Code de l'action sociale et des familles

Version consolidée au 1er mars 2008 (version 07d0aa4)

Partie législative

Livre IV : Professions et activités d'accueil

Titre II : Assistants maternels et assistants familiaux

Chapitre II : Assistants maternels et assistants familiaux employés par des personnes morales de droit public.

Article L422-1

Les articles L. 773423-3 à L. 773-11423-13, L. 423-15, L. 773423-17 à L. 773-23 et423-22, L. 773-25423-27 à L. 773-28 du code du travail423-33 et L. 423-35 s’appliquent aux assistants maternels et aux assistants familiaux employés par des personnes morales de droit public.

Lorsque les assistants familiaux sont employés par le département, les indemnités mentionnées à l’article L. 773-26 du code du travail423-30 sont fixées par délibération du conseil général.

Article L422-4

Afin de pouvoir assurer sans délai des accueils urgents et de courte durée, les services concernés peuvent spécialiser dans cette forme d’accueil certains des assistants familiaux qu’ils emploient.

Ces personnes s’engagent à recevoir immédiatement les enfants présentés par le service dans la limite d’un nombre maximum convenu avec lui.

En contrepartie, elles perçoivent, durant les périodes où aucun enfant ne leur est confié, une indemnité de disponibilité dont le montant minimum, supérieur à celui de l’indemnité prévue par l’article L. 773-9 du code du travail423-20, est fixé par décret en référence au salaire minimum interprofessionnel de croissance.

Chapitre III : Assistants maternels et assistants familiaux employés par des personnes de droit privé

Section 4 : Assistants familiaux

Sous-section 2 : Dispositions applicables aux seuls assistants familiaux employés par des personnes morales de droit privé

Article L423-33

Les assistants familiaux ne peuvent se séparer des mineurs qui leur sont confiés pendant les repos hebdomadaire, jours fériés, congés annuels, congés d’adoption ou congés de formation ou congés pour événements familiaux sans l’accord préalable de leur employeur.

La décision de celui-ci est fondée sur la situation de chaque enfant, en fonction, notamment, de ses besoins psychologiques et affectifs et des possibilités de remise à sa famille naturelle. Elle tient compte aussi des souhaits de la famille d’accueil.

Toutefois, sous réserve de l’intérêt de l’enfant, l’employeur doit autoriser l’assistant familial qui en a effectué la demande écrite à se séparer simultanément de tous les enfants accueillis pendant une durée minimale de jours de congés annuels et une durée minimale de jours à répartir sur l’année, définies par décret.

L’employeur qui a autorisé l’assistant familial à se séparer de tous les enfants accueillis pour la durée de ses congés payés organise les modalités de placement de ces enfants en leur garantissant un accueil temporaire de qualité pour permettre à l’assistant familial chez qui ils sont habituellement placés de faire valoir ses droits à congés.

Lorsque l’enfant est maintenu chez l’assistant familial pendant la période de congés annuels de ce dernier, la rémunération de celui-ci est maintenue et s’ajoute aux indemnités prévues à l’article L. 773-4.

Si, à l’occasion d’une maternité, l’assistant familial relevant de la présente sous-section désire qu’un enfant qui lui a été confié lui soit momentanément retiré, il fixe la date de départ et la durée du retrait dans les limites prévues pour le repos des femmes en couches. Il fait connaître cette date et cette durée à l’employeur avant la fin du septième mois de sa grossesse.

Avec leur accord écrit, il est institué un report de congés au bénéfice des assistants familiaux qui n’ont pas utilisé la totalité des droits ouverts au cinquième alinéa. Ce compte permet à son titulaire d’accumuler des droits à congés rémunérés, par report des congés annuels.

L’assistant familial voit alors sa rémunération maintenue pendant la période de congés annuels, sans que s’ajoutent à celle-ci les indemnités prévues à l’article L. 773-4. Les droits à congés acquis au titre du report de congés doivent être exercés au plus tard à la date à laquelle l’assistant familial cesse définitivement ses fonctions ou liquide sa pension de retraite.