Code de l'action sociale et des familles

Version consolidée au 1er janvier 2002 (version 0d27578)

Partie législative

Livre Ier : Dispositions générales

Titre Ier : Principes généraux

Chapitre III : Personnes âgées.

Article L113-2

Afin de favoriser la coordination des prestations servies aux personnes âgées dépendantes, d’accomplir les tâches d’instruction et de suivi de ces prestations et de préciser les modalités de gestion de cette coordination, le département conclut des conventions avec les organismes de sécurité sociale.

Ces conventions doivent être conformes à un cahier des charges arrêté par le ministre chargé des personnes âgées après avis des représentants des présidents de conseils généraux et des organismes nationaux de sécurité sociale.

Un comité national de la coordination gérontologique est chargé du suivi de la mise en oeuvre de ces conventions et, le cas échéant, d’une fonction de médiation pour leur conclusion. Ce comité a également pour mission d’évaluer le développement qualitatif et quantitatif du dispositif d’allocation personnalisée d’autonomie au terme des deux ans d’application. Cette mission ne comprend pas la réforme de la grille mentionnée à l’article L. 232-2.

Un décret précise les modalités de fonctionnement et la composition du comité mentionné à l’alinéa précédent qui comprend, notamment, des représentants des présidents de conseils généraux, des organismes de sécurité sociale et du comité national des retraités et des personnes âgées.

Pour favoriser l’évaluation des prestations servies aux personnes âgées par les collectivités publiques et institutions concernées, des conventions organisant des dispositifs d’observation partagée peuvent être passées entre l’Etat, le département, les organismes de protection sociale et toute commune souhaitant y participer.

Titre III : Procédures

Chapitre II : Participation et récupération.

Article L132-8

Des recours sont exercés, selon le cas, par l’Etat ou le département :

1° Contre le bénéficiaire revenu à meilleure fortune ou contre la succession du bénéficiaire ;

2° Contre le donataire, lorsque la donation est intervenue postérieurement à la demande d’aide sociale ou dans les dix ans qui ont précédé cette demande ;

3° Contre le légataire.

En ce qui concerne les prestations d’aide sociale à domicile, de soins de ville prévus par l’article L. 111-2, la prestation spécifique dépendance et la prise en charge du forfait journalier, les conditions dans lesquelles les recours sont exercés, en prévoyant, le cas échéant, l’existence d’un seuil de dépenses supportées par l’aide sociale, en deçà duquel il n’est pas procédé à leur recouvrement, sont fixées par voie réglementaire.

Le recouvrement sur la succession du bénéficiaire de l’aide sociale à domicile, de la prestation spécifique dépendance ou de la prise en charge du forfait journalier s’exerce sur la partie de l’actif net successoral, défini selon les règles de droit commun, qui excède un seuil fixé par voie réglementaire.

Article L132-9

Pour la garantie des recours prévus à l’article L. 132-8, les immeubles appartenant aux bénéficiaires de l’aide sociale sont grevés d’une hypothèque légale, dont l’inscription est requise par le représentant de l’Etat ou le président du conseil général dans les conditions prévues à l’article 2148 du code civil.

Les bordereaux d’inscription doivent mentionner le montant des prestations allouées au bénéficiaire de l’aide sociale.

L’hypothèque prend rang, à l’égard de chaque somme inscrite, à compter de la date de l’inscription correspondante.

Aucune inscription ne pourra être prise lorsque la valeur globale des biens de l’allocataire est inférieure à une somme fixée par voie réglementaire.

Les formalités relatives à l’inscription de l’hypothèque mentionnée ci-dessus, ainsi qu’à sa radiation, ne donnent lieu à aucune perception au profit du Trésor.

Les prestations d’aide sociale à domicile, la prestation spécifique dépendance et la prise en charge du forfait journalier mentionnées à l’article L. 132-8 ne sont pas garanties par l’inscription d’une hypothèque légale.

Livre II : Différentes formes d'aide et d'action sociales

Titre Ier : Famille

Chapitre IV : Accueil des jeunes enfants.

Article L214-1

Les règles relatives à l’accueil des enfants de moins de six ans sont fixées par les dispositions des articles L. 2324-1, L. 2324-2, L. 2324-3, L. 2324-4 et L. 2326-4 du code de la santé publique ci-après reproduites :

" Art. L. 2324-1. - Si elles ne sont pas soumises à un régime d’autorisation en vertu d’une autre disposition législative, la création, l’extension et la transformation des établissements et services gérés par une personne physique ou morale de droit privé accueillant des enfants de moins de six ans sont subordonnées à une autorisation délivrée par le président du conseil général, après avis du maire de la commune d’implantation.

Sous la même réserve, la création, l’extension et la transformation des établissements et services publics accueillant des enfants de moins de six ans sont décidées par la collectivité publique intéressée, après avis du président du conseil général.

La création, l’extension ou la transformation des centres de vacances, de loisirs ou de placement de vacances, publics ou privés, qui accueillent des enfants de moins de six ans est subordonnée à une autorisation délivrée par le représentant de l’Etat dans le département, après avis du médecin responsable du service départemental de protection maternelle et infantile.

Les conditions de qualification ou d’expérience professionnelle, de moralité et d’aptitude physique requises des personnes exerçant leur activité dans les établissements ou services mentionnés aux alinéas précédents ainsi que les conditions d’installation et de fonctionnement de ces établissements ou services sont fixées par voie réglementaire.

" Art. L. 2324-2. - " Les établissements et services mentionnés à l’article L. 2324-1 sont soumis au contrôle et à la surveillance du médecin responsable du service départemental de protection maternelle et infantile. "

" Art. L. 2324-3. - Lorsqu’il estime que la santé physique ou mentale ou l’éducation des enfants sont compromises ou menacées :

1° Le représentant de l’Etat dans le département ou le président du conseil général peut adresser des injonctions aux établissements et services mentionnés au premier alinéa de l’article L. 2324-1 ;

2° Le représentant de l’Etat dans le département peut adresser des injonctions aux établissements et services mentionnés aux alinéas 2 et 3 de l’article L. 2324-1.

Dans le cas où il n’a pas été satisfait aux injonctions, le représentant de l’Etat dans le département peut prononcer la fermeture totale ou partielle, provisoire ou définitive, des établissements ou services mentionnés à l’article L. 2324-1, après avis du président du conseil général en ce qui concerne les établissements et services mentionnés aux deux premiers alinéas de cet article.

La fermeture définitive vaut retrait des autorisations instituées aux alinéas 1 et 3 de l’article L. 2324-1.

En cas d’urgence, le représentant de l’Etat dans le département peut prononcer, par arrêté motivé, la fermeture immédiate, à titre provisoire, des établissements mentionnés à l’article L. 2324-1. Il en informe le président du conseil général. "

" Art. L. 2324-4. - Sauf disposition contraire, les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’Etat. "

" Art. L. 2326-4. - " La création, l’extension ou la transformation des établissements et services privés mentionnés à l’article L. 2324-1 sans l’autorisation mentionnée aux alinéas premier et troisième de l’article L. 2324-1 est punie de trois mois d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende.

Les personnes physiques coupables de l’infraction mentionnée à l’alinéa précédent encourent également les peines complémentaires suivantes :

1° L’interdiction, temporaire ou définitive, de diriger tout établissement ou service mentionné à l’article L. 2324-1 ;

2° La fermeture, temporaire ou définitive, des établissements ou services. "

Titre II : Enfance

Chapitre V : Adoption

Section 3 : Adoption internationale.

Article L225-17

Est puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15000 euros le fait d’exercer l’activité d’intermédiaire pour l’adoption ou le placement en vue de l’adoption de mineurs de quinze ans sans avoir obtenu l’autorisation préalable prévue au premier alinéa de l’article L. 225-11 ou malgré une interdiction d’exercer.

Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, suivant les modalités de l’article 131-27 du code pénal, d’exercer l’activité professionnelle d’accueil, d’hébergement ou de placement de mineurs.

Livre II : Différentes formes d'aide et d'action sociales

Titre III : Personnes âgées

Chapitre II : Aide aux personnes dépendantes

Section 1 : Dispositions générales.

Sous-section 1 : Prise en charge et allocation personnalisée d'autonomie à domicile

Article L232-1

Toute personne âgée résidant en France et remplissant les conditions d’âge, de degré de dépendance et de ressources fixées par voie réglementairequi se trouve dans l’incapacité d’assumer les conséquences du manque ou de la perte d’autonomie liés à son état physique ou mental a droit, sur sa demande, à une prestation en nature dite prestation spécifique dépendance.

Le bénéfice de la prestation spécifique dépendance est ouvert, dans allocation personnalisée d’autonomie permettant une prise en charge adaptée à ses besles conditions prévues au premier alinéa, aux personnes de nationalité étrangère qui séjournent régulièrement en France et remplissent également la condition de résidence prévue au 4° de l’article L. 111-2.

La dépendance mentionnée au oins.

Cette allocation, définie dans des conditions identiques sur l’ensemble du territoire national, est destinée auxpremier alinéa est définie comme l’état de la personnes qui, nonobstant les soins qu’elle ests sont susceptibles de recevoir, aont besoin d’êtred’une aidée pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie ou requiertdont l’état nécessite une surveillance régulière.

Article L232-2

La demande de prestation spécifique dépendance est adressée au président du conseil général du département de résidence du demandeur qui informe du dépôt de celle-ci le maire de la commune deL’allocation personnalisée d’autonomie, qui a le caractère d’une prestation en nature, est accordée, sur sa demande, dans les limites de tarifs fixés par voie réglementaire, à toute personne attestant d’une résidence. Elle es stable et régulière et remplissant les conditions d’âge et de perte d’autonomie, évaluée à l’aide d’une grille nationale, également définies par voie réglementaire.

Les personnes sans résidence stable doivent, pour t instruite par une équipe médico-sociale qui comprend au moins un médecin et un travailleur social et dont l’un au moins des membres se rend auprès de l’intéressé. Pour précier le besoin d’aide de celui-ci, le président du conseil général compétent en application des dispositions de l’article L. 232-6 se fonde notamment apsurprétendre au bénéfice de l’allocation personnalisée d’autonomie, élire domicile auprès de l’un des organismes mentionnés à l’article L. 232-13, agréé à cette fin conjointement par les conclusions de l’équipe médico-sociale représentant de l’Etat dans le département et par le président du conseil général.

Article L232-3

La prestation spécifique dépendance est accordée par décision motivée du président Lorsque l’allocation personnalisée d’autonomie est accordée à une personne résidant à domicile, elle est affectée à la couverture des dépenses de toute nature relevant d’un plan d’aide élaboré par une équipe médico-sociale.

L’allocation personnalisée d’autonomie est égale au montant de la fraction du plan d’aidu conseil général, après avis du maire de la commune de résidence du demandeur. Si cet avis n’a pas été rendu dans un délai de quinze jours après transmission de la demande par le président du cque le bénéficiaire utilise, diminué d’une participation à la charge de celui-ci. Le montant maximum du plan d’aide est fixé par un tarif national en fonction du degré de perte d’autonomie déterminé à l’aide de la grille mentionnée à l’article L. 232-2 et revalorisé au 1er janvier de chaque année, auonseil général, il est réputé être favorable. Si la décision du président du conseil général n’a pas été notifiée à l’intéressé dans un délai de deux moins conformément à l’évolution des prix à la consommation hors tabac prévue dans le rapport économique et financier annexé au projet de ls à compter du dépôt de son dossier complet, la prestation spécifique dépendance est réputée lui être accordée à compter du terme de ce délai.oi de finances pour l’année civile à venir.

Article L232-4

En cas d’urgence, le président du conseil général peut attribuer, à titre provisoire, la prestation mentionnée à l’article L. 232-1 jusqu’à l’expiration du La participation du bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie est calculée en fonction de ses ressources déterminées dans les conditions fixées aux articles L. 132-1 et L. 132-2, selon un barème national revalorisé au 1er janvier de chaque année comme les pensions aux termes de la loi de financement de la sécurité sociale.

Les rentes viagères ne sont pas prises en compte pour le calcul des ressources de l’intéressé lorsqu’elles ont été constituées en sa faveur par un ou plusieurs de ses enfants ou lorsqu’elles ont été constituées par lui-même ou son conjoint pour se prémunir contre le risque de perte d’autonomie.

De même, ne sont pas pris en compte, pour le calcul des ressources de l’intéressé, les concours financiers apportés par les enfants pour les prises en charge nécessitées par la perte d’autonomie de leurs parents, ainsi que certaines prestations sociales à objet spécialisé dont la liste est fixée par voie réglementaire.délai de deux mois mentionné à l’article L. 232-3, dans des conditions fixées par le règlement départemental d’aide sociale.

Article L232-5

La décision mentionnée à l’article L. 232-3 fait l’objet d’une révision périodique instruite selon les mêmes modalités.Pour l’application de l’article L. 232-3, sont considérées comme résidant à domicile les personnes accueillies dans les conditions fixées par les articles L. 441-1 à L. 443-10 ou hébergées dans un établissement visé au II de l’article L. 312-8.

Article L232-6

La prestation spécifique dépendance est servie et gérée par le département où le bénéficiaire possède son domicile de secours acquis conformément aux articles L. 122-1 à L. 122-4. En cas d’absence de domicile de secours, la prestation est servie et gérée par le département de résidence. Toutefois, les dépenses ainsi engagées sont à la charge de l’Etat.L’équipe médico-sociale recommande, dans le plan d’aide mentionné à l’article L. 232-3, les modalités d’intervention qui lui paraissent les plus appropriées compte tenu du besoin d’aide et de l’état de perte d’autonomie du bénéficiaire.

Dans les cas de perte d’autonomie les plus importants déterminés par voie réglementaire, lorsque le plan d’aide prévoit l’intervention d’une tierce personne à domicile, l’allocation personnalisée d’autonomie est, sauf refus exprès du bénéficiaire, affectée à la rémunération d’un service prestataire d’aide à domicile agréé dans les conditions fixées à l’article L. 129-1 du code du travail.

Quel que soit le degré de perte d’autonomie du bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie, le montant de celle-ci est modulé, dans des conditions fixées par voie réglementaire, suivant l’expérience et le niveau de qualification de la tierce personne ou du service d’aide à domicile auquel il fait appel.

Article L232-7

Pour l’instruction et le suivi de la prestation spécifique dépendance, le département peut conclure des conventions avec des institutions et organismes publics sociaux ou médico-sociaux, notamment les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale, des organismes régis par le code de la mutualité ou des associations. Ces conventions doivent être conformes à une convention-cadre fixée par arrêté conjoint du ministre chargé des personnes âgées et du ministre chargé des collectivités territoriales, pris après avis des représentants des présidents de conseils généraux et des mairesDans le délai d’un mois à compter de la notification de la décision d’attribution de la prestation, le bénéficiaire doit déclarer au président du conseil général le ou les salariés ou le service d’aide à domicile à la rémunération desquels est utilisée l’allocation personnalisée d’autonomie. Tout changement ultérieur de salarié ou de service doit être déclaré dans les mêmes conditions.

Si le bénéficiaire choisit de recourir à un service d’aide à domicile agréé dans les conditions fixées à l’article L. 129-1 du code du travail, l’allocation personnalisée d’autonomie destinée à le rémunérer peut être versée sous forme de titre emploi-service.

Le bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie peut employer un ou plusieurs membres de sa famille, à l’exception de son conjoint ou de son concubin ou de la personne avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité. Le lien de parenté éventuel avec son salarié est mentionné dans sa déclaration.

Le versement de l’allocation personnalisée d’autonomie peut être suspendu à défaut de la déclaration mentionnée au premier alinéa dans le délai d’un mois, si le bénéficiaire n’acquitte pas la participation mentionnée à l’article L. 232-4, ou, sur rapport de l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-3, soit en cas de non-respect des dispositions de l’article L. 232-6, soit si le service rendu présente un risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral de son bénéficiaire.

Sous-section 2 : Allocation personnalisée d'autonomie en établissement

Article L232-8

Le montant de la prestation accordée est modulé en fonction du besoin de surveillance et d’aide requis par l’état de dépendance de l’intéressé, tel qu’il est évalué par l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-2 à l’aide d’une grille nationale fixée par décret. Ce montant varie également selon que l’intéressé réside à domicile ou est hébergé dans un établissement mentionné à l’article L. 232-23.

Les montants maximum et minimum de la prestation pour chaque niveau de dépendance défini par la grille nationale visée à l’alinéa précédent sont fixés, d’une part, pour les personnes hébergées en établissement, d’autre part, pour les personnes âgées résidant à leur domicile, par le règlement départemental d’aide sociale. Le montant maximal de la prestation pour le niveau de dépendance le plus élevé ne peut être inférieur à un pourcentage, fixé par décret, de la majoration pour aide constante d’une tierce personne mentionnée à l’article L. 355-1 du code de la sécurité sociale.

Compte tenu des règles de tarification des établissements mentionnés à l’article L. 232-23, un décret peut fixer, pour chaque niveau de dépendance, des seuils minima pour les montants visés à l’alinéa précédent de la prestation accordée aux personnes hébergées dans ces établissements, par référence à la majoration pour aide constante d’une tierce personne, mentionnée à l’article L. 355-1 du code de la sécurité sociale.I. - Lorsque l’allocation personnalisée d’autonomie est accordée à une personne hébergée dans un établissement visé à l’article L. 312-8, elle est égale au montant des dépenses correspondant à son degré de perte d’autonomie dans le tarif de l’établissement afférent à la dépendance, diminué d’une participation du bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie.

La participation du bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie est calculée en fonction de ses ressources, déterminées dans les conditions fixées aux articles L. 132-1 et L. 132-2, selon un barème national revalorisé au 1er janvier de chaque année comme les pensions aux termes de la loi de financement de la sécurité sociale.

Les rentes viagères ne sont pas prises en compte pour le calcul des ressources de l’intéressé lorsqu’elles ont été constituées en sa faveur par un ou plusieurs de ses enfants ou lorsqu’elles ont été constituées par lui-même ou son conjoint pour se prémunir contre le risque de perte d’autonomie.

De même, ne sont pas pris en compte, pour le calcul des ressources de l’intéressé, les concours financiers apportés par les enfants pour les prises en charge nécessitées par la perte d’autonomie de leurs parents, ainsi que certaines prestations sociales à objet spécialisé dont la liste est fixée par voie réglementaire.

II. - Par dérogation aux dispositions de l’article L. 232-15 et dans le cadre de la convention pluriannuelle prévue à l’article L. 312-8, l’allocation personnalisée d’autonomie en établissement peut, à titre expérimental, être versée par le président du conseil général qui assure la tarification de l’établissement volontaire sous forme d’une dotation budgétaire globale afférente à la dépendance qui prend en compte le niveau de perte d’autonomie moyen des résidents de l’établissement.

Cette dotation budgétaire globale n’inclut pas la participation des résidents prévue au I du présent article.

Les tarifs afférents à la dépendance pour les résidents bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie en établissement relevant d’autres départements que celui du président du conseil général qui a le pouvoir de tarification sont calculés conformément aux articles L. 315-1 et L. 315-6 et versés directement à l’établissement, le cas échéant, sous forme de dotation globale. Ces versements sont pris en compte pour le calcul de la dotation globale afférente à la dépendance.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire. L’évaluation des résultats de l’expérimentation intervient dans le cadre du bilan prévu à l’article 15 de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées et à l’allocation personnalisée d’autonomie.

Article L232-9

La prestation spécifique dépendance se cumule avec les ressources de l’intéressé et, le cas échéant, de son conjoint ou de son concubin, dans la limite de plafonds fixés par décret.

Pour l’appréciation des ressources de l’intéressé et, le cas échéant, de son conjoint ou de son concubin, il est tenu compte de l’ensemble des revenus et de la valeur en capital des biens non productifs de revenus qui sera évaluée dans des conditions fixées par voie réglementaire.

La retraite du combattant et les pensions attachées aux distinctions honorifiques n’entrent pas en ligne de compte pour l’appréciation de ces ressources.

Si les deux membres du couple remplissent les conditions mentionnées à l’article L. 232-1, ils peuvent chacun prétendre au bénéfice de la prestation spécifique dépendance.

Les rentes viagères ne sont pas prises en compte pour le calcul des ressources de l’intéressé lorsqu’elles ont été constituées en sa faveur par un ou plusieurs de ses enfants ou lorsqu’elles ont été constituées par lui-même ou son conjoint pour le prémunir contre le risque de dépendance.

Lorsque le bénéficiaire de la prestation spécifique dépendance réside en établissement, il est déduit, le cas échéant, de ses ressources une somme minimale maintenue à la disposition de son conjoint ou de son concubin demeurant à domicile.

Les conditions d’application de cet article sont fixées par décretIl est garanti aux personnes accueillies dans les établissements visés à l’article L. 232-8 habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale départementale, un montant minimum tenu à leur disposition après paiement des prestations à leur charge mentionnées aux 2° et 3° de l’article L. 315-1 dont le montant, réévalué chaque année, est fixé par voie réglementaire.

Article L232-10

Lorsque le bénéficiaire de la prestation spécifique dépendance est hébergé dans un établissement de santé pour recevoir des soins de courte durée, de suite ou de réadaptations conjoints, les concubins ou les personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité résident, l’un à domicile, l’autre dans un établissement, le montant des prestations mentionnés au a et au b du 1x 2° et 3° de l’article L. 6111-2 du code de la santé publique, le président du c315-1 restant à la charge de ce dernier est fixé de manière qu’une partie des ressources du couple correspondant aux dépenses courantes de celui des conjoints, concubins ou personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité restant à domicile lui soit réservée par priorité.

Cette somme ne peut être inférieure à un montant fixé par décret. Elle est déduite des ressources du couple pouonseil général en est informé par le bénéficiaire, le cas échéant son tuteur, ou l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-2. En fonction de la nouvelle situation de l’intéressé, le président du conseil général peut réduire le montant de la prestation spécifique dépendance ou en suspendre le versement dans des conditions fixées par voie réglementaire.r calculer les droits à l’allocation personnalisée d’autonomie et à l’aide sociale visée à l’article L. 231-4 auxquels peut prétendre celui des conjoints, des concubins ou des personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité qui est accueilli en établissement.

Article L232-11

LaLes droits à prestation spécifique dépendance n’est cumulable ni avec l’allocation représentative de services ménagers, ni avec l’aide en nature accordée sous forme de services ménagers, mentionnées, respectivement, aux deuxième et troisièmede la personne accueillie en établissement sont examinés au regard de l’allocation personnalisée d’autonomie puis au titre de l’aide sociale prévue à l’article L. 231-4.

Si la participation au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie mentionnée au premier alinéas du I de l’article L. 231-1, ni avec l’allocation compensatrice instituée par l’article L. 245-1, ni avec la majoration pour aide constante d’une tierce personne prévue à l’article L. 355-1 du code de la sécurité sociale.232-8 ne peut être acquittée par un résident, celle-ci peut être prise en charge par l’aide sociale prévue à l’article L. 231-4 dans les conditions prévues au livre Ier.

Article L232-12

L’attributiL’allocation personnalisée d’autonomie est accordée par décision du président du conseil général et servie par le département sur proposition d’une commission présidée par le président du conseil général ou son représentant.

Un décret précise les modalités de fonctionnement et la composition de cette commission qui réunit notamment des représentants du département et des organismes de sécurité sociale.

En cas d’urgence attestée, d’ordre médical ou social, le président du conseil général attribue l’allocation personnalisée d’autonomie à titre provisoire, et pour un montant forfaitaire fixé par décret, à dater du dépôt de la demande et jusqu’à l’expiration du délai de deux mois prévu au troisième alinéa de l’article L. 232-14.

L’allocation personnalisée d’autonomie est servie aux personnes sans résidence stable par le département où elles sont domiciliées en application du dernier alinéa de l’article L. 232-2.on de la prestation spécifique dépendance n’est pas subordonnée à la mise en oeuvre de l’obligation alimentaire définie par les articles 205 à 211 du code civil.

Tous les recouvrements relatifs au service de la prestation spécifique dépendance sont opérés comme en matière de contributions directes.

Article L232-13

Les recours contreUne convention, dont les clauses respectent un cahier des charges fixé par arrêté interministériel, est conclue entre les décisions du président du conseil général mentionnées aux articles L. 232-2, L. 232-10 et L. 232-22 sont formés devant les commissions départementale département et les organismes de sécurité sociale pour organiser les modalités de leur coopération pour la mise en oeuvre de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile.

Des conventions portant sur tout ou partie de cette mise en oeuvre, et particulièrement sur celle des plans d’aide, peuvent égales mentionnées à l’article L. 134-6 dans des conditions et selon les modalités applicables aux prestations d’aide sociale.

Lorsque le recours est relatif à l’appréciation du être conclues entre le département et des institutions et organismes publics sociaux et médico-sociaux, notamment des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale, des centres locaux d’information et de coordination ou des organismes régis par le code de la mutualité ou des services d’aide à domicile agréés dans les conditions prévues à l’article L. 129-1 du code du travail. Toutefois, dans ce dernier cas, les institutions et organismes précédemment mentionnés ne peuvent participer à la mise en oeuvre du plan d’aide qu’ils ont défini.

Les départements assurent la coordination de l’action gérontologique dans le cadre d’un schéma arrêté conjointement degré de dépendance, la commission départementale mentionnée à l’article L. 134-6 précité recueille l’avis d’un médecin titulaire d’un diplôme universitaire de gériatrie ou d’une capacité en gérontologie et gériatrie, choisi par sonle président sur une liste établie par le conseil départementaldu conseil général et le représentant de l’ordre des médecins.

Les décisionsl’Etat dans le département.

Le schéma définit les territoires des commissions coordination de l’action gérontologique de proximité et établit des modalités d’information du public et de coordination des prestataires s’appuyant notamment sur des centres locaux d’information et de coordination. départementales sont susceptibles d’appel, dans les conditions fixées par l’article L. 134-2.

Article L232-14

Les recours, tant devant une commission départementale que devant la commission centrale d’aide sociale, peuvent être exercés par le demandeur ou le bénéficiaire de la prestation ou, le cas échéant, son tuteur, par lL’instruction de la demande d’allocation personnalisée d’autonomie comporte l’évaluation du degré de perte d’autonomie du demandeur et, s’il y a lieu, l’élaboration d’un plan d’aide par l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-3.

Lorsqu’il n’y a pas lieu d’élaborer un plan d’aide, un compte rendu de visite comportant des conseils est établi.

Les droits à l’allocation personnalisée d’autonomie sonte maire de la commune de résidence, par le représentant de l’Etat dans le département, ou par le débiteuverts à compter des avantages de vieillesse de l’intéressé. Afin de pouvoir exercer son droit de recours, le maire concerné est informé des la date du dépôt d’un dossier de demande complet. Dans un délai de deux mois à compter de cette date, le président du conseil général notifie la décisions relatives à la prestation spécifique dépendance dans les mêmes délais que l’intéressé. La possibilité de faire appel des décisionsl’allocation personnalisée d’autonomie au bénéficiaire. A défaut d’une notification dans ce délai, l’allocation personnalisée d’autonomie est réputée accordée pour un montant forfaitaire fixé par décret à compter du dépôt du dossier complet, jusqu’à la notification d’une décision expresse.

L’allocation personnalisée d’autonomie fait l’objet d’une révision périodique. Elle peut être révisée à tout moment en cas de modification de la situation du bénéficiaire.

L’allocation des commissions départementales est également ouverte au président du conseil général.

Le ministre chargé des personnes âgées peut faire usage de la voie de recours fixée par l’article L. 134-5 contre les décision prises soit par le président du conseil général, soit par les commissions départementales mentionnées à l’article L. 232-13. Le délai de recours est fixé à deux mois à compter de la notification de la décision.s personnalisée d’autonomie est versée mensuellement à son bénéficiaire. Toutefois, une partie de son montant peut, compte tenu de la nature des dépenses, être versée selon une périodicité différente dans des conditions fixées par décret.

Article L232-15

L’action du bénéficiaire pour le versement de la prestation spécifique dépendance se prescrit par deux ans. Ledit bénéficiaire doit apporter la preuve de l’effectivité de l’aide qu’il a reçue ou des frais qu’il a dû acquitter pour que son action soit recevable.

Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration,L’allocation personnalisée d’autonomie est, le cas échéant, avec l’accord de son bénéficiaire, versée directement aux services prestataires d’aide à domicile visés à l’action intentée par le président du conseil général ou le représentant de l’Etat, pour la mise en recouvrement des sommes indûment versées.

Un décret précise les montants minimaux en deçà desquels la prestation n’est pas versée ou recouvrée.

La prestation spécifique dépendance est incessible, en tant qu’elle est versée directement au bénéficiaire, et insaisissable.l’article L. 129-1 du code du travail ou aux établissements visés au 5° de l’article L. 312-1 du présent code et au 2° de l’article L. 6111-2 du code de la santé publique. Cet accord peut être repris à tout moment par le bénéficiaire.

Article L232-16

Les dispositions du chapitre VII du titre VI du livre Ier du code de la sécurité sociale relatives à la tutelle aux prestations sociales sont applicables à la prestationPour vérifier les déclarations des intéressés, les services chargés de l’évaluation des droits à l’allocation personnalisée d’autonomie peuvent demander toutes les informations nécessaires aux administrations publiques, notamment aux administrations fiscales, aux collectivités territoriales, aux organismes de sécurité sociale et de retraite complémentaire qui sont tenus de les leur communiquer. spécifique dépendance, y compris lorsque la prestation est versée directement aux services prestataires selon les modalités prévues au deuxième alinéa des articles L. 232-19 et L. 232-23.

Les dispositions des articles L. 133-3 et L. 133-5 sont applicables pour la prestation spécifique dépendance.

Les agents mentionnés à l’article L. 133-2 ont compétence pour contrôler le respect des dispositions relatives à la prestation spécifique dépendance par les bénéficiaires de celle-ci et les institutions ou organismes intéressés.dites informations doivent être limitées aux données nécessaires à l’identification de la situation du demandeur en vue de l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie. Elles sont transmises et utilisées dans les conditions garantissant leur confidentialité.

Section 2 : Prestation spécifique dépendance à domicile.

Article L232-17

Le degré de dépendance de l’intéressé détermine son besoin d’aide et de surveillance évalué par l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-2. Le plan d’aide élaboré par ladite équipe pour répondre à ce besoin tient compte de l’environnement de la personne et, le cas échéant, des aides publiques ou à titre gracieux dont elle disposera.

Le plan d’aide ainsi établi, valorisé par le coût de référence déterminé par le président du conseil général pour les différentes aides prévues, permet de déterminer, en fonction de l’importance du besoin, le montant de la prestation accordée.

Au cours de la visite à domicile effectuée par l’un au moins des membres de l’équipe médico-sociale, l’intéressé et, le cas échéant, son tuteur ou ses proches, reçoivent tous conseils et informations en rapport avec son état de dépendance. Ils sont, notamment, informés que l’équipe médico-sociale doit avoir connaissance de tout changement de situation de l’intéressé. Dans un délai fixé par décret, l’Chaque département transmet, dans des conditions fixées par décret, au fonds institué par l’article L. 232-21, à la fois des données comptables relatives aux dépenses nettes d’allocation personnalisée d’autonomie et des données statistiques et comptables relatives au développement du dispositif d’allocation personnalisée d’autonomie, à ses principales caractéristiques et notamment à celles de ses bénéficiaires ainsi qu’à l’activité des équipes médico-sociale propose le plan d’aide mentionné au premier alinéa qui peut être refusé par l’intéressé ou, le cas échéant, son tuteur.

Au cours de son instruction, l’équipe médico-sociale consulte, lorsque le demandeur l’a choisi, le médecin que ce dernier désigne. Si l’intéressé le souhaite, ce médecin assiste à la visite prévue à l’alinéa précédent. L’équipe médico-sociale procès et au suivi des conventions visées respectivement aux articles L. 232-3 et L. 232-13, de façon à alimenter un système d’information organisé par décret pris après avis de à la même consultation à l’occasion de la révision périodique de la demandeCommission nationale de l’informatique et des libertés. l’intéressé.

Article L232-18

La prestation spécifique dépendance à domicile doit être utilisée à la rémunération du ou des salariés que le bénéficiaire emploie pour lui venir en aide, du service d’aide à domicile qui a fait l’objet d’un agrémentLe demandeur, le bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie ou, le cas échéant, son représentant, le maire de la commune de résidence ou le représentant de l’Etat dans le département peut saisir la commission mentionnée à l’article L. 232-12 pour qu’elle formule des propositions en vue du règlement des litiges relatifs à l’allocation personnalisée d’autonomie.

Pour l’exercic dans les conditions fixées par l’article L. 129-1 du code du travail ou des services rendus par la personne qui accueille ledit bénéficiaire tels que définis au 1° de l’article L. 443-1.

Les salariés rémunérés pour assurer un service d’aide à domicile auprès d’une personne allocataire de la prestation spécifique dépendance bénéficient d’une formation selon des modalités définies par décret.

Toutefois, la prestation spécifique dépendance peut être utilisée par toute personne remplissant les conditions prévues à l’artice L. 232-1 et à laquelle son état de dépenldane de cette attribution, la commission s’adjoint des représentants des usagers ainsice impose des dépenses autres que des personnalités qualifiées, dont des représentants des organisations de retraités et personnes âgées désignés par les comités départementaux des retraités et personnes âgées. personnel dont la nécessité a été constatée dans le cadre de la visite mentionnée à l’article L. 232-17, pour acquitter celles-ci dans la limite d’un plafond et selon des modalités d’attribution et de contrôle déterminés par décret.

Article L232-19

La prestation spécifique dépendance est versée à son bénéficiaire dans des conditions qui lui permettent de ne pas faire l’avance du montant de celle-ci pour les frais autres que de personnel ou pour rémunérer son ou ses salariés ou le particulier qui l’accueille et accomplit les services mentionnés au 1° de l’article L. 443-1.

Le cas échéant, elle est versée directement au service d’aide à domicile.

Les modalités d’application du présent articLes sommes servies au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie ne font pas l’objet d’un recouvrement sur la succession du bénéficiaire, sur le légataire ou sur le sont fixées par décredonatairet.

Article L232-20

Dans le délai d’un mois à compter de la notification de l’attribution de la prestation, le bénéficiaire doit déclarer au président du conseil général le ou les salariés ou le service d’aide à domicile à la rémunération desquels est utilisée la prestation spécifique dépendance. Tout changement ultérieur de salarié ou de service doit être déclaré dans les mêmes conditions.

Il peut employer un ou plusieurs membres de sa famille à l’exception de son conjoint ou de son concubin. Il fait mention du lien de parenté avec son salarié dans sa déclaration et précise que ledit salarié n’est ni son conjoint ni son concubin.

Le bénéficiaire de la prestation spécifique dépendance est informé qu’à défaut de la déclaration mentionnée au premier alinéa, dans le délai fixé au même alinéa, le versementLes recours contre les décisions relatives à l’allocation personnalisée d’autonomie sont formés devant les commissions départementales mentionnées à l’article L. 134-6, dans des conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 134-1 à L. 134-10.

Lorsque le recours est relatif à l’appréciation du degré de perte d’autonomie, la commission départementale mentionnée à l’article L. 134-6 recueille l’avis d’un médecin titulaire d’un diplôme universitaire de gériatrie ou d’une capacité en gérontologie et gériatrie, choisi par son président sur une liste établie par le conseil départemental de la prestation est suspendu.l’ordre des médecins.

Article L232-22

L’un au moins des membresLorsque le bénéficiaire de l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-2 assure à la résidence du bénéficiairel’allocation personnalisée d’autonomie est hébergé dans un établissement de santé pour recevoir de la prestation spécifique dépendance un suivi de l’aide qui comporte, notamment, au moins une fois par an, un contrôle de l’effectivité de celle-ci, de son adéquation aux besoins de la personne et de la qualité du service rendu.

Dans des conditions déterminées par voie réglementaire, sur le rapport de l’équipe médico-sociale mentionnée au premier alinéa, le service de la prestation spécifique dépendance est suspendu par le président du conseil général lorsqu’il est manifeste que son bénéficiaire ne reçoit pas d’aide effective ou que le service rendu présente un risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être physique et morals soins de courte durée, de suite ou de réadaptation mentionnés au a et au b du 1° de l’article L. 6111-2 du code de la santé publique, le président du conseil général en est informé par le bénéficiaire, le cas échéant son tuteur, ou l’équipe médico-sociale mentionnée à l’article L. 232-3. En fonction de la nouvelle situation de l’intéressé, le président du conseil général peut réduire le montant de l’allocation personnalisée d’autonomie ou en suspendre le versement dans des conditions fixées par voie réglementaire. celui-ci.

En ce cas, après avis de l’équipe médico-sociale, le président du conseil général propose au bénéficiaire ou, le cas échéant, à son tuteur des solutions de substitution.

Article L232-21

La prestation spécifique dépendance ne peut être allouée afin de rémunérer une personne qui bénéficie déjà elle-même d’un avantage personnel de vieillesse.I. - Il est créé un fonds dont la mission est de contribuer au financement de l’allocation personnalisée d’autonomie. Ce fonds, dénommé "Fonds de financement de l’allocation personnalisée d’autonomie", est un établissement public national à caractère administratif.

Les conditions de fonctionnement et de gestion du fonds, la composition de son conseil d’administration, constitué de représentants de l’Etat, et la composition de son conseil de surveillance, comprenant notamment des membres du Parlement et des représentants des départements, des régimes obligatoires de base d’assurance vieillesse et des personnes âgées, sont déterminées par voie réglementaire.

Le conseil d’administration du fonds transmet chaque année au Parlement et au Gouvernement, au plus tard le 15 octobre, un rapport présentant ses comptes prévisionnels pour l’année en cours et l’année suivante. Un rapport du conseil de surveillance, transmis selon les mêmes modalités, rend compte de la mise en oeuvre du dispositif d’allocation personnalisée d’autonomie à partir des données statistiques mentionnées à l’article L. 232-17.

II. - Les dépenses du fonds sont constituées par :

1° Un concours versé aux départements, destiné à prendre en charge une partie du coût de l’allocation.

Le montant de ce concours est réparti annuellement entre les départements, en fonction de la part des dépenses réalisées par chaque département au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie dans le montant total des dépenses au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie constaté l’année précédente pour l’ensemble des départements ; il est modulé en fonction du potentiel fiscal déterminé selon les modalités définies à l’article L. 3334-6 du code général des collectivités territoriales et du nombre de bénéficiaires du revenu minimum d’insertion de chaque département.

Toutefois, au titre des deux premières années de fonctionnement du fonds, ce concours est réparti entre les départements en fonction du nombre de personnes âgées de plus de soixante-quinze ans, du potentiel fiscal déterminé selon les mêmes modalités et du nombre de bénéficiaires du revenu minimum d’insertion de chaque département.

Le montant ainsi réparti :

  • ne peut excéder par département la moitié des dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie dudit département. Le cas échéant, l’excédent constaté fait l’objet d’une régularisation au cours de l’exercice suivant ;
  • est majoré pour les départements dont les dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie rapportées au nombre de personnes âgées du département de plus de soixante-quinze ans excèdent d’au moins 30 % les dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie de l’ensemble des départements rapportées au nombre total de personnes âgées de plus de soixante-quinze ans sur l’ensemble du territoire national.

Cette majoration, égale à 80 % de la fraction de dépenses excédant le seuil de 30 %, est prise en charge par le fonds et minore, à due concurrence, les montants à répartir en fonction des trois critères visés ci-dessus.

Des acomptes sont versés aux départements. Ils sont établis sur la base des trois critères visés ci-dessus, dans la limite de 80 % des recettes disponibles du fonds après prise en compte des dépenses visées au 2° et au 3° . Ils sont régularisés au cours de l’exercice suivant par application de l’ensemble des critères ainsi définis, dans la limite des recettes de l’exercice au titre duquel est effectuée la régularisation.

En aucun cas, les dépenses relatives à l’allocation personnalisée d’autonomie de chaque département ne peuvent excéder un montant moyen par bénéficiaire égal à 80 % du montant au 1er janvier 2001 de la majoration pour tierce personne mentionnée à l’article L. 335-1 du code de la sécurité sociale revalorisée, chaque année, comme les prix à la consommation hors tabac aux termes du rapport économique et financier annexé au projet de loi de finances pour l’année civile à venir. Les dépenses effectuées en dépassement de ce seuil sont prises en charge en totalité par le fonds et minorent, à due concurrence, les montants à répartir.

L’ensemble de ces dispositions sera réexaminé avant la fin de l’exercice 2003, en fonction du bilan mentionné à l’article 15 de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 précitée ;

2° Les dépenses de modernisation des services qui apportent au domicile des personnes âgées dépendantes une assistance dans les actes quotidiens de la vie, afin notamment de promouvoir des actions innovantes, de renforcer la professionnalisation et de développer la qualité de ces services.

Ces dépenses sont retracées dans une section spécifique du Fonds de financement de l’allocation personnalisée d’autonomie, dénommée "Fonds de modernisation de l’aide à domicile", abondée par une fraction de la recette mentionnée au 2° du III ; cette fraction, fixée par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, ne peut être inférieure à 3 % ni supérieure à 10 % des sommes en cause.

Les projets de modernisation de l’aide à domicile sont agréés par le ministre chargé de l’action sociale et financés par le fonds dans la limite des crédits disponibles ;

3° Le remboursement des frais de gestion du fonds.

III. - Les recettes affectées au financement des dépenses prévues au II sont constituées par :

1° Une participation des régimes obligatoires de base d’assurance vieillesse, représentative d’une fraction identique pour tous les régimes, déterminée par voie réglementaire, des sommes consacrées par chacun de ceux-ci en 2000 aux dépenses d’aide ménagère à domicile au bénéfice des personnes âgées dépendantes remplissant la condition de perte d’autonomie mentionnée à l’article L. 232-2 ; cette fraction ne peut être inférieure à la moitié ni supérieure aux trois quarts des sommes en cause ;

2° Une fraction du produit des contributions sociales mentionnées aux articles L. 136-1, L. 136-6, L. 136-7 et L. 136-7-1 du code de la sécurité sociale.

Section 3 : Prestation spécifique dépendance en établissement.

Article L232-23

L’évaluation de l’état de dépendance des personnes accueillies dans un établissement hébergeant des personnes âgées, conformément au 5° de l’article L. 312-1, ou dans un établissement de santé mentionné au 2° de l’article L. 6111-2 du code de la santé publique eL’allocation personnalisée d’autonomie n’est cumulable ni avec l’allocation représentative de services ménagers, ni avec l’aide en nature accordée sous forme de services ménagers, mentionnées, respectivement, aux deuxième est effectuée lors de la demande de prestation ou lors de l’admission en établissement puis périodiquement par l’équipe médico-sociale prévue à l’article L. 232-2. Cette évaluation détermine, en fonction de la tarification en vigueur, le montantt troisième alinéas de l’article L. 231-1, ni avec l’allocation compensatrice instituée par l’article L. 245-1, ni avec la majoration pour aide constante d’une tierce personne prévue à l’article L. 355-1 du code de la sécurité socia de la prise en charge dont peut bénéficier la personne âgée.

La prestation spécifique dépendance est versée directement à l’établissement qui accueille son bénéficiaire.le.

Section 4 : Dispositions communes.

Article L232-24

Sans préjudice des actions en recouvrement des sommes indûment versées mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 232-15, le fait d’avoir frauduleusement perçu la prestation instituée par le présent chapitre est puni des peines prévues par les articles 313-1 à 313-3 duL’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie n’est pas subordonnée à la mise en oeuvre de l’obligation alimentaire définie par les articles 205 à 211 du code civil.

Tous les recouvrements relatifs au service de l’allocation personnalisée d’autonomie sont opérés comme en matière de contributions directes. code pénal.

Article L232-25

SontL’action du bénéficiaire pour le versement de l’allocation personnalisée d’autonomie se prescrit par deux ans. Ledit bénéficiaire doit apporter la preuve déterminées par décret en Conseil d’Etat :

1° Les modalités d’évaluation des revenus et de la valeur en capital des biens non productifs de revenu selon les dispositions de l’article L. 232-9 ;

2° Les conditions dans lesquelles est mise en oeuvre la procédure de suspension de la prestation prévue à l’article L. 232-22. de l’effectivité de l’aide qu’il a reçue ou des frais qu’il a dû acquitter pour que son action soit recevable.

Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l’action intentée par le président du conseil général ou le représentant de l’Etat, pour la mise en recouvrement des sommes indûment versées.

Un décret précise les montants minimaux en deçà desquels l’allocation n’est pas versée ou recouvrée.

L’allocation personnalisée d’autonomie est incessible, en tant qu’elle est versée directement au bénéficiaire, et insaisissable.

Article L232-26

Les dispositions du chapitre VII du titre VI du livre Ier du code de la sécurité sociale relatives à la tutelle aux prestations sociales sont applicables à l’allocation personnalisée d’autonomie, y compris lorsque l’allocation est versée directement aux services prestataires selon les modalités prévues à l’article L. 232-15.

Les dispositions des articles L. 133-3 et L. 133-5 sont applicables pour l’allocation personnalisée d’autonomie.

Les agents mentionnés à l’article L. 133-2 ont compétence pour contrôler le respect des dispositions relatives à l’allocation personnalisée d’autonomie par les bénéficiaires de celle-ci et les institutions ou organismes intéressés.

Article L232-27

Sans préjudice des actions en recouvrement des sommes indûment versées mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 232-25, le fait d’avoir frauduleusement perçu l’allocation instituée par le présent chapitre est puni des peines prévues par les articles 313-1 à 313-3 du code pénal.

Article L232-28

Sauf disposition contraire, les modalités d’application du présent chapitre sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

Titre IV : Personnes handicapées

Chapitre V : Allocation compensatrice.

Article L245-3

Toute personne qui a obtenu le bénéfice de l’allocation compensatrice avant l’âge mentionné à l’article L. 245-1 et qui remplit les conditions prévues par l’article L. 232-12 peut choisir, dans des conditions fixées par décret, lorsqu’elle atteint cet âge, et à chaque renouvellement de l’attribution de cette allocation, le maintien de celle-ci ou le bénéfice de la prestation spécifique dépendance.l’allocation personnalisée d’autonomie.

Livre III : Etablissements

Titre Ier : Etablissements soumis à autorisation

Chapitre II : Statut des établissements

Section 2 : Organisation et fonctionnement.

Article L312-8

I. - Les établissements assurant l’hébergement des personnes âgées mentionnées au 5° de l’article L. 312-1 et les établissements de santé mentionnésdispensant des soins de longue durée visés au 2° de l’article L. 6111-2 du code de la santé publique qui accueillent un nombre de personnes âgées dépendantes dans une proportion supérieure à un seuil fixé par décret ne peuvent accueillir des personnes âgées remplissant les conditions de dépendance mentionnées au premier alinéa deperte d’autonomie mentionnées à l’article L. 232-12 du présent code que s’ils ont passé avant le 31 décembre 2003 une convention pluriannuelle avec le président du conseil général et l’autorité compétente pour l’assurance maladiede l’Etat, qui respecte le cahier des charges établi par arrêté conjoint du ministre chargé des personnes âgées et du ministre chargé des collectivités territorialesinterministériel, après avis des organismes nationaux d’assurance maladie et des représentants des présidents de conseils généraux.

Cette convention définit les conditions de fonctionnement de l’établissement tant au plan financier qu’à celui de la qualitéII. - Les établissements mentionnés au I dont la capacité est inférieure à un seuil fixé par décret ont la possibilité de déroger aux règles mentionnées au 1° de l’article L. 315-1. Dans ces établissements, les modalités de la prise en charge des personnes et des soins qui sont prodigués à ces dernières, en accordant une attention particulière au niveau de formation du personnel d’accueil. Elle précise les objectifs d’évolution de l’établissement et les modalités de son évaluation.tarification des prestations remboursables aux assurés sociaux sont fixées par décret.

III. - Les établissements accueillant un nombre de personnes âgées dépendantes inférieur au seuil mentionné au I doivent répondre à des critères de fonctionnement, notamment de qualité, définis par un cahier des charges fixé par arrêté du ministre chargé des personnes âgées.

Chapitre V : Dispositions financières

Section 1 : Compétences.

Article L315-1

La tarification des prestations fournies par les établissements et services sociaux habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale du département est arrêtée chaque année par le président du conseil général, sous réserve des dispositions suivantes.

La tarification des prestations remboursables aux assurés sociaux est arrêtée dans les conditions fixées par l’article L. 315-5, après avis du président du conseil général162-24-1 du code de la sécurité sociale. Au vu de cette décision, le président du conseil général fixe la tarification des prestations fournies par les établissements et services habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale du département.

La tarification des établissements qui peuvent accueillir des personnes âgées conformémentmentionnés à l’article L. 312-8 est arrêtée, pour :

1° Pour les prestations de soins remboursables aux assurés sociaux, par l’autorité compétente pour l’assurance maladiede l’Etat, après avis du président du conseil général, et pour les prestations pouvant être prises en charge par la prestation spécifique dépendance, prévue par l’article L. 232-1de la caisse régionale d’assurance maladie ;

2° Pour les prestations relatives à la dépendance acquittées par l’usager ou, si celui-ci remplit les conditions mentionnées à l’article L. 232-2, prises en charge par l’allocation personnalisée d’autonomie, par le président du conseil général, après avis de l’autorité compétente pour l’assurance maladie.

Cette tarification est notifiée aux établissements au plus tard le 31 janvier de l’exercice en cours, lorsque les documents nécessaires à la fixation de cette tarification ont été transmis aux autorités compétentes dans les conditions et les délais déterminés par voie réglementairede l’Etat ;

3° Pour les prestations relatives à l’hébergement, dans les établissements habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale, par le président du conseil général.

Cette tarification est notifiée aux établissements au plus tard soixante jours à compter de la date de notification des dotations régionales limitatives mentionnées à l’article L. 315-9, pour l’exercice en cours, lorsque les documents nécessaires à la fixation de cette tarification ont été transmis aux autorités compétentes.

Pour les établissements visés à l’article L. 342-1, les prix des prestations mentionnées au 3° ci-dessus sont fixés dans les conditions prévues par les articles L. 342-2 à L. 342-6.

La tarification des prestations fournies par les établissements ou services auxquels l’autorité judiciaire confie directement et habituellement des mineurs est arrêtée conjointement par le président du conseil général et le représentant de l’Etat. Dans le cas où, au 31 janvier de l’année considérée, la tarification n’a pas été arrêtée en raison d’un désaccord entre le président du conseil général et le représentant de l’Etat, les ministres compétents peuvent fixer par arrêté la tarification desdits établissements ou services.

La tarification des prestations fournies par les établissements et services sociaux habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale de l’Etat est arrêtée chaque année par le représentant de l’Etat dans le département.

Toutefois, par convention entre plusieurs départements utilisateurs d’un établissement et le département d’implantation, le pouvoir de tarification pourra être confié à un autre département que ce dernier.

Section 2 : Fixation des tarifs.

Article L315-5

Le forfait prévu à l’article L. 315-2 est fixé par l’autorité administrative compétente après avis des organismes d’assurance maladie pour chaque établissement public ou privé habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale. Dans les autres établissements privés, des conventions sont conclues avec les organismes d’assurance maladie. Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions dans lesquelles les conventions ainsi conclues sont homologuées par l’autorité administrative. Les commissions interrégionales de la tarification sanitaire et sociale sont compétentes en premier ressort pour statuer en matière contentieuse sur les recours contre les décisions de l’autorité administrative compétente.

Les caisses du régime de l’assurance maladie des travailleurs salariés sont habilitées à assurer le versement de la totalité des sommes dues aux établissements de leur circonscription territoriale, au titre des assurés sociaux qu’ils hébergent. Toutefois, lorsque dans un établissement le nombre de ressortissants d’un autre régime obligatoire d’assurance maladie est le plus élevé, ce rôle peut être rempli par la caisse de ce régime dans la circonscription de laquelle se trouve l’établissement.

Les caisses du régime de l’assurance maladie des travailleurs salariés sont également habilitées à centraliser les documents comptables afférents à ces paiements et à procéder, après concertation, à la répartition des charges entre les différents régimes d’assurance maladie. Cette répartition est déterminée de manière forfaitaire, en fonction du nombre de bénéficiaires de chaque régime présents dans les établissements.

Un décret fixe les modalités d’application des deux alinéas ci-dessus.

La participation de l’assuré social aux dépenses relatives aux soins compris dans le forfait ci-dessus peut être réduite ou supprimée dans les conditions fixées par voie réglementaire.

Les organismes d’assurance maladie et l’aide sociale versent directement à l’établissement leur participation aux dépenses de soins non compris dans le forfait lorsque ceux-ci sont demandés par le ou les médecins attachés audit établissement et que ce dernier en a assuré le paiement.

Article L315-6

Les montants des prestations mentionnées au troisième alinéa de l’article L. 315-1 sont modulés selon l’état de la personne accueillie et déterminés dans des conditions fixées par voie réglementaire.éléments de tarification afférents à la dépendance et aux soins mentionnés aux 1° et 2° de l’article L. 315-1 sont modulés selon l’état de la personne accueillie au moyen de la grille nationale mentionnée à l’article L. 232-2.

La convention mentionnée à l’article L. 312-8 précise la périodicité de la révision du niveau de perte d’autonomie des résidents selon la grille nationale mentionnée à l’article L. 232-2.

L’évaluation de la perte d’autonomie des résidents de chaque établissement est transmise, pour contrôle et validation, à un médecin appartenant à une équipe médico-sociale du département et à un praticien-conseil de la caisse d’assurance maladie. En cas de désaccord entre les deux médecins précités sur cette validation, une commission départementale de coordination médicale dont la composition, les missions et les modalités d’organisation et de fonctionnement sont définies par un arrêté des ministres chargés des affaires sociales et des collectivités territoriales, détermine le classement définitif.

Lorsqu’un établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes conteste la répartition des résidents qu’il accueille selon les niveaux de perte d’autonomie arrêtée dans les conditions mentionnées ci-dessus, il peut introduire un recours devant la commission interrégionale de la tarification sanitaire et sociale mentionnée à l’article L. 351-1.

Section 3 : Dispositions diverses.

Article L315-15

Sauf disposition contraire, les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’Etat et notamment celles prises en application des articles L. 315-12, L. 315-2, L. 315-8, L. 315-14, L. 315-5, L. 315-13 et L. 315-3.

Titre II : Etablissements soumis à déclaration

Chapitre Ier : Accueil de mineurs.

Article L321-4

Est puni d’un emprisonnement de trois mois et d’une amende de 25000 F3750 euros :

1° Le fait d’héberger ou de recevoir collectivement et de manière habituelle des mineurs dans un établissement mentionné à l’article L. 321-1, sans avoir effectué la déclaration préalable auprès du président du conseil général ;

2° Le fait d’apporter un changement important à l’établissement, sans avoir effectué la déclaration préalable auprès du président du conseil général ou de procéder à l’ouverture ou à la transformation de l’établissement malgré l’opposition du président du conseil général ;

3° Le fait de diriger, d’exploiter ou d’être employé au sein de l’établissement, malgré les incapacités prévues à l’article L. 321-1 ;

4° Le fait, pour le responsable de l’établissement, de ne pas se conformer aux injonctions préfectorales ou du président du conseil général ou de ne pas respecter l’arrêté préfectoral de fermeture de l’établissement prévu à l’article L. 331-7 ou d’ouvrir à nouveau l’établissement, après fermeture administrative, sans solliciter l’autorisation préfectorale prévue à l’article L. 322-6 ;

5° Le fait de ne pas tenir le registre prévu à l’article L. 331-2 ou de faire obstacle aux demandes de renseignements et au droit d’entrée des agents chargés de la surveillance prévus aux articles L. 331-1 et L. 331-3.

Les personnes physiques coupables des infractions définies au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, suivant les modalités de l’article 131-27 du code pénal, d’exploiter ou de diriger un établissement soumis aux dispositions du présent chapitre ou d’effectuer des placements d’enfants ou de recevoir des enfants.

En cas de récidive, les peines prévues au présent article peuvent être portées au double.

Chapitre II : Accueil d'adultes.

Article L322-8

Est puni d’un emprisonnement de trois mois et d’une amende de 25 000 F3750 euros :

1° La création d’un établissement prévu à l’article L. 322-1 sans avoir effectué la déclaration préalable auprès de l’autorité administrative compétente ;

2° L’ouverture de cet établissement malgré l’opposition de l’autorité administrative prévue à l’article L. 322-4 ;

3° Le fait, pour le responsable d’un établissement mentionné à l’article L. 322-1 d’apporter une modification à cet établissement sans effectuer la déclaration auprès de l’autorité administrative prévue à l’article L. 322-3 ou malgré l’opposition prévue à l’article L. 322-4, de ne pas se conformer aux injonctions préfectorales ou de ne pas respecter l’arrêté préfectoral de fermeture de l’établissement prévu à l’article L. 331-5 ;

4° Le fait d’ouvrir à nouveau l’établissement, après fermeture administrative, sans solliciter l’autorisation préfectorale prévue à l’article L. 322-6 ;

5° Le fait de diriger, d’exploiter ou d’être employé au sein de l’établissement, malgré l’incapacité prévue à l’article L. 322-5 ;

6° Le fait de ne pas tenir le registre prévu à l’article L. 331-2 ;

7° Le fait de faire obstacle aux demandes de renseignements et au droit d’entrée des agents chargés de la surveillance prévus aux articles L. 331-1 et L. 331-3.

Les personnes physiques coupables des infractions définies au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, suivant les modalités de l’article 131-27 du code pénal, d’exploiter ou de diriger un établissement soumis aux dispositions du présent chapitre.

En cas de récidive, les peines prévues au présent article peuvent être portées au double.