les membres de la commission, les salaires maintenus par les employeurs ainsi que les cotisations sociales y afférentes et les indemnités représentatives du temps passé sont pris en charge par le fonds national de prévention créé en application de l’article L. 751-48 du code rural.

Les membres salariés des commissions paritaires d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail en agriculture bénéficient des dispositions de l’article L. 236-11.

Un décret détermine les conditions d’application du présent article et notamment les modalités de fonctionnement des commissions ; il peut conférer à certaines commissions une compétence interdépartementale lorsque les salariés de certains départements limitrophes sont peu nombreux.

Article L231-2-2

Des commissions d’hygiène et de sécurité composées des représentants des personnels de l’établissement, des élèves, des parents d’élèves, de l’équipe de direction et d’un représentant de la collectivité de rattachement, présidées par le chef d’établissement, sont instituées dans chaque lycée technique ou professionnel.

Elles sont chargées de faire toutes propositions utiles au conseil d’administration en vue de promouvoir la formation à la sécurité et de contribuer à l’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité dans l’établissement et notamment dans les ateliers.

Un décret d’application fixe les conditions de mise en oeuvre de ces dispositions, notamment en ce qui concerne la composition et les modalités de fonctionnement des commissions d’hygiène et de sécurité.

Article L231-3

Les décrets en Conseil d’Etat prévus à l’article L. 231-2 sont pris, sans préjudice de l’application, s’il y a lieu, de l’article L. 231-3, après avis du conseil supérieur de la prévention des risques professionnels.

Ce conseil se substitue notamment à la commission d’hygiène industrielle, à la commission de sécurité du travail et au conseil supérieur de la médecine du travail. En font partie, en nombre égal, des représentants des organisations d’employeurs et des représentants des organisations de salariés.

Le conseil supérieur d’hygiène publique est, en outre, appelé à donner son avis sur les décrets en Conseil d’Etat prévus par l’article L. 231-2 (1.) lorsque ces décrets intéressent l’hygiène générale des locaux de travail ou le couchage du personnel.

Un décret en Conseil d’Etat détermine la composition, les règles de fonctionnement ainsi que, le cas échéant, les attributions autres que celle qui a été ci-dessus établie, du conseil supérieur de la prévention des risques professionnels.

Article L231-3-1

Tout chef d’établissement est tenu d’organiser une formation pratique et appropriée en matière de sécurité, au bénéfice des travailleurs qu’il embauche, de ceux qui changent de poste de travail ou de technique, des travailleurs liés par un contrat de travail temporaire en application des articles L. 124-2 et L. 124-2-1 à l’exception de ceux auxquels il est fait appel en vue de l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité et déjà dotés de la qualification nécessaire à cette intervention et, à la demande du médecin du travail, de ceux qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d’une durée d’au moins vingt et un jours. Cette formation doit être répétée périodiquement dans des conditions fixées par voie réglementaire ou par convention ou accord collectif.

Dans les établissements comprenant au moins une installation figurant sur la liste prévue au IV de l’article L. 515-8 du code de l’environnement ou visée à l’article 3-1 du code minier, le chef d’établissement est tenu de définir et de mettre en oeuvre au bénéfice des chefs d’entreprises extérieures et de leurs salariés et des travailleurs indépendants, mentionnés au deuxième alinéa du IV de l’article L. 230-2 du présent code, avant le début de leur première intervention dans l’enceinte de l’établissement, une formation pratique et appropriée aux risques particuliers que leur intervention peut présenter en raison de sa nature ou de la proximité de l’installation. Elle est dispensée sans préjudice de celles prévues par les premier et cinquième alinéas du présent article. Ses modalités de mise en oeuvre, son contenu et, le cas échéant, les conditions de son renouvellement peuvent être précisés par convention ou accord collectif de branche ou par convention ou accord collectif d’entreprise ou d’établissement.

Le comité d’entreprise ou d’établissement et le comité d’hygiène et de sécurité ou, dans les entreprises où il n’existe pas de comité d’entreprise, les délégués du personnel sont obligatoirement consultés sur les programmes de formation et veillent à leur mise en oeuvre effective. Ils sont également consultés sur la formation pratique prévue au deuxième alinéa ainsi que sur le programme et les modalités pratiques de la formation renforcée prévue au sixième alinéa et sur les conditions d’accueil des salariés aux postes définis par le même alinéa.

Le financement de ces actions est à la charge de l’employeur, à l’exception des formations visées aux deuxième et sixième alinéas qui incombent à l’entreprise utilisatrice, qui ne peut l’imputer sur la participation prévue à l’article L. 950-1 que pour les actions de formation définies à l’article L. 900-2.

En fonction des risques constatés, des actions particulières de formation à la sécurité sont également conduites dans certains établissements avec le concours, le cas échéant, des organismes professionnels d’hygiène et de sécurité visés à l’article L. 231-2 (4.) et des services de prévention des caisses régionales d’assurance maladie de la sécurité sociale.

L’étendue de l’obligation établie par le présent article varie selon la taille de l’établissement, la nature de son activité, le caractère des risques qui y sont constatés et le type des emplois occupés par les salariés concernés. Sans préjudice de l’interdiction figurant au 2° de l’article L. 122-3 et au 2° de l’article L. 124-2-3 du présent code, les salariés sous contrat de travail à durée déterminée et les salariés sous contrat de travail temporaire affectés à des postes de travail présentant des risques particuliers pour leur santé ou leur sécurité, eu égard à la spécificité de leur contrat de travail, bénéficient d’une formation renforcée à la sécurité ainsi que d’un accueil et d’une information adaptés dans l’entreprise dans laquelle ils sont occupés. La liste de ces postes de travail est établie par le chef d’établissement, après avis du médecin du travail et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe ; elle est tenue à la disposition de l’inspecteur du travail.

Lorsqu’il est fait appel, en vue de l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité, à des salariés sous contrat de travail temporaire, déjà dotés de la qualification nécessaire à cette intervention, le chef de l’entreprise utilisatrice donne aux salariés concernés toutes informations nécessaires sur les particularités de l’entreprise et de son environnement susceptibles d’avoir une incidence sur leur sécurité.

Un décret en Conseil d’Etat, pris en application de l’article L. 231-2, fixe les conditions dans lesquelles les formations prévues aux premier, cinquième et sixième alinéas du présent article sont organisées et dispensées.

Toute modification apportée au poste de travail pour des raisons de sécurité, qui entraînerait une diminution de la productivité, est suivie d’une période d’adaptation de deux semaines au moins pendant laquelle tout mode de rémunération au rendement est interdit. La rémunération est établie sur la moyenne des deux semaines précédant la modification.

Article L231-3-2

Un décret en Conseil d’Etat, pris en application de l’article L. 231-2, fixe les conditions dans lesquelles le chef d’établissement est tenu d’organiser et de dispenser une information des salariés sur les risques pour la santé et la sécurité et les mesures prises pour y remédier. Les modalités de l’obligation établie par le présent article tiennent compte de la taille de l’établissement, de la nature de son activité et du caractère des risques qui y sont constatés.

Article L231-3-3

Des décrets en Conseil d’Etat, pris en application de l’article L. 231-2, et après avis des organisations syndicales d’employeurs et de salariés intéressées, organisent par branche d’activité, en fonction des risques constatés, la limitation progressive des modes de travail par équipes successives, des cadences et des rythmes de travail lorsqu’ils sont de nature à affecter l’hygiène et la sécurité des travailleurs.

Article L231-4

Lorsque cette procédure est prévue, les inspecteurs et les contrôleurs du travail, avant de dresser procès-verbal, doivent mettre les chefs d’établissements en demeure de se conformer aux prescriptions des décrets mentionnés aux articles L. 231-2 et L233-5-1.

Par dérogation à la règle qui précède, les inspecteurs et les contrôleurs du trav