Code de l'action sociale et des familles

Version consolidée au 22 décembre 2016 (version ba01665)

Partie réglementaire

Livre IV : Professions et activités sociales

Titre IV : Particuliers accueillant des personnes âgées ou handicapées

Chapitre Ier : Accueillants familiaux et modalités d'agrément

Section 1 : Modalités et délai d'instruction de la demande d'agrément.

Article R441-1

Pour obtenir l’agrément mentionné à l’article L. 441-1 du présent code, la personne ou le couple proposant un accueil à son domicile, à titre habituel et onéreux, de personnes âgées ou handicapées adultes doit :

1° Justifier de conditions d’accueil permettant d’assurer la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral des personnes accueillies ;

2° S’engager à ce que l’accueil soit assuré de façon continue, en proposant notamment, dans le contrat mentionné à l’article L. 442-1, des solutions de remplacement satisfaisantes pour lesdurant des périodes durant lesquelles l’accueil viendrait à être interrompud’absence ;

3° Disposer d’un logement dont l’état, les dimensions et l’environnement répondent aux normes fixées par l’article R. 831-13 et par le premier alinéa de l’article R. 831-13-1 du code de la sécurité sociale et soient compatibles avec les contraintes liées à l’âge ou au handicap de ces personnes accueillies  ;

4° S’engager à suivre unela formation initiale et continue et l’initiation aux gestes de secourisme prévues à l’article L. 441-1  ;

5° Accepter qu’un suivi social et médico-social des personnes accueillies puisse être assuré, notamment au moyen de visites sur place.

Article R441-2

La demande d’agrément, établie sur s’effectue au moyen d’un formulaire dont le contenu est fixé par le présidearrêté des ministres chargés des personnes âgées et des personnes handicapées. Le même arrêté fixe la liste des pièces à joindre à la demande, qui seules peuvent être exigées à ce titre.

La demande d’agrémentnt du conseil départemental, doit préciser en particulier :

1° Le nombre maximum de personnes âgées ou handicapées que le demandeur souhaite accueillir, ainsi que, le cas échéant, la répartition entre ces deux catégories de personnes ;

Si l’accueil projeté est à temps partiel ou à temps complet.Les modalités d’accueil prévues : à temps complet ou partiel, en particulier accueil de jour ou accueil de nuit, permanent, temporaire ou séquentiel.

Article R441-3

La demande est adressée au président du conseil départemental du département de résidence du demandeur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou déposée auprès du service départemental compétent qui en donne récépissé.

Cette autorité dispose d’un délai de dixquinze jours pour en accuser réception suivant les modalités prévues par l’article R. 112-5 du code des relations entre le public et l’administration ou, si la demande est incomplète, pour indiquer, dans les conditions prévues par le décret du 6 juin 2001l’article L. 114-5 du même code, les pièces manquantes dont la production est indispensable à l’instruction de la demande et fixer un délaile délai qu’elle fixe pour la production de ces pièces.

Article R441-4

La décision du président du conseil départemental est notifiée dans un délai de quatre mois à compter de la date d’accusé de réception du dossier complet. A défaut de notification d’une décision dans ce délai, l’agrément est réputé acquis.

Tout refus d’agrément doit être motivé.ou de renouvellement d’agrément doit être motivé, de même que toute décision d’agrément ne correspondant pas à la demande, notamment en termes de nombre, de catégories de personnes susceptibles d’être accueillies ou de temporalités de l’accueil.

Article R441-6

Un délai minimum d’un an doit précéder toute nouvelle demande consécutive à une décision de refus ou, de retrait ou de non-renouvellement d’agrément.

Article R441-7

Dans l’année qui précède la date d’échéance de la décision d’agrément ou de renouvellement d’agrément, le président du conseil départemental indique, par lettre recommandée avec avis de réception, à l’accueillant familial qu’il doit présenter une demande de renouvellement d’agrément quatresix mois au moins avant ladite échéance s’il entend continuer à en bénéficier.

La demande de renouvellement de l’agrément est déposée et instruite dans les mêmes conditions que la demande initiale. Toute décision de non-renouvellement d’agrément est prise après avis de la commission consultative de retrait.

Le dossier est complété, lorsqu’il s’agit du premier renouvellement sollicité et, le cas échéant, lors des demandes de renouvellement suivantes, par un document attestant que le demandeur a suivi la formation mentionnée à l’article L. 441-1.

Article R441-8

Pour réunir les éléments d’appréciation nécessaires à l’instruction des demandes d’agrément, de modification ou de renouvellement d’agrément, le président du conseil départemental peut faire appel au concours de personnes morales de droit public ou de droit privé relevant des 6° et 7° du I de l’article L. 312-1 du présent code ayant conclu à cet effet une convention avec le département.

Les accueillants familiaux sont tenus de fournir aux services départementaux ainsi qu’aux institutions ou organismes qu’ils désignent à cet effet tous les renseignements qui leur sont demandés et sont en relation directe avec l’accomplissement de leurs missions.

Section 2 : Commission consultative de retrait.

Article R441-11

Lorsque le président du conseil départemental envisage dans les conditions prévues à l’article L. 441-2 de retirer un agrément ou d’y apporter une restriction, il saisit pour avis la commission consultative de retrait en lui indiquant le contenu de l’injonction préalable et les motifs de la décision envisagée

Lorsque le président du conseil départemental envisage de ne pas renouveler un agrément, il saisit pour avis la commission consultative de retrait en lui indiquant les motifs de la décision envisagée.

L’accueillant familial concerné est informé un mois au moins avant la date de la réunion de la commission, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, des motifs de la décision envisagée à son encontre. Il est invité à présenter à la commission ses observations par écrit ou à en faire part lors de la réunion de la commission. Il peut se faire assister par deux personnes de son choix.

La commission délibère hors de la présence de l’intéressé et des personnes qui l’assistent.

Chapitre II : Contrat entre la personne accueillie et l'accueillant familial

Article D442-2

1° Le montant minimum de la rémunération journalière des services rendus, visée au 1° de l’article L. 442-1, est égal à 2, 5 fois la valeur horaire du salaire minimum de croissance, déterminé dans les conditions prévues aux articles L. 141-23231-1 à L. 141-73231-11 du code du travail.

La rémunération journalière pour services rendus donne lieu au paiement d’une indemnité de congés payés conformément aux dispositions de l’article L. 223-113141-24 du code du travail.

2° Les montants minimum et maximum de l’indemnité journalière pour sujétions particulières, mentionnée au 2° de l’article L. 442-1, sont respectivement égaux à 10,37 fois et 41,46 fois le minimum garanti, déterminé dans les conditions prévues à l’article L. 141-8 du code du travailla valeur horaire du salaire minimum de croissance mentionné au 1°.

3° Les montants minimum et maximum de l’indemnité journalière représentative des frais d’entretien courant de la personne accueillie, mentionnée au 3° de l’article L. 442-1, sont respectivement égaux à 2 et 5 fois le minimum garanti, déterminé dans les conditions prévues à l’article L. 141-83231-12 du code du travail.

Article D442-4

Le contrat doit préciser si l’accueil est réalisé pour une durée permanentepermanent, temporaire ou séquentiel, à temps complet ou à temps partieltemporaire et prévoirprévoit la période pour laquelle il est conclu. Le caractère temporaire

Il précise les conditions matérielles et financières de l’accueil ne modifie pas les conditions de l’agrément délivré par le conseil général. , les obligations de chacune des parties, les modalités de remplacement de l’accueillant familial et les modalités de sa modification et de sa rupture.

Le nombre de personnes accueillies simultanément, de manière permanente ou temporaire pour un accueil à temps complet ou pour un accueil à temps partiel, et le cas échéant le nombre de contrats d’accueil, ne peuvent dépasser le nombre mentionné par la décision d’agrément délivrée conformément à l’article R. 441-5.

Chapitre IV : Accueillants familiaux employés par des personnes morales de droit public ou de droit privé

Article D444-5

1° Le montant minimal de la rémunération garantie mentionnée au premier alinéa de l’article L. 444-4 est égal à 2, 5 fois la valeur horaire du salaire minimum de croissance, déterminé dans les conditions prévues aux articles L. 3231-2 à L. 3231-11 du code du travail par personne accueillie et par jour rémunéré.

Lorsque le montant de la rémunération garantie ou le montant de l’indemnité prévue à l’article L. 444-5 est inférieur au montant de base nécessaire pour la détermination du droit à pension, l’employeur verse les cotisations permettant la validation des périodes considérées pour la détermination du droit à pension, conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article L. 351-2 du code de la sécurité sociale.

2° Les montants minimum et maximum de l’indemnité journalière en cas de sujétions particulières, mentionnée au 2° de l’article L. 442-1, sont respectivement égaux à 10,37 fois et 41,46 fois le minimum garanti, déterminé dans les conditions prévues à l’article L. 3231-12 du code du travail.la valeur horaire du salaire minimum de croissance mentionné au 1°. L’indemnité journalière en cas de sujétions particulières est justifiée par la disponibilité supplémentaire de l’accueillant liée à l’état de la personne accueillie. Son montant est fixé par l’employeur.

3° Les montants minimum et maximum de l’indemnité journalière représentative des frais d’entretien courant de la personne accueillie, mentionnée au 3° de l’article L. 442-1, sont respectivement égaux à 2 et 5 fois le minimum garanti, déterminé dans les conditions prévues à l’article L. 3231-12 du code du travail. Le montant de l’indemnité journalière représentative des frais d’entretien est fixé par l’employeur.