Code de déontologie médicale

Version consolidée au 22 mai 1997 (version c3e5614)

Titre 4 : De l'exercice de la profession

2. Exercice en clientèle privée.

Article 87

Il est interdit à un médecin d’employer pour son compte, dans l’exercice de sa profession, un autre médecin ou un étudiant en médecine.

Toutefois, le médecin peut être assisté en cas d’afflux exceptionnel de population dans une région déterminée.

Dans cette éventualité, si l’assistant est un docteur en médecine, l’autorisation fait l’objet d’une décision du conseil départemental de l’ordre ; s’il s’agit d’un étudiant, l’autorisation est donnée par le préfet, dans les conditions définies par la loi. Dans l’un et l’autre cas, le silence gardé par le conseil départemental ou le préfet vaut autorisation implicite à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande.

Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à l’accomplissement de stages de formation universitaire auprès du praticien par des étudiants en médecine, dans les conditions légales.

Article 88

Par dérogation au premier alinéa de l’article 87, le médecin peut être assisté dans son exercice par un autre médecin en cas de circonstances exceptionnelles, notamment d’épidémie, ou lorsque, momentanément, son état de santé le justifie. L’autorisation est accordée à titre exceptionnel par le conseil départemental pour une durée limitée à trois mois, éventuellement renouvelable. Le silence gardé par le conseil départemental vaut autorisation implicite à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la date de réception soit de la demande d’autorisation, soit de la demande de renouvellement.

Article 90

Un médecin ne doit pas s’installer dans un immeuble où exerce un confrère de même discipline sans l’accord de celui-ci ou sans l’autorisation du conseil départemental de l’ordre. Cette autorisation ne peut être refusée que pour des motifs tirés d’un risque de confusion pour le public. Le silence gardé par le conseil départemental vaut autorisation tacite à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande.